23/09/2008

Désinformation...

 

Aujourd’hui petite leçon de mathématique, tic, tic..

math.jpg

Notre parti unique adoré, SantéSuisse, a montré du doigt les mauvais élèves genevois et vaudois pour leur gestion calamiteuse de l’ambulatoire dans les hôpitaux publics.

+ 10 % en une année. Caramba, aïe, aïe, aïe.

Et en plus nos cancres ont eu la mauvaise idée de se plaindre et de douter de la probité de nos assurances maladies.

Une bonne fessée et on n’en parle plus.

Mais pourquoi 10 % comme cela, boum, sans raison précise, sans la moindre remise en doute.

Puisqu’ils le disent, il faut bien le croire.

J’ai promis une petite leçon de calcul ; la voilà.

math2.jpg

A Genève, l’hôpital cantonal était payé directement par les assurances. Disparition du contentieux, promesse de toucher son argent. Pour ce petit geste, le point qui était à 96 centimes est passé à 88 centimes (-10 %).

Sans raison, SantéSuisse a résilié la convention (ils sont coutumier du fait) et le point est remonté automatiquement à 96 centimes.

+ 10 % CQFD.

A qui profite le crime ?

06:30 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Je crains que le peuple suisse soit tellement persuadé de se faire tondre de toute façon, qu'il a refusé la Caisse unique. Ou bien la plupart des gens sont trop préoccupés par leurs comptes de fin de mois pour suivre les débats politiques. Ou bien on ne les a pas convaincus qu'un bon système peut fonctionner à moindres frais. Ou bien ... la puissance de l'argent arrive toujours à s'imposer, quel que soit les détours qu'elle doive prendre. Ou bien ...

Écrit par : Mère | 23/09/2008

J'ai peur de vous laisser un commentaire, à cause de "fausses manœuvres".
Mais je vous le laisse tout de même, en espérant ...

L'abolition de la LAMAL est plus que nécessaire.
Là, il y a clairement cartel, il faut le démonter.

Mais que fait Pascal Couchepin ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 23/09/2008

N'ayez pas peur...

Écrit par : Bertrand BUCHS | 23/09/2008

Les statistiques de Santésuisse ne constituent en aucune manière une base de données fiable et indépendante car les assureurs maladie exercent un contrôle absolu dans la récolte et le traitement de ces données. En faisant varier les modes de calcul au gré de leurs intérêts, ils s'en servent comme d'un instrument de propagande au service de leur politique.
Faute de mieux l'OFSP est obligé de recourir à ces chiffres (dont l'utilisation lui est facturée 3 mios de francs par Santésuisse) et doit donc baser en grande partie ses décisions sur des données unilatérales et non vérifiées. Cette bizarrerie est probablement unique parmi les états démocratiques.
Il serait pourtant facile de créer une base de données officielle et indépendante sous le contrôle de l'Office fédéral des statistiques qui bénéficie en la matière d'une expertise bien supérieure à celle de Santésuisse. Les 3 millions de francs annuels ainsi économisés seraient affectés au fonctionnement d'une base de données fiable.
On adopterait ainsi des normes de calcul unitaires au niveau de l'OFSP et des cantons, et rétablirait ainsi la confiance en se dotant de l'outil statistique impartial et transparent indispensable à une politique de santé saine.

Écrit par : François Salina | 23/09/2008

On peut faire dire aux chiffres beaucoup de choses. Par exemple, Santésuisse prétend que les frais administratifs des caisses maladie (assurance obligatoire) ont diminué de 8% en 1997 à 6% en 2006.
Mais si l'on pondère ces frais par le nombre d'assurés et la masse des primes qui a considérablement augmenté depuis, on arrive à une augmentation de ces frais de 14% en chiffres absolus.
En d'autres termes: en 1997 chaque assuré payait environ 123 francs par année en frais administratifs, en 2006 il payait déjà 144 francs par année.
Donc la diminution annoncée à des fins politiques par Santésuisse est en vérité une augmentation.
Le but des assureurs est simple: se soustraire aux mesures de réductions des coûts auquel ont consenti tous les autres secteurs du système de santé.
Et ils y ont réussi jusqu'ici... M. Couchepin préfère réduire de force le prix des analyses de laboratoire qui représentent environ 2,5% des coûts plutôt que de s'intéresser aux frais administratifs des assureurs qui représentent 6% et dont le potentiel d'économies est bien supérieur.

Écrit par : François Salina | 23/09/2008

Les commentaires sont fermés.