01/03/2016

Carouge-Musée d'Art et d'Histoire : allez simple ...

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Un musée que la grande majorité des genevois a cru cantonal et qui, dimanche dernier, n’a pas compris pourquoi ils ne pouvaient pas voter.

Un débat confisqué, touffus, éclaté, hargneux, souvent triste, sans ouverture sur le reste du canton.

Et pourtant, je suis un visiteur régulier, un membre des amis du musée.

Il fait partie de mon tissu culturel.

Mais Carouge n’est pas Genève et la politique culturelle du canton est toujours aussi inaudible, malgré ce terme barbare de désenchevêtrement.

On négocie entre la Ville et le canton et le reste des communes assiste passif au combat de coq.

Franchement ce musée est cantonal.

Son avenir aurait du être décidé par tout le canton.

Et nous allons encore pendant des mois assister à un combat de boxe entre le Conseil administratif de la Ville de Genève et le Conseil d’Etat.

A la longue, nous allons nous fatiguer et nous désintéresser de ce « foutoir ».

Je demande que rapidement, avant tout nouveau projet, table ronde, carrée, biscornue, que ce musée rejoigne le canton et que son avenir soit dans les mains de tous les genevoises et genevois.

Carouge-Musée d’Art et d’Histoire, allez et retour….

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16/02/2016

Une nouvelle alliance est née !

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Le MCG a essayé de se positionner au centre.

Raté, le PDC ne s’est pas effondré et a progressé.

Le MCG a voulu piquer la place au PLR. Raté et encore raté. Pas assez de quartiers de noblesse.

Le MCG s’est dit, bon on va manger l’UDC, facile, les doigts dans le nez.

Pas de chance, ce parti cartonne au niveau Suisse.

Alors il s’est retrouvé sans aucun ancrage, secoué comme un cocotier dans les limbes de l’extrême droite.

Mais les petits futés se sont rendu compte que c’est sur les plates-bandes de la gauche qu’ils avaient le plus de chance de s’acclimater.

Un bon encrage chez les fonctionnaires et une bonne écoute de la part des petites gens.

Alors adieu à la droite et bonjour à la gauche.

Pour ce faire, il fallait tuer le père.

Cela semble être sur une bonne voie.

Alors on signe en cœur et comme coquins de foire, on se tape sur le ventre.

Fini le « Personnel stop » et retour des annuités devant le Grand conseil.

Majorité garantie (54 contre 46). Et pourquoi pas un budget aux petits oignons.

La dette a brusquement disparu selon le Président du MCG et les réformes structurelles on s’en tamponne le coquillard.

Pour la gauche, cela s’appelle jouer avec le diable.

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10/02/2016

Personne n'en parle et pourtant ...

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L’objet n° 4 sur la liste des objets cantonaux.

Cela vous dit quelque chose ?

Une modification de la constitution, diable cela doit être important et sérieux.

Et pourtant, silence radio.

Pas un article, un débat sur ce sujet.

Débrouillez-vous, vous n’avez qu’à lire le petit cahier qui accompagne votre bulletin.

Et pourtant la question est, à mon sens, très importante.

Voulez-vous que la révision des comptes de l’Etat soit faite par un réviseur externe ou par la Cour des comptes.

Le Grand conseil avait tranché, en votant à une très forte majorité la loi sur la surveillance de l’Etat, en faveur du réviseur externe.

Et le Conseil d’Etat a déposé deux projets de loi pour mettre en pratique cette décision.

Et patatras, sans attendre le résultat du travail en commission, le Grand conseil a décidé de changer d’avis et de donner cette compétence à la Cour des comptes.

Cela va poser un gros problème administratif. Il faudra engager du personnel spécialisé dans la révision, qui va être utilisé qu’une partie de l’année. Il faudra donc lui prévoir d’autres tâches.

Mais imaginez le problème de cohérence, une même personne pourra donner un avis sur un service de l’Etat puis dans le même temps se contrôler elle-même si elle participe à la révision des comptes.

Juges et avocats en même temps.

Quand aux magistrats, élus par vous, de la Cour, un seul à les compétences de réviseur.

Et finalement cela ne va pas coûter moins cher à l’Etat, mais probablement plus cher.

Votez NON le 28 février.

