30/11/2007

Assurances suite et pas encore fin...

Comment faire pour bien faire.

Comment soigner son patient, si les assurances vous pensent incompétents !

Dernières nouvelles du front.

Vous décidez de mettre un patient en arrêt de travail pour un état dépressif grave. Vous débutez un traitement adéquat. Vous prennez du temps. L'assuré adhère complètement à la thérapeutique. Vous avez besoin de quelques semaines de prise en charge. Les progrès s'annoncent et là patatra, l'assurance perte de gains écrit : "Chère Madame ou Cher Monsieur, si à partir de telle date vous n'êtes pas pris en charge par un psychiatre nous arrêterons le versement de nos prestations."

Votre patient panique. Le stress péjore son état clinique. Un fragile équilibre est rompu.

Mon seul défaut : Je ne suis pas psychiatre.

Mais je connais mes limites et je n'hésite pas à demander de l'aide aux confrères.

Les assurances perte de gains ont-elles le droit de se comporter ainsi ?

Il faut que nous puissions bénéficier, le plus vite possible, d'un avis de droit sur cette question.

Je me répète, je lai déjà écrit.

Ce genre de pratique signe la mort du médecin de famille.

 

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29/11/2007

Taser, attention danger !

Vous avez constaté, une nouvelle mode est née : Le test de certaines armes par nos politiciens UDC.

Le père (Blocher) l'ayant fait, le fils (Perrin) ne pouvait que répéter ce geste au combien viril.

J'appelle cela le syndrome du fils de Guillaume-Tell.

Est-ce que se faire tirer dessus par un taser signifie que cette arme est sans danger ?

Non, car vous n'êtes pas dans les mêmes conditions que lors d'une intervention de la police.

Il faut le dire et le répéter, cette arme est dangereuse. Au Canada, il y a eu probablement déjà 3 décès.

Recevoir brusquement une telle décharge électrique peut provoquer un arrêt cardiaque ou un arrêt respiratoire chez une personne en grand état de stress.

Je ne pense pas que la police consulte le dossier médical du contrevenant avant de lui tirer dessus.

Et que penser de l'argument qui consiste à dire que ce moyen peut avantageusement remplacer l'utilisation d'une arme à feu ?

Le problème : c'est que son usage va se banaliser. Tirer à balles oblige une grande réflexion et une procédure très précise.

Le Taser, non, puisque les politiciens UDC ne meurent pas.

Trève de plaisanteries.

Nous, les médecins, devons tout faire pour empêcher l'utilisation de ce genre d'arme. Le risque de bavure est trop grand.

Comment vont réagir les porteurs de pace-maker, les asthmatiques, les cardiaques ?

La Police doit pouvoir utiliser d'autres moyens.

 

 

 

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28/11/2007

Santésuisse a probablement tout faux !

L'Office fédéral de la justice vient de publier un avis de droit.

Ce texte est essentiel.

Il dit enfin ce que les médecins clament depuis des années.

Santésuisse s'est arrogé des droits qui n'existent pas dans les textes de lois.

Premièrement, lors de campagnes électorales, cet organisme doit faire preuve d'une plus grande transparence et doit clairement dire d'où viennent les fonds employés.

Deuxièment, et cela est le plus important, la gestion de l'assurance maladie sociale est une tâche officielle.

Elle incombe à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Par exemple le contrôle de l'économicité des coûts des médecins doit revenir à cet organisme fédéral. Le déléguer aux caisses est un non sens.

C'est comme si les médecins, chaque année, contrôllaient les caises maladies et décidaient des primes.

Il faut également que l'OFSP travaille avec ses propres statistiques et qu'il arrête d'utiliser, sans aucune critique, les chiffres donnés pas Santésuisse.

Franchement, il est scandaleux que la Confédération, par paresse ou opportunisme politique, ait délégué à un lobby la gestion de notre santé.

Il faut que les citoyens suisses réagissent et demandent, qu'enfin, une enquête sérieuse soit menée sur le fonctionnement de l'OFSP et de Santésuisse.

La vérité sur les coûts de la Santé est à ce prix. 

 

 

 

 

 

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27/11/2007

L'origine du rire !

