10/11/2008

Prescrire...

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Acte difficile.

Acte qui ne doit jamais être automatique.

Donner un médicament sans pouvoir suivre son action et sans accompagner sa prise d’un dialogue thérapeutique est probablement inutile.

Le médicament peut être interprété comme un geste « magique ». Je le prends, mes problèmes disparaissent. Je n’ai pas à remettre en question ma façon d’être.

Cela peut-être également une façon d’aller vite, d’abréger la consultation car le temps manque.

« Prenez cette pilule et nous nous reverrons pour juger de l’effet » En terme de rugby, c’est botter en touche.

C’est aussi difficile de clore une consultation sans rien donner. Certains ont l’impression que vous ne les avez pas écoutés et que vous n’avez rien fait.

Convaincre signifie que vous avez compris la pathologie et que vous savez l’expliquer simplement et avec clarté.

Toutes ces remarques après avoir lu dans « Le Monde », daté du 9-10 novembre, une analyse de madame Sandrine Blanchard : « Les Français sous psychotropes ».

Surconsommation d’antidépresseurs, de tranquillisants chez des patients qui ne sont probablement pas tous dépressifs.

Doute qu’en à l’utilité de tels traitements.

Psychiatrisation de la société. Impuissance des médecins devant des problèmes politiques, économiques et sociaux. Déresponsabilisation de la société.

La crise actuelle aura peut-être l’avantage de remettre en question notre façon de vivre et de fonctionner.

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Commentaires

deux mots: "Consentement éclairé" pour dire ce que je pense être le fond du problème.

Prescrire, oui, mais d'abord expliquer quels sont les avantages du médicament, mais aussi les dangers, y compris le risque de dépendance, le risque de passer à côté d'une solution plus holistique...

et laisser le patient décider!

Mais il y a aussi toute la question de la responsabilité (irresponsabilité)des compagnies pharmaceutiques.

Écrit par : K. | 10/11/2008

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