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05/02/2016

Décision symbolique...

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Hier, le Grand conseil du canton de Genève a décidé de restreindre la portée du secret médical pour les détenus dangereux.

Il est vrai que le législatif a pris des précautions et a accouché de formules alambiquées pour nous expliquer que le secret médical était protégé.

C’est faux, ce secret n’existera plus pour une certaines catégorie de la population, les criminels dangereux.

Ce qui automatiquement crée deux catégories de personnes, celle qui sera protégées et celle qui ne le sera pas.

Avec à la clé, une légende urbaine qui consiste à penser que tout est dans le dossier du médecin et que celui-ci se tait alors qu’il connait parfaitement les désirs de meurtre de son patient.

Avec également une méconnaissance complète de la façon de travailler des médecins et des juges.

Lorsque l’on doit prendre une décision de libération ou de modification du régime pénitentiaire d’un détenu dangereux, il est obligatoirement demandé une expertise médicale. Dans ce cas, le médecin expert n’est plus tenu au secret vis-à-vis du juge et il doit répondre clairement aux questions posées. Le détenu peut s’opposer à cette expertise, mais dans ce cas, il sait qu’il ne va pas retrouver la liberté.

Les tribunaux ont depuis longtemps décidé que l’avis du médecin expert primait sur celui du médecin traitant. C’est le cas pour toutes les formes d’expertises (AI, perte de gain…).

Cela permet au médecin traitant de garder une relation de confiance vis-à-vis de son patient.

Les médecins qui sont ou seront employés par le département de la santé pour travailler à Curabilis ou dans d’autres prisons genevoises vont devenir des employés du département de la sécurité, des sous-gardiens aux ordres d’une hiérarchie non médicale.

Cela a été dit clairement par le Conseiller d’Etat Poggia. Ils devront obéir. Un point c’est tout.

J’encourage mes collègues a refusé tous postes ou tous transferts dans ces institutions.

Et je demande à l’Association des Médecins du canton de Genève de faire recours contre cette loi qui ne respecte pas le droit fédéral.

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03/02/2016

Pourquoi ne pas vouloir débattre ?

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Voilà une initiative qui semble déjouer tous les pronostics.

Que diable le PDC a été faire dans cette galère.

Oser parler de la fiscalité des couples mariés ou pacsés en ajoutant une définition du mariage qui déplait énormément à certaines et à certains.

Pas très futé d’introduire, comme dans un paquet Bonux, un cadeau surprise.

Deux question en une.

Pour moi, clairement un faux débat qui risque de se retourner contre ceux qui crient au scandale.

Imaginions que les chiffres avancés par les sondages se maintiennent !

68 % de oui.

A-t-on voté pour la définition du mariage actuel (un homme, une femme) ou sur la fiscalité ?

Alors concentrons-nous sur ce problème de fiscalité et attendons 2017 pour faire le débat sur le mariage pour tous.

Un seul argument devrait faire adopter ce texte.

Simplement l’égalité entre les hommes et les femmes.

De nouveau la femme, dans le système actuel, est prétéritée.

On n’arrête pas de nous rabâcher qu’il faut que la femme soit mieux intégrée dans le milieu professionnel, qu’elle assume de nouvelles responsabilités et qu’elle accède à des postes de cadres.

Et que voit-on !

Une femme bien formée, qui gagne bien sa vie a tout intérêt à ne pas se marier car elle va voir sa facture fiscale prendre l’ascenseur.

On voit clairement que les vieux idéaux persistent.

La femme peut bosser, mais seulement dans un boulot d’appoint au salaire du mari.

Soyons un peu plus moderne et mettons la femme sur un vrai pied d’équalité avec l’homme.

Votons oui à l’initiative du PDC.

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28/01/2016

L'épidémie de Dengue, de Chikunginya et de Zika est plus que préoccupante.

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La situation sanitaire en Amérique latine, centrale et dans les caraïbes est grave.

Il semble que la transmission, par le moustique tigre, de la Dengue, du Chikungunya et surtout du Zika soit hors de tout contrôle.

Pas un jour où un nouveau pays ou une nouvelle région soit infectée.

