23/02/2009

Tout s'emballe...

Couchepin.jpg

 

 

 

Il suffit d’un petit mot.

Il suffit d’un ras le bol général.

Il suffit d’une décision scandaleuse.

Et tout se met en route, d’une façon autonome.

Jamais, je n’aurais imaginé que de prononcer le mot grève, le jeudi 12 février, dans l’émission de Pascal DECAILLET, aurait un tel impact.

Aujourd’hui nous ne sommes plus en train de discuter du prix des analyses faites au cabinet du médecin de famille, mais de la démission de monsieur Couchepin.

La FMH (Fédération de Médecins Suisses) est montée crânement au combat et a dit clairement ce que nous pensions tout bas.

Pour que la situation se décante et que des négociations débutent, il faut que monsieur le Conseiller Fédéral Couchepin parte.

Il n’y a pas d’autres issues.

Nous ne nous battons pas pour avoir plus d’argent.

Nous nous battons pour défendre la qualité de la médicine ambulatoire en Suisse.

La LAMAL (Lois sur l’Assurance Maladie), et surtout son application bornée, a provoqué la mise en place d’une médecine à deux vitesses.

Si vous avez la chance et les revenus pour être assurés en privé, alors vous pouvez avoir accès rapidement à tout.

Dans le cas contraire, il faudra prendre votre mal en patience et attendre.

Cela n’est pas acceptable.

Un trop grand pouvoir a été donné aux caisses maladies.

Si nous n’avions pas réagi, la médecine ambulatoire indépendante aurait disparue remplacée par des médecins employés et payés par les caisses maladies.

J’ai besoin d’être indépendant pour pouvoir soigner mes patients. Je refuse les pressions, les conseils. Chaque cas est différent. Tours les cas ont droit au maximum.

La situation est grave.

Il faut une autre personne à la tête du département en charge de la santé.

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Commentaires

Cher Bertrand n'exagerons rien.
OBAMA ne parle pas des médecins en Suisse !!!!! Couchepin essaye sans avoir la science inffuse. Bravo les médecins qui se battent pour une médecine à une vitesse.
Quant à l'assurance privée oui c'est une chance pour autant aller en clinique. Car si l'on entre aux urgences et qu'il y a hospitalisation, le patient passera d'abord par les grandes chambres communes en attêndant de pouvoir monter dans les chambres privées, au 8 et 9ème. Cette attente peut être de 15 jours ! Tu évoques cette situation alors que j'en parlais hier au déjeuner avec un ami médecin. C'est à lui que je doîs cett explication. Et pour preuve, je l'ai vécu. Je me suis demandé à quoi servait mon assurance privée dans le cadre des HUG. En clinique c'est le top.
Rassure toi à Lausanne c'est le même binz. Avant Noël j'ai dû être hospitalisé d'urgence à Lausanne pour mon imbécile de genou. J'ai d'abord été malgré ma privée en chambre commune puis 10 jours après en chambre seul.

Sans rancune pour OBAMA !

Amitiés

François de krouge !

Écrit par : velen | 23/02/2009

La montée aux barricades du Dr. Buchs- Sacrément bien dit, on sent que vous y avez mis toute vos tripes, tout votre désespoir, toute votre rage. Bref! Vous qui avez l'air si gentillet et si propret derrière les oreilles, le premier de classe, voilà-t-y-pas que le révolutionnaire se réveille ou quand Dr. Buchs voit rouge.............. Viva la revolucion.......

Écrit par : duda | 23/02/2009

au moins il y aura un slogan pour les défilés : COUCHEPIN DEMISSION.... raus !

Écrit par : dr x | 23/02/2009

Vous avez raison. Il faut le dire et le faire.

Écrit par : Mère | 23/02/2009

Eh bien moi, sans vouloir faire de provocation, je trouve qu'il serait bon de commencer à poser les vrais problèmes. A savoir que la santé coûte un max. Vraiment très très cher dans certains cas où le traitement mensuel égale voir dépasse allègrement un salaire... Et pas uniquement pour de graves maladies mortelles. J'ai ainsi eu droit quelques temps pour mon psoriasis, qui n'est qu'une maladie de peau inesthétique sans caractère invalidant, à un traitement sorti des officines de Serono (juste avant qu'il ne vende aux Allemands) qui coûtait la bagatelle de 1600 Francs par mois... A priori à vie, et c'était remboursé! Comme ce « Raptiva » (anti-pub gratuite) n'était même pas vraiment efficace, je l'ai rapidement interrompu, tant la chose me paraissait abérrante. Glissons sur un effet rebond calamiteux pour en revenir au principal.
Lorsqu'on arrive à un point où l'on dépense plus pour soigner une personne que pour assurer son bien-être en général et celui des siens, on marche sur la tête. Le droit à la santé pour tous est certes une conquête sociale importante, mais il est évident qu'au prix que ça coûte, et de plus en plus cher, la société ne peut plus l'assurer. Et pendant qu'on soigne ici à grands frais le moindre bobo, on laisse dépérir là-bas des pans entiers de l'humanité dans le dénuement le plus total. La marmite va exploser et nous n'en sommes qu'au début.
Pascal Couchepin pourra toujours servir de bouc émissaire, comme il l'a déjà fait pour la question des retraites, il n'en restera pas moins l'un des rares à oser annoncer et agir pour tenter d'infléchir la course folle qui nous mène droit dans le mur. Parce que les écologistes s'en prennent volontiers à la croissance, mais ils glissent comme chat sur braise sur le fait que le quart des dépenses d'un ménage moyen est aujourd'hui consacré à la santé... Le départ de Couchepin ne réglerait rien, on aurait juste tiré sur le messager...

Écrit par : Philippe Souaille | 23/02/2009

Excellent commentaire monsieur Souaille.
Je suis 100 % avec vous.
C'est pour qu'un jour nous puissions répondre à vos questions que nous nous battons.
Le problème de monsieur Couchepin s'est d'avoir donner trop de pouvoir à un acteur du système de santé. les caisses maladies.
Leur financement est trop opaque.
Où passe votre argent. Est-ce que vous payez le juste prix ?
Ke me bats tous les jours pour diminuer les examens. les radiographies, les IRM. pour donner le juste traitement.
Difficile...
J'ai besoin de rester libre pour le faire.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 23/02/2009

@dr X ou autre slogan "Couchepin, couche, couche, panier!!"

