31/10/2008

Le scandale continue...

 

Mais pourquoi faut-il aller voter ?

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Franchement entre vous et moi est-ce utile.

Je commence à en douter.

Le 1er juin 2008, nous avons été 69.5 % a refusé le nouvel article constitutionnel 117a, 90 % dans le canton de Genève. Le peuple a donc clairement dit qu’il était pour le libre choix du médecin et pour la gestion des hôpitaux par la communauté publique.

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La commission de la santé du Conseil des Etats (chambre des cantons), a de nouveau fait fi de la décision populaire en proposant un système d’assurance maladie donnant le plein pouvoir aux caisses maladies et en limitant le choix du médecin. En résumé vous aurez deux options, la variante chère avec le libre choix de votre médecin et la variante light sans choix.

Je vous parie 1 kilo de chocolat que dans la variante chère vous trouverez tous les cas lourds et toutes les personnes âgées.

J’avais eu l’impression que nous avions choisi un système d’assurance démocratique et solidaire.

Mon œil.

Tiens cette année, essayez de changer de caisse si vous n’êtes pas miss Suisse.

Dès que vous parlez de vos bobos, la personne au bout du fil a brusquement une colique, un sanglier sur le feu ou ne comprend plus un mot de la langue de Voltaire (je devrais dire plutôt Rousseau étant genevois).

En résumé, ces parlementaires commencent à nous échauffer les oreilles. Cette commission est à la botte des assurances et il faudra aux prochaines élections nous rappeler de quelques noms.

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30/10/2008

Faites de l'exercice...

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Je le répète et je vais encore le dire.

Si vous voulez vivre vieux et en bonne santé FAITES DE L ‘EXCERCICE.

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Je sais ; je suis un peu « casse-couille ». Je devrais aussi balayer devant ma porte.

Mais, allez encore un petit argument pour vous convaincre.

Savez-vous que vos muscles continuent à produire de l’énergie, même lorsque vous êtes au repos.

Pour cela, il faut, chaque semaine, faire 2 à 3 heures d’activité physique, par exemple marcher rapidement.

Des scientifiques de l’université de Yale ont démontré que dans ce type de situation nous consommions 54 % d’énergie en plus, par rapport à une personne sédentaire.

Les mitochondries, qui dans les cellules convertissent les sucres et les graisses en énergie, fonctionnent à plein régime, même lorsque nous nous prélassons au soleil (ces temps ce n’est pas trop possible).

Alors qu’en pensez-vous !

Je sens que vous allez vite abandonner le sport télé, chips, bière et saucisse, mettre vos plus beaux atours et demander à vos mitochondries de se décarcasser pour vous faire perdre vos « quelques » poignées d’amour.

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29/10/2008

Bonnes nouvelles ?

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C’est l’automne.

On se lève, il fait nuit, on rentre du travail il fait nuit.

La lumière manque cruellement.

On se prépare à hiberner.

Les nouvelles ne sont pas bonnes.

Bref ce n’est pas génial bleu ciel et le moral est en berne.

Si en plus, on souffre d’une déprime, bonjour les dégâts.

Jusqu’à maintenant les traitements de la dépression pouvaient donner un petit coup de main, mais sans un résultat fantastique.

Mais il semble qu’il existe une autre façon de soigner cette maladie.

Je suis tombé sur une brève dans le journal le NewScientist (25 octobre 2008, n° 2679) qui parle d’une stimulation magnétique transcraniale (TMS dans la langue d’outre Manche).

Le champ électromagnétique induit un faible courent électrique dans le cerveau et semble exciter les cellules responsables de l’humeur.

50 % des patients semblent répondre favorablement après 5 séances de 40 minutes par semaine, sur un mois.

Il faut prendre se genre d’information avec circonspection, mais c’est peut-être une bonne voie dans le traitement de la dépression.

Soyons positif, même si aujourd’hui les anges ont des gros problèmes de vessie.

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28/10/2008

Ces malades qui nous gouvernent...

 

Je me suis rappelé ce titre, d’un livre d’un de mes confrères, en pensant à la situation de notre Conseiller Fédéral, monsieur Merz.

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Après son malaise cardiaque (septembre 2008), sa réanimation, son intervention chirurgicale (quintuple pontage) il remet le pied à l’étrier le 4 novembre. Soit tout soudain et pour un ministre des finances au plus mauvais moment.