Ces trois maladies ne sont pas de banales « grippes ». Elles provoquent de fortes fièvres et des douleurs musculaires extrêmement fortes avec des complications qui peuvent être lourdes (séquelles motrices ou sensitives), et pour le Zika de graves malformations du fœtus (microcéphalies). Au Brésil on a déjà recensé 3174 cas de malformation.

Il est clairement établi que nous sommes face à une épidémie et non plus face la situation antérieure d’endémie.

La Colombie a même demandé aux femmes d’éviter de tomber enceintes et de repousser leur désir de grossesse à 2017.

Tous les pays touchés sont des destinations touristiques et le Brésil sera cette année le lieu des jeux olympiques d’été.

Et que faisons-nous ?

Que fait l’OMS qui nous avait habitués à pousser des cris de panique lorsque qu’une grippe porcine allait « tuer » une grande partie de l’humanité.

Ah oui, c’est vrai, dans le cas de cette fameuse grippe il existait un pseudo vaccin et que probablement les profits ont été plus que juteux.

J’ai beau lire, écouter la radio et regarder la télévision, je n’ai pas encore vu les responsables de l’OMS tenir conférence de presse.

En l’état de la situation sanitaire, les femmes pouvant être enceintes ou étant enceintes ne devraient plus voyager dans ces pays.

Et si vous voulez quand même passer vos vacances dans ces contrées alors il faudra vous « tartiner » d’anti-moustique et sortir en portent des pantalons longs et des manches longues.

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19/01/2016

L'année de tous les bonheurs...

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J’espère être encore en vie en 2030. Je dois être capable d’y arriver. 72 ans, c’est encore jouable.

L’annonce d’une parousie politique.

Le début d’un âge d’or pour notre canton.

L’air sera plus pur, se déplacer sera synonyme de joie et de félicité, se loger une bagatelle, les impôts un vrai bonheur, la sécurité absolue, les relations communes canton un amour partagé, le budget un détail, la politique une félicité, l’éducation une évidence, la fonction publique une adoration du Conseil d’Etat.

Encore 14 ans avant cette date.

Le Pape françois a décidé de venir s’établir dans notre Rome protestante pour pouvoir observer ce miracle.

Le 1er janvier 20130, tout changera et on commencera l’année par un geste symbolique ; l’inauguration de la traversée du lac.

Que cela va être long d’attendre…

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15/01/2016

Faut-il travailler plus de 50 heures par semaine ?

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Un médecin qui ne veut pas travailler plus de 50 heures par semaines, ne sera jamais un bon médecin.

C’est par le nombre d’heures accumulées et la résistance au stress que nous devenions des braves.

Les journées commençaient à 0700 et finissait à 2100.

Les gardes n’étaient qu’une parenthèse entre deux journées de travail et dans les hôpitaux périphériques la garde de fin de semaine commençait le vendredi soir pour se terminer le lundi matin, suivie par une journée normale de travail.

La discipline était militaire, mais c’était normal, puisque tout le monde le faisait et personne ne se plaignait.

Avec toujours cette rengaine, plus vous travaillez, plus vous apprenez.

Nous n’étions pas soumis à la loi sur le travail (comme les ecclésiastiques).

Et puis cela a changé. Les assistants et chef de clinique ont compris que la formation était autre chose qu’une accumulation de fatigue.

Ils ont obtenu 50 heures par semaine.

Constat, cette exigence n’est pas respectée, car les habitudes sont tenaces, et qu’un médecin ne peut pas travailler avec des horaires fixes.

Mais, on peut faire un effort et surtout se dire que les connaissances s’acquièrent avec un patron, celui que nous appelions le maître.

C’est par le compagnonnage, la transmission des connaissances, le respect des règles de l’art, l’écoute, l’empathie, que nous devenons des médecins.

50 heures suffisent amplement si le patron est bon…

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13/01/2016

Beaucoup de questions restent en suspens...

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Suite à l’audition de Monsieur le Conseiller d’Etat Maudet, la Commission de contrôle de gestion du Grand conseil a décidé d’auditionner Madame la Cheffe de la Police.

Monsieur Maudet a été clair et transparent. Il a immédiatement établi un constat politique et prit des décisions. Il s’est comporté en chef responsable et compétent.

Il reste que sur le plan de la conduite des troupes de police, le rapport transmis par madame la Cheffe de la Police n’est pas complet et trop vague.

