26/05/2008

Moins d'enfants étrangers par classe : THE SOLUTION !

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J’attends toujours le dimanche avec impatience pour pouvoir lire les scoops de la presse dominicale.

J’ai l’impression que ce jour là tous nos problèmes se résolvent d’un coup de baguette magique.

La semaine dernière nous privations les CFF, hier le problème pédagogique genevois était réglé.

Savez-vous pourquoi nous sommes à la traîne selon l’enquête PISA ? Tout simplement parce que nous avons trop d’enfants non francophones dans les classes ; CQFD.

C’est tellement simple que j’ai comme un doute.

Mon maître de biologie, au collège, me disait : « Tout ce qui est simple est compliqué et tout ce qui est compliqué est simple ».

Bref nous sommes dans la panade.

Attention le sujet est sensible et les réactions vont être féroces.

Magnifique leçon de médiatisation de la part du parti radical.

Leçon numéro 1 : plus c’est gros mieux ça passe.

Leçon numéro 2 : laissez dire.

Leçon numéro 3 : en cas de réactions massivement négatives, démentir ou avouer l’avoir fait volontairement pour alimenter le débat.

Pas de risque, succès garanti.

Mais sur le fond, est-ce vrai ?

Je suis l’exemple parfait pour démontrer que cela n’est pas juste.

J’ai fait toutes mes écoles primaires à Carouge à une époque, les années 60, où la commune était pauvre et accueillait énormément de familles émigrées. Nous étions en moyenne 3 à 4 suisses par classe sur 20 à 25 enfants, le reste des gamins italiens et espagnols. Ma scolarité s’est passée sans problème et je n’ai pas eu une formation au rabais.

La seule différence avec notre époque actuelle, ce n’est pas le changement d’origine des enfants, car on reste toujours l’étranger de quelqu’un, c’est le changement de pédagogie. Tout simplement… Genève s’est fourvoyé avec ses méthodes modernes d’enseignement. Piaget est monté à la tête de quelque’ uns et ils ont oubliés qu’il fallait apprendre les bases. Une maison sans fondation est promise à la destruction.

Enfants étrangers ou pas …

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Commentaires

Vous avez probablement raison concernant les méthodes pédagogiques douteuse.

Mais j’hésiterais à comparer l’immigration des années 60-70 (que j’ai également vécu sans problème) à la situation actuelle.

La vaste majorité des parents immigrés d’Europe du sud de l’époque faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour que leurs rejetons aient de bons résultats scolaires, et puissent ainsi accéder à une meilleure prospérité par ascension sociale grâce a la formation.

Etes vous vraiment sûr que la même attitude prévaut aujourd’hui ?

AF

PS : D’ailleurs on pourrait aussi se poser la question pour les Suisses…

Écrit par : Alain Fernal | 26/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

autant j'apprécie vos blogs souvent empreint sinon d'humour, de réels "coups de gueule" que je partage, autant sur ce point, je suis obligé de vous faire part de ma propre expérience.

En effet, en tant que formateur en bureautique pour des adultes au chômage, j'ai des groupes composés de francophones et de non francophones.

Le problème se fait très vite sentir, car lorsque vous donnez une explication, les non francophones n'arrivent souvent pas à suivre, vous devez donc expliquer plus simplement encore et en faisant cela vous prétéritez les francophones parce que le rythme d'apprentissage est saccadé.

Que l'on se comprenne bien, il n'est pas lieu de priver les non francophones d'une quelconque formation, juste que si vous souhaitez offrir et transmettre le meilleur de vos compétences à vos "élèves", vous devez impérativement stimuler ceux qui apprenent vite... en les séparant des non francophones qui doivent avant tout développer leur compréhension de la langue pour pouvoir leur apprendre à elles et eux aussi.

Soutenir les classes mixtes est sans doute "très politiquement correct" mais d'un point de vue professionnel c'est un manque de respect tant pour les francophones que les non francophones car vous n'êtes pas en mesure de remplir votre mission.

Bien à vous Docteur,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 26/05/2008

Enfants étrangers, ou enfants suisses en difficulté. Le résultat est le même. L'enseignement n'est souvent plus de qualité, les enseignants ont actuellement tellement de réunions pédagogiques et psychologiques, etc... qu'ils ne peuvent, ou certains, ne veulent plus trouver un moyen d'enseigner avec passion.