La charge est déjà lourde et stressante, mais il n’est pas difficile d’imaginer que ces prochains temps cela sera pire.

Comment va-t-il faire ?

Et en plus à partir du 1er janvier 2008, il devient Président de la Confédération.

Là j’ai de la peine à comprendre.

Nous savons qu’après un tel accident de santé, une reprise à 100 % est souvent difficile, encore plus une reprise à 150 %.

Il n’aura plus la même capacité de travail. Il devra déléguer. Il ne pourra pas répondre à toutes les sollicitations.

Il lui faudra des plages de repos et penser à faire hyper régulièrement de l’exercice physique.

Faut-il qu’il renonce à sa charge de Président ?

Faut-il qu’il demande de changer de poste en prenant un département moins exposé, comme les affaires étrangères ou la défense ?

Nous avons le droit et le devoir se poser ce genre de question.

Nos élus aux chambres fédérales doivent s’en faire les porte-paroles.

Cela ne doit pas être un sujet tabou.

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27/10/2008

La révolution est-elle pour demain ?

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Je m’interroge, comme je pense la plupart des citoyens suisses, sur le rôle du politique.

La crise financière des sub-primes a mis en évidence, ce que nous ressentions d’une façon vague, l’absence complet de contrôle de l’Etat sur le fonctionnement de l’économie.

En résumé c’était : « Je te donne du fric pour ton parti et pour ton budget, sois content et tais toi… ».

Une espèce de coup d’état larvé.

Ou en tous les cas, une démission face aux devoirs de toutes démocraties.

Cette dissociation entre la réalité et les faits, le peuple l’a bien ressentie.

Notre jeunesses a compris une chose, fais du pèze et consomme. Ne réfléchis pas, c’est mauvais pour ta santé.

Le réveil est brutal.

Ta retraite va diminuer, tes assurances sociales branlent du manche, tes impôts vont augmenter.

Et en échange, rien.

Nous attendons tous une réponse ferme de nos dirigeants. Un plan de sauvetage ne peut pas être un cadeau. Certaines personnes devront répondre de leur responsabilité. Pourquoi ne parle-t-on pas d’escroquerie ?

Les bonus doivent être récupérés. Donnant, donnant, je t’aide que si tu le rends.

L’Etat doit rapidement mieux garantir les dépôts pour éviter une panique aux guichets.

Il doit démontrer qu’il est au côté du plus pauvre et qu’il le défend.

Il doit montrer et affirmer que c’est lui le Chef.

Sinon nous ouvrons une voie royale aux extrémistes de gauche ou de droite, avec toutes les conséquences que nous connaissons.

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En cas de crise, il faut parler, communiquer, tout mettre sur la table et faire participer le citoyen.

Pas de règlements entre copains.

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23/10/2008

Un drôle de monde ...

 

J’aime bien Bertrand KIEFER, le rédacteur en chef de la « Revue Médicale Suisse ».

Semaine après semaine, il écrit de sacrés bon éditos.

A chaque fois, je trouve des réponses à mes questions, de nouvelles questions qui s’ajoutent à mes questions, bref une remise en question continuelle.

Je désire vous faire partager un petit bout de son texte d’hier intitulé : « Asile de fous »

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« …Nous sommes donc entrés, ces derniers jours, dans un monde inattendu, où des Etats qui se disaient exsangues sortent des sommes colossales de leurs chapeaux, où les milliards volent sur nos têtes comme d’étranges présages, où l’argent qui se gagne et s’économise semble ne plus être qu’un mythe. Prenez la Suisse. Regardez la situation d’il y a deux mois. Hans-Rudof MERZ qui trouve inadmissible que l’Assurance Invalidité génère un déficit de 1.6 milliard. Pascal COUCHEPIN prêt à démantibuler la médecine générale pour économiser quelques millions de francs dans les laboratoires de praticiens. Considérez la pratique des médecins, contrôlés pour chaque franc, punis au moindre écart. Prenez, sur un autre plan, la FAO qui affirmait il y a peu que 30 milliards de dollars par an permettraient d’éradiquer la faim dans le monde. Et cette réponse des nations développées, expliquant l’air désolé, qu’un somme pareille est impossible à trouver. A partir de cela, voyez l’inattendu radical : tout d’un coup, des banquiers en péril – ceux là même qui se sont toujours voulu orgueilleusement libres, qui ont farouchement défendu le secret de leur affaires – reçoivent l’équivalent de dizaines d’années d’économie du pays pour effacer leur calamiteuse gestion des risques. L’inattendu, c’est que, sous peine d’un inattendu encore plus grave, une société semble devoir sauver ses banques au prix  de toutes ses autres activités- y compris les plus nobles – et de ses valeurs – celles de justice en particulier…Nous et nos enfants rembourseront ces milliards. Pendant des décennies, le service public, les assurances sociales, la médecine, les hôpitaux, devront se serrer la ceinture, compter leurs sous, diminuer leurs prestations.

