24/04/2008

Faut-il prélever les urines des collégiens ?

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Le grand conseil vaudois vient de voter une loi permettant le prélèvement d’urine ou de salive, dans les écoles publiques, pour dépister les consommateurs d’alcool ou de drogue.

Est-il nécessaire d’en arriver là ?

Est-ce aux professeurs de se substituer aux parents et aux soignants ?

Quelles seront les conséquences lors d’un contrôle positif ?

J’ai bien peur que cette loi ne serve à rien et que le premier recours qui sera déposé devant un tribunal donnera raison au plaignant.

Qui va interpréter les résultats ?

Les médecins scolaires ou les médecins traitants devront-ils participer ?

J’ai un grand doute sur la valeur éthique d’une telle mesure.

Je me demande si nous pouvons comme cela obliger quelqu’un à donner un liquide organique.

Ce genre de mesure a déjà été proposé par des patrons, principalement pour tester leurs futurs collaborateurs. Les associations de médecins ont toujours refusé d’y participer.

Il m’arrive régulièrement que des parents me demandent, en douce, de tester les urines de leurs enfants. Je refuse dans tous les cas. Par contre, je discute avec l’adolescent, ouvertement.

Nous devons respecter la personne. Nous ne pouvons pas, sans son accord, faire des dosages urinaires et sanguins et les communiquer à une tierce personne.

Cette règle n’est pas négociable.

Sinon, c’est la porte ouverte à toutes les dérives.

Attention…

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Commentaires

En tant que parent, je ne donnerai JAMAIS mon accord pour procéder à de telle choses sur mon enfant mineur.

L'école est le pour éduquer par pour appliquer des articles de loi pénaux.

Encore une dérive UDCiste et dégueulasse de notre pays. Je crois bien que je vais de ce pas aller vômir mon petit-déjeûner.

Écrit par : Dji | 24/04/2008

Dji,

Je vous signale que les écoles privées pratiquent depuis longtemps le dépistage des drogues, que ce soit par les urines ou par les chiens dans les dortoirs. Qu'y a-t-il de mal ? Vous n'aimeriez pas savoir si votre enfant se drogue ? vous préférez fermer les yeux et ne pas connaître la vérité. Je vous dirai que vous, peut-être arrivez à voir si votre enfant se drogue ou pas, mais qu'il y a des parents qui sont complètement à côté de la plaque et ne se rendent compte de rien. J'ai un ami qui n'a jamais soupçonné sa fille et pourtant, les parents se sont rendu compte très très tard (trop) tard que sa fille était prise dans la drogue !

Écrit par : Café | 24/04/2008

C'est une excellente solution qui devrait être appliquée dans tout le pays. Hélas, Beer (PS) refuse d'entrer en matière. Peut-être qu'il a peur de découvrir l'étendue des dégats dans nos écoles.

Écrit par : Octave Vairgebel | 24/04/2008

Charles Beer (PS) craint de découvrir l'étendue des dégats dans nos écoles à tous niveaux.

De toutes les conneries qui ont jalonné son règne, beaucoup sont restées cachées. Il se defend en "vivant caché"; or, il est important de les révéler de manière méthodique afin que les gens ne votent aveuglément, comme s'il suffisait de se dire socialiste pour réussir sa carrière politique.

Sa psychologie lui fait se prendre pour le roi à tel point qu'il considère le DIP comme "son" département, "son" institution. Beurkk!!

Gardons à l'esprit qu'il n'aura pas fait 2 législatures complètes; aussi, il a beaucoup à perdre si ...
Pourquoi pas faire pression sur son président de parti?????

Écrit par : Micheline | 24/04/2008

@ Octave & Micheline PACE, vivement les élections cantonales de 2009...un souffle nouveau se profile à l'horizon...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 24/04/2008

Café,

Votre non-argumentaire (procés d'intenttion "vous préférez fermer les yeux et ne pas connaître la vérité" et "J'ai un ami qui ...") ne me convint pas du tout.

Ce n'est pas parceque des parents ont des problèmes de communications avec leurs enfants, qu'il faut imposer des dépistages systématique sur tous. C'est totalement aberrant. Et alors, lorsqu'on aura détecté qu'un enfant fume, on va faire quoi ? Lui mettre une entrée dans son dossier qui va le suivre toute sa vie ou l'exclure de l'école ? Ce n'est pas du tout ce genre d'option d'éducation que je prend pour ma famille.

Alors que nos libéraux de tout bord invoque la liberté individuelle à tout va, j'invoque la mienne pour interdire à l'Etat de procéder à une telle atteinte personnelle sur mes enfants mineurs.

Écrit par : Dji | 24/04/2008

Visiblement pour vous ne rien faire est une solution ! Le dialogue ? oui bien sur mais celui-ci existe depuis des années, et avec quel résultat ? Il il 'y a vingt ans les premiers joints de canavis étaient conslmmé partir de 16-17 ans et aujourd'hui 12-13 ans ! Une belle résussite !!
Le dépistage doit se faire de façon stricte et en cas de doute, par ailleurs il 's'agit ensuite de prendre en charge l'ados pour son problème de drogue car il s'ait ni plus ni moins que d'un cas de santé public ! Ne rien faire et en rester à la passivité actuelle n'est ni moins que de l'irresponsabilité !

Écrit par : cédric | 24/04/2008

Dji, avez-vous peur de mauvaises découvertes chez vos enfants et, surtout, en seriez-vous responsable ?

Écrit par : Octave Vairgebel | 24/04/2008

A propos de l'herbe verte (libérale) :
Le dépistage devrait commencer le premier juin (facile, celle-là…)
Les Vaudois veulent dénicher des étudiants en herbe (boff…)
Le Parlement vaudois veut couper l'herbe sous le pieds d'Anne-Catherine Lyon, qui est en pétard (ouais, pas mieux…)
Le slogan cantonal : "Pas de fumette sans faute" (pas mal, n'est-il pas ?)
Et que dire du fait qu'un anagramme de "CANNABIS" est "CAS BANNI" ? (encore un effort…)
Et qu'un autre anagramme de "CANNABIS" est "BANC SAIN" (banc d'école, s'entend…) ?
Quant au mot "HERBE", le "H" n'est pas aspiré (ben ouais : il est fumé…)

Écrit par : Fumette | 25/04/2008

CANNABIS + FUMETTE = CUBE MANIFESTANT (trouvé sur exionnaire)

Écrit par : anagramme | 23/10/2008

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