Aujourd'hui le sujet est sérieux.

Les ricanements sont interdits.

Savez-vous pourquoi il est nécessaire de rire ?

Simplement pour faire mieux fonctionner votre cerveau.

Un scientifique russe. monsieur Igor SUSLOV, a mis en évidence que lorsque nous écoutons une plaisanterie, le cerveau va d'abord penser à une erreur. Il devra donc faire un grand effort pour intégrer cette erreur en la décodant.

L'exercice est, semble-t-il, essentiel pour conserver de bonnes connexions cérébrales et éviter de développer certaines démences.

Alors, n'attendez pas pour faire vos exercices et surtout ne soyez pas égoïstes. Testez vos plaisanteries en public. Faites en profiter les autres ! 

Et puis le rire est contagieux. Savez-vous que vous avez 30 fois plus de chance de rire lorsque vous êtes en présence d'autres personnes ? Le rire est important pour votre socialisation.

Alors pas de traitement, pas de vaccin. Riez plusieurs fois par jour et faites rire votre voisin ou votre aninal.

Et oui, les autres espèces peuvent rire. Le docteur Jaak Panksepp, de la Washington State University, a démontré que les rats émettaient des bruits , dans la fréquence des ultrasons, similaires à des rires.

Alors commençons, tout de suite, les exercices...

 

 

 

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26/11/2007

Pas assez de psychiatres ?

La question est d'importance.

La réponse n'est pas aisée.

Première constatation : Le nombre de psychiatres, en pratique indépendante, est en train de dépasser les médecins de premiers recours.

Deuxième constatation : Genève est probablement le ville au monde qui a le plus de psychiatres, battant Buenos-Aires et New-York.

Troisième constatation : Il est de plus en plus difficile, pour un patient, de trouver un psychiatre qui le prend en charge.

La réponse semble donc oui.

Mais sommes-nous pas en train de créer un besoin ?

Une grande partie des problèmes psychologiques, peuvent être pris en charge par un médecin de premier recours. C'est même là son essence, les cas compliquées et difficiles étant délégués aux spécialistes. 

Malheureusement, nous sommes en train de constater que la prise ne charge des patients est de plus en plus compartimentée, principalement sur le demande des assurances pertes de gain, des tribunaux et des employeurs.

Cet état de fait doit nous interpeller. Les politiques demandent que le médecin de premier recours assume de plus en plus de responsablité, alors qu'une autre partie des décideurs le considére comme incapable de poser certains diagnostics.

Peut-être..

Mais pour moi, nous devons obligatoirement nous poser la question du fonctionnement de notre société. C'est sûrement là que réside le problème.

En définitive, cette interrogation n'était pas si anodine.

Faut-il continuer à vivre de cette façon, la plus part du temps seul dans son coin, sans repère, stressé par son travail, sa famille et son hypothérique réusite ?

 

 

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24/11/2007

Petits riens d'un samedi gris.

Grande nouvelle : Les sapins de Noël sont déjà en vente.

Le stress augmente, le syndrome du centre commercial est annoncé.

Mercredi prochain, journée spéciale de vaccination contre la fièvre acheteuse.

Cette maladie étant terriblement contagieuse, l'Etat doit faire quelque chose.

Faut-il instaurer une quarantaine ? Ou bien décider de supprimer Noël...

Mais comme tout se fait en avance, nous pourrions dire que Pâques se fête à Noël et Noël à Pâques, l'Escalade le 1er août, le 1er août le jour de l'anniversaire de monsieur Blocher.

Ou bien créer un nouvel organisme étatique qui serait chargé de décider des fêtes, 24 heures à l'avance.

Génial. Chaque soir madame Météo nous annoncera, à la place du saint du jour, la fête du lendemain.

 "Cher contribuable, demain c'est Noël, bande de veinards ".

Par contre le jour de mon anniversaire restera le jour de mon anniversaire.

Vous croyez quoi...

 

 

 

 

 

 

 

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23/11/2007

Médicaments génériques, c'est pas si simple !

