01/06/2008

La baffe, la claque

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Victoire totale.

Il est rare que le peuple se prononce avec autant de netteté. A Genève plus de 50 % de votant et 90 % de non à la modification de l’article constitutionnel sur la santé.

Mais aussi l’ensemble de la Suisse dans un même élan.

Les Suisses ne veulent pas que les assurances maladies prennent le pouvoir. Ils n’ont plus confiance.

Les Suisses ne veulent plus que les parlementaires agissent sur les conseils des lobbies mais désirent qu’ils se rappellent, une fois pour toute, qu’ils ont été élus par le peuple.

Les Suisses n’ont pas été dupes des arguments mensongers avancés par les défenseurs du oui.

Les Suisses n’ont pas la mémoire courte et ils ont lu les prises de positions pour une restriction du choix du médecin, pour le financement des hôpitaux par les caisses maladies.

Ils n’ont pas appréciés les propositions délirantes de la CSS et de l’Helsana.

Messieurs vous pensiez pouvoir tout faire et tout décider dans votre coin. Vous pensiez avoir toujours raison, le réveil va être douloureux.

La santé n’est pas un marché.

Les assurées veulent pouvoir choisir leurs médecins. Nous ne choisissons pas d’être malade. Nous voulons être soigné le mieux possible et par la personne de notre choix. C’est une évidence.

Les assurées ne marchent plus. Les « c’est la faute aux médecins, ils sont trop chères » « c’est la faute aux romands, ils se ruent chez le médecin pour le plus petit des bobos » « c’est la faute aux pharmaciens, aux vieux, aux étrangers… »

Vous remarquez c’est jamais la faute aux assurances.

Ce vote c’est aussi le réveil des médecins. Ils ont décidés une fois pour toute de ne plus se laisser marcher dessus. Ils ont décidés de se mettre aux côtés de leurs malades et de les défendre.

Ils ont démontrés qu’ils pouvaient être  une force politique considérable. Ils en sont tout étonnés.

Mais maintenant ils ont pris goût à la bagarre.

Ils ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

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Commentaires

>La santé n’est pas un marché.

C'est ce que disent les médecins, même libéraux.

"Les livres ne sont pas une marchandise comme les autres", c'est ce que disait une libraire libérale interviewée dans un journal...

Alors qu'est-ce qui est ou doit être un marché??? (en ces temps de crise alimentaire, il est malvenu de me répondre l'alimentation...)

Écrit par : Sandro Minimo | 01/06/2008

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