Écrit par : duda | 23/02/2009

Là je vous suis. Mais il est un passage obligé par le médecin traitant (imposé par les caisses maladies) qui me chiffonne. Pour me faire rembourser un traitement contre le ver solitaire, alors que j'avais tous les symptômes, y compris les preuves des tentatives de reproduction de l'animal (ouf, pas facile à expliquer sans sombrer dans la trivialité) j'ai du consulter et faire des analyses. Au final, la caisse a remboursé bien plus.
Aujourd'hui, ayant fait bêtement le gamin à skis, j'ai une déchirure musculaire. Je sais que c'en est une. cela fait deux jours et j'ai parfaitement analysé la douleur, uniquement à l'étirement du muscle. Mais je dois aller voir un toubib, et sans doute radios etc... qui ne fera rien de plus que pommades et prescription éventuelle de massages. Pourquoi ne pas aller direct chez le physio, ou même chez un rebouteux ?
Accessoirement, vu que j'ai une franchise maximale, et que je suis plutôt en bonne santé, je ne serai de toute manière pas remboursé. Cela devient un peu comme pour les froissements de tôle, où pour un accrochage bénin, mieux vaut payer sans déclarer, histoire d'échapper au malus.
Mais la différence, c'est que si vous n'avez pas d'accident votre bonus va diminuer par deux (voire même un peu plus) le coût de votre prime. Tandis que de faire en sorte de rester en bonne santé, ou de ne pas déclarer vos menus bobos, ne vous rapporte presque rien. Alors même que les économies sur les frais de gestion de ces bricoles sont considérables pour les caisses.
Je pense que l'introduction d'un système de bonus-malus deviendra indispensable à brève échéance, si l'on veut conserver un système équitable. Mais politiquement, c'est une bombe atomique.

Écrit par : Philippe Souaille | 23/02/2009

@dr X ou autre slogan "Couchepin, couche, couche, panier!!" parce que tenu en laisse par les caisses.

Écrit par : duda | 23/02/2009

Tout s'emballe dites-vous !

On en vient même à utiliser l'argent public, pour sauver un commerçant au bord de la faillite dans la ville du Dr Buchs
Il y a bien des choses qui commencent à sortir des tiroirs.
Certains "ras le bol" n'arrivent plus à rester tranquillement enfermés, bien sages, alors le couvercle saute.....
Les banques
Les assurances
Les médecins
Toutes ces histoires qui font la une de nos journaux devaient bien un jour éclater, depuis le temps.
Mais Mr Buchs, vous qui êtes Médecin dans cette ville Sarde, peut être faites vous partie de ces élus qui sont intervenus au chevet d'un restaurant mythique qui se trouvait en janvier 2008 en grosses difficultés.
En acceptant de prêter une somme de plus de frs 100'000.- pour lui éviter la faillite et couvrir la mauvaise gestion au lieu de la dénoncer,n'y a t il pas deux poids, deux mesures.
Ainsi, je propose à tous les commerçants carougeois en difficultés de faire appel aux élus de Carouge, pour trouver une solution de copinage.

Écrit par : ebel | 23/02/2009

C'est très délicat l'histoire des bonus-malus et impossible à gérer de façon équitable.
Pour le faire, il faudrait tenir compte de la part sur laquelle chacun peut agir sur sa santé. Ce qui peut s'avérer subjectif ou injuste.

Je suis d'accord sur le fait que l'obligation de consulter le généraliste avant le spécialiste en toutes circonstances est parfois absurde, et il est difficile d'en voir l'économie.

D'autant plus s'il s'agit d'un petit accident où l'intervention doit relativement rapide. J'appelle mon généraliste, qui va me prendre immédiatement (au tarif urgence), pour me faire un bon. Le médecin devrait pouvoir orienter son patient après une communication téléphonique par exemple. Mon médecin me connaît bien, et il saura si je suis précise m'orienter de la bonne manière.

Mais d'autres choses engendrent des visites inutiles, mon enfant est malade par exemple, j'ai droit à le garder jusqu'à trois jours mais son présentation de certificat médical. Pour m'éviter des ennuis et la réputation de la mère qui n'absente dès que son gosse pète de travers, même si c'est pour une journée, je vais voir le pédiatre pour avoir mon certificat médical.

Écrit par : Pascale | 23/02/2009

Au sujet des malus, eh bien disons pour commencer que l'usage de drogues, d'alcool, de tabac et même de sucres ou de graisses polyinsaturées se détectent à priori dans le sang. Ce serait déjà un sacré début.
On m'objectera que certaines personnes ont plus de caractères que d'autres, ou des affections psychiques qui les poussent à compenser. Sauf que ce type d'explications est également valable pour un fou du volant, par exemple et que personne n'imaginerait le dispenser de malus...
Je trouve personnellement inéquitable et injuste de payer autant de primes d'assurance maladie du fait de gens qui n'en font qu'à leur tête et n'ont aucune idée de leur responsabilité individuelle dans cette affaire. Or si l'on en croit les statistiques, la part des frais occasionnés par ces indélicats dans les coûts globaux de la santé est énorme. Entre le tabac, l'alcool, les drogues et la malbouffe, on arriverait à quoi ? 50, 60, 70% ? Davantage ? Il serait pertinent de faire le calcul. En plus, ces énergumènes paient moins longtemps que les autres !
L'autre point éminemment complexe étant celui des frais en fin de vie ! C'est un autre débat, mais il est bon de se rappeler que le coût mensuel d'une personne atteinte d'Alzheimer dans un établissement spécialisé à Genève (env CHF 7000.-), permettrait de payer le salaire mensuel de... 350 instituteurs togolais en zone rurale (CHF 20.- par mois !). Et je ne parle même pas de la mortalité infantile dans ces pays.
Je connais l'une de ces personnes, et j'aime aller la voir, car la seule chose qu'elle peut encore dispenser c'est de la chaleur humaine, ce qui devient une denrée rare de nos jours. Mais elle-même, n'est pas vraiment heureuse, elle souffre, et cela fait déjà bien des années qu'elle parlait de sa mort et qu'elle se serait suicidée si elle n'avait pas été catholique pratiquante.