 

Pour résumer, ce n’est pas l’incertain qui est en jeu dans cette histoire. C’est son trafic frauduleux enveloppé dans la divinité du marché. Et le plus incroyable, c’est de voir des populations d’esclaves prêtes à construire des pyramides en l’honneur de cette apparence de dieu. »

 

Une histoire de fous.

Le discours politique va se radicaliser.

Un vrai bonheur.

Bien le bonjour chez vous

 

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22/10/2008

Tout est bon dans le cochon...

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Nous le savons. A nous, le jambon, le boudin, la saucisse, les atriaux, avec à la clé une montée dramatique de notre cholestérol et peut-être, si c’est notre jour de chance, une bonne crise de goutte.

Mais aujourd’hui je ne parle pas gueuleton, mais médecine.

Dans l’avenir nous aurons tous notre cochon nain à portée de main.

Il sera le gardien de notre immunité.

Monsieur Jeffrey Platt, de l’université du Michigan à Ann Arbor, a prélevé des cellules souches prises au niveau du cordon ombilical et les a injectées dans un fœtus de cochon.

Et bien l’animal les a acceptées et elles ont pu se développer et former des cellules T, gardiennes de notre immunité.

Le plus fort (roulement de tambour, comme au cirque), il a vacciné le cochonnet et démontré que l’immunité avait été acquise.

Il ne reste plus qu’à prélever et à vous les injecter lorsqu’à un moment de votre vie il faudra donner un petit coup de jeunesse à vos défenses immunes.

C’est vrai, maintenant le plus dur reste à faire.

Trouver quelques volontaires et espérer que l’ADN de notre petit ami ne s’est pas introduit dans nos cellules avec le risque de choper quelques maladies porcines bien gratinées.

Tiens je crois qu’il existe une sorte de peste.

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21/10/2008

Gérontocratie ?

 

Ou pour parler un langage cinématographie : « Le grand retour »

Les résultats de dimanche montrent que notre belle constituante de la République et Canton de Genève va être dirigée par de grands anciens.

Est-ce un bien ?

Je ne peux pas me prononcer si rapidement, il faut quand même laisser le bénéfice du doute.

Mais cela me titille un peu.

Les idées folles, les grands changements, le petit coup de jeune, la vision d’avenir, alors possible ? Ou va-ton plutôt aller vers un toilettage prudent de notre texte fondateur.

Ce qui me gêne, en fin de compte, ce n’est pas l’âge.

Mais ce retour perpétuel de certains politiciens qui n’arrivent pas à arrêter et à laisser la place aux autres.

Franchement, nous les avons assez vus.

Nous savons par cœur ce qu’ils vont nous dire.

Ce manque de modestie, cette impression de tout savoir mieux que les autres, cette bizarrerie de se croire éternel, m’énervent.

Si vous voulez que les jeunes s’intéressent à la chose publique, qu’ils se présentent aux élections, il faut leur laisser une bonne place.

Sur certaines affiches, il était écrit. « Une constitution pour nos enfants, nos petits enfants. »

J’ose espérer que cela n’était pas : « Une constitution pour occuper nos politiciens à la retraite »

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20/10/2008

La police, "ta pomme, ta poire..."

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Alors comme cela, on est fâché.

Grève des amendes d’ordre, très bien mesures on ne peut plus populaire.

Mais franchement, si je peux me le permettre, vous vous tirez une balle dans le pied.

Vous exigez, vous menacez, et vous ne vous rendez pas compte que votre combat devient franchement impopulaire.

Peut-être avez-vous eu trop l’habitude d’obtenir des avantages, négociés en dernière minutes, de la part de magistrats trop timorés ou désirant se faire bien voir avant les élections.

