13/08/2008

Erreurs médicales...

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Il est difficile pour un médecin de parler des erreurs médicales, car tout de suite on le suspecte de vouloir taire la vérité pour défendre ses collègues.

Il est difficile de généraliser, d’expliquer, d’essayer de comprendre, d’excuser, car dans chaque cas il ya a un homme, une femme, une famille qui souffrent.

Chaque erreur nous semble devoir être la dernière et puis…

C’est à chaque fois une terrible remise en question.

Le collègue qui se trompe, c’est peut-être moi la prochaine fois.

Il est donc important que les processus, les comportements qui aboutissent à une erreur soient étudiés pour, comme dans l’aviation, que de nouvelles règles de procédure soit apprises et transmises.

Les facultés de médecine commence à enseigner, non pas l’erreur médicale, mais comment faire pour éviter des comportements à risque.

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Tous les jours je dois me remettre en question. Tous les jours, je dois prendre des décisions difficiles. La Médecine est comme une enquête policière. Je dois apprendre à voir, à entendre et lorsque je doute, je dois demander conseil.

Je n’ai aucune excuse, je n’en aurai jamais.

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Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

merci pour votre commentaire d'hier... un détail n'est pas mentionné dans le texte, mon est devenu paraplégique à la suite d'une erreur chirurgicale et lorsque, jeune ado, je m'étais mis en tête de "casser" le chirurgien responsable, il m'a dit une phrase que je n'ai jamais oubliée :

-"Stéphane, il m'a râté c'est vrai, mais combien de vies a t'il sauvé avant ?"

Un médecin n'est pas infaillible, la seule chose que mon père a regretté, c'est simplement que le chirurgien vienne lui dire : pardon, j'ai commis une erreur.

Vous faites un beau métier Docteur,

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 13/08/2008

"Il est difficile pour un médecin de parler des erreurs médicales, car tout de suite on le suspecte de vouloir taire la vérité pour défendre ses collègues."

ABSOLUMENT !

D'autant plus, lorsque la famille va jusqu'à l'enterrement...en pleurs et larmes et que les médecins vous disent qu'ils n'y sont pour rien...
Pourtant, le patient...était en "bonne santé"...avant d'atterir entre les mains des médecins...

N'est pas Dr House, tout médecin...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 13/08/2008

Bonjour Bertrand,

Dans mon cas que dire. Il ne s'agit pas d'une erreur en tant que tel. En effet, attraper des staphyloques dans une clinique, c'est jouer la mal chance. Toutefois, n'étant pas guéri, la plaie étant toujours béante, j'en veux non pas aux médecins mais à la bestiole. Pourquoi a -t-elle passé dans le bloc opératoire lorsque j'y étais. Si c'était un bonjour, elle pourrait à contrario me dire adieu !
Ce jour là j'aurais mieux fait de me casser une jambe !!!

Amitiés

François de Krouge !!!!

Écrit par : velen | 13/08/2008

Monsieur Velen,
Quand on ne trouve pas de solution, il vaut la peine de se poser la question autrement. (Le Courrier en a même fait sa devise: L'essentiel autrement).
Je vous propose de vous demander pourquoi vous l'avez attiré et pourquoi vous le conserver. Cela vous porterait à travailler le terrain sur lequel le staphylocoques se trouve si bien. Cela vous éviterait aussi de partir dans des fantasmes ("j'aurais mieux fait de me casser une jambe") qui est pure perte d'énergie psychique.
Je vous souhaite une toute bonne et belle chance.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14/08/2008

Il me semble que depuis que Descartes a divorcé le corps de l’esprit, la médecine fait fausse route, traitant le corps comme une machine avec des pièces que l’on répare séparément sans penser aux origines ni aux conséquences sur l’ensemble.

Malheureusement, de nos jours, la médecine est dans la poche des compagnies pharmaceutiques qui sont surtout intéressés par l'argent, pas vraiment la santé publique.

Des diagnostics de maladies chroniques et incurables arrangent bien un tel système. L’important c’est de ne pas se fatiguer à chercher mais d’enrichir les compagnies pharmaceutiques avec des médicaments qui détruisent la vie à petit feu…

Écrit par : K. | 14/08/2008

"""Il me semble que depuis que Descartes a divorcé le corps de l’esprit"""

Pourtant, rien ne le permettait...

"""la médecine fait fausse route"""

Lorsqu'on se rend compte, on change...pourquoi la médecine s'obstine-t-elle dans l'erreur ? Les médecins, ne parlent plus le latin ?

"Errare humanum est, perseverare diabolicum".

Le patient, client des médecins, mais aussi des assureurs...n'est plus...ROI ?
A quoi bon, les vieux adages, comme "Le client est roi" ?

