02/02/2009

La grève...

greve.jpg

 

 

 

Vraiment les médecins de premier recours (généralistes, internistes et pédiatres) en ont plus que marre.

Le père Couchepin a de nouveau pris une décision sans aucune réflexion.

Pour faire quelques petites économies (1 %) des coûts de la médecine, il baisse drastiquement le prix des analyses médicales.

Cela va s’en dire qu’il ne sera plus possible d’avoir un laboratoire dans son cabinet.

2000 à 3000 emplois sont en jeu.

Les médecins ne pourront plus garder leur assistante ou leur laborantine s’ils doivent fermer leur labo.

Est-ce vraiment le bon moment ?

J’en doute.

greve3.jpg

Et puis comment se débrouiller dans les campagnes et les vallées alpines. Il faudra envoyer le patient en ville, faire faire le prélèvement et le revoir.

Perte de temps, perte d’argent, consultations inutiles.

L’économie projetée n’existera probablement plus.

Pour compenser, notre cher Conseiller Fédéral, va augmenter le prix des urgences et des consultations à domicile.

Tiens je croyais qu’il voulait faire des économies.

Et puis, je le remercie de nous redonner ce qui avait été supprimé lors de l’introduction du nouveau tarif.

Cette fois, il faut sérieusement nous énerver et nous fâcher.

Nous devons perdre notre habitude de tout accepter sans rien dire.

Il faut faire la grève.

Il faut appeler à la démission immédiate de notre ministre de tutelle.

Les politesses et les ronds de jambes, c’est fini.

07:11 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Bravo ! Résister pour ne pas trépasser, il faut poser des limites à la politique délétère du gouvernement et surtout en temps de crise, quelle idée de balancer encore des laborantin-ines au chômage.
Il faut le dire, le crier sur tous les toits :
ça suffit !!!!
Trop, c'est trop !

Écrit par : duda | 02/02/2009

L'association des médecins doit récolter un maximum de signatures de leurs patients dans les cabinets, faire des interventions dans les radios, les TV, les journaux car supprimer les laborantins et les services de proximité va pénaliser les patients, ceux qui ont une mobilité réduite (les personnes âgés, handicapés) et engraisser les gros laboratoires de la place.

Perte de temps, d'argent, stress supplémentaire et au final les économies seront nulles. Cette initiative sorti du chapeau de M. Couchepin est antisociale, absurde et sera inefficace (de plus que les caisses maladies veulent recourir à des augmentations cette année pour perte de leur couverture). Le patient/client ne veut pas un démantèlement de prestations qui marchent. Si des abus existent, les caisses de maladie et les organes de contrôle doivent mettre à l'index ceux qui trichent et abusent mais ne pas punir l'ensemble de la profession. Cette mesure tombe au plus mal alors que nous rentrons dans une crise pour cette année et peut-être 2010.

Gelons cette initiative au plus vite ! la mobilisation des médecins, des laborantins doit se faire savoir

Écrit par : demain | 02/02/2009

@demain- vous avez raison, à chaque fois qu'on a cédé, le démantèlement pouvait librement enfin s'attaquer à une autre prestation. On arrive à des attaques constantes sur des acquis sociaux. Et en pleine période de chômage, que Couchepin se retienne sine die !

