10/04/2008

Mais, pourquoi a-t-on peur des piqûres !

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La panique, la trouille, les chocottes… « Non s’il vous plait pas de piqûres ».

« Pourtant, je vous jure que je ne vais pas vous faire mal.

Tu l’as dit Charles… je ne vous crois pas, les médecins sont tous des menteurs. »

 

Tu parles, moi aussi j’ai le trouillomètre à zéro. J’exècre les injections et je ne vais pas chez le médecin pour cela.

De toutes les façons, les médecins sont les pires des patients. Ils imaginent toujours le pire.

 

Et puis les hommes sont des spécialistes de l’évanouissement post piqûre, surtout les baraqués tatoués.

 

Bref comment faire, pour faire passer la pilule.

Parlez d’autres choses…

Passez en boucle Alain Morisod…

Ou menacez l’assuré en lui disant que l’ogre Couchepin viendra le manger tout cru…

 

Et puis une fois le geste fini, le grand soupir de soulagement. « Mais je n’ai rien senti, vous êtes sûr que vous avez terminé. ».

Un grand roulement de mécanique, jusqu’à la prochaine fois.

 

Mais diable, pourquoi a-t-on peur des piqûres ?

06:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Les Africains intellectuels parlent de nous comme des obsédés de la non-souffrance. En fait, nous sommes élevés par des femmes dans un esprit de femme. Lire "les enfants de Jocaste" (la mère d'Oedipe, vu que vous avez l'air assez inculte...) de Christiane Olivier.
Ce sont les femmes mères qui produisent les ignobles machos...et qui détruisent leurs filles parce que rivales potentielles.

Écrit par : Géo | 10/04/2008

Un vaccin représente la piqûre, le produit injecté et l'intention de l'intervention.
La piqûre perce la peau qui n'est ainsi pas respectée dans son rôle de protection.
Les différentes substances injectées sont connues mais il n'y a aucun moyen de les suivre dans les différents organes du corps, lors des différentes réactions biochimiques et pas plus dans les multiples phases du métabolisme, de sorte que beaucoup de réactions nous échappent. La science oriente ses recherches en fonction de ce qu'elle désire et des moyens qu'elle détient à sa disposition mais elle est loin de posséder tous les instruments nécessaires.
Pour ce qui est de l'intention du geste, il est clair qu'elle est beaucoup mieux acceptée si elle est choisie en pleine connaissance de cause et non sur la base de statistiques, de décisions économiques, de peur de certaines réactions, de pressions sur les parents, de refus de certains pédiatres de suivre des enfants non vaccinés, d'épargne du temps que nécessite un enfant malade, etc

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19/04/2008

Ouf ! Enfin un endroit où je vais pouvoir parler de ma phobie des piqures et prises de sang et de la façon dont je me soigne sans paraitre ridicule...

Petite on m'a fait plusieurs piqures dont une série d'antibiotiques pour del'impétigo; j'ai su plus tard que ce traitement n'aurait pas été nécessaire mais une amie de ma mère était infirmière et nous étions en vacances chez elle alors cela lui a paru plus pratique. Ces injections me faisaient mal à hurler.
Ma mère était une féministe enragée qui n'avait qu'un souhait pour moi : que je sois forte, combative, que je sache serrer les dents, me battre, me comporter comme un homme, un vrai ! Mais j'étais une fille et de surcroit d'une santé extrêmement fragile (asthme, anorexie, maigreur).

Cette phobie a poussé peu à peu sous le regard de ma mère. Quand j'allais faire une prise de sang avec mon père, il était neutre et il restait dans la salle d'attente, ensuite il me demandait si ça allait et m'emmenait boire quelque chose.
Ma mère, elle, tenait à venir avec moi, elle me mettait une note. Il aurait fallu queje ne montre AUCUN signe de peur et de toutes façons, pour elle, comme pour les compagnons que j'ai eus ensuite plus tard, j'étais "une mauviette". Une fille "dépendante", qui "ne se prend pas en main" etc.

Ensuite j'ai essayé les psys mais cela n'a pas marché parce que leur discours resemblait à celui de ma mère.
J'ai dû accoucher sous césarienne en me faisant poser le goutte-à-goutte pendant la nuit et en refusant les injections d'héparine. Je n'ai plus fait de prise de sang à partir de ma 15ème année et je n'ai pas renouvelé mes vaccins.
Les psys ne marchaient pas parce que...eh bien je retrouvais en eux et surtout en elles la même "relation" qu'avec ma mère et cela me flanquait les pétoches !
Les piqures c'est l'INTRUSION si on veut et ma mère a toujours été intrusive. Je passe beaucoup de détails pour aller au plus important : aucun des psys n'a pu me faire réaliser à quel degré de cruauté atteignait ma mère parce que c'était impensable pour eux. Je sentais bien que de leur point de vue c'était "dans ma tête" une mère "vécue" comme ignoble mais pas la réalité objective.
De plus, nous vivons dans une société qui valorise la fonction maternelle et donne aux mères, aux femmes beaucoup (trop) de pouvoir et idéalise leur "amour".
J'avais honte de ma maternophobie et je n'osais pas en parler, surtout pas à une amie car avec les femmes c'est toujours un peu comme avec sa mère : les limites deviennent floues, on passe à la psycho, à l'intrusion, aux conseils, à la rivalité hypocrite. Ca m'a poursuivie dans mon travail et partout. Je n'ai pas d'amie fille ou femme, je ne cherche pas à en avoir et j'évite de devenir proche d'une femme parcequ'à chaque fois elle me dévore.

