12.03.2010
Un gros problème...

Franchement nauséabondes ces révélations de pédophilie au sein de l’église catholique.
Scandaleux, honteux.
Il faut que la justice de l’homme soit faite et non la justice divine.
La réaction de la hiérarchie de l’Eglise est comme d’habitude inaudible pour le commun des mortels.
Nous avons l’impression que rien ne presse, que le temps n’est pas le même.
Terminé le couplet : « Faites nous confiance ».
Ras le pompon de ces vieux croutons de la Curie.
Je suis catholique pratiquant et je vous dis franchement que j’en ai marre de ces cardiaux et papes qui ne pensent qu’à préserver les convenances et l’Institution vaticane.
Depuis quelques jours, on essaie d’allumer un contre-feu en parlant à mi-mots de mariage des prêtres.
La pédophilie n’a rien à voir avec le mariage.
Se marier ne résout pas ce grave problème.
Il faut faire le ménage et surtout que l’Etat devienne le garant du bon fonctionnement des écoles, des séminaires ou des autres structures de l’église catholique.
11.03.2010
Mais, où sont-ils ?

Hier au soir, j’étais un peu patraque. Je rassure mon immense fan club, rien de grave. Je me suis dit, à moi même et en aparté : « Et si j’appelais un taxi ? »
Bigre quel culot.
Je bigophone à Taxi phone et je poireaute. Une dame inconnu me susurre dans l’oreille, toutes les 4 secondes, que l’on va s’occuper de moi. Après un certain temps, une voix mâle et réelle me renseigne. Surcharge de trafic, bouchon autour de la gare, neige sur la route, chiens écrasés, embargo libyen, bref pas de taxi.
Bon, vite un autre numéro. Cette fois, après avoir patienté en écoutant massacrer Mozart, une dame me déclare : « Un taxi, vous n’y pensez pas, rappelez dans 30 minutes ».
Salon de l’automobile, bise glaciale, glace sur la route, manifestation du Conseil d’Etat contre l’incompréhension du public, troupeau de brebis traversant la ville.
Que faire ?
Je décide de me rendre à la gare, distante de 300 mètres de mon cabinet.
Et là, 20 taxis attendant sagement le badaud baguenaudant.
Et voilà le travail…
10.03.2010
Faut-il respecter les lois !

La réponse semble simple.
Sûr que oui.
Mais le débat sur la possibilité pour les jeunes sans papiers de faire un apprentissage a permis d’ouvrir un espace de discussion.
Les opposants parlent de non respect des lois et menacent de prendre des sanctions.
Les initiants disent respecter le cadre légal et déclarent qu’ils désirent uniquement changer les règles.
Donc tout le monde est d’accord ! Pas si simple.
Dans cette affaire, il y a le symbolique. Imaginer que l’on puisse un jour, sciemment enfreindre une loi.
Oui c’est important cette petite marge de liberté, mais uniquement dans des cas exceptionnels.
Lorsque que les structures démocratiques ne fonctionnent plus, lorsque la vie d’autrui est en danger.
Dans les autres cas, la loi est faite pour être modifiée, adaptée, changée.
Parler des sans-papiers est essentiel.
Permettre l’accès à toutes les formations évident.
Battons nous au niveau des conseils municipaux, des parlements cantonaux et des chambres fédérales.
Le PDC déposera donc une résolution demandant que les jeunes sans papier puissent faire un apprentissage, le jeudi 18 mars, devant le CM de Carouge.
09.03.2010
La douloureuse...

Si vous avez l’attention d’avoir une famille nombreuses, alors faites gaffe.
Parce que les repas au restaurant, avec la smala, risquent de faire pleurer votre porte-oseille.
C’est simple, il faut être riche pour se permettre d’aller se sustenter dans une gargote.
A midi, les proprios font attention, plat du jour obligé.
Mais dès l’angélus, boum cela commence à chiffrer.
Pas de problème, si le repas est excellent.
Mais la plupart du temps, esbroufe et médiocrité sont au rendez-vous.
Vous avez l’intérêt d’amener votre bouteille de gros rouge qui tache.
Le plus petit cru est au prix des grandes bouteilles.
Et le vin ouvert atteint des sommes de collection.
Le pompon, c’est lorsque les tables sont tellement proche les unes des autres que vous pouvez, non je devrais dire, vous devez écouter la conversation de vos voisins.
Edifiant certaine fois.
OK, je suis un râleur, mais je me soigne…
08.03.2010
Ele est "belle", la démocratie !

