31/07/2008

Ah, les coquines...

 

L’été, les cocotiers, les vaches sur les alpages, le doux chant de oiseau et des armaillis, les bouchons sur l’A7, le stress des aéroports, la perte de « la valise », la tourista, bref le bonheur.

Et paf, alors que nous désirons ne penser à rien, nos grandes copines, les caisses maladies, nous annoncent suavement que les primes vont prendre l’ascenseur.

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C’est toujours la même chose.

Les chiffres sortent d’un chapeau magique. Personne ne peut les contrôler. Il faut les croire sur parole. On reste dans le vague le plus complet. On menace et au début de l’automne la confédération, par la bouche de monsieur Couchepin, va gronder le bon citoyen et le méchant médecin.

Ah moins que notre conseiller fédéral favori, par une grâce paulinienne, fasse le ménage chez SantéSuisse, réclame la restitution de l’argent perçu en trop et vérifie que les réserves ont été ramenées à 10 % (pour les grandes caisses) et 15 % (pour les petites).

Ces dernières années, tout le monde a fait un gros effort. C’est maintenant le tour des caisses maladies.

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Je n’accepte plus les augmentations. Durant 5 ans, j’ai payé en moyenne 2 primes de trop par année. Cette argent a été investi et a rapporté. Je n’ai rien vu.

Si la Confédération accepte les propositions des caisses, il faudra gronder, se fâcher et refuser de payer.

Aux barricades, Citoyens.

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Commentaires

Comme vous le soulignez justement, les assureurs maladie ont, grâce à leur lobby, réussi jusqu'ici à se soustraire au régime minceur consenti par tous les autres partenaires du système de santé. Il est temps que cela change.
La gestion de l'assurance maladie de base recèle un gisement d'économies considérable qui mériterait d'être exploité.
De plus il faut en finir avec les incitations néfastes générées par la cohabitation de l'assurance de base et des complémentaires privées sous le même toit alors qu'elles répondent de logiques opposées. Le manque de volonté politique aidant certains n'hésitent plus à rentabiliser la seconde aux dépens de la première, affaiblissant ainsi tout un édifice déjà déstabilisé par une incessante chasse aux bons risques.
Séparer complètement ces deux activités permettrait enfin un pratique saine et mutualiste de l'assurance de base, et libérerait les assureurs du fardeau constitué par une activité qui ne peut légalement leur apporter aucun bénéfice...

D'autre part, est-il normal que ceux qui fixent les primes aient aussi la mainmise sur les données statistiques ?

Écrit par : F. Salina | 06/08/2008

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