Écrit par : veronique | 26/05/2008

Ce n'est pas étonnant que cela soit votre dialogue cotidien, puisque vous êtes le berseau du racisme;

avez -vous oublié que les aillieux de ces mêmes petits immigrés africains qui sont mort pour votre putain de liberté sinon vous êtes actuellement des ésclaves de III Rich qui a remplient vos crêches de battards mis à vos femmes et filles de l'époque, sans les enfants immigrès votre populations est 100% des batards

Écrit par : un immigrès | 26/05/2008

Un grand merci à M. Alain Fernal, qui met le doigts sur une réalité que certains bobos hypocrites !

Toute vérité n'est-elles pas bonne à dire dans ce tissus de mensonges?

Bien à vous ! Merci à Dr. Buchs pour ses coups de gueules, souvent partagés !

Écrit par : Micheline Pace | 26/05/2008

Autant je ne suis pas d'accord sur les méthodes pédagogiques (qui sont un vrai progrès pour la plupart d'entre elles) autant je suis d'accord avec ce doute d'Alain Fernal (Stéphane, il ne faut pas mélanger les adultes et les enfants... les enfants non-francophones apprennent extrêmement vite et il leur faut pour cela baigner dans la langue au milieu d'enfants francophones, en quelques mois c'est réglé):

>La vaste majorité des parents immigrés d’Europe du sud de l’époque faisaient
>tout
>ce qu’ils pouvaient pour que leurs rejetons aient de bons résultats scolaires,
>et
>puissent ainsi accéder à une meilleure prospérité par ascension sociale grâce a
>la formation.
>Etes vous vraiment sûr que la même attitude prévaut aujourd’hui ?

Ben non, et je crois que le problème vient beaucoup de là. Les gens s'en foutent. Dans un monde comme le nôtre où l'argent domine tout, les gens pensent que tout ce qui compte, c'est de ramener le plus d'argent possible à la maison pour acheter des habits de marque, des consoles de jeux vidéos, et autres absurdités inutiles à leurs gamins. Quitte à sacrifier du temps qu'ils pourraient passer avec leurs enfants, quitte à ne rien faire de constructif avec eux, ce qui compte c'est d'avoir du pognon, du pognon et toujours du pognon. Pour consommer, consommer, consommer.

Et cela déteint inévitablement sur les gamins. N'oublions pas que pas mal de parents sont pris à la gorge entre leur boulot mal payé, la publicité qui pousse à consommer toujours plus, la pression sociale qui pousse à posséder (par exemple) une grosse bagnole qui engloutit le budget, et les gamins lobotomisés par la pub à qui on ne sait souvent dire non quand il s'agit du nouveau jeu trucmuche.

Tout ceci a pris le dessus sur l'importance du travail scolaire, de l'attention, de la persévérance, et c'est là qu'on trouve pas mal des problèmes actuels de l'école. Sans parler du fait que pas mal de parents se foutent complètement de leurs gamins, de ce qu'ils font et qu'ils sont dans une position guerrière par rapport à l'école. Il n'est pas rare de voir des parents débarquer dans les écoles faire des réclamations lorsque leur gamin a un 4. Est-ce qu'on voyait ça dans les années 60? J'en doute.

Écrit par : Sandro Minimo | 26/05/2008

immigrès devrait se calmer, il se trouve en terre d'accueil et devrait montrer un peu de respect à ses hôtes. S'il n'est pas content, il peut repartir dans son trou à rat.

Concernant le problème des enfant étrangers, je suis d'accord. Il y a toujours aussi peu de vrais suisses dans les classes. La grande différence est que cette nouvelle vague d'immigrés ne sais pas éduquer ses mioches. Les "Latins" eux savaient mettre des raclées à leur gosses quand ils faisaient des conneries. Ces parents savaient ce que voulait dire "bosser" alors que de nos jours, il n'y a plus que des assistés et des crève-la-faim qui en plus ne savent pas éduquer leurs enfants.

Tant que le problème viendra des parents, l'école ne pourra rien faire. Il faut faire payer les parents.