Monsieur COUCHEPIN utilise une bonne recette. La baisse du prix des médicaments est porteuse politiquement. Alors tous les 3 mois, on ne se fatigue pas top le bourrichon et on annonce une baisse mirifique des prix.

CQFD comme disait mon prof de math.

Pour le reste, cela peut attendre. Tout le monde participe à l'entreprise COUCHEPIN, sauf, vous devinez qui...Allez un effort. Mais oui, mais c'est bien sûr, les caisses maladies.

Peut-être qu'un jour un conseiller fédéral dépressif et suicidaire se posera la question de l'accumulation des réserves et surtout de leur utilisation. Mais c'est de la science fiction, alors gardons les pieds sur le plancher des bons moutons de panurge que nous sommes.

Mon propos d'aujourd'hui est ailleurs.

Savez-vous qu'un générique n'est pas la copie parfaite de l'original.

La loi permet une variation de 20 % de la biodisponibilité. En conséquence, l'effet peut être de plus ou moins 20 %.

Et plus vous baissez les prix et plus vous aurez des copies de mauvaises qualités.

Dans ma pratique, je ne modifie jamais un traitement qui est donné depuis un certain temps dans le cadre d'une maladie chronique.

Et puis attention à la valse des produits.

Je m'explique : Votre patient va dans la pharmacie X qui lui donne un générique (car elle peut substituer l'original, à moins que j'écrive sur l'ordonnance que je ne le veux pas). Très bien, quelques temps après, il va dans une autre pharmacie qui lui donne une autre marque et puis de nouveau quelques semaines plus tard, la loi ayant changé, on va lui donné une troisième marque.

Eh bien quelques fois, surtout chez les personnes âgées, nous pouvons nous rendre compte, et je l'ai vécu, que ces personnes prennent 3 comprimés par jour de la même substance, mais de trois marques différentes.

Bonjour les dégâts.

Alors, monsieur COUCHEPIN vous conviendrez que tout ce qui est compliqué est simple et tout ce qui est simple est compliqué.

 

 

 

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22/11/2007

Bien manger = moins de cancer ?

Peux-t-on diminuer le risque de cancer grâce à notre alimentation ?

Le débat est engagé.

Pendant de nombreuses années, nous autres médecins,  nous nous sommes peu préoccupés de l'importance de l'alimentation.

Pourtant, beaucoup de nos patients nous racontaient qu'ils avaient amélioré leur santé en supprimant certains aliments.

Il est vrai que de nombreux livres étaient édités, mais, pour nous, ils relevaient plus d'une politique éditoriale que d'un travail scientifique sérieux.

Et puis badaboum, inversion de la tendance, surtout grâce au docteur David Servan-Schreiber.

Son livre "Guérir" a permis de relancer la discussion. Et brusquement ce qui semblait du bon sens est devenu paroles d'évangile.

Tant mieux.

Alors pour vous, et seulement pour vous, quelques petits conseils tous bêtes.

1 : Attention à votre poids (indice de poids corporel entre 21 et 23, pour le calculer vous divisez le poids en kilos par la taille en cm et encore une fois par la taille en cm : par exemple : 78 kilos par 172 cm et encore une fois par 172 cm)

2 : Faites deux activités physiques par semaine. Ces activités doivent être modérées, par exemple 2 fois 60 minutes de marche rapide ou 2x 30 minutes de natation.

3 : Eviter les boissons sucrées.

4 : Ne manger pas plus de 500 grammes de viande rouge par semaine

5 : Ne pas boire plus que 2 verres de vin par jour et éviter les apéritifs et la bière.

6 : 5 fruits par jour et 2 légumes frais.

7 : Il faut limiter le sel, pas plus de 6 grammes par jour.

(Ces conseils ont été donnés par le World Cancer Research Fund et l'American Institute for Cancer Research.)

Et voilà, c'est tout simple.

A votre santé...

 

 

 

 

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21/11/2007

Demain, je résilie mon abonnement de téléphone

Vous avez remarqué qu'il suffit de s'asseoir à table pour que le téléphone sonne.

Vous êtes confortablement installés, un bon petit plat, mijoté de chez mijoté, vous tend les bras et paf, non dring, non meuh, non ce que vous voulez (avec les nouvelles sonneries, vous ne savez jamais si c'est votre téléphone ou si c'est votre voisin qui se fait égorger).

