01/05/2008

Mais que faire de cet argent !

243704289.jpgTrès bon édito, hier dans la Tribune de Genève, de Dominique Von Burg sur les bénéfices des communes genevoises.

La bataille va être rude. Cet argent est là. Il était un peu inespéré. La surprise est agréable. Mais bon sang que va-t-on en faire !

Le premier réflexe, en faire profiter les contribuables en baissant les impôts.

Mais sommes-nous sûr que cet embellie sera durable ou simplement passagère ? Il ne sert à rien de les diminuer pour les augmenter l’année suivante.

Deuxième possibilité ; soutenir les postes de travail en diminuant la taxe professionnelle.  Il  est essentiel qu’une commune ne soit pas seulement un lieu de vie mais aussi un lieu de travail.

Troisième possibilité ; aider les familles en donnant une prime exceptionnelle par enfant.

Quatrième possibilité ; diminuer la dette.

Le débat est lancé. Les partis politiques vont faire des propositions et j’espère qu’un consensus pourra être trouvé.

Il est possible que la baisse du centime additionnel soit une fausse bonne idée.

Peut-on réussir le pari d’être social et libéral ?

Je le pense et je l’espère.

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Commentaires

C'est pourtant simple, un seul de ces points, le 4ème, répond à lui seul à deux points de plus :
En réduisant la dette, on diminue la charge de cette dette (les intérêts) à payer chaque année, donc en peut réduire les impôts de ces intérêts. En réduisant les impôts, on augmente mécaniquement le pouvoir d'achat des familles...
Le seul truc, c'est que cela demande de la rigueur.

Écrit par : salegueule | 01/05/2008

Et si on s'attaquait véritablement à la LAMAL, pour l'abolir, on gagnerait encore + en pouvoir d'achat.
Y a qu'à voir les années 1990-1995, aucune augmentation des primes assurance-maladie !
Dès le 01.01.1996, à aujourd'hui, 300% d'augmentation, sans parler des coupes dans le catalogue des prestations !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/05/2008

Je pense qu'il faut simplement demander aux assurances maladies de choisir en la base et le privé.
Celles qui choississent la base doivent avoir un coût de fonctionnement minimal, soit simplement rembourser les factures.
Ce n'est pas aux assurances de faire de la politique.
Et ayons le courage de faire faire un audit des assurances par un groupe indépendant, peut-être que nous allons avoir des surprises...

Écrit par : Bertrand BUCHS | 01/05/2008

"Et ayons le courage de faire faire un audit des assurances par un groupe indépendant,", perso, je veut bien, mais le même qui avait analysé la BCGe...

"peut-être que nous allons avoir des surprises..." alors que vous doutez, j'en suis sur et certain...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/05/2008

Cher Monsieur,

J’ai lu votre intervention avec beaucoup d’intérêt. En effet, une bonne partie des communes genevoises se retrouve avec un excédent de recettes, peut être inespéré, en tous les cas non budgété.

J’attire toutefois votre attention sur le fait que, dans la plupart des communes, cet excédent ne découle pas d’une réduction des dépenses, mais bien plutôt d’une augmentation des recettes. Dans ce contexte, il est sans doute utile de rappeler que les recettes fiscales qui sont annoncées aux communes par l’administration fiscale ne proviennent pas des impôts encaissés, ni même facturés, mais seulement dune estimation de ce que seront les bordereaux d’impôts 2007, qui seront émis dans le courant de cette année.

C’est dire si, pour le moins, cet excédent que vous pensez déjà à répartir est pour le moins aléatoire : les impôts y relatifs n’ont, 4 mois après, même pas encore été imprimés. Et pour cause, les contribuables n’ont, pour une bonne partie d’entre eux, pas encore rempli leur déclaration d’impôts 2007 !!!

Je relève d’ailleurs que les élus sont plus enclins à proposer des solutions pour répartir ce prétendu excédent qu’à réfléchir à des solutions pour que les comptes des collectivités publiques soient justes. C’est sans doute plus facile, mais c’est dommage !

Cela étant, intéressons-nous à vos propositions.

Je constate qu’elles n’ont pas toutes les mêmes effets, tant s’en faut. Certaines prévoient de réduire les recettes pour les années futures (au plus tôt pour 2009), une propose une charge exceptionnelle pour 2008 et la dernière nous suggère d’utiliser l’argent encaissé en trop pour rembourser les dettes.

Concernant les comptes 2007, vous ne pouvez plus changer grand chose au résultat :
- C’est trop tard pour baisser les impôts (centimes ou taxe professionnelle), il fallait y penser à l’automne 2006, en votant le budget.
- C’est également trop tard pour verser une prime exceptionnelle par enfant (et les retraités, les célibataires, les étudiants, et pourquoi pas tous les contribuables ?), il aurait fallu la prévoir au budget, à moins que vous partiez du principe qu’il faut prélever trop de recettes pour pouvoir décider ensuite quelle catégorie de la population vous arroserez.
Par conséquent, je vous suggère d’utiliser l’argent que vous avez encaissé en trop pour rembourser ce que vous devez.

Bien entendu, l’utilisation que vous ferez de cet excédent ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux finances publiques de demain. Dès lors, la question se pose comme suit : faut-il continuer à prélever plus d’impôts que le montant nécessaire à la couverture de nos charges, ou devons-nous trouver de nouvelles charges pour dépenser ce que nous prélevons en trop ?

Je vous accorde bien volontiers que l’incertitude (c’est un euphémisme) quant à nos recettes (comptabilisées sur la base de prévisions) ne facilite pas l’analyse.

Il me semble toutefois qu’une collectivité publique a notamment pour mission de trouver les recettes nécessaires à la couverture de ses charges, et pas de trouver des charges pour utiliser ses recettes !

Un conseiller municipal devrait le savoir.

J’espère avoir ainsi contribué (!!!) à votre réflexion sur l’utilisation de l’excédent.

Je me réjouis de vous lire.

Yves Cogne

Écrit par : Yves Cogne | 01/05/2008

Un grand merci pour votre excellent commentaire

Écrit par : Bertrand BUCHS | 01/05/2008

Les commentaires sont fermés.