Écrit par : Bartov | 26/05/2008

Bien dit, Bartov! En plus, parmi les enfants d'immigrés des années '60-'70, on comptait beaucoup de premiers de classe et essuyaient même des injures racistes de la part de l'institution scolaire, des parents d'autres élèves, etc. Un directeur d'école, avec l'appui de sa hiérarchie, s'était même exclamé "Je ne comprends pas pourquoi ces gamins réussissent si bien dans nos écoles alors que nos enfants peinent parfois! Ils ne veulent quand même pas aller jusqu'à l'uni!" Ces salopards savaient en outre que leurs parents ne pouvaient les défendre au cas où ...

Aujourd'hui, on fait chier des profs, on dilapide les deniers publics dans des trucs psy à n'en plus finir pour des emmerdeurs qui n'en valent pas la peine et qui pourraient rentrer dans leur pays, arrêtant de profiter de nous.

Écrit par : Antigone | 26/05/2008

Ah ! où sont notre livre de verbes (jaune), notre memento orthographique (brun-rouille), notre livre de vocabulaire (vert) et nos très bons "Wir sprenchen deutsch" vert-bleu-rouge ! Le problème est qu'à l'époque les gosses avaient de VRAIS DEVOIRS ! Alors qu'aujourd'hui il ne faut surtout pas fatiguer ces pauvres chéris... donc plus de verbes appris par coeur, plus de vrais devoir écrits qui vous prenaient 3 plombes... maintenant c'est cool Raoul ! Surtout pas de punition, si les devoirs ne sont pas faits ! Mais, à bien réféchir les profs de sont pas mieux ! Avez-vous déjà récupéré des devoirs corrigés de vos mômes c'est bourré de fautes d'orthographe ! Mais le pire ce sont les parents qui protègent leurs rejeton en rouspétant car ces chers petits ont trop de devoirs.... vous comprenez avec les cours de danse, de foot, de piano, de tennis, et de je ne sais pas encore..... c'est plus possible ! on croit rêver !

Allez tout le monde au boulot ! parents, profs, élèves ! et des coups de pieds au c.. pour les sales mômes qui ne font pas leurs devoirs !

Écrit par : Café | 26/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Minimo,

Monsieur Minimo combien d'enfants avez vous ? J'en ai trois, dont deux sont scolarisées.

Les classes mixtes elles ont connu... heureusement les enseignants de leur école ont eu l'intelligence de faire des classes séparées pour combler le retard des enfants non-francophones qui ensuite ont intégré des classes "normales" et on pu s'épanouir dans leurs études.

La réalité c'est ça.

Ensuite vous dites que les enfants ne sont pas des adultes, là encore, combien d'adultes avez vous formés ? J'en ai formé plus de 460... il n'y a aucune différence, j'ai testé les deux approches, groupes mixtes et non mixtes, les résultats sont clairs.

M. Minimo avant de vous avancer dans un débat de ce genre en affirmant des contre vérités, renseignez vous autour de vous.

Les enfants et les adultes (sauf quelques rares cas) ont la même capacité d'apprentissage... juste qu'il faut réapprendre au cerveau adulte à apprendre. Il existe des techniques, et en les appliquant on peut obtenir des résultats.

Fixer des priorités dans l'enseignement des matières tombe sous le bon sens.

Mais évidemment, dès qu'il s'agit d'apporter des réponses concrêtes à des problèmes concrêts, on entend que des théories d'intellectuels "politiquement corrects" et en tant que professionnel cela me fait doucement sourire...

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 26/05/2008

Stéphane, je n'ai pas d'enfants mais j'ai 4 enfants non-francophones dans ma classe, et ce n'est absolument pas la langue qui leur pose un problème. Oui, ils auraient besoin de plus d'appui, de plus de temps dans une classe annexe pour apprendre le français (justement ce que Beer est entrain de faire disparaître pour cause d'économies), mais ils ont surtout besoin d'être entourés d'enfants parlant français! C'est bon pour eux, ils apprennent environ 10 fois plus vite et s'intègrent beaucoup plus rapidement que lorsqu'ils sont "entre eux".

De plus, c'est extrêmement profitable pour les autres enfants de la classe, qui voient ce que représente le fait de venir d'ailleurs, d'être déraciné, et de débarquer sans connaître la langue. Une belle leçon d'humilité pour eux.

Écrit par : Sandro Minimo | 27/05/2008

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