Et là la torture. Chaque soir vous devez subir les attaques de multiples groupes de pression, d'instituts de sondage, de vendeurs de n'importe quoi et cerise sur le gâteau (comment il n'y a pas de gâteau au dessert !!!) mes copains des caisses maladies.

Vous prennez votre souffle. Vous essayez d'émettre un son, de placer une syllabe, peine perdue. Votre interlocuteur vous déverse, dans votre mignonne oreille, une avalanche, un torrent de lettres et de mots dont vous avez toute la peine à saisir la substantifique moelle.

Surtout, ne posez pas de questions, restez stoïques.

Et n'essayez pas de vous justifier.

Vous dites non, un point c'est tout.

Vous saisissez votre fourchette, Le plat est devenu un peu froid. Et boum, votre voisin se fait encore une fois égorger.

Votre patience a des limites. Vous criez non.

Vous pensez avoir fini avec les ondes acoustiques, et patatra, votre voisin...

Alors là : Vous battez le record du lancer de téléphone.

 

 

 

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20/11/2007

Polypragmasie

Késaco ?

Ce terme, d'origine allemande, est utilisé pour définir un abus de prescriptions, de la part de médecins.

SantéSuisse part à la chasse des médecins trop onéreux. Tout professionnel qui dépasse 130 % de la moyenne est suspecté.

Il doit donc se justifier, d'abord par lettre, puis devant un tribunal dit arbitral.

Jusque là, vous me direz, il n'y a pas à fouetter son chat.

Le problème c'est que les statistiques utilisées par SantéSuisse sont sujettes à critique et que surtout le fardeau de la preuve est renversé. Le médecin doit se justifier avec ses chiffres qui souvent ne correspondent pas avec ceux de la partie adverse.

Qui a raison, qui à tort ?

Nous remarquons que beaucoup de confrères sont en train de changer leur pratique pour ne pas devoir subir de contrôles.

Je m'explique. Vous pouvez être dispendieux car vous êtes un tricheur et là vous méritez que l'on vous sanctionne.

Mais vous pouvez également sortir de la moyenne, car vous prennez plus de temps avec vos patients, Vous soignez des personnes avec des problèmes graves nécessitant des traitements compliqués. Vous avez dans votre consultation beaucoup de malades avec une grande franchise (les assurances comptabilisent les factures mais n'enlèvent pas les frais non remboursés). Vous vous déplacez à domicile. Vous évitez les hospitalisations en demandant plus de prises en charge sur le lieu de vie.

Vous voulez vous éviter des soucis : alors c'est simple.

Faites le contraire !

Et refusez les cas lourds...

Vous voyez que la pratique peut changer à cause de statistiques.

Je vous rassure, vos primes ne vont pas baisser pour autant.

 

 

 

 

 

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19/11/2007

Que faire, que dire ?

Je vous l'avoue, je suis embêté par un petit détail.

Vous savez, c'est comme un petit vélo qui tourne, qui tourne dans la tête.

Depuis l'autre soir, cela m'agace.

Allez, je vous la fait courte.

C'est une histoire politique, mais c'est aussi un problème éthique.

Jeudi soir, lors du conseil municipal de Carouge, alors que nous débattions du budget, le parti écologiste a fait passer une augmentation des dépenses de 50.000 frs pour mettre en place un système de location de vélos.

Là n'est pas le problème.

Mais ce qui m'interpelle, c'est que l'organisation, qui va recevoir ce crédit, est dirigée par un élu écologiste siégeant dans ce conseil.

Il l'a reconnu et il s'est abstenu lors du vote.

Tout est bien qui finit bien.

Mais, je suis quand même gêné.

Je vous donne une exemple. Je suis vice-président de la Ligue Genevois contre le Rhumatisme. Il ne me viendrait pas à l'esprit de faire demander, par un ami politique, une ligne de crédit pour aider mon organisation. Même si cet organisme est sans but lucratif.

C'était le même cas de figure pour le parti écologiste.

Ai-je raison ?

J'aurais dû intervenir et je ne l'ai pas fait.