Immédiatement, après les évènements, du 19 décembre 2015, le MCG a décidé de demander une commission d’enquête parlementaire.

Ce parti possède des informations que le reste de la députation n’a pas. Monsieur Sanchez, ancien numéro 2 de la police, a probablement été informé de façon très précise par ses collègues.

Ce que je retiens de ses déclarations, c’est que la police s’est retrouvée en sous-effectif à cause d’une décision de la hiérarchie d’éviter les heures supplémentaires. Tout l’argumentaire tourne au tour de ces sacro-saintes heures supplémentaires.

Il est quand même étonnant qu’un corps de métier tienne autant à faire des heures supplémentaires. Tout en sachant que ni la Cour des comptes, ni la Commission de contrôle de gestion n’ont encore compris comment elles étaient calculées et comptabilisées.

Il est donc essentiel d’avoir une réponse à cette accusation. Je poserai la question de savoir si la hiérarchie n’a pas sciemment minimisé l’impact de cette manifestation pour faire pression sur le politique pour qu’il renonce à régler le problème des heures supplémentaires.

J’ai aussi besoin de savoir pourquoi, après la manifestation, les quelques casseurs venus de Suisse-Alémanique n’ont pas été appréhendé en flagrant délit, alors qu’ils cassaient des vitrines à la rue de Coutance, vers 2 heures du matin, sur le chemin qui les menait à la gare pour prendre leur train de 02h15.

Les commerçants ont été informé, le lundi, par la Police qu’ils avaient été suivis pour s’assurer qu’ils allaient bien prendre leur train et qu’ordre avait été donné de ne pas intervenir.

En fonction des réponses la Commission décidera si elle crée une sous-commission d’enquête.

Pour moi, elle est clairement nécessaire.

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12/01/2016

Franchement, pas très téméraire...

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Voilà, voilà, on assume mais on se replie bonne ordre. Courageux, mais franchement pas téméraire.

L’UDC et le PLR sont encore tout étonnés de leur vote sur la fin du moratoire sur l’installation des cabinets médicaux.

Machine arrière toute.

On rediscute dès aujourd’hui. En bonne intelligence, en prorogeant 3 ans ce damné moratoire pour se donner le temps de trouver une solution miracle.

Franchement, j’ai l’impression que nos bons parlementaires fédéraux ne savent plus à quel saint se vouer.

Entendre le PLR, le parti de la liberté d’entreprendre, du libre marché, proposer de diminuer les tarifs de certains spécialistes dans les régions, où ils seraient en surnombre, c’est un peu piquant.

Comment allons-nous faire ?

Quels seront les critères ?

Qui va surveiller ?

Encore une victoire de la bureaucratie.

Tout en sachant que les dits spécialistes (d’abord qui sont-ils ?) sont probablement ceux qui travaillent principalement avec l’assurance privée, dans des cliniques privées à un tarif plus que confortable négocié avec les assurances (un médecin est toujours trop cher pour l’assurance de base, mais jamais trop cher pour l’assurance privée).

Donc absolument pas concernés par ce genre de proposition.

Clairement, il faut finir avec ces mesurettes et s’atteler à une réforme complète de l’assurance maladie.

Avec cette question majeure, que faire de la vieillesse. Est-ce une maladie ou un état physiologique normal ? Qui doit financer ? L’assurance maladie ou une assurance consacrée aux soins, au sens large, de nos dernières années (frais médicaux, frais infirmiers à domicile, frais d’aide au ménage, EMS…) ?

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08/01/2016

La paperasse...

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Trop de travail administratif pour les médecins hospitaliers.

Les chiffres donnés par la FMH sont préoccupant.

Les médecins passent plus de temps devant leur ordinateur qu’avec leurs patients.

Et ce n’est pas seulement les médecins qui se plaignent. Les infirmières ont le même problème.

Résultat, ce sont les aides-infirmières qui doivent assumer l’essentiel de la relation patient-soignant.

Nous sommes en train d’être envahi par la bureaucratie et nous ne réagissons pas.

Tous actes doivent être contrôlés, calibrés, répertorier et classer.

Nous devons suivre des guides de procédure.

Mais le travail du médecin n’a pas changé depuis des dizaines d’année.