Écrit par : Philippe Souaille | 23/02/2009

Je n'ai jamais soutenu le copinage dont parle Ebel.
Cette histoire m'a passablement énervé.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 23/02/2009

Une sacrée fin oui.
Sur un plan pratique, comment fait-on? Prise de sang hebdomadaire chez son assureur maladie?

Sur la consommation à risques de drogues (et de médicaments?), ça peut encore être discuté, même si je ne suis pas pour .
Mais pour l'alimentation, là cela reviendrait presque à faire payer les plus démunis et cela ouvre la porte aux disciminations et aux dérives.
Et pour le sport? Un peu oui mais beaucoup non, et encore ça dépend lequel,...
Je n'aimerais pas devoir participer à l'établissement de tels critères.

Mon père qui buvait et fumait, ne faisait surtout pas de sport, n'allait jamais chez le médecin, est mort d'un cancer en un mois (à la maison), il n'a rien coûté aux assureurs sauf un unique diagnostic, pourquoi aurait-il dû payer?
Inéquitable...
A chaque cas, il y aura son contraire, d'où des critères forcément injustes.

Je suis pour le droit de chacun à abréger ses souffrances en fin de vie et contre l'acharnement thérapeuthique. Contre la sur-médicamentation.
Favoriser pour les personnes âgées le fait de n'être pas obligées d'aller en EMS, parfois de simples mesures (peu coûteuses) d'accompagnement le permettrait.
Je ne dis pas que cela suffirait, mais je pense qu'il y a des montagnes de petites choses à faire.

Écrit par : Pascale | 23/02/2009

@buchs- vous ne devriez même pas répondre à ce genre d'attaque hors-sujet, ebel, pas belle, ce n'est pas le lieu du règlement de compte. On parle pas de bistrot !!

Écrit par : duda | 23/02/2009

@philippe souaille..... et si vous restiez tranquille en attendant que ça guérisse, ça serait gratuit! vous voyez on peut faire facilement des économies.

Écrit par : dr x | 23/02/2009

La "responsabilisation" des assurés rencontre à juste titre de grandes réticences chez tous les milieux concernés sauf ... chez les assureurs. Il y a là un problème éthique à devoir soumettre les gens à un véritable flicage afin de déceler des comportements à risques. Où s'arrête la maladie et où commence le comportement librement consenti ? La limite est très floue surtout pour les dépendances, et ouvrirait la voie à l'arbitraire. Toutes les études sont catégoriques : les "comportements à risques" touchent avant tout les couches socio-économiques défavorisées. Vouloir les pénaliser revient à instaurer un système de santé ségrégationniste.
La réponse à ces problèmes se situe bien plus dans la prévention, éternel parent pauvre de notre politique de santé.

Écrit par : François Salina | 23/02/2009

Je passe toute la journée a réglé gratuitement des problèmes par téléphone et à éviter des consultations.
C'esrt mon boulot.
Attention à ne pas fliquer le patient.
On ne résoudra rien par une politique coercitive.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 23/02/2009

Compromis par une gestion autoritaire et opaque, englué dans une amitié fort compromettante avec un petit patron de caisse maladie valaisanne, notre ministre semble en bien mauvaise posture, et pour tout dire à bout de tout.
A force de vouloir gouverner par oukazes, M. Couchepin voit sa conception brejnévienne du pouvoir de plus en plus remise en question jusque dans les rangs de son parti. Son parcours illustre jusqu'à la caricature le concept d'usure du pouvoir.
L'épisode des tarifs de laboratoire n'est que l'ultime tribulation d'un règne qui en compte beaucoup. La réduction des dépenses de santé est une nécessité, mais plutôt que de chercher les économies là où elles n'affecteraient pas la qualité des soins, il préfère le coup de hache sans aucune consultation digne de ce nom. Les propositions de dialogue sont balayées d'un revers de la main. Les rapports sur lesquels se basent sa décision sont tenus secrets, et le peu qui en transpire laisse deviner des méthodes d'évaluation arbitraires et peu rigoureuses. Bref, notre ministre gère son département comme on régente des comices agricoles, se faufilant entre compromissions et la politique de gribouille.

Le roi est nu, et ne laisse apparaître qu'un triste Tartuffe.

Écrit par : François Salina | 23/02/2009

Si Couchepin n'écoute pas les médecins, il écoute SantéSuisse, ça c'est sûr:

Extrait d'un communiqué Santésuisse du 30.01:

Résoudre ensemble le problème des coûts
La croissance des coûts doit être jugulée rapidement et durablement par des efforts conjoints afin de freiner du même coup la hausse des primes, surtout en ces temps économiques difficiles. santésuisse propose de baisser les tarifs et les prix des traitements médicaux, des médicaments, des moyens et appareils selon le modèle appliqué aux tarifs des laboratoires, de se mettre d’accord sur une croissance des coûts maximale de 2 à 3% et de redéfinir les paramètres pour le calcul des primes de 2010.

Le Conseiller fédéral Pascal Couchepin et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’organiser une table ronde. Le conseil d’administration de santésuisse souhaiterait à présent discuter dans un premier temps des propositions de mesures et des priorités avec le Département fédéral de l’intérieur, l’OFSP, les cantons et les fournisseurs de prestations. Le public sera informé conjointement dans un deuxième temps de la marche à suivre adoptée.