Un peu furax. Mais à quoi peut-on servir nous les élus municipaux, nous les citoyens !
Une minorité dicte à la majorité sa façon de penser.
Et l’Etat baste.
Et les CA de trois grandes communes se soumettent.
Aucune discussion.
Allez circulez, il n’y a rien à voir.
Je parle du PAV, bien sûr.
Je parle du référendum lancé par la gauche en ville de Genève et je parle de la convention signée la semaine dernière entre les référendaires, l’Etat et les communes de Carouge, Genève et Lancy.
Carouge, Lancy et Genève ont voté favorablement au déclassement des terrains du PAV. Un référendum a été tenté à Carouge mais n’a pas abouti.
Je considère donc, peut-être à tort, que dans ma commune, le peuple s’est prononcé clairement et qu’il n’y a pas lieu de modifier la loi.
Un référendum a été déposé en ville de Genève, alors faisons voter le peuple.
A Carouge, les élus municipaux n’ont pas été tenus au courant de la signature de la convention.
On n’arrête pas de nous réunir en commission plénière pour parler de broutilles, mais lorsque le sujet est important, rien de rien.
Et pourtant une commission ad hoc PAV existe.
Je connais la réponse que l’on va me donner.
C’est simplement une convention, le CM va se prononcer et donner son préavis sur la nouvelle loi.
OK, alors je vais voter contre, le PDC va probablement voter contre et un référendum est possible.
Je vais proposer, au prochain comité du PDC carougeois, de déposer une résolution, lors du CM du 18 mars, pour protester contre cette façon de faire.
Nous ne sommes pas dans une république bananière…
Marre des petits arrangements entre copains…
05.03.2010
ça marche !

Question qui revient régulièrement, question sans réponse ; « l’homéopathie c’est comment, utile, inutile, à rembourser par l’assurance de base, à exclure, de la foutaise, une méthode géniale, etc, etc »
Le système de santé britannique a intégré l’homéopathie dans son arsenal de traitement de base. Tout est pris en charge, Tout va le mieux dans le monde de sa gracieuse majesté.
Pas tout à fait. Premièrement personne ne sait combien le « National Health Service » dépense par année pour ce genre de traitements.
Deuxièmement, la commission, chargée d’étudier l’effet des médecines complémentaires, a conclu à l’absence de preuves scientifiques.
Mais que, quand même, dans certains cas, lorsque tout à été essayé, l’homéopathie peut être prescrite.
Donc rien de nouveau sous le ciel médical.
Même constat en Suisse.
L’effet de ce traitement n’a jamais été prouvé scientifiquement. Aucune étude sérieuse n’existe.
Cela est-il suffisant pour permettre son remboursement ?
Monsieur Burkalter réfléchit à sa réintroduction dans le catalogue des prestations.
Si la loi est suivie, c’est non.
Si la loi est interprétée et le sens politique prime, c’est oui.
Mon avis : un vrai médecin homéopathe est utile car il consacre un temps énorme à comprendre son patient. C’est ce temps et cette longue relation de confiance qui permet au médicament de fonctionner. Il faut une longue pratique et une grande expérience.
Ceux qui se disent homéopathes, en ayant acheté un livre de recette, sont des fumistes.
04.03.2010
Je te donne le PAV, tu me donnes des LUP...

J’adore ces acronymes. Cela fait sérieux, cela pose un homme. C’est smart dans une conversation mondaine.
Par contre politiquement, attention problème.
Le nouveau quartier Praille-Acacias-Vernet semble mal né.
Les responsables de projet ont tous démissionné les uns après les autres.
Il n’existe aucun projet valable et cohérent permettant aux élus de savoir de quoi on parle et surtout de visualiser l’urbanisme de ce futur quartier.
Et parce que l’extrême gauche fait de la surenchère, le Conseil d’Etat décide un taux de logements sociaux à 66%.
Pourquoi ?
Quel type de logement social ?
Pour qui ?
Est-ce que la classe moyenne est concernée ?
Va-t-on permettre une vraie mixité sociale ou allons-nous construire des barres d’immeubles bon-marchés ?
Je rappelle que la loi oblige, pour toute nouvelle construction, un taux obligatoire de LUP (minimum 15 %).
Pourquoi être plus royaliste que le roi ?
La politique ne doit pas céder à la démagogie.
Juste pour mémoire, ce sont la classe moyenne qui quitte Genève pour s’établir en France voisine et dans le canton de Vaud.
Et c’est elle qui paye en proportion le plus d’impôt…
Pourquoi n’a-t-on pas donné le projet à un grand bureau d’architecte et d’urbaniste. Lyon l’a bien fait avec Herzog et Meuron.
Franchement, je ne le sens pas ce PAV.
03.03.2010
La gare : un monde en soi !!!

