30/04/2008

Vous voulez rester minces ?

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Alors aujourd’hui c’est pour vous, seulement pour vous.

Un moyen tout simple qui vous empêchera de vous ruer sur les chips, les plaques de chocolat, les super biscuits, les babas au rhum, les Paris-Brest, les 4 quarts, les Forêts Noires, les fondants au chocolat, les mousses, les éclairs…

Pourquoi toujours dire non et devoir se restreindre, ce n’est pas juste…

Mais madame Suzanne HIGGS de l’Université de Birmingham, telle Super Women, vient à notre secours.

Elle a imaginé un test tout simple. Vous prenez deux groupes d’étudiants. Vous les invitez à venir prendre un goûter chez vous. Vous mettez la table, vous faites un thé dans les règles de l’art de la vieille Angleterre et vous sortez les douceurs qui doivent accompagner ce moment divin.

Mais avant que ces gloutons se précipitent sur les bonnes choses, vous leurs demandez : pour le premier groupe d’écrire ce qu’ils ont fait pendant la journée et pour le deuxième groupe ce qu’ils ont mangé à midi.

Et boum, garanti pur beurre : le premier groupe, tel Attila dans les plaines hongroises, bondit sur les sucreries. Le deuxième groupe fait de manières, picore, bref ignore les bonnes choses.

Résultats des courses, pas de calories supplémentaires et pas de bourrelets à la fin de l’année.

Il semble que la mémoire immédiate est relayée par l’hippocampe et que cette région du cerveau joue un rôle essentiel dans nos prises de décisions. Le docteur Paul ROZIN, de l’Université de Pennsylvanie a étudié l’effet des lésions de cette partie du cerveau sur la prise de poids. Il semble que les patients, qui souffrent de ce type de problème, mangent un deuxième voir un troisième repas, car ils ont oubliés ce qu’ils viennent d’ingurgiter.

Alors vous êtes convaincus.

On commence dès aujourd’hui et j’attends vos témoignages.

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Commentaires

Arrêtez un peu vous les médecins de trouver des théories qui, comme toujours, insinuent que les patients sont menteurs ou qu'ils n'ont pas toute leur tête! Trouvez-nous plutôt la raison pour laquelle certaines personnes stockent de la graisse alors qu'ils font tout ce que la médecine leur dit de faire pour garder la ligne!

Écrit par : K. | 30/04/2008

En aucun cas je pense que mes patients sont des menteurs.
Mais il est essentiel de savoir comment le sentiment de satiété fonctionne.
Pourquoi nous grignotons alors que nous n'avons pas faim.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 30/04/2008

JE SERAIS INTERESSE A RECEVOIR LA REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE DE L'ARTICLE MENTIONNE.
AVEC MES MEILLEURES SALUTATIONS
HANS SCHLAEPFER

Écrit par : Schlaepfer | 30/04/2008

J'ai trouvé ces informations dans le numéro du 26 avril du "NewScientist". L'article s'intitule " Think back to lunch if you want to stay thin" et il est signé Colin Barras.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 30/04/2008

La seule question qui vaille et à laquelle les médecins, diététiciens ne savent pas répondre, c'est de savoir pourquoi certains grossissent et d'autres non pour la même quantité. Les Grecs nourrissaient un concept de "leptocine" (médicament pour devenir ou rester mince) alors que nous, avec tous nos produits, on n'arrive pas forcément à maigrir malgré moult efforts et la vie stressante qu'on est condamnés à mener.

Le stockage des graisse se fait de manière injuste : ne pourrait-on pas trouver un moyen (non pas la lipposuccion) pour détruire à jamais les cellules adipeuses dont le nombre n'est pas égal d'une personne à une autre?

Pourtant, si les êtres humains se distinguent par leur esprit, leurs aptitudes, leur sensiblité ou leurs valeurs, quoi de plus semblable qu'un corps avec un autre corps?

Quid, Docteur?

Écrit par : Micheline | 30/04/2008

Merci Micheline. La faute est trop souvent mise sur le patient et lorsqu'il dit qu'il fait des efforts pour maigrir, on ne le croit pas. Dr. Buchs a aussi publié un article intitulé "Mensonges" (16 avril) où il cite un article sur le fait que les patients mentent aux médecins! Avouez que c'est frustrant quand on fait un max d'efforts et que l'on ne nous croit pas!

