25/10/2007

Vous avez intérêt à être en bonne santé ou alors riche...

Depuis dimanche, les Suisses commencent à faire de la politique. "ça c'est suuper"

Enfin un débat sur le rôle du centre, sur les vrais problèmes de notre société, sur la place des extrêmes dans un gouvernement. Peut-être assistons-nous à la fin du consensus mou à la Suisse. J'ai souvent été appelé à renconter mes collègues alémaniques et j'ai toujours été étonné par le fait qu'ils avaient peur de débattre. Les problèmes devaient être réglés à la maison et non en public. Aujourd'hui tout va devoir se discuter et il faudra avoir le courage de se battre.

Attention, l'UDC est un parti, et surtout sa section zürichoise, ultralibéraliste. Sa politique de santé est simple. Votre assurance obligatoire ne payera quasiment plus rien. Pour le reste vous devrez vous assurer en privé. Le choix du médecin n'existera plus. Vous serez pénalisé si vous fumez, si vous buvez un peu trop, ou si vous êtes ...

Les médecins devront être très attentifs et plus combatifs. Nous sommes les seuls à pouvoir défendre les personnes malades et surtout à rappeler certains grands principes : la santé pour tous, les riches et les pauvres doivent être soignés avec les mêmes moyens, la qualité des soins doit être la même pour tous, le secret médical doit être conservé, il n'existe pas de bonnes et de mauvaises maladies.

Attention, l'idéal de santé n'existe pas. Nous pouvons tous tomber malade, même si nous faisons attention à notre nourriture, à nos comportements et que nous faisons de sport. La maladie n'est pas une punition, mais une malchance et c'est pourquoi tous les malades doivent être défendus et soignés.

10:10 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

j'apprècie chacun de vos billet pour leur pertinence.

Votre engagement honore l'homme, votre courage de médecin quant à lui rend grâce au serment d'Hypocrate.

Tout simplement admirable.

Continuez, il nous faut des gens comme vous qui ose dénoncer des problèmes qui nous concernent toutes et tous.

Bien à vous Docteur,

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 25/10/2007

sympa comme dessin ! c'est de vous ?

Écrit par : comment devenir riche | 09/04/2011

Bonjour,

Vous reportez:

> UDC [...] sa politique de santé est simple. Votre assurance obligatoire ne payera quasiment plus rien.

Ah oui?!

Expliquez-moi quelle différence avec la situation actuelle? Si vous avez la franchise maximum? C'est pareil mais c'est la même chose. Pire, vous devez prendre une couverture pour couvrir la franchises sur les frais hospitaliers pour ne pas avoir à payer la franchise en cas de coup dur!

Et vous ne savez pas quoi? Ce système on la doit à une socialiste:LAMAL => Ruth Dreifuss, un scandale!

Voilà ce qu'elle nous déclarait à l'époque, alors qu'elle sacrifiait l'aspect mutualiste des assurances (puisque c'est leur rôle) sur l'autel d'un prétendu «droit à être malade pour tous» alors que dans les faits, les citoyens en situation de précarité, ne peuvent JAMAIS se faire soigner correctement... à cause de la franchise maxi. Pire, lorsqu'enfin la pathologie est devenue grave, il est bien souvent trop tard...:

Ruth Dreifuss: «J'entends la fureur des familles à revenus moyens, je sais ce qui cloche dans la LAMal, je connais son défaut majeur, la prime par tête, qui ne tient que très partiellement compte de la capacité économique des assurés. J'ai conscience qu'elle a entraîné plus de cantonalisme dans la mesure où les cantons, pour des raisons financières, se sentent incités à soigner les gens dans leurs hôpitaux et surtout pas dans ceux du voisin. Je sais que la maladie peut être une catastrophe économique, même si tous les soins sont payés par l'assurance, tant que ne sera pas déclarée obligatoire l'indemnité journalière. Mais je sais aussi que la LAMal représente un immense progrès par rapport à la situation qui existait auparavant. N'oubliez pas que les caisses, alors, avaient la possibilité d'exclure des gens, des malades, qu'elles pouvaient calculer les primes en fonction de l'âge d'entrée dans leur système d'assurance, qu'elles se faisaient la guerre pour s'approprier les bons risques et se débarrasser des autres. Nous avons réussi à brider ces tendances, quoique la guerre se poursuive aujourd'hui sur les assurances complémentaires.»

No comment

Écrit par : Quovadis | 03/02/2012

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