Maintenant je peux le dire clairement. La piqure, c'était la toute-puissance maternelle. Comme elle sadique et comme elle hypocrite ("c'est pour soigner").

Je ne pouvais donc pas montrer du courage pour obéir à mon ennemie et lui faire plaisir, correspondre à ses souhaits de fille forte. Je refusais son idéologie de femme indépendante et d'individu "fait tout seul" ( c'était une admiratrice de Sartre et Beauvoir) cela et d'autres choses encore qu'elle a faites avec moi et qui ont quelque chose à voir avec l'intrusion mais je passerai les détails.

A 42 ans on m'a annoncé que j'avais le cancer et j'ai du me faire opérer puis suivre une chimio. Les injections sont devenues incontournables.
Heureusement un concours de circonstances a voulu que je trouve en face de cette terrifiante mère une sorte de "fonction paternelle" ou ce qui en faisait office : un mari compréhensif. Un groupe politique avec des hommes dont je partage les idées, des livres et des auteurs qui m'ont "autorisée" à remettre ma mère à sa place et à défendre la protection des faibles, des "mauviettes" comme moi, sans me faire insulter. Une critqiue globale de la symbolique "incestueuse" de nos sociétés consuméristes (les critiques sociales n'intéressent pas les psys et pourtant, moi, cela m'a énormément aidée) et surtout la fréquentation d'hommes avec qui je partage une foi, des idéaux, mais peu d'affection car je ne suis pas très liante...donc le contraire de ma mère( qui est, bien sur, d'une sociabilité dévorante),le contrepoids.

Enfin, c'est un moine qui m'a aidée par une vision critique des thérapies actuelles qui ont pour but le moi alors que, disait-il, le but vers lequel nos efforts doivent tendre est Dieu. Je suis croyante et j'ai prié. J'ai pensé que ce que je refusais de faire pour ma mère, je pouvais le faire pour le Père. Mes "compagnons d'armes" m'avaient "nourrie" d'exemples historiques de personnes torturées ou mortes pour des causes nobles.Notre leader est même venu me raconter une bataille pour me remonter le moral à la clinique. C'est un peu comme si j'avais eu à ce moment l'idée d'opposer "le sabre et le goupillon" à la seringue maternelle. Au même moment je me suis autorisée à ne plus voter comme elle mais à voter selon MES convictions.

"Pour me donner du courage j'ai pensé à des personnes qui n'étaient pas de la tendance de ma mère, pas des femmes "fortes" qui se battent pour elles-mêmes et leurs intérêts égoistes mais des héros qui défendent leur pays ou leurs convictions, des saintes comme Thérèse de Lisieux, Mère Téréza, des héros de la Résistance, etc.
Protégée de cette façon très symbolique par la fonction paternelle, j'ai pu laisser la fonction "maternelle" me faire "tout ce qu'elle voulait" : des injections. J'ai fait ma chimio sans problèmes et des prises de sang en faisant des prières. "Elle" avait cru pouvoir posséder mon corps et lui faire mal, mais il me restait l'esprit, les livres, les prières et grâce à cela j'ai pu surmonter ma peur. Le "travail" psy renvoie trop l'individu à lui-même, là j'ai fait "appel" à des éléments de la culture. Bien sûr, ce n'est pas une technique ! C'était "ma" solution. Il n'est pas sûr qu'un médecin trouve cela bien sérieux mais enfin, sur moi, ça a marché.

Les personnes qui m'ont vraiment aidée ne le savent même pas !

Écrit par : Philon | 13/05/2010

J'ai trop peur des piqures,a chaque fois que j'en vois une,je sens mon coeur batre dans ma poitrine et je me sens pas bien,j'ai le gout de vomir.Je crois que c'est acose que dans mon autre vie interieur j'ai ete morte d'une piqure.C'EST SUR!!!!

Écrit par : Rose | 20/10/2010

Je ne sais pas comment qualifier cette peur que j'ai au plus profond de moi...pour les piqûres. Hier encore, j'ai été chez le dentiste...à un moment il a fallu qu'il me fasse une piqûre et j'ai fait une perte de connaissance...cela m'arrive plusieurs fois, chez le médecin, dentiste, dermato (juste pour percer l'oreille!) en fait, j'y pense tout le temps, cela me paralyse. Quel rapport ai-je avec les piqûres, pourquoi ai-je si peur de ça? mes vaccins sont plus à jour...tellement j'en ai une peur panique.
J'ai un autre rdv la semaine prochaine...j'en dors déjà plus la nuit! c'est pour vous dire!

Écrit par : Matthieu | 19/01/2011

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