Heureusement, il reste encore des guérisseurs...pas loin...canton de Fribourg...1 heure de voiture...de train...

Là...il y a de la concurrence...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14/08/2008

Autant sur l'internet on peut créer des liens de toutes sortes, autant pour l'humain et sa santé on coupe tout en petits morceaux comme le signifie le terme "analyser". Entre le corps et l'esprit, il y a l'àme, cette dimension sensible de nous, tant sensorielle qu'affective, qui nous permet de prendre conscience du cheminement de l'énergie vitale sur ses différentes longueurs d'onde et permettre ainsi la relation entre les parties du tout.
De même, entre les thérapies basées sur la science pure qui coûtent très cher et les guérisseurs, le pont en est cette multitude de thérapies (cf, par exemple,la liste du Registre des médecines empiriques) qui aident le patient à prendre ocnscience de sa souveraineté sur sa santé et à l'appuyer avec des soins qui renforcent le pouvoir de la nature au lieu de la brimer.
Donc pas besoin d'aller jusqu'à Fribourg, il y en a qui font du très joli travail à Genève! Le corps humain étant complexe, il s'agit souvent d'unir différentes démarches mais en étant attentif à ce qu'elles se complètent plutôt qu'elles ne s'annulent.
Une réelle médecine de réseau serait celle où le thérapeute de l'accueil connaîtrait suffisamment bien les différentes thérapies pour pouvoir confier le patient vers celle qui lui correspondrait le mieux.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15/08/2008

Ceux qui savent, madame de Meuron, se soignent eux-même, par leur propre pouvoir.
Mais pour ceux qui ne savent pas, mais qui croient, comme les chrétiens, qui ont lu la Bible et les exploits de Jésus, qu'ils sachent que même si certains disent que l'existence même de Jésus est remise en question, et bien les miracles décrits dans la Bible, sont quand même possible.

Que tous ceux qui ont eu un jour le simple petit bonheur de se faire masser, se le rappelent...
Il existe un elixire suédois, préparé par un droguiste (comme on n'en fais plus) à la pharmacie de Varembé...qui soigne, grâce aux plantes...excellent...
Un tout petit exemple, parmi un catalogue...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 15/08/2008

mon mari est décédé,après de nombreux passages en soins intensifs,la première chose ancienne infirmière,donc je sais de quoi je parle concernant les infections aux patients,est de répéter ,et ceci est une phrase qui devraient être inscrite en rouge sur toutes les portes des chambres,ne jamais oublier de se laver les mains,combien de fois ai-je vu dans de nombreux hopitaux ,un personnel quittant un patient ,mais ayant omis ce geste élèmentaire pourtant et salvateur

Écrit par : esmeralda | 17/08/2008

lors de mon école d'infirmière,beaucoup de médecins s'appuyaient sur nous,nous qui étions proches des patients,étions au courant de faits pouvant aider nos maitres de médecines,malheureusement je pense ,comme dans beaucoup d'autres métiers,le mot rendement a remplacé le mot humain,et c'est triste pour énormément de gens surtout âgés de s'entendre parfois mal répondre et se sentant incompris face à un personel dépassé,par les nombreuses réformes auxquels ils est confronté,dire ensuite nous ne sommes plus que des numéros,le personnel changeant,oh il ne faut surtout pas s'habituer au patient retorquent bien des soignantes,de quoi déstabiliser l'humain souffrant,sans oublier,la fameuse médecine de pointe qui coute un maximum, de nombreux vrais et clairvoyants scientifiques le disent eux-mêmes ,la machine ne remplacera jamais le médecin,ou l'infirmière,sans oublier ajoutent-ils,qu'une machine peut aussi se tromper,les progrès de ces dernières ayant une maladie elles aussi,oui celle de provoquer un manque de techniciens en imageries,d'ou d'énormes erreurs parfois,condamnée par trois fois pour un CA,je suis toujours entière,juste un petit bout de sein en moins,et ce pour une fracture à la cheville vieille de 40 ans ,donc la médecine est complexe et on ne peut accuser les médecins,après tout l'erreur est humaine elle,alors qu'on revienne tout simplement à un peu plus d'humanité et mois de rapidité

Écrit par : esmeralda | 18/08/2008

Des erreurs médicales il y en eut c'est certain mais quand on sait les nombreuses pannes de courant survenant et qui ne sont pas forcément détectées et les machines auxquelles sont reliés les patients comme en soins intensifs ,tout mettre sur le dos des médecins est injuste
Il ne faut pas oublier non plus le stress imposé par celles-ci et qu'en périodes de vacance double attention sera exigée de la part du personnel qui n'est pas sensé posséder une formation d'ingéniérie spatiale

Écrit par : lovejoie | 08/02/2015

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