26/08/2008

Tohu-bohu

Une chatte n’y retrouverait plus ses petits.

La confusion la plus complète.

La foire d’empoigne.

Est-ce que vous arrivez à comprendre la façon de fixer votre prime d’assurance maladie pour 2009 ?

Moi je dis 4 %, non moi 6 %, moi j’exige une baisse.

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Excusez-moi du terme mais c’est le « foutoir » complet et de toutes les façons vous allez être à la fin « gros Jean comme devant ».

Vous avez constaté que ce sont les assurances qui décident des augmentations sur des chiffres que personnes ne peut vérifier. Elles font monter la pression en peignant, comme à chaque fois, le diable sur la muraille.

Et lorsque que les comptes sont faits d’une façon officielle, malheureusement avec 2 ans de retard, nous constatons qu’il existe toujours une différence importante en l’augmentation des primes et celle du coût réel de la santé.

Mais pourquoi s’énerver ?

Tohu-Bohu. 2jpg.jpg

Parce que cela fait 5 ans que dans le canton de Genève et de Vaud, nous payons trop de primes. En moyenne 2 primes par année. Et en parallèle les réserves sont bien au-dessus des normes légales.

Où est passé votre argent ? Qu’a-t-on fait avec ?

Je suis en train de me demander, en aparté, si ces augmentations ne cachent pas des pertes non avouables. Il y a là pour les journalistes probablement matière à scoop.

Mon petit diable me susurre à l’oreille : allez voir du côté de la bourse !!!

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Commentaires

Comme vous le soulignez si justement, les assureurs comptent bien nous faire payer leur imprudence plutôt que de vendre à perte des actifs dépréciés par la crise boursière.
Ils ont accumulé des réserves qui dépassent les 40% à Genève et comptent tout de même augmenter les primes car une bonne partie de ces réserves s'est évaporée dans la crise. En raison du mode de comptabilisation, ces actifs n'ont pas été indexés depuis des mois, et n'existent donc plus que sur le papier des livres de comptes.
Pour tenter de noyer le poisson certains assureurs parlent d'une prise en compte des réseves "au niveau national" alors que la loi interdit toute circulation de ces fonds entre les cantons. En somme, un foutoir où les assureur se moquent ouvertement des autorités sous le regard d'un ministre goguenard qui ne tardera peut-être pas, lui aussi, à rejoindre ses chers amis assureurs au sein d'un conseil d'administration à Martigny.

Écrit par : F. Salina | 26/08/2008

Excellent commentaire de M. Salina sur cette remarque du Dr Bertrand Buchs. Il s'agit en définitive du plus gros scandale du siècle: L'Etat autorise quelques entreprises privées à spolier la population obligée de s'assurer à un système non contrôlé par l'Etat lui-même ! Même dans une république bananière, cela ne passerait pas ! Comment peut-on imaginer que les réserves ne suivent pas les assurés qui changent de caisse ? Et les politiciens de tout bord encouragent les pauvres assutrés à changer de caisse, alors que c'est la plus grande arnaque imaginable, puisque la caisse quittée reste avec le pactol laissé par l'assuré, pendans que la nouvelle caisse augmente ses cotisations pour financer le nouveau-venu. Pourquoi et comment donc les contrôles effectués sur la gestion des fonds de 2e pilier ne sont pas appliqués aux assureurs maladie ??? Notre Président et ministre de la santé mériterait de passer en justice pour encouragement à gestion déloyale et abus de biens sociaux. Au lieu de cela, on le trouve formidable et on le nomme meilleur Conseiller Fédéral ! Au lieu de faire son travail, pour lequel il est élu et payé, auprès des assurances et de remplir la fonction de contrôle qui lui revient, il attaque tous azimuths le corps médical par des mesures ignobles qui ont un retentissement direct sur la qualité des soins sans amener la mondre économie ! Quand le bon peuple suisse va-t-il se réveiller et quand va-t-il (enfin !) descendre dans la rue pour huer Monsieur Couchepin comme il le mérite, et réclamer la restitution de l'argent volé ?
Jean-Pierre GRILLET

Écrit par : jean-Pierre GRILLET | 26/08/2008

Condammner en bloc l'action de M. Couchepin au CF serait commettre une injustice, mais il faut reconnaître que sa gestion (ou non-gestion) du dossier de la santé restera une des plus calamiteuses des ces dernières décennies.
Les liens privilégiés qu'il entretient avec le lobby des assureurs maladie, et plus particulièrement avec M. Revaz, président du Groupe Mutuel, ont sérieusement entaché sa crédibilité et l'auront empêché de prendre les mesures qui auraient permis une saine gestion de ce dossier. Au lieu de cela, les demi-mesures et passe-droits accordés aux assureurs ont conduit ce dossier dans une impasse inextricable.
De l'avis même de nombreux parlementaires, tous partis confondus, l'attitude de santésuisse constitue aujourd'hui un obstacle majeur dans la recherche de solutions viables en matière de santé.
Nous en sommes arrivés dans la situation ubuesque où un cartel d'assureurs s'est arrogé la maîtrise totale des chiffres de la santé et décide ainsi, sans contrôle démocratique efficace, du montant des primes qu'il entend encaisser et de l'utilisation qu'il compte en faire. Il fixe les primes un an à l'avance sur la base de "projections" souvent surévaluées, et refuse toute correction à postériori, accumulant des réserves considérables et très rentables.
Qui ose encore prétendre que l'assurance de base ne rapporte aucun bénéfice ?

Cette situtation est évidemment intolérable, et tout ministre responsable aurait eu à coeur d'y remédier rapidement. Sauf M. Couchepin, qui ne trouve rien à y redire.
Ce délitement du pouvoir démocratique se traduit par l'instauration d'une véritable chienlit comme en témoigne la cacophonie autour du montant des primes 2009, les mesures absurdes du CF ou la fuite surprise de M. Wiedmer, "policier" en chef de l'OFAS, vers une caisse maladie.

Écrit par : F. Salina | 27/08/2008

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