Écrit par : Pascale | 23/02/2009

Doc, vous répondez gratuitement toute la journée et je vous en suis d'autant plus reconnaissant que j'en ai moi-même profité. Mais ce n'est pas forcément le cas de tous vos confrères, même si le problème n'est pas là. Je ne crois pas que le fait qu'il faille forcément passer par un toubib découle d'une rapacité des médecins, mais bien plutôt du besoin de sécurisation des caisses.
En fait, l'assurance maladie ne devrait couvrir que les cas graves, du genre qui nécessitent une hospitalisation ou des traitements longs, et pas les bobos à quelques centaines de Francs. Ce qui va bien au-delà d'une franchise annuelle. Les quelques cas qui pourraient être déstabilisés financièrement par des dépenses de 3 ou 400 francs bénéficient déjà, le plus souvent, d'une prise en charge par la collectivité.
Concernant la responsabilité des patients, je tiens à préciser que je n'ai strictement rien à voir avec les caisses et que de manière générale je ne suis pas un fan de l'assurance. Il est tout à fait normal que les toubibs y soient opposés, c'est en contradiction avec le serment d'Hippocrate. Cela ne devrait d'ailleurs pas être à eux de "fliquer" les patients.
Mais je ne crois pas que la méthode médicale, avec toute sa dimension d'écoute et de compassion soit la meilleure solution pour gérer les problèmes d'addiction. D'ailleurs des rares personnes que je connais qui se soient vraiment sorties de l'héroïne, aucune ne l'a fait grâce à la médecine. Quant à l'argument selon lequel les victimes d'addiction vivent dans les catégories sociales défavorisées, on peut le retourner. Il est évident que quelqu'un souffrant de problèmes d'alcoolisme ou d'addiction, aura davantage de risques de dégringoler la pente que de chances de la monter...
Un chauffard prolo qui fait des bêtises sur la route, ne va pas voir son bonus maintenu parce qu'il est défavorisé. De même si un pauvre hère provoque un accident en montagne par son attitude irresponsable, le fait qu'il soit pauvre ne changera rien à ce que l'on exigera de lui pour réparer. Hormis le fait que s'il est insolvable, la société se substituera à lui. Je ne comprend pas pourquoi cela ne peut pas être la même chose pour les questions de santé ?
Cela dépasse la notion de liberté individuelle, parce que les gens qui ont une hygiène de vie déplorable ont souvent des enfants. Qui en pâtissent tous les jours, lorsqu'ils ne se retrouvent pas orphelins à 7,8 et 10 ans, comme c'est arrivé à mes neveux, dont la mère, ma soeur, travaillait dans le milieu médical.
C'est certain que si l'on ne considère que l'aspect de la stricte économie financière, mon point de vue peut paraître manquer de compassion. Mais c'est négliger l'aspect pédagogique et dissuasif d'une telle mesure. Lorsque quelqu'un sait que s'il boit, s'il fume, s'il se shoote, s'il se gave de sucre ou s'il fait l'amour sans préservatif (ou s'il fait l'imbécile à skis), il sera pénalisé financièrement, cela ne l'arrêtera pas forcément, mais cela en fera réfléchir certains. Et c'est toujours ça de pris.

Écrit par : Philippe Souaille | 23/02/2009

la démission de Pascal n'y changera rien. Bien sûr qu'il est le relais des caisses maladies et que cela pose problème à ce titre. Mais c'est le système lui-même qui est pourri, et qu'il faudra bien un jour s'atteler à transformer. Pour l'instant, finalement, le seul mérite des décisions de M. Couchepin consiste à nous faire prendre conscience de l'absurdité et de la perversité de ce système de santé, qui nous oblige à payer des sommes de plus en plus élevées pour de moins en moins de prestations. Des escrocs ne feraient pas mieux: payez, nous, on encaisse, et on limite de plus en plus les prestations, en utilisant l'argument ultime: la responsabilisation (des médecins, des patients...). C'est absolument génial, non?
Terminons par un brin de provocation: réjouissons-nous, car le système est en train de s'écrouler de lui-même; les déclarations provocatrices, extrêmistes de santésuisse, de M. Couchepin, nous indique bien que nous arrivons aux limites de ce système et qu'à force de tirer sur la corde, elle va se briser net... j'y vois donc plutôt une opportunité, une manière de réfléchir différemment à notre système de santé, même si des temps difficiles se profilent à l'horizon..

Écrit par : snups | 24/02/2009

Tout à fait d'accord avec snups.
le système va s'effondrer.
Comme les banques...

Écrit par : Bertrand BUCHS | 24/02/2009

Je tiens à rappeler, je l'ai déjà dit, que je ne représente que moi-même et que si je suis membre du PRD, je n'en suis plus en aucune manière un porte-parole.

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

Il convient de différencier le système de santé proprement dit qui est excellent, son financement, et l'orientation que nous comptons leur donner.
Dans un système politique décentralisé tel que nous le connaissons il est difficile d'établir une politique de santé à l'échelle nationale. La tâche est singulièrement compliquée par l'attitude intransigeante d'un chef de département qui, s'appuyant sur un processus décisionnel non transparent, s'isole de la réalité du terrain; ainsi que par le poids politique démesuré des assureurs maladie qui, refusant tout dialogue, préfèrent bloquer des solutions allant dans le sens de l'intérêt public plutôt que du leur. Les médecins et autorités cantonales se retrouvent seuls dans la position inconfortable de devoir défendre la qualité du système dans son ensemble.
L'équation est donc compliquée et relève de la quadrature du cercle. Tout le monde s'accorde à admettre la nécessité de faire de économies, mais divergent quant à leur emplacement.
Et les assurés-patients dans tout cela ? N'est-il pas curieux que leur voix ne se fasse pas entendre alors qu'ils sont au centre du système ? Ils doivent pour l'instant s'en remettre au corps médical pour défendre leur intérêts, mais il serait souhaitable qu'ils puissent s'exprimer à leur tour et peser dans les débats.
Notre système est certes cher mais performant. Va-t-il s'effondrer ? Il le risque si les blocages politiques ne sont pas surmontés. Leur cause se dessine en filigrane au travers de tous les débats: le contre-emploi. Il est indispensable que chaque acteur recentre son activité et ses ambitions sur son domaine de compétences. Les médecins doivent soigner et s'organiser en réseaux, les assureurs assurer et l'état garantir la qualité des soins et leur accessibilité. Les problèmes commencent quand les assureurs se rêvent en "managers de santé" alors qu'ils en ignorent tout, ou que les prestataires de soins se lancent dans l'assurance.
Les solutions existent comme l'a montré le récent accord trouvé entre les médecins et les cantons pour faire suite au gel des cabinets. Le peuple a aussi exprimé le 1er juin passé la direction qu'il ne souhaite pas prendre dans ce dossier. Les possibilités existent donc. Il faudrait pour cela convoquer de véritables assises de la santé réunissant tous les acteurs et laisser les idéologies et lobbies au vestiaire. C'est uniquement d'une négociation d'égal à égal que pourront surgir des solutions pour le bien de tous.