Je sais, je vais enfoncer les portes ouvertes, risquer les courants d’air, tutoyer les idées reçues.
Mais puisque Genève a maintenant son slogan et son logo, j’en profite.
Et puis, il faut quelque fois ressasser, râler, s’étonner, se fâcher.
La gare de Cornavin est devenue une zone de non droit.
Juste hier, 3 de mes patients se sont fait roustir leur porte-monnaie. Ni vu, ni connu, simplement en traversant ce bel édifice.
Simple exemple qui se répète jour après jour.
L’ambassade américaine a averti ses employés en leur rappelant que pour le vol à la tire, Genève se situait juste après Sao-Paulo.
Oui, en deuxième position, classement mondial.
Médaille d’argent. Un petit effort, la première place nous temps les bras.
« Genève, un monde en soi »
Alors, nous faisons quoi ?
Nous avertissons nos concitoyens de ne plus se rendre à la gare !
De se faire accompagner par des gardes du corps !
De cacher leur argent dans des zones improbables !
Ou simplement, de demander que la police soit visible, patrouille continuellement, rassure.
Franchement Genève est vraiment un « monde en soi ».
02.03.2010
La complainte de la salle d'attente...

On se dévisage, on soupire, on a les chocottes, on doute, on râle, on fulmine contre le retard de ces sacrés toubibs, on guette les bruits, on imagine des cris.
Sympa quoi…
Et pour meubler ce délicieux moment d’expectative, le médecin a mis à votre disposition quelques revus illustrées datant au moins de la mort de Lady Di.
Je me suis toujours demandé pourquoi mes confrères étaient si conservateurs.
Veulent-ils signifier que le temps n’existe pas, que l’information est toujours la même, les catastrophe immuable et les princesses tristes ?
Sont-ils tout bêtement peu enclin à la dépense et adeptes du recyclage perpétuel ?
Ou alors leur pratique est le fruit d’une longue expérience ?
Ma réponse est simple.
Bon sang de bois vert, tabernacle, vertudieu, arrêtez de me piquer mes revues !
S’il vous plaît n’arrachez pas les recettes de cuisine !
Ne disparaissez pas avec le dernier « Géo » !
Petite statistique : le « Elle » consacré à l’épilation, ou non, du triangle des Bermudes des femmes : 2 minutes et 45 secondes.
« L’Illustré » spécial Federer : 30 secondes.
Par contre le numéro sur notre ancien président de la Confédération, monsieur Merz, est toujours là.
01.03.2010
C'est super d'être bien informé !

A Carouge, si vous voulez faire correctement votre boulot de conseiller municipal, il faut lire avec attention la presse et la feuille d’avis.
Sinon vous pataugez dans le yogourt.
N’attendez pas que le Conseil administratif partage son grand savoir.
Chut, circulez, il n’y a rien à voir.
Prenons au hasard, le CEVA.
J’apprends que le Conseil d’Etat propose de déménager la fourrière à Lancy durant la durée des travaux.
Louable attention.
Il faut faire de la place pour le chantier fonctionne.
OK, mais au détour d’une phrase je m’aperçois que Carouge va déménager provisoirement son service de la voirie sur ce site.
Bien obligé, parce que le train passe pile poil au milieu de notre magnifique bâtiment abritant les services techniques municipaux.
Il faudra en partir le détruire pour le reconstruire.
Logique…
Mais il me semblait que l’affaire n’était pas aussi limpide et que l’Etat avait accepté un arbitrage pour décider du tracé définitif du CEVA à cet endroit.
Cet arbitrage faisant partie de l’accord passé entre le canton et la commune, permettant à Carouge de retirer son opposition.
Donc la décision est tombée sans que les élus soient informés !
Et puis dernier petit détail, il me semblait qu’au terme des travaux, les terrains du service des automobiles et de la navigation et la fourrière étaient cédés à la ville sarde.
Le déménagement est donc seulement provisoire…