La prochaine fois ...

 

 

 

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17/11/2007

AI-Tribunaux : même combat ?

Vous savez que je suis vraiment sceptique à propos de l'objectivité de notre bonne assurance invalidité.

Mais des fois, je doute également de celle des Tribunaux.

Un exemple : une femme de 62 ans sans formation professionnelle, parlant très mal le français, analphabète, est déclarée apte à faire un travail à 60 %.

Quel travail ?

Franchement personne ne peut le dire, mais qu'elle se débrouille.

Reprenons l'histoire : cette brave dame est reconnue, par l'AI, inapte à 100 % dans sa profession, qui est un travail non qualifié. Les médecins ont décrit avec minutie les restrictions d'emplois.

Ces restrictions sont claires : Tous les travaux, non qualifiés, sont impossibles.

Mais malheur, nous sommes sortis de notre rôle, car dans nos certificats nous avons écrit que cette personne ne parle pas le français, ne sait pas lire et écrire et qu'elle a 62 ans. Par conséquent nous ne pouvions pas imaginer à quel métier elle pouvait prétendre.

Réponse du Tribunal : L'instance suprême, le Tribunal Fédéral des Assurances Sociales, a décidé qu'on ne pouvait prendre en compte, pour décider du taux d'invalidité, de l'âge, du manque de formation professionnelle et de la capacité de lire et écrire.

C'est à l'AI de proposer une solution.

Mais nous savons qu'en cas d'absence de formation professionnelle, l'AI ne décide rien et ne propose pas de stage de réinsertion.

Alors débrouillez-vous !

Et c'est à bibi d'expliquer à son patient les subtilités de la doctrine du Tribunal Fédéral.

Ah oui, j'oubliais dans quelle langue ?

 

 

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16/11/2007

Et dire que j'ai raté la choucroute...

Ce matin je suis franchement nase.

Je me réjouissais, la bise étant forte, le froid mordant,  une douce quiétude accompagnée d'une bonne choucroute m'était promise.

Je me disais : " à vue de nez, la séance du conseil municipal consacrée au budget va durer 2 à 3 heures, ensuite les pieds sous la table et une bonne saucisse au bout de la fourchette"

Tu parles Charles. La séance s'est terminée à minuit et quinze minutes.

Le repas à l'as, l'estomac en berne, la glycémie dans les chausettes.

Ma mère m'a toujours dit qu'il était mauvais de sauter un repas. J'en déduit que certains conseillers municipaux n'ont pas de mère.

Les pauvres...

Les yeux se fermaient. Les mains avaient de la peine à se lever. Les pipis devenaient urgents. Les scrutateurs n'arrivaient plus à compter. De terribles gargouillis amplifiés par la sonorisation couvraient les voix.

La retraitre de Russie ou la débâcle de l'armée de Bourbaki.

La bise était vraiment mordante.

Et dire que j'ai raté la choucroute...

Si j'aurais su je n'aurais pas venu.

Na...

 

 

 

 

 

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15/11/2007

Aujourd'hui, c'est budget...

Le grand soir est arrivé.

Nous votons le budget communal.

Des cris sortent des multiples estaminets carougeois. Crayon, ciseau et calculatrice sont en action.

On coupe, on rajoute, on recoupe. On tremble : ne va-t-on pas se mettre quelques électeurs à dos ?

Le premier soir : "Nous sommes les vengeurs masqués du budget. Après nous, les dépenses inutiles ne repousseront plus."

Le deuxième soir : "Nous sommes toujours les vengeurs masqués... Et dis voir, les autres, tu crois qu'ils vont oser faire une telle proposition."

Le troisième soir : "Super Budget arrive... Euh les gars, je veux pas me défiler mais c'est un peu hard ce que nous demandons."

Le quatrième soir : "A moitié super budget arrive tranquillement... Et les potes, nous sommes riches alors peut-être que nous devrions, tout en restant sur notre ligne de conduite, admettre que..."

Le soir du vote, les tranchées sont creusées. Tout le monde à son poste, la Gauche et l'Entente se regarde droit dans les yeux. Tu vas voir mon coco.

Suspense...

