21/02/2008

La douleur chronique et le cerveau...

Pourquoi avons-nous autant de peine à traiter la douleur chronique ?

Pourquoi certains patients continuent à souffrir alors que leurs problèmes semblent guéris ?

Pourquoi des douleurs, qui durent depuis 2 à 3 mois, donnent l'impression de devenir autonomes ?

Un article du docteur Baliki paru en 2008 (J Neurosci 2008;28;1398-1403) nous permet de comprendre une partie du mécanisme intracérébral de la douleur chronique.

Ce chercheur a comparé le fonctionnement du cerveau de personnes souffrant de douleurs du dos, depuis 6 mois, à des sujets en bonne santé.

Il a mis en évidence une modification de l'activité cérébrale entre les deux groupes, principalement dans la région frontale. Cette localisation est importante car elle gère nos émotions.

Cette zone cérébrale n'est théoriquement pas solicitée lorsque nous sommes au repos. Par contre chez les malades souffrant d'une douleur chronique, l'activité est constante.

Il semble, donc, que souffrir en permanence altère l'équilibre en les zones actives et inactives avec pour résultat un traitement différent des informations, provoquant une mauvaise gestion des influx douleureux, l'apparition d'anxiété, d'insomnie, de dépression ou simplement perturbant notre faculté de prendre des décisions. 

Et à long terme, le risque existe que la sollicitation constante des certains neurones puisse provoquer des dommages irréversibles.

Il est donc essentiel que nous traitions les douleurs avec rapidité et efficacité.

Il faut donc accepter de prendre des analgésiques. Il ne faut pas en avoir peur.

La compliance (l'adhésion au traitement) est malheureusement catastrophique en cas de douleurs.

Pourquoi "prendre son mal en patience " ?

 

 

 

 

 

 

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