Comment pouvez-vous défendre la retraite à 52 ans ?

Comment pouvez-vous défendre un horaire de travail de 32 heures par semaine ?

Pensez-vous que le simple citoyen, qui trime toute la sainte année pour bien moins que cela, va vous soutenir ?

Savez-vous qu’un médecin assistant ou un chef de clinique travaille 50 heures par semaine, que ses heures supplémentaires ne sont pas payées 140 % pour compensez les impôts, qu’il ne reçoit pas une prime de risque (je peux vous dire que j’ai été agressé à plusieurs reprises lors de mes stages dans les services d’urgences) et que lorsqu’il fait une nuit garde, il n’a pas 2 à 3 jours de congé.

Mais nous avons appris à ne pas nous plaindre. Nos chefs nous ont inculqué le sens du devoir et l’honneur d’exercer le travail de médecin.

Attention vous allez passer pour des enfants gâtés.

Cette fois, le citoyen genevois ne vous comprend plus.

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18/10/2008

De qui se moque-t-on ?

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Franchement le citoyen, que je suis, commence vraiment à la trouver saumâtre.

Nous avons déjà du payer la débâcle de la banque cantonal de Genève. Merci pour mes impôts et toujours pas sanction contre les responsables.

Il a eu Swissair et bing remerci pour mes impôts. Pas de responsable puisque la justice ne les a pas condamnés.

Maintenant l’UBS, mais franchement à quoi je sers. Je bosse et mon fric va à des couillons qui ont fait des fortunes sur du vent, qui m’ont regardé de haut lorsque je suis venu leur demander un prêt pour ouvrir mon cabinet médical.

A la porte tous ces inutiles, qui trouvent normal d’être aidés et qui ne connaissent pas le mot merci.

Le cochon de payant en a marre.

Un exemple de la perversion de ce système économique. Mon père était pharmacien. Sa seule fortune s’était sa pratique. A sa mort, la famille a voulu vendre le magasin pour que ma mère puisse bénéficier d’un capital pour ses vieux jours. Savez-vous que le fisc voulait prendre 50 %. Par contre si nous avions créé une société anonyme, nous aurions payé un minimum sur la vente des actions.

L’argent était le même, mais il fallait privilégier un maximum l’actionnaire. Où est la logique !

On voit maintenant l’intelligence d’une telle politique.

L’Etat a été, toutes ces années, inexistant, un silence assourdissant, une connivence maximale. Politique de petits copains, buffet, coupe de champagne et claque dans le dos.

J’ai honte.

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16/10/2008

La santé d'abord...

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Encore un nouveau slogan !

Marketing, image creuse et vide ?

A l’Association des Médecins de Genève (AMG) nous nous sommes dits qu’il fallait un peu sortir de notre tour d’ivoire, se remuer un peu le popotin et commencer à mettre en pratique ce que nous faisons tous les jours lors de nos consultation.

Avant de défendre notre profession, se battre pour nos patients.

Les problèmes de santé appartiennent à tous le monde et doivent être discutés sur la place publique.

Lors de la votation sur l’interdiction du tabac, nous avons naturellement fait campagne.

Suite aux multiples péripéties qui ont suivi (décision du Tribunal Fédéral rendant caduc le règlement et de facto autorisant de nouveau la fumée dans les cafés et restaurants), nous avons voulu continuer à défendre nos convictions.

Nous avons décidé de créer un labelle AMG des restaurants sans fumée.

Comme pour les guides gastronomiques, un autocollant sera mis sur la porte des établissements publics pour indiquer aux consommateurs les lieux qui respectent la volonté populaire.

Simple, efficace et démocratique.

En adéquation avec notre devise.

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de nous.

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15/10/2008

Est-ce grave Docteur !

 

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Je vous le dis tout de suite, comme cela c’est plus clair, je n’ai aucune compétence sur les questions économiques.

Mais, je me dis souvent que la façon de réagir des bourses ressemble beaucoup aux situations médicales que je traite tous les jours.

Le krach actuel, c’est une maladie infectieuse entraînant une épidémie.

Le malade est gravement atteint, mais les médecins n’osent pas lui annoncer clairement le diagnostic. Ils espèrent que sa partie psychologique (je crois, je pense, je suis sûr que je vais guérir) permettra de déclencher une réaction immunologique de défense et d’éliminer l’agent pathogène.