Remake du Bon de la Brute et du Budget.

La suite : Demain, même heure, même antenne.

 

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14/11/2007

Mourir comme un juste

Le suicide assisté fait débat.

La possibilité, pour Exit, de se rendre dans des EMS ou des hôpitaux à la demande de patients, est débattue.

Je prends conscience que notre attitude face à notre mort a complètement changé depuis ces vingt dernières années. Lorsque que j'ai commencé à faire des stages dans les hôpitaux, je me rendais compte que nous mentions sytématiquement aux malades pour ne pas leur "faire peur". D'une certaine façon, nous leur dérobions leur mort.

Et puis les soins paliatifs se sont mis en place. Tout a changé. La mort nous était redonnée. Elle refaisait partie de nous, naturellement. Le dialogue était rétabli.

Diablement difficile ce dialogue avec une personne qui arrive au bout du chemin, mais essentiel.

Et c'est là que j'ai commencé à admettre que chaque malade avait le plus strict droit de choisir son moment.

Il ne faut pas légiférer, mais si le suicide assisté n'est pas possible au domicile du patient, il faut alors le permettre sur son dernier lieu de vie.

Cela se fait, chaque cas est unique.

Chaque Homme a droit à une mort digne et juste.

 

 

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13/11/2007

CEVA pas...

Il court, il court le CEVA du bois joli

Elle court, elle court la rumeur de la République.

900 millions au départ, 2 milliards à l'arrivée.

Qui va payer ?

En plus, il semble que la France se désintéresse complètement du projet et que c'est un bureau d'ingénieur genevois qui a dû reprendre les études concernant le tronçon sur son territoire. 

Vous connaissez les rumeurs. Elles existent lorsque la communication ne fonctionne pas.

La commune de Carouge a fait opposition. Elle désire un tracé en tunnel sur tout son territoire. Tous les partis politiques, représentés au conseil municipal, ont appuyé cette démarche. Cette unanimité aurait dû avoir un certain poids aux yeux du Conseil d'Etat. Et bien pas de réponse, nous ne savons rien. On nous fait lanterner. Nous avons l'impression d'être des gueux attendant la bonne volonté du Prince.

Que le dialogue ne soit pas possible, dans un si petit canton, fait réfléchir.

Il court, il court monsieur Cramer des mandats jolis.

Ils râlent ils râlent les citoyens de ce canton...

 

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12/11/2007

Que faire ?

Faut-il juger les malades mentaux ?

La question se pose en France.

Romain DUPUY souffre de schizophrénie. Dans un moment de crise, il a tué, en 2004, une infirmière et une aide-soignante alors qu'il se trouvait à l'hôpital de Pau.

Il vient d'être cité devant un tribunal pour que soit prononcé un non-lieu psychiatrique.

Lors de son élection, le Président Sarkosy avait déclaré : "Les droits de l'homme pour moi, ce sont avant tout les droits de la victime." Il avait donc demandé, à son ministre de la justice, d'étudier un projet de loi qui consiste à faire comparaître les personnes irresponsables. En août dernier, il avait reçu les familles et leur avait promis qu'un procès pourrait avoir lieu même en cas d'irresponsabilité

Est-ce qu'un procès public peut être utilisé comme un moyen thérapeutique de faire son deuil ?

Les psychiatres sont en grande majorité contre.

Je pense qu'il peut être traumatisant pour une famille d'être en contact avec un malade psychiatrique. Son comportement peut être imprévisible et ses propos par leurs possibles incohérences pourraient choquer.

La vrai question est la suivante.

Comment faire pour que ces personnes soient mieux encadrées et que les risques, pour la société, soient réduits au maximum.

Comment faire pour que l'entourage d'un malade mental, qui souvent vit un véritable calvaire, n'ait pas l'impression d'être abandonné.

Peut-on, en agissant en amont, éviter de tel drame ?

Que faire ?

Les tribunaux ne résoudront rien...

 

 

 

 

 

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10/11/2007

Vive le Conseil d'Etat !

En fin de compte, bravo à monsieur Longchamp qui s'est imposé comme médiateur dans le conflit de la construction.