Écrit par : François Salina | 24/02/2009

@ "Philippe Souaille"
Votre point de vue est on ne peut plus clair, mais ignore des données fondamentales telles que l'inégalité face à la maladie, qui est rarement un choix. Il existe clairement des gens qui adoptent par manque d'éducation, choix ou pression sociale des comportements dits risqués. Votre démarche s'inscrit dans une vision simplement binaire récompense-répression qui amènerait à pénaliser une proportion importante de malades pour punir des attitudes définies comme déviantes selon une norme dont l'établissement ne peut se faire sans attenter aux droits fondamentaux de l'individu. Cette forme de punition que vous semblez si ardemment appeler de vos voeux est déjà le fait de la maladie elle-même, durement ressentie dans la chair de ceux qui s'y exposent volontairement ou non.
Or en santé comme en sécurité routière, il est démontré que la prévention et l'éducation sont les seuls facteurs propres à remédier aux problèmes que vous relevez si justement plus haut. Hélas elles ne déploient leurs efforts que sur le long terme et n'intéressent guère des politiques dont l'horizon se limite à leur mandat.

Écrit par : François Salina | 24/02/2009

Monsieur Salina, il serait en effet utile que les patients (et aussi les non-patients, car en l'occurrence, ce sont eux qui paient) commencent effectivement à s'exprimer dans ce dossier, en dehors des lobbys ou de la représentation par les médecins, qui sont tout de même partie dans l'histoire. Mais pourriez-vous nous expliquer d'où vous vient cette expertise que vous étalez à l'encontre des caisses maladies sur ce blog et d'autres ? Avec vous une fonction, des raisons particulières ou un métier qui vous rapproche de ce dossier?

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

Monsieur Salina, vos commentaires sont toujours excellents.
Pourriez-vous me contacter, si vous le désirez. mon mail est bbuchs@bluewin.ch

Écrit par : Bertrand BUCHS | 24/02/2009

M. Salina, m'avez vous bien lu ? Je ne parle pas de pénaliser des maladies, ou des malades, mais des comportements. A l'égard desquels le qualificatif de malades est éminemment discutable.
Certes l'éducation et la prévention sont essentiels à la sécurité routière, n'empêche qu'il existe aussi des lois, des limitations de vitesse, des sens interdits, des taux d'alcoolémie à ne pas dépasser et des amendes sévères, voire des peines de prison pour qui y contrevient. Et je ne crois pas que cela n'ait aucun effet dissuasif.
Quant à l'atteinte aux droits fondamentaux de l'individu, il me semble qu'elle est déjà manifeste lorsqu'on contraint quelqu'un à payer pour les risques sciemment courus par une autre personne, qui par ailleurs, en plus de sa santé personnelle, fait courir des risques à son entourage et leur cause souvent de graves dommages.
Mon attitude est certes égoïste, mais nous sommes aujourd'hui entrés dans l'ère de l'égoïsme et non pas dans celle du Verseau contrairement à ce qu'espéraient mes vieux potes baba cools. Les groupes humains se resserrent sur eux-mêmes, se ferment aux autres, et sous prétexte que l'on est polytoxicomane dans un pays riche, on peut vivre cent fois mieux (aux frais de la collectivité) que travailleur sobre et acharné (et sans couverture maladie) dans un pays pauvre. Est-ce vraiment juste ?

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

Monsieur Souaille, vous semblez oublier que les "non-patients" paient aussi. Ils ne se font pas entretenir comme vous le sous-entendez. Et ces mêmes "non-patients" seront certainement un jour des patients.
Vous prônez tout simplement l'abandon de la solidarité. Vous pourriez faire de même avec le chômage (par exemple plus le niveau d'études est élevé, moins on paie de chômage, non? C'est pas une bonne idée?)

Oui je sais, il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Surtout dans le monde que vous nous proposez en prétextant la responsabilisation de l'individu.

Comme par hasard, les personnes qui se nourrissent le plus mal sont issues des couches sociales les plus démunies, (les mêmes qui fument le plus d'ailleurs). Mais c'est leur sacro-saint libre-choix, faisons les payer.

Et après, tous les cas "litigieux", du genre génétique. Il y a par exemple une propension à un type de cancer du sein (qui réagit peu aux traitements), apparemment détectable dans les gènes. Les médecins qui abordaient ce sujet laissaient à leurs patientes le choix de faire le test ou non, afin qu'elles soient prêtes et souhaitent vraiment le faire. Et lorsqu'elles avaient un résultat "positif" de procéder à une ablation des seins ou non par prévention. Dans votre liste? Vous les obligeriez j'imagine, sinon malus....

On peut faire beaucoup d'économie si on prend ce chemin, et là on ne parle plus d'assurance sociale, avec vos bonus-malus mais d'assurance privée. Et l'assurance privée c'est simple, tant que les frais occasionnés sont moindres que les primes encaissées, on vous garde, vous dépassez, on vous jette.

Ah pardon, j'ai oublié de mentionner que je me permets d'intervenir sur ce sujet car il m'intéresse. Et j'ai de bonnes sources d'informations sur les assurances maladies (Lamal et complémentaires).

