17/04/2008

Hommage...

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Il y a des jours où brusquement tout revient. Il suffit d’un téléphone, d’une parole.

Il y a des personnes que nous ne pouvons pas oublier, d’autres qui disparaissent de notre esprit comme de la poussière dans le vent.

J’ai appris hier le décès d’un de mes maîtres. Oui nous restons diablement vieux jeu dans la médecine et nous avons encore ce respect du patron, du formateur.

Vous ne le connaissez pas. Ce n’était pas un grand professeur, mais un médecin chef de l’hôpital de Sion, le Docteur Amacker.

Il m’a simplement appris à écouter, à prendre mon temps, à intégrer le social, le culturel et le religieux dans l’anamnèse médicale.

Jeune médecin, je débarquais de ma Genève natale dans ce canton du Valais que je connaissais peu.  C’était encore le temps où les grandes visites s’interrompaient, lorsque l’aumônier venait donner la communion aux malades.

J’ai appris l’importance de la famille, au sens large, dans ce canton. Je m’étonnais d’obtenir peu de renseignements de la part de mes malades. Le docteur Amacker me montrait qu’il fallait simplement d’abord parler des cousins des cousines, du village pour pouvoir ouvrir la « boîte aux secrets » et obtenir la confiance.

Il m’a appris l’humain dans sa profondeur.

Il m’a appris à regarder, à écouter.

Il m’a appris à ne pas juger.

Il m’a appris le bonheur de faire ce métier.

 

Merci et respect.

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Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

un très bel hommage, témoignage d'un profond respect.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 17/04/2008

Merci de nous faire si bien ressentir une importante dimension qu'un médecin est capable de vivre et de transmettre.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18/04/2008

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