Je me dis, c'est super lorsque les politiques jouent leur rôle. Mais diantre pourquoi ce genre de chose n'arrive que si rarement ?

Sont-ils des intermittents ? Sont-ils occupés dans d'autres lieux ? Font-ils des calculs savants pour savoir combien leurs collaborateurs sont payés ? Sont-ils chez le coiffeur, chez l'esthéticienne ?

Mesdames, Messieurs, je lance un avis de recherche. Au bas de ce billet, vous trouverez leur photo pour que vous puissiez les reconnaître.

Franchement j'ai un peu de rancune comme médecin. Lorsque SantéSuisse nous a laissé tomber comme une vieille chaussette et que le Conseil d'Etat a du décider d'un prix du point médical, il s'est retranché derrière l'avis du surveillant des prix. Il n'a eu aucun courage politique pour, peut-être, rappeller aux assurances qu'ils existent des règles à respecter et que l'on ne peut pas faire n'importe quoi.

Nous étions dans la même situation que les ouvriers de la construction. Le dialogue était impossible. L'intervention de l'Etat aurait pu...

C'est beau de rêver.

Allez bonne fin de semaine et tout plein de bonnes choses pour vous.

 

 

 

 

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09/11/2007

Après la lumière, les ténèbres...

Vous savez la ville de Genève a beaucoup, beaucoup, mais vraiment beaucoup de bonnes idées.

Je travaille place Grenus et j'ai reçu, il y a quelques semaines, une lettre m'annonçant l'installation d'un jardin suspendu sur la place, dans le cadre d'une série d'illuminations. Cette missive faisait référence à la Fête des Lumières de la ville de Lyon.

J'ai trouvé l'idée plus qu'intéressante.

Il a fallu 3 jours pour tout installer. Sur un treillis, l'artiste avait attaché des centaines d'étoiles en papier. Des spots de différentes couleurs permettaient de donner l'impression de voir de multiples fleurs entre les arbres de la place.

Bref pas mal du tout.

Et cela nous donnait un sujet de conversation.

Les bons genevois râlaient, les moins bons genevois appréciaient (étant carougeois, j'avais l'obligation de n'être pas d'accord avec les bonnes dames de St-Gervais).

Et là paf, après 1 semaine, fini, circulez , il n'y a plus rien à voir. Les étoiles sont toujours présentes mais les lumières ont été éteintes.

Franchement, c'est vraiment n'importe quoi.

Les lyonnais se marrent.

 

 

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08/11/2007

De l'importance d'un bon sommeil !

Nous savons tous que le sommeil doit être réparateur.

Nous avons tous lu et appris les recettes pour un super sommeil. Nous avons tous connu les affres de l'insommnie, du réveil glauque avec l'impression de n'avoir pas dormi et d'être passés sous un rouleau compresseur.

Vous connaissez l'expression : "qui dort dîne". Et bien elle est vraie, puisque les personnes qui dorment mal ont tendance à grossir.

Dans ma pratique quotidienne, je rencontre des malades qui viennent me voir pour des douleurs généralisées. Et souvent, la seule cause à leur problème est un sommeil de mauvaise qualité associé à un grand état de stress. Cette constatation est corroborée par les résultats d'un travail de monsieur Matthew WALKER (université de Berkeley en Californie) paru dans la revue "Current Biology".

Et que dit ce cher docteur. Et bien que les maladies psychiatriques ont probablement leur origine dans un trouble de la fonction cérébrale provoquant une perturbation du sommeil.

Et probablement pas seulement les maladies psychiatriques mais également les problèmes de douleurs chroniques, les dysfonctions de certaines fonctions comme le contrôle de la tension artérielle, la fonction des intestins, les toubles de la concentration, de la mémoire et comme je l'ai dit plus haut la prise de poids. Il faut que vous sachiez que le cerveau travaille plus la nuit que la journée. Il utilise son temps à mettre certaines données en mémoire et à réparer ses circuits. Le sommeil doit donc être réparateur, la sagesse populaire ne se trompe jamais. 

Alors prennez soin de votre sommeil.

Faites comme tous les bons genevois, couchez-vous avant minuit...

 

 

 

 

 

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