Écrit par : Pascale | 24/02/2009

Je comprends bien votre point de vue, mais sans pouvoir le partager. Une vitesse est une norme mesurable et clairement constatable. Comment faire de même pour le tabagisme et l'alcoolisme ? Envoyer des inspecteurs à domicile ? Contraindre les assurés suspects à se soumettre à des tests ? Les addictions ne sont par définition plus du ressort du libre choix. S'il existe des abus comme dans tout système organisé, on pénaliserait par le biais des malus un nombre important de gens qui n'ont pas forcément choisi la maladie qui les frappe. Vouloir organiser un système autour de la répression des abus dans un domaine où les limites sont si difficiles à cerner, c'est ouvrir la porte à un arbitraire d'autant plus insupportable qu'il frapperait plus durement les plus démunis structurellement plus exposés aux comportements risqués. N'oublions pas que les totalitarismes se sont de tout temps prévalus d'une légitimité dans la lutte contre les "autres" identifiés comme impurs (politiquement, religieusement ou racialement), profiteurs, etc... Je ne vous prête certes pas de telles pensées, mais le raisonnement que vous tenez peut en ouvrir la voie si les circonstances le permettent.
Le fondement de la Lamal est la solidarité entre malades et bien-portants. C'est le cadre certes imparfait dans lequel le peuple a choisi de placer le système de santé afin de maintenir un semblant de cohésion sociale, fut-ce à rebours de votre analyse socio-astrologique.
Comme dit plus haut, les abus font hélas partie de tout système organisé et je vous concède volontiers le peu de considération qu'inspirent les profiteurs "professionnels". Mais ils sont peu nombreux et loin de représenter un facteur essentiel dans l'augmentation des coûts de la santé. S'il n'est pas question de les cultiver, le choix a été fait de contenir et lutter contre ces abus par la prévention plutôt que de créer un système qui tolérerait l'arbitraire. On préfère donc épargner un fautif plutôt que de frapper des innocents. C'est un choix.

Quant à l'apologie de l'égoïsme, n'étant moi-même pas homme de gauche, je m'en abstiendrais. La grandeur de l'individu a toujours résidé dans sa capacité à surmonter ce triste tropisme (sic !).

Écrit par : François Salina | 24/02/2009

Pascale vous intervenez sur toutes sortes de sujets, et c'est votre droit le plus strict. C'est aussi celui de M. Salinas, sauf que lui n'intervient apparemment que sur ce sujet là et comme il parle régulièrement de lobbys, cela m'ntéresse de savoir pourquoi. Déformation journalistique.

Encore une fois, je ne vise absolument pas les maladies génétiques. Encore que par exemple, il semble qu'il existe une affection héréditaire, dont souffraient les Kennedy, qui conduit à prendre des risques. Par exemple au volant. Va-t-on diminuer la peine d'un fou du volant qui en souffre ? Non bien sûr.

Je ne vise même pas du tout les maladies, mais uniquement les comportements à risque. Et je ne sais pas ce que vous avez lu, mais je dis précisément que les non patients paient. Ils paient même davantage en général, parce que plus longtemps. Pour les addictions c'est assez clair. Pour l'hygiène alimentaire, c'est limite, mais en l'occurrence c'est aussi incitatif. On fait bien des lois pour limiter la quantité de sucre ou de sel dans les aliments, pourquoi ne pas être aussi davantage incitatif ?

C'est là où le corps médical, et le monde de la santé en général, inclus les pharmas intervient comme un lobby. Sauf que lorsque le coût global de la santé atteint le quart du budget d'une famille moyenne ou quasiment personne n'est malade durant des années, hormis un bobo de temps à autre, non remboursé... Cela devient rude à avaler.

Quant à l'assurance privée, que j'ai pratiquée tant que j'en ai eu le droit, c'est un plus compliqué que cela. Ils n'ont pas le droit de vous virer comme ça.

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

On ne peut qu'abonder dans le sens de Salina, bonus-malus entraînera une distinction entre les bons éléments et mauvais sujets. Celui qui mange bien, produits bio même si plus chers, qui fait son jogging, qui ne boit pas ne fume pas, qui a une charmante épouse, dans sa jolie villa avec petit jardin et deux enfants charmants inscrits au catéchisme. Et de l'autre, vous auriez l'ouvrier qui vient de se retrouver au chômage, qui galère dans son deux pièces à bouffer des petits pois en boîte, à picoler pour faire passer l'injustice et qui fume deux paguets par jour parce qu'il est angoissé sans boulot et qui en plus serait pénalisé par les assurances. Et finalement, c'est un pauvre bougre qui aurait tant voulu plutôt être et qui aurait tout donné pour être à la place du premier modèle.

Écrit par : duda | 24/02/2009

M. Salina, je pense que le test est un bon moyen. Et pour souffrir d'une addiction il faut commencer par essayer.
Les fans de vitesse sont accros à l'adrénaline. Cela les rend-tils moins coupables ?