Le patient a reçu des traitements anti-infectieux (plans de sauvetage des gouvernements) mais leurs effets ne sont pas connus à moyen et à long terme et une rechute est possible. Il existe également le risque de faire une réaction allergique ou d’autres effets secondaires (on ne connaît pas l’effet des mesures prises sur l’économie réelle, sur votre porte-monnaie, sur votre emploi, sur vos retraites).

Si le malade est solide, il peut s’en sortir. Sinon…

Je parlais plus haut de l’épidémie. Elle est là et nous n’avons peut-être plus affaire à un seul malade.

Dans ce cas de figure, les décisions doivent se prendre dans l’urgence et il faut parer au plus pressé. Il faut isoler, couper, drainer, sacrifier et si cela est possible vacciner.

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La contamination guette tout le monde (des parties saines de l’économie vont être touchée, lesquelles ?).

Dans ces cas il ne peut pas exister de plan A B ou C. Il n’est plus l’heure aux discussions de salons.

Et surtout, il ne fait pas se fier aux réactions du malade, qui peut très bien sembler aller mieux. La septicémie arrive toujours sans prévenir.

Courage…

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14/10/2008

Une belle histoire d'amour...

 

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Pour changer par les temps qui courent, une petite histoire, presque une fable avec sa morale.

Un veuf de 90 ans, bien sur tous les rapports, actif et clair dans sa caboche, propose à une charmante jeune fille de 97 ans de partager sa vie et sa grande maison.

Le hic c’est que la jouvencelle vit dans un EMS. Le galant appelle donc la direction et déclare qu’il viendra chercher sa dulcinée. Scandale, cris, « impossible mon cher monsieur, on entre en EMS mais on en sort pas comme cela, ce n’est pas dans le règlement »

Le jour dit, voilà notre homme qui trouve portes closes. Personne ne vient ouvrir. Alors philosophe, il s’assied sur le banc public (banc public, banc public…) qui fait face au bâtiment et il attend.

Voilà t’il pas que la police (ta pomme ta poire) débarque. « Voyons monsieur que faites-vous là, vous devez partir » « Mais je suis assis sur un banc public et je goûte au paysage ».

Les pandores passent de multiples coups de téléphone, sont perdus « Pas dans le règlement ce truc là » et finissent par accompagner le prétendant à l’intérieur de l’EMS.

Là la promise attend sagement, sa valise à la main.

Le Don Juan tend son bras (car il a des usages) et sort le plus tranquillement du monde accompagné da sa fiancée.

Depuis ils vivent heureux et ils auront …

La morale : Pourquoi faut-il toujours infantiliser nos personnes âgées et ne pas (lorsqu’ils vont bien et qu’ils ont toutes leur tête) les laisser vivre leur vie

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13/10/2008

Les trains suisses ne sont plus à l'heure...

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C’est la fin d’un monde fait de précision et de ponctualité.

Nous pouvions prendre notre train les yeux fermés, au radar le matin, impossible de se tromper.

Nous pouvions régler notre montre lors du départ du train ; mieux que le bip de l’observatoire de Neuchâtel.

Les vaches pouvaient brouter tranquillement leur pâturage en regardant passer le train et se dire. « Tiens il est déjà 17h00, le René va pas tarder pour la traite »

Nous pouvions cultiver nos habitudes et retrouver tous les jours la même personne au même endroit.

Et puis…

Tout change, tout se transforme.

Le matin il faut décrypter les informations pour savoir sur quel quai se rendre, tendre une oreille pour essayer de comprendre les indications d’une gentille dame parlant un langage pour initié.

Il faut également juger de la densité de la foule pour se s’assurer si le trafic n’est pas encore bloqué à Steffisburg ou à Tolochonaz.

Et surtout perdre ses réflexes conditionnés en montant dans le train « habituel ». Vous risqueriez de vous retrouver à Bümplitz.

Et puis ayez une petite pensée pour René. Ses vaches sont tellement perturbées que sa production de lait a chuté.

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10/10/2008

Le parti écologique va-t-il s'auto-dissoudre ?

Je me pose cette question après avoir assisté, hier, à une longue discussion sur l’opportunité d’installer une patinoire provisoire.

