14/02/2008

Soupçons ...

Excellent éditorial dans le dernier numéro de la Revue Médicale Suisse.

Les docteurs Andreoli et Stiefel lancent un vibrant appel pour toutes les maladies soient reconnues et que nous arrêtions de considérer les malades psychiatriques pour des menteurs, des "piornes", des emmerdeurs. 

Je ne suis pas psychiatre, mais je vois tous les jours des patients venir me voir pour des problèmes dépressifs qu'ils ne veulent pas reconnaître. Dans notre société, la dépression est une tare. C'est bon pour les faibles et "avec un bon coup de pied où je pense..."

Les assurances maladies rêvent de diminuer les prestations et imaginent que nous allons chez le psychiatre avec autant de facilité qu'à la Migros.

Bref une méconnaissance complète de la souffrance ressentie par les patients.

Notre société demande du rendement. de la joie et une forme olympique.

Pour ceux qui ne peuvent pas suivre le rythme, il ne reste que la peur d'être reconnu comme dépressif.

Nous devons être solidaire. Je dit et je répète à longueur de journée : Il n'y a pas de bonnes et de mauvaises maladies. Tous les malades sont égaux et doivent avoir accès aux soins sans restrictions.

 

 

 

 

13:26 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

"Aller chez un psychiatre est l'une des choses les plus dangereuses que vous puissiez faire" Peter Breggin (traduction: moi)
Mais je n'ai pas que l'allergie des psychiatres.. pratiquement tous les médecins, thérapeutes et autres acuponcteurs m'ont abandonnée lorsque j'ai été diagnostiquée avec une maladie qu'ils ne savent pas soigner. Pour eux, je fais exprès. C'est une terrible solitude. Je souffre et l'on refuse de m'aider.

Écrit par : K, | 14/02/2008

Le tragique, quand demande l'avis d'un scientifique, c'est qu'il va volontiers fournir une explication en fonction de ce qu'il sait, sans trop mettre de réserves puisqu'il pense détenir une solution. Mais si l'ensemble "E" de la réponse ne correspond que partiellement à l'ensemble "A" de la question, le cas est loin d'être résolu et il y a risque de plus précisement se présenter lors de troubles psycho-somatiques.

Écrit par : Rabbit | 14/02/2008

Désolé, une ligne a sauté, je recommence.
Le tragique, quand on demande l'avis d'un scientifique, c'est qu'il va volontiers fournir une explication en fonction de ce qu'il sait, sans trop émettre de réserves puisqu'il pense détenir une solution. Mais si l'ensemble "E" de la réponse ne correspond que partiellement à l'ensemble "A" de la question, le cas est loin d'être résolu et il y a risque
de traitement inapproprié ou incomplet (cas médical). Ceci devrait se manifester plus concrètement lors de troubles psycho-somatiques.

Écrit par : Rabbit | 14/02/2008

"... que nous allons chez le psychiatre avec autant de facilité qu'à la Migros."

Le degré de facilité à aller à la Migros sera-t-il un nouveau test qui va remplacer celui de Rorschach qui fait vraiment tache ?
L’état réel du testé sera-t-il mesurable sur une échelle que nous appellerons « échelle Cumulus » et que chacun pourra présenter à son médecin en lui tendant la carte du même nom ?

Écrit par : Père Siffleur | 15/02/2008

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