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

@Philippe Souaille Depuis le temps que j'essaie de ne rien écrire sur le sujet, je n'en peux finalement plus. Je pense sincèrement, Philippe (et vous savez combien je vous estime et vous ai soutenu sur d'autres sujets) que vous avez fait là un léger dérapage (plutôt bien contrôlé d'ailleurs), pour utiliser une métaphore propre à un sujet sans cesse repris à titre de comparaison).
Vous semblez avoir dans votre vision une société où, du moins en ce qui concerne la maladie et les frais qui en découlent, chacun endosserait la responsabilité qui lui revient, étant donné son mode de vie et les risques qu'il a bien voulu assumer, une manière de voir que je partage lorsqu'il s'agit de certains délits et crimes. Je ne vais pas répéter les arguments touchant à la solidarité (puisqu'ils peuvent être inversés), ni ceux qui touchent aux prédispositions génétiques à certains désordres (ils sont indiscutables et plus grands que vous ne semblez le penser), ni d'autres peut-être que j'oublie.
J'aimerais mettre en lumière un aspect beaucoup plus intangible et donc moins quantifiable, mais qu'il me semble impossible de laisser de côté dans la perspective d'une discussion sur les effets du comportement et des habitudes de certaines personnes sur la situation financière des autres et le système de santé en général. En mentionnant le rôle éducatif que vous attribuez à une plus grande responsabilisation des uns par la pression financière qui leur serait imposée, vous y touchez déjà, mais insuffisamment, me semble-t-il.
Pour illustrer mon propos je vais procéder de manière quelque peu caricaturale; cela ne fera qu'apporter un peu de gaieté dans un sujet somme toutes très austère, sans pervertir le sens de ce propos.
Prenons donc deux personnalités bien connues du grand public et sur lesquels celui-ci s'est généralement fait une opinion assez affirmée, que nous ne discuterons pas. D'un côté, feu Mère Thérésa et tout son admirable dévouement à la cause des plus démunis (sans parler de la sainteté que cela lui a acquise, puisque nous sommes plutôt du côté des moralistes mécréants). Et de l'autre côté, Monsieur Ospel et ses mirifiques primes diverses, son efficacité de manager qui a permis de "dégraisser" (le terme convient dans un débat sur la santé) et de rendre plus compétitive la plus grande banque de Suisse, avant de présider encore à sa chute, sans y participer sur le plan personnel, sinon par quelques dizaines de millions, un détail donc pour lui. Remarquez que les personnalités choisies peuvent à loisir être remplacées par d'autres de votre choix, pourvu que leurs caractéristiques aillent dans le sens de ma démonstration.
Quelle prime d'assurance-maladie pour soeur Thérésa? Minimale, je présume, étant donné que rien ne nous permet de soupçonner qu'elle ait jamais touché à l'alcool ou aux drogues et qu'elle ne souffrait manifestement pas de surpoids. De plus, elle s'occupait de nombreux malades, qu'à défaut d'euthanasier ou de pousser au suicide (ce qui aurait été la meilleure manière de diminuer les frais médicaux, je crois), elle privait cependant (d'après le mauvaises langues non catholiques convaincues) des médicaments qui auraient pu diminuer leurs souffrances (qui, elles, sont sacrées, dans ce milieu, et surtout chez nos frères et soeurs Indiens). Donc tout bénéfice = prime minimale.
Quelle prime d'assurance-maladie pour Monsieur Ospel? Minimale, je présume (en tout cas dans sa tranche de revenus si vous songez à introduire la prime liée à celui-ci), étant donné qu'il ne boit pas à excès, ne fume pas (ou alors des gros cigares très chers et rares), ne se drogue pas (en tout cas pas de drogues illégales), se nourrit de manière parfaite et ne souffre pas de surpoids. Il a mis au repos forcé quelques milliers d'employés, qui n'ont pas tous retrouvé du travail. Plus tard il a participé aux manoeuvres financières qui se sont révélées désastreuses pour la Suisse, pour l'UBS, pour certains de ses employés et pour un très grand nombre d'investisseurs. Tout ceux-là et leur famille ont souffert à des degrés divers de ces péripéties et un certain nombre d'entre eux, génétiquement ou pour d'autres raisons moins aptes à en atténuer les conséquences, l'ont payé de leur vie. Ces cas-là peuvent en fait constituer une économie pour les caisses-maladie, sinon éventuellement pour les assurances sociales et autres qui ont dû intervenir en faveur d'un certain nombre de veuves et d'orphelins. Pour ceux qui ont tenu le coup, il en est résulté un certain nombre de visites médicales supplémentaires, en particuliers psychothérapeutiques. Mauvais pour le bilan de l'assurance maladie, donc des autres assurés, mais ni pour Monsieur Ospel directement, ni pour les médecins, ni pour l'industrie pharmaceutique. Tous ces frais supplémentaires ne peuvent évidemment pas être imputé à celui qui en paraît moralement responsable, en partie du moins. En conséquence, nous dirons déficit = prime minimale.
Parmi les autres, les mauvais, ceux qui fument (ce que je ne fais pas), qui boivent (ce que je ne fais pas), qui se droguent (ce que je ne fais pas) et qui souffrent de surpoids (ce que je fais, avec souffrance au risque de me répéter, comme ma mère et mes quatre frères et soeur, mais seulement depuis le moment ou une pratique très intensive du sport ne m'a plus permis de compenser mon déséquilibre), il en est qui, comme Mère Thérésa (ou toute autre personne qui vous paraît digne de cette place) font du bien aux autres, les aident à vivre parfois et à mieux vivre souvent et diminuent ainsi dans certains cas les frais médicaux, et d'autres qui, comme Monsieur Ospel (ou toute autre personne indigne qui vous paraît mériter cette place), innocent de tout crime et de tout défaut dans sa manière de vivre, ont semé le malheur chez un grand nombre de leurs congénères et ont considérablement les frais des assurances-maladie par la surconsommation médicale qui en est resultée.
Eh bien, cher Philippe, en dehors du petit calcul que j'ai esquissé, comment allez vous convertir cela en primes d'assurance-maladie et, si vous n'en tenez pas compte, cela vous paraît-il juste d'un point de vue comptable et moral?