Écrit par : duda | 02/02/2009

L’AMG nous demande de soutenir les généralistes dans leur lutte
>> concernant les mesures de contraintes conduisant à une baisse
>> drastique des revenus des médecins avec laboratoire. Je soutiens
>> largement les généralistes dans cette démarche. Mais je dois ajouter
>> un bémol à ce soutien. Lors de l’introduction TARMED, les chirurgiens
>> en général et les médecins pratiquant des gestes invasifs ont vu
>> leurs revenus largement diminués, des suites des restrictions du
>> TARMED en matière d’actes invasifs et chirurgicaux. Cela a conduit
>> notamment à la suppression de la chirurgie ambulatoire dans le canton
>> de Genève, notamment, alors même que la chirurgie ambulatoire est un
>> progrès remarquable des 20 dernières années et conduit à réduire les
>> coûts engendrés par séjour hospitalier. Aucun politicien ni aucun
>> économiste n’’a réussi à rendre les coûts de la médecine moins chère
>> en utilisant les progrès de la science. Cette réduction des coûts de
>> la chirurgie ambulatoire est due aux progrès de nos technologies et
>> aux heures de formation que nous avons bien voulu leur consacrer. Le
>> Tarmed a « cassé » cette dynamique.
>>
>> Malheureusement, lors de l’introduction du Tarmed, les généralistes
>> et internistes ont pensé voir là une meilleure transparence des coûts
>> et revenus et se sont dits qu’enfin, ils allaient gagner autant que
>> les chirurgiens.
>>
>> Nous les avons prévenus du danger de cette adoption pour plusieurs
>> raisons et du fait qu’un système semblable en Allemagne était
>> catastrophique, Ceci est maintenant bien réel, pour 2 raisons :
>> Nombre de médecins allemands s’installent en Suisse. Des médecins
>> français exercent dans nos cliniques, Certains sont très compétents,
>> mais refusent de nous enseigner leur savoir, ce qui est navrant. Je
>> n’ai aucune animosité avec l’intérêt des bilatérales, mais, à ce
>> jour, en tant que genevois, je ne vois aucune opportunité au-delà de
>> la frontière. Même si notre conseiller d’Etat, le Prof P.Y. Unger a
>> conseillé aux patients de se faire traiter en France (sic) et
>> d’envoyer la liste d’attente à Nyon (Eh oui, sic).
>>
>> Par ailleurs, avant l’adoption du Tarmed, des experts allemands ont
>> été consultés et ont confirmé que ce tarif était inapplicable ou perverti.
>> Consultez les annales de Santesuisse et de la FMH qui vous le
>> confirmeront. Sinon, merci de formulez vos arguments qui ne
>> correspondent pas à ce que je dis).
>>
>> Maintenant, le résultat est là. Je vous rappelle aussi que les
>> médecins allemands ont été consultés au sujet des ADRG et que cela
>> fut une catastrophe pour eux. Or Santésuisse ( !) a décidé de se
>> calquer sur ce système, pourtant voué à l’échec par ceux qui en sont
>> déjà victimes, et ce pour 2012. Le comité chargé de l’élaboration de
>> ce système comprend une majorité d’assureurs, de politiciens et un
>> seul représentant de la FMH ! Et cela a été accepté, voire concédé,
>> par nos autorités médicales (encore Sic) C’est énorme, grotesque et injuste.
>>
>> Maintenant, Vous nous appelez au secours. Nous vous soutenons. Mais
>> retenons cette phrase de votre communiqué : Il nous paraît très
>> important de réagir visiblement contre cette attaque ciblée qui ne
>> touche qu'une partie d'entre nous, mais s'inscrit dans une* _logique
>> de saucissonage qui touche successivement toutes les spécialités. _*
>>
>> *_ _*
>>
>> *Or, c’est exactement ce qui se passe depuis la mise en place du
>> Tarmed et de ses conséquences. Nous aurions bien souhaité une telle
>> attitude en 2000 !*
>>
>>
>>
>> Il importe d’être maintenant d’être enfin collégiaux, rassembleurs et
>> positivement agressifs.
>>
>>
>>
>> Je crains que le temps des négociations (Au mieux cela serait un
>> maintient des labos de cabinet, mais avec 50% de réduction,) soit révolu.
>>
>>
>>
>> Comme d’autres l’ont dit avant moi, la médecine ne se fera pas sans
>> médecins. A nous et nous seuls, de monter au créneau de manière
>> virulente et en renonçant à toute négociation qui s’oriente vers une
>> concession des médecins, ce qui est le cas depuis plus de 10 ans de
>> la part de la FMH. Nos autorités médicales sauvent éventuellement
>> nos acquis, continuent de négocier depuis plusieurs années, avec pour
>> seul conséquence de « limiter les dégâts ». C’est insuffisant.
>>
>> Nous avons un énorme travail devant nous. Il faut le faire, mais nous
>> avons besoin de la solidarité de toutes les spécialités confondues.
>> Il en va de notre avenir de celui de nos patients et de la médecine
>> suisse, dont on continue de se gargariser qu’elle bonne. Ce n’est plus vrai.
>>
>>
>>
>> Merci de vos remarques, critiques ou encouragements. Je répondrai à
> chacun.
>>
>>
>> Dr Jacques Saunier
>>
>> FMH en chirurgie orthopédique
>>

Écrit par : SAUNIER | 19/02/2009

La baisse du tarif des laboratoires n'est qu'un epiphénomène. Le mal est plus profond. Médecins et patients se heurtent à un cartel qui dispose d'appuis solides au parlement et au Conseil fédéral. Une grève visant exclusivement une mesure tarifaire n'a pas grand sens: elle donnera l'impression que les médecins ne s'agitent que lorsqu'on touche à leur portefeuille.

Il convient de placer la révolte des médecins dans un contexte plus large et pointer principalement le doigt sur le prix que fait payer aux malades l'emprise pernicieuse du lobby des assureurs maladie sur la politique fédérale de la santé... comme Bertrand Buchs l'a fait fort pertinemment dans ses récentes interventions médiatiques, comme semble vouloir le faire Jacqueline Fehr au parlement fédéral et comme j'essaie de le faire plus modestement dans Médecine & Liberté (www.médlib.ch).

Je viens d'ecrire un papier sur le déclin de notre bonne médecine helvétique (dont l'ami Jacques Saunier fait état plus haut) qui sera distribué à Washington où je participe prochainement à un "panel" sur les systèmes de santé Européens. L'Amérique d'Obama cherche des modèles pour réformer son système de santé. Je crains malheureusement je qu'elle ne les trouvera plus chez nous.

Écrit par : Alphonse Crespo | 19/02/2009

Les commentaires sont fermés.