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Tous les partis, de l’extrême gauche à l’extrême droite avaient le même discours.

Attention à la dépense énergétique !

Va-t-on utiliser des produits toxiques !

Va-t-on favoriser les transports publics !

Pourquoi pas une patinoire synthétique ?

Ne faut-il pas compenser ce trop d’énergie par un moins dans une autre activité communale ?

Va-t-on utiliser l’énergie verte ?

Le message écologique semble avoir trouvé un terreau favorable.

Le conseil administratif, qui présentait ce projet, donnait l’impression de devoir s’excuser d’avoir eu cette idée saugrenue.

Mais heureusement les souvenirs des années d’enfance ont resurgi et les conseillers municipaux ont commencé à rêver aux hivers d’antan, d’avant le réchauffement climatique.

Ils se voyaient patinant sous la neige, dans le froid, les joues rouges et le nez qui coule, espérant pouvoir s’acheter de bonnes châtaignes ou une gaufre dégoulinante de sucre.

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Alors face à cette unanimité et à ce rajeunissement collectif, je me suis dit, « Bon sang mais c’est bien sûr, le but est atteint et la parti écologique va disparaître sur la pointe des pieds, en éteignant la lumière, laissant l’assemblée vivre son rêve de retour aux sources ».

Ah oui j’ai oublié un petit détail.

L’été, la piscine est chauffée et consomme beaucoup plus d’énergie que la patinoire.

Ouille, ouille, ouille, la vie est quand même taquine.

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09/10/2008

Gravillons...

 

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Il semble que le retour aux sources est à la mode.

Les urbanistes sont en train de repenser notre relation avec un élément essentiel, la terre.

Arrêtons de bétonner, de goudronner, revenons en arrière et réintroduisons le gravillon.

Dans ma ville, Carouge, cette idée est à l’honneur.

Génial.

Tiens si vous passez par chez moi, arrêtez-vous à la rue de la Débridée.

Vous allez pouvoir vous imprégner de cette culture New-Age.

Une partie du cheminement piétonnier est normal, l’autre recouvert de gravillon.

C’est moche et c’est déjà le « bordel ».

Déjections canines, mégots, papiers.

Les gravillons, eux, sont partis se promener tout alentour.

J’ai posé la question de l’entretien à l’inventeur de ce concept. La réponse m’a décoiffé, en fin pas tout à fait car je suis à moitié chauve, ou alors m’a fait tomber les brettelles (là encore c’est difficile, car même si j’ai un petit bedon, je n’en porte pas), bref méritais de figurer dans Bouvard et Pécuchet (relisez de toute urgence ce magnifique teste de Flaubert).

Il faut apprendre aux habitants à respecter leur environnement en leur montrant leurs déchets. Leur honte sera tellement grande qu’ils ne jetteront plus rien par terre.

Peut-être à voir…

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Par contre je plains l’employé communal qui va devoir faire office de salubrité publique.

Parce que fini le bon balai, la soufflante, l’aspirateur, la balayeuse… A la main, le nettoyage.

Lui, il va vraiment faire un retour à la terre.

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08/10/2008

Vive les rats...

Je ne veux pas parler de ceux qui quittent le navire, qui tournent leur veste et qui s’adaptent à la vitesse du vent.

Je veux parler des vrais.

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Ceux qui vivent dans nos caves et nos égouts et qui ont si mauvaise réputation.

Savez-vous que deux chercheurs australiens, de l’université de Queensland, ont réussi à construire un logiciel, s’inspirant du cerveau des rats, et qui a permis de faire fonctionner une voiture sur 66 kilomètres sans l’aide d’un conducteur.

Il semble que nos amis des sous-sols ont une capacité extraordinaire à se repérer en intégrant toutes les nouvelles informations concernant leur environnement.

Ils fonctionnent comme un super GPS.

Dans le temps, le pub disait : « Mettez un tigre dans votre moteur ».

A l’avenir il faudra plutôt écrire « Mettez un rat dans votre voiture »

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Je le concède, cela n’est probablement pas très porteur d’un point de vue publicitaire.

Il reste malgré tout une grande question : ont-ils modélisé les cerveaux des rats ou celui des rates ?

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07/10/2008

Une certaine lassitude...

 

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Les feuilles mortes tombent.

Les coureurs cyclistes se font contrôler positifs.

C’est l’automne.