Il doit établir une relation de confiance avec son patient. Il doit expliquer, démontrer, convaincre, rassurer.

Il doit être là, à disposition.

Pas dans son bureau, devant son ordi en train de cocher et de coder.

Il semblait que l’informatique allait simplifier la vie. Il semble qu’elle complique encore plus le fonctionnement des hôpitaux.

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05/01/2016

Jeu de dupes...

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La Santé est une tâche régalienne de l’Etat, comme la sécurité et l’éducation.

Accepteriez-vous que la police soit gérée par Sécuritas®, l’éducation par Microsoft®  et l’armée par une société louant des mercenaires ?

Alors pourquoi laisse-t-on la politique de santé aux mains de sociétés privées, les caisses maladies ?

Cela n’est pas normal et cela doit changer.

Cela fait des années que nous nous battons, pour rien.

Le lobby des caisses maladies est trop fort.

Trop d’enjeux financiers.

Et probablement des pratiques pas très catholiques entre les caisses de base et les caisses privées.

J’avis saisi la Cour des comptes pour qu’il fasse un audit du Groupe Mutuel (sur la gestion de l’assurance de base des assurés genevois). Impossible, aucune loi ne le permet.

Alors quelles solutions ?

Passer par le Parlement fédéral : peine perdue, on oublie.

Reste le droit d’initiative.

Nous pourrions demander l’institution d’une assurance unique santé/accident avec un prix du point commun et la même prime pour toute la Suisse.

Le tout géré par la SUVA, suivant le système actuel de l’assurance accident.

Cela permettra de régler, une fois pour toute, la question d’une caisse maladie unique ou cantonale et de remettre dans la main de la Confédération la gestion de notre système de santé.

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04/01/2016

Qui manipule qui ?

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Difficile d’avoir une idée bien précise après les événements d’un fameux samedi soir.

Mais bizarrement la parole, dans les médias, est donnée au MCG (le parti de la Police) et principalement à son ancien numéro 2.

Monsieur Sanchez sait exactement ce qui s’est passé.

Si Monsieur Maudet a été correctement informé ? Si la Police a sciemment évité d’intervenir pour pouvoir mieux faire monter les enchères ?

Il faut savoir que nous sommes en plein dans la discussion sur les heures supplémentaires. Comment sont-elles calculées ? Sont-elles justifiées ?

Monsieur Maudet avait clairement déclaré que la moitié de ces heures pouvait être évitée ce qui permettait à l’Etat de faire 6 millions d’économie.

Rappelons que tous les services de l’Etat doivent trouver 5 % d’économie sur les charges, police y compris.

Et des pistes existent, par exemple le financement de la caisse de pension (hors budget, chaque année plusieurs millions sont versés en sachant que la caisse de retraite de la police a un taux de couverture plus de 100 %), la suppression du payement de l’entier des frais médicaux (primes, franchise et 10 %).

Pas simple ...

Et brusquement une petite manifestation non prévue (mais connue, des dégâts considérables) et la réponse de la Police : nous ne sommes pas assez nombreux parce que on nous limite nos heures supplémentaires.

Même si nous n’avons toujours pas compris comment elles étaient calculées (la Cour des Comptes elle-même a été très sévère dans son appréciation).

La boucle est bouclée. Circulez, il n’y a plus rien à voir et à critiquer.

En plus, cela permet au MCG de vouloir régler le chapitre de l’Usine en la rendant responsable et en demandant sa fermeture.

Juste pour finir : pourquoi y-a-t’il eu des déprédations bien après la fin de la manifestation. Vers 2 heures du matin sur le chemin de la gare.

Rue de Coutance, les vitres d’un magasin de montres ont été brisées par des cagoulés. La Police les surveillait, mais n’est pas intervenue attendant qu’ils quittent sagement Genève par le train de 02h15. Et ils n’étaient pas 500, mais moins de 10.

Qui manipule qui ?

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21/12/2015

Il faut une régularisation de l'offre médicale.

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Le Conseil national a décidé, à une très courte majorité, de ne plus permettre aux cantons de régulariser l’ouverture des cabinets médicaux.

Pour les opposants à ce contrôle, il fallait laisser jouer la liberté de commerce.

Ok, mais nous savons que toutes ouvertures de cabinets ou autres structures médicales augmentent automatiquement les frais de la santé.