On sait qu'avec l'âge on grossit. Surtout sur le ventre. La médecine nous dit que ceux qui ont du ventre risque l'infarctus. Mais si pour une fois ce n'était pas de notre faute? Si c'était un dérèglement hormonal qui fait stocker la graisse sur le ventre? Et que c'est ce dérèglement qui est dangereux pour le coeur. Le manque d'omega 3 dans notre alimentation moderne est peut-être une autre piste.

Vous parlez de stress, Micheline. Un corps stressé produit du cortisol, qui fait stocker la graisse. Peut-être la seule solution c'est la méditation et la relaxation. Bonne chance à tous.

Écrit par : K. | 01/05/2008

L'industrie alimentaire et les rajouts inutiles, soit de sel, sot de sucre, quand c'est pas de l'aspartame, ne sont pour rien dans la prise de poids ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/05/2008

Le régime de perte de poids est donc un bon exemple de dilemme résolu, en cas d’écart, par l’autojustification.

Écrit par : Patrice | 13/10/2014

Bonjour,

Pour la perte de poids, je préconise l'utilisation d'une plante bien connue dans la pharmacopée orientale :

Nom scientifique : Amorphophallus konjac, Amorphophallus rivieri.
Noms vernaculaires : Konjac, Konnyaku, Langue du diable (à cause de sa forme particulière)

Usages alimentaires
Le konnyaku (蒟蒻), principale forme de consommation du konjac, a pour caractéristique une basse teneur en calories (5-10 calories par 100 g) et une assez bonne teneur en fibres (2-3 g par 100 g) et est très apprécié en Occident pour les régimes hypocaloriques, que ce soit sous forme de nouilles ou de gelée. Son goût restant très neutre, il est surtout utilisé pour sa texture en bouche (plus croquant que fondant) et son aspect.

C'est au Japon principalement que l'on utilise le konnyaku. Il est obtenu en mélangeant de la farine de konjac avec de l'eau de chaux (mélange d’hydroxyde de calcium et d’eau). L'algue hijiki (Hizikia fusiformis) est souvent ajoutée au mélange comme colorant. Le mélange obtenu est bouilli et puis refroidi, ce qui lui permet de se solidifier, donnant ainsi le konnyaku. Le konnyaku est un ingrédient traditionnel de l'oden et est consommé sous forme de galettes, de gâteaux secs ou encore de vermicelles de konnyaku, appelés shirataki (白滝, litt. « cascade blanche »).

En Chine, il est consommé dans certaines parties de la province du Sichuan ; le bulbe est appelé moyu ("taro du diable" / 魔芋), et la gelée est appelée "konjac tofu" (魔芋豆腐 móyù dòufu) ou "konjac neige" (雪魔芋 xuě móyù).

En Corée du Sud, les bulbes sont consommés comme les pommes de terre.

De la farine du konjac, on peut aussi et tout simplement extraire le glucomannane, un polyoside utilisé comme épaississant dans l'industrie agro-alimentaire (E4257).

Usage médical
Le konjac était utilisé au Japon au XVIIIe siècle pour lutter contre le cancer. Aujourd'hui il n'est pas reconnu comme anti-cancéreux, en revanche certaines études ont pu montrer qu'il est efficace contre le cholestérol. Certains considèrent également le konjac comme étant un phytomédicament pour lutter contre l'obésité bien que ne possédant pas de principe actif à proprement parler.

Sans prosélyter outre mesure, quelques gélules (3-4) de ce tuber konjac une demi heure avant chaque repas avec du liquide provoqueront ce sentiment de satiété beaucoup plus rapidement lorsque vous mangerez.

Je conseille l'achat en France voisine, en grande surface un flacon de 50 gélules coûte moins de 6 euros, alors que dans une très belle pharmacie de la rue des E-Vives, très belle, certes, ce même flacon vous coûtera environ 50 CHF. Cherchez l'erreur.

Et bon appétit, bien sûr!

Écrit par : Keren Dispa | 13/10/2014

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