16/09/2008

Dons d'organes : que faites-vous ?

 

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19ème place pour la Suisse, très loin de l’Espagne et de l’Autriche.

Franchement c’est aussi mauvais que le résultat de notre équipe de football contre le Luxembourg.

En Angleterre, 8000 personnes attendent de recevoir un organe, 4000 pourront être soignées.

Que faire ?

Un article (« Laws could change on organ donation », Linda GEDDES) paru cette semaine dans le « NewScientist » donne quelques pistes importantes.

Premièrement, il faut changer la loi.

En Suisse, le donneur doit se proposer par un acte écrit. Il remplit une carte ou il informe sa famille d’une façon claire. En Espagne, tout un chacun est donneur potentiel, à moins que vous ayez formellement informé l’Etat de votre refus en s’inscrivant dans un répertoire.

Les 4 premiers de la liste des pays (Espagne, Autriche, Portugal et Belgique) ayant le plus de donneurs ont adopté ce système. L’Angleterre et l’Australie ont prévu une modification de la loi.

Deuxièmement, et c’est probablement le plus important, la formation d’équipes médicales qui sont chargées uniquement de trouver des donneurs et d’organiser la transplantation.

J’ai encore à l’esprit des cas ou il aurait été possible de prélever des organes, mais qui faute de temps, cette possibilité n’a pas pu été exploitée.

Il faut de la disponibilité, des connaissances et l’usage d’un réseau.

Les discussions avec les familles ne peuvent pas être faites par un interne stressé et fatigué sur le pas d’une porte.

Depuis que l’Espagne a adopté cette méthode le nombre de donneurs a fortement augmenté.

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Alors, qu’attendons-nous ?

Il ne suffit pas de pleurnicher, il faut se donner les moyens.

Mesdames et Messieurs les députés… Au travail.

Dites-vous que cela peut vous arriver.

Se réveiller tous les matins, dans l’attente d’un téléphone.

Alors…

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Commentaires

19ème place, qu'est-ce que cela signifie? Comment se classement est-il effectué, peut-on comparer un pays de 6 millions d'habitants avec un autre de 60? Il est certes nécessaire de garder le débat ouvert, mais le ton de votre intervention laisse croire que le don d'organes doit devenir obligatoire et systématique.

J'estime qu'il est plus que nécessaire de laisser le choix aux citoyens et l'État ne doit certainement pas légiférer dans le sens de rendre le don obligatoire par défaut. Dans ce cas, cela reviendrait à "forcer" les citoyens à se décider le plus rapidement possible sur cette question délicate. Si le système espagnole à le mérite de la tentative, il n'en demeure pas moins qu'il reste "dictatorial".

Ainsi, je ne pense pas que ce soit au niveau de la loi qu'il faut intervenir, mais davantage sur la sensibilisation de la population suisse sur ce qu'est le don d'organes, et surtout sur comment celui-ci se passe. En effet, bon nombres de citoyens n'y pensent pas dans le mesure où ils ignorent ou méconnaissent l'éthique en la matière.

Finalement, il faut reconnaître l'aspect morbide d'équipes spécialisées chargées d'identifier les donneurs: éthiquement, je le comprend, mais je le trouve en même temps opportuniste et sans respect des proches du futur donneur. Il faut cesser d'utiliser la langue de bois, une vie sauvé par un don d'organe est souvent le fruit d'un décès, et parfois on a tendance à le négliger dans ce débat.

Le don, oui, mais pas n'importe comment.

Écrit par : deng | 16/09/2008

Pour les dons! Et bien, ce sont les partis qui donnent l'exemple!
Il suffit de constater ce qui reste comme organes dans les partis au pouvoir!... Que de l'atrophié, du malade, de l'inutilisable. Les partis ont vraiment déjà donné tout ce qui pouvait servir. Faites comme eux, donnez ce qui est encore bon!
La seule question qui reste: ... Mais à qui ont profité les dons ?

Écrit par : Père Siffleur | 16/09/2008

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