Le marché de la santé peut rapporter gros et il rapporte gros.

Les appétits sont féroces et on voit, par exemple à Genève une explosion d’ouverture de cabinets dans des structures commerciales (cliniques ou permanences).

Ces structures n’appartiennent plus pour la plupart à des indépendants mais à des grands groupes financiers (cliniques, laboratoires médicaux ou de radiologie).

Il faut rentabiliser, donc augmenter les actes.

A la fin certains font de très bonnes affaires et le consommateur voit ses primes augmenter.

Il est donc logique que les cantons puissent décider de leur politique de santé en utilisant des instruments de régulations.

Il faut le dire, nous avons bien assez de cabinets privés à Genève.

Nous avons trop de structures radiologiques (examen le jour même ou le lendemain alors qu’en France voisine il faut attendre 4 mois).

Ce vote est le résultat d’une politique des caisses maladies qui veulent que le système de la LAMAL implose pour décider elles avec qui elles travaillent.

Alors pour la liberté du commerce vous repasserez.

C’est simplement une prise de contrôle de la politique de santé par des privés, les assurances.

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18/12/2015

Genève va mal, Genève est en crise institutionnelle.

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96 députés ont voté contre l’entrée en matière du budget 2016.

L’ensemble des partis politiques ont voté contre.

Rarement, sur des votes aussi importants, nous avons eu une telle unanimité.

Pourtant les raisons du refus étaient diverses et variées.

De cet échec, car c’est l’échec du parlement, nous devons en tirer des décisions positives.

Que cet électrochoc nous réveille et nous fasse enfin prendre nos responsabilités.

Le budget est fait pour l’entier de la population et non pas seulement pour la fonction publique.

Le budget doit découler d’un consensus entre la gauche et la droite.

Nous devons nous inspirer de l’exemple vaudois et travailler sur un axe entente, socialistes et verts.

Nous devons minoriser le MCG et l’empêcher d’être en position d’être le faiseur de majorité.

Des réformes structurelles sont nécessaires. Une refonte de la caisse de pension est urgente (c’est le risque maximum de l’Etat). Le financement de la réformes de la fiscalité des entreprise doit être négocié (pourquoi ne pas vendre un bien de l’Etat pour le faire : Palexpo ou l’Aéroport).

Le PLR doit faire un pas vers les Socialistes. Les Socialistes doivent faire un pas vers le PLR.

Le PDC est ouvert à jouer les facilitateurs.

Dès le mois de janvier, je propose que ces 4 partis se rencontrent pour définir avec le Conseil d’Etat un nouveau budget.

Cela est possible. Et laissons à la maison les flibustiers parlementaires et les incendiaires.

Les plus belles victoires découlent souvent des pires défaites.

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16/12/2015

On tergiverse...

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Le nombre de réfugiés augmente. Les structures misent à disposition pour les héberger ne suffisent plus. Il faut que les communes ouvrent leurs abris de protection civile.

Nous savons que cette possibilité de logement peut être utile sur un laps de temps court et ne peut pas être envisagée sur un moyen ou un long terme.

L’Etat a proposé d’implanter des containers aux grands-Esserts à Veyrier.

Mais nous savons que cela ne va pas se faire rapidement.

Alors pourquoi vouloir protéger l’Armée ?

Pourquoi ne pas, une fois pour toute, faire pression sur le département du nouveau conseiller fédéral Parmelin.

J’ai déposé une motion demandant la mise à disposition des Vernets.

Elle traîne en commission depuis 2 mois, alors que la Conseil d’Etat aurait pu l’accepter pour faire valoir le soutien du parlement.

Ce matin, je viens de lire que le Conseiller administratif de Meyrin, Monsieur Pierre-Alain Tschudi demande de pouvoir utiliser les locaux militaires qui sont sur sa commune.

Alors, on continue d’attendre ? Ou on décide de faire pression sur la Berne fédérale ?

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10/12/2015

Passionnant...

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Il faut regarder l’émission sur ARTE consacrée à Jésus et l’Islam.

Toutes affaires cessantes.

Simplement pour comprendre l’interpénétration de toutes les religions monothéistes.

Rien n’est hasard. Tout est une suite logique de rencontres, de lectures, de dialogues.