Les journalistes s’offusquent, mais ne parlent jamais du fond du problème,

Les politiques se cachent derrière les scientifiques et prennent une grosse voix pour gronder les méchants.

Car s’il y a des tricheurs, par simple opposition il doit exister des super bons types, bien propres sur eux, qui méritent le respect.

Malheureusement, il est plus que probable que la différence soit tout bêtement entre ceux qui savent passer entre les gouttes et ceux qui ne sont pas très malins.

Chaque année, cela est dit et répété.

Chaque année, les coureurs du Tour de France vont plus vite.

Les moyennes sont sidérantes, impossible sans avoir recours à des moyens prohibés.

Et pourtant toujours la même litanie de la part des organisateurs : « Cette année, tous les tricheurs ont été exclus, notre course est propre »

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Et trois plus tard des analyses démontrent que…

Vous ne ressentez pas une certaine lassitude…

Cela doit être l’automne !

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06/10/2008

Les anti-dépresseurs semblent diminuer la fertilité masculine.

 

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Une étude faite au Cornell Medical Center à New-York par le docteur Peter Schlegel semble le démontrer.

Il était parti d’une observation chez deux de ses malades. Ils avaient développé une infertilité lors d’un traitement par un inhibiteur de recaptation de la Sérotonine (ce terme barbare regroupe un ensemble de nouveaux anti-dépresseurs).

Pour confirmer son hypothèse, il a demandé à 35 sujets, en bonne santé, de prendre pendant 4 semaines un tel type d’anti-dépresseurs.

A première vue, les spermatozoïdes ne semblaient pas touchés.

Mais lorsqu’il a étudié leur ADN, il a remarqué qu’il était abîmé ; 30 % de fragmentation contre 13 % avant le traitement.

Pour ce chercheur, la différence est significative et peut entraîner une infertilité.

Bon c’est bien de la savoir, mais il y une question qui reste en suspend.

Cette atteinte est-elle réversible ?

Si c’est oui, alors le dommage est de peu d’importance.

Par contre, si c’est non, il nous faudra faire attention à chaque prescription de ce type de médicaments et mettre en garde notre patient.

Ce genre d’exemple nous rappelle qu’un médicament doit être prescrit à bon escient et seulement lorsqu’il est vraiment nécessaire.

 

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04/10/2008

On en parle, comme du furet des bois...

Mais de quoi parle-t-on tous les jours.

Quelle est cette affaire si essentielle pour nous les genevois ?

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Ben semble-t-il c’est la Constituante. Enfin c’est la Julie qui le dit. Mais j’ai beau tendre l’oreille, je n’entends pas grand-chose de la part des futurs votants. Il me semble que le soufflé est en train de retomber. Mais que va-t-on faire de ce futur machin. Je sais, je sais, il est facile de rouscailler, de se plaindre en buvant un petit canon et de râler contre ces Messieurs de la vieille ville. Vous venez de recevoir votre bulletin de vote. Franchement à part de voter pour votre parti « d’en rire » favori, avait vous une idée de changement à proposer ? Savez-vous à quoi sert une constitution ? Avez-vous réfléchi à votre rôle dans la société actuelle ? Pensez-vous que votre avis est respecté ?

Je ne vois pas dans les candidats des « pointures » capables d’apporter une forte caution morale et pouvant fédérer les 80 constituants autour de deux ou trois idées fortes.

Vous remarquerez que dans les prises de position c’est un peu le foutoir.  On en est même à appeler le parti radical à la rescousse, car il a su à une époque lointaine nous faire un texte novateur.

S’il te plaît monsieur Fazy dessine moi une constitution…

La question fondamentale est, peut-être de revoir le rôle de l’Etat. Que peut-il faire, jusqu’où vont ses compétences ? Est-ce que les droits populaires actuels suffisent ?

Je remarque de plus en plus que la démocratie participative, pourtant encrée dans la mentalité suisse, pose problème à nos dirigeants. Comment faire en faisant comme ci mais en pensant comme cela ? Si nous pouvions faire taire le poulailler ! Quel bonheur.

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Cette façon de penser, le bon peuple la sent de plus en plus. Un grand fossé est en train de se creuser et les partis populistes en profitent.

Il faut retourner à la base et donner plus de pouvoir aux structures de proximité. A la constituante de les repenser, de les réinventer.

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