On ne vient pas de nulle part.

Les gens voyageaient, parlaient, se confrontaient.

Chrétiens, nous sommes des enfants du judaïsme.

L’Islam a intégré la vie de Jésus et Marie. Pas comme des anecdotes, mais comme des faits essentiels pour comprendre la parole du Très Haut.

Nous sommes tous cousins.

Alors ne perdons cela de vu dans cette période troublée.

Et surtout, soyons plus ambitieux lorsque nous allons discuter la loi sur la laïcité. Inscrivons d’une façon plus claire, dans ce texte, l’enseignement des faits religieux.

L’éducation sauvera ce monde. L’ignorance le perdra.

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08/12/2015

Un joli pied de nez...

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C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Les profs ont été pris à leur propre jeu.

Ils ne sont pas les seuls à pouvoir faire grève.

Sûr de leurs droits, ils ont complètement oublié leurs élèves.

L’école n’est pas seulement un lieu de cours, mais aussi un lieu où on vit ensemble et avec.

Dispensez le savoir est essentiel, mais prévoir des camps, des fêtes, des commémorations est important.

Un professeur n’est pas seulement payé pour venir dispenser son savoir, il doit être rassembleur et pédagogue.

Vouloir supprimer sorties et fêtes veut simplement dire que cela les ennuie et que jusqu’à maintenant ils se sont sacrifiés pour les organiser.

Ils sont réellement devenus de vrais « fonctionnaires » dans le sens péjoratif du terme.

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07/12/2015

Nous assumons ...

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Oui, le Grand conseil a débattu pendant 7 heures de la mobilité dans notre canton.

Certains crient au scandale, au temps perdu, à l’argent du contribuable jeté par les fenêtres.

Cela n’en valait-il pas la peine ?

Depuis des années, nous étions incapables de nous entendre. Tout projet était envoyé par le fond et les débats se résumaient à des injures et à des coups bas.

Madame Künzler en a fait les frais, alors qu’elle n’avait pas démérité, mais voilà c’était une verte et pour la droite, le diable en personne.

Pro bagnole contre pro vélo.

En réponse à l’initiative des Verts sur la vitesse commerciale des transports publics, nous avons décidé d’opposer un contre-projet.

Il a donc fallu l’écrire. Nous aurions pu choisir un texte de droite, à fond pour la voiture et les deux roues motorisés.

Et bien non, sous l’impulsion d’un PLR (Monsieur Zaugg), 7 députés ont décidé de déclarer la fin de la guerre des transports et d’écrire un texte ambitieux donnant à l’Etat les outils pour améliorer la fluidité des trafics et la sécurité des usagers.

Il a fallu négocier, discuter mais toujours avec à l’esprit le respect de l’article 190 de notre constitution.

Et nous avons réussi.

Il fallait que lors de son examen en plénière laisser le temps au temps. Chacun pouvant s’exprimer. On ne pouvait pas passer en force. Il fallait écouter, expliquer, convaincre et surtout arriver à un résultat clair.

Le contre-projet a récolté des voix dans tous les partis sauf à l’UDC et à EAG.

Il a donc été reconnu par une grande majorité de Grand conseil comme étant essentiel pour le bien être des genevois.

Pour une fois que nous avons fait preuve d’un esprit constructif et rassembleur, des grincheux râlent.

Et bien tant pis pour eux.

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02/12/2015

Ne poussez pas Germaine dans les orties...

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Quel enthousiasme de la part du PLR, du PDC, des Verts libéraux et du PBD face au choix proposé par l’UDC.

Ne nous poussez pas, on y va…

Mais la prochaine fois, vous nous permettrez de choisir en dehors de la liste, hein, promis juré, eh les gars soyez gentils (dixit le chef de groupe PDC).

Cette fois, on est sympa, on joue le jeu mais attention…

Parce que là vous nous avez renfilés du deuxième choix, impossible de se décider.

Peut-être en les élisant les trois, on pourrait développer un trio pédagogique.

 

Juste une remarque et après je me la coince.

Vous allez élire un conseiller fédéral.

Vous avez déjà un problème avec Monsieur Maurer. Alors si les candidats ne vous semblent pas compétents pour exercer cette charge, alors dites le et exigez une autre proposition.

Sinon, ne votez pas…

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