Écrit par : Mère | 24/02/2009

@Philippe Souaille Depuis le temps que j'essaie de ne rien écrire sur le sujet, je n'en peux finalement plus. Je pense sincèrement, Philippe (et vous savez combien je vous estime et vous ai soutenu sur d'autres sujets) que vous avez fait là un léger dérapage (plutôt bien contrôlé d'ailleurs), pour utiliser une métaphore propre à un sujet sans cesse repris à titre de comparaison).
Vous semblez avoir dans votre vision une société où, du moins en ce qui concerne la maladie et les frais qui en découlent, chacun endosserait la responsabilité qui lui revient, étant donné son mode de vie et les risques qu'il a bien voulu assumer, une manière de voir que je partage lorsqu'il s'agit de certains délits et crimes. Je ne vais pas répéter les arguments touchant à la solidarité (puisqu'ils peuvent être inversés), ni ceux qui touchent aux prédispositions génétiques à certains désordres (ils sont indiscutables et plus grands que vous ne semblez le penser), ni d'autres peut-être que j'oublie.
J'aimerais mettre en lumière un aspect beaucoup plus intangible et donc moins quantifiable, mais qu'il me semble impossible de laisser de côté dans la perspective d'une discussion sur les effets du comportement et des habitudes de certaines personnes sur la situation financière des autres et le système de santé en général. En mentionnant le rôle éducatif que vous attribuez à une plus grande responsabilisation des uns par la pression financière qui leur serait imposée, vous y touchez déjà, mais insuffisamment, me semble-t-il.
Pour illustrer mon propos je vais procéder de manière quelque peu caricaturale; cela ne fera qu'apporter un peu de gaieté dans un sujet somme toutes très austère, sans pervertir le sens de ce propos.
Prenons donc deux personnalités bien connues du grand public et sur lesquels celui-ci s'est généralement fait une opinion assez affirmée, que nous ne discuterons pas. D'un côté, feu Mère Thérésa et tout son admirable dévouement à la cause des plus démunis (sans parler de la sainteté que cela lui a acquise, puisque nous sommes plutôt du côté des moralistes mécréants). Et de l'autre côté, Monsieur Ospel et ses mirifiques primes diverses, son efficacité de manager qui a permis de "dégraisser" (le terme convient dans un débat sur la santé) et de rendre plus compétitive la plus grande banque de Suisse, avant de présider encore à sa chute, sans y participer sur le plan personnel, sinon par quelques dizaines de millions, un détail donc pour lui. Remarquez que les personnalités choisies peuvent à loisir être remplacées par d'autres de votre choix, pourvu que leurs caractéristiques aillent dans le sens de ma démonstration.
Quelle prime d'assurance-maladie pour soeur Thérésa? Minimale, je présume, étant donné que rien ne nous permet de soupçonner qu'elle ait jamais touché à l'alcool ou aux drogues et qu'elle ne souffrait manifestement pas de surpoids. De plus, elle s'occupait de nombreux malades, qu'à défaut d'euthanasier ou de pousser au suicide (ce qui aurait été la meilleure manière de diminuer les frais médicaux, je crois), elle privait cependant (d'après le mauvaises langues non catholiques convaincues) des médicaments qui auraient pu diminuer leurs souffrances (qui, elles, sont sacrées, dans ce milieu, et surtout chez nos frères et soeurs Indiens). Donc tout bénéfice = prime minimale.
Quelle prime d'assurance-maladie pour Monsieur Ospel? Minimale, je présume (en tout cas dans sa tranche de revenus si vous songez à introduire la prime liée à celui-ci), étant donné qu'il ne boit pas à excès, ne fume pas (ou alors des gros cigares très chers et rares), ne se drogue pas (en tout cas pas de drogues illégales), se nourrit de manière parfaite et ne souffre pas de surpoids. Il a mis au repos forcé quelques milliers d'employés, qui n'ont pas tous retrouvé du travail. Plus tard il a participé aux manoeuvres financières qui se sont révélées désastreuses pour la Suisse, pour l'UBS, pour certains de ses employés et pour un très grand nombre d'investisseurs. Tout ceux-là et leur famille ont souffert à des degrés divers de ces péripéties et un certain nombre d'entre eux, génétiquement ou pour d'autres raisons moins aptes à en atténuer les conséquences, l'ont payé de leur vie. Ces cas-là peuvent en fait constituer une économie pour les caisses-maladie, sinon éventuellement pour les assurances sociales et autres qui ont dû intervenir en faveur d'un certain nombre de veuves et d'orphelins. Pour ceux qui ont tenu le coup, il en est résulté un certain nombre de visites médicales supplémentaires, en particuliers psychothérapeutiques. Mauvais pour le bilan de l'assurance maladie, donc des autres assurés, mais ni pour Monsieur Ospel directement, ni pour les médecins, ni pour l'industrie pharmaceutique. Tous ces frais supplémentaires ne peuvent évidemment pas être imputé à celui qui en paraît moralement responsable, en partie du moins. En conséquence, nous dirons déficit = prime minimale.
Parmi les autres, les mauvais, ceux qui fument (ce que je ne fais pas), qui boivent (ce que je ne fais pas), qui se droguent (ce que je ne fais pas) et qui souffrent de surpoids (ce que je fais, avec souffrance au risque de me répéter, comme ma mère et mes quatre frères et soeur, mais seulement depuis le moment ou une pratique très intensive du sport ne m'a plus permis de compenser mon déséquilibre), il en est qui, comme Mère Thérésa (ou toute autre personne qui vous paraît digne de cette place) font du bien aux autres, les aident à vivre parfois et à mieux vivre souvent et diminuent ainsi dans certains cas les frais médicaux, et d'autres qui, comme Monsieur Ospel (ou toute autre personne indigne qui vous paraît mériter cette place), innocent de tout crime et de tout défaut dans sa manière de vivre, ont semé le malheur chez un grand nombre de leurs congénères et ont considérablement les frais des assurances-maladie par la surconsommation médicale qui en est resultée.
Eh bien, cher Philippe, en dehors du petit calcul que j'ai esquissé, comment allez vous convertir cela en primes d'assurance-maladie et, si vous n'en tenez pas compte, cela vous paraît-il juste d'un point de vue comptable et moral?

Écrit par : Mère | 24/02/2009

Aïe! Désolé de ce redoublement. Ce n'est pas la première fois que je me fais piéger par le système de certification.

Écrit par : Mère | 24/02/2009

Mère, vous tombez là dans le même travers que Pascale et François Salina. Je ne crois pas avoir jamais préconisé un bonus-malus sur la maladie, encore moins sur les attitudes économiques ou philosophiques de tel ou tel.
Quant au surpoids, je sais bien que nous ne sommes pas égaux sur ce point. Donc pas de pénalisation de l'obésité en tant que telle... Même si elle reste aussi éminemment sociale et culturelle (= choix alimentaires). Il n'est qu'à voir la vitesse à laquelle nos sociétés grossissent.
En revanche le taux d'aloool dans le sang, de nicotine ou d'opiacés sont des données objectives. Et je suis persuadé que l'on peut distinguer le taux de sucre ou de graisse ingérés en surnombre de celui de quelqu'un souffrant de diabète ou d'un problème hormonal...
Quant à l'exemple du Bobo bio et fit et du chômeur déprimé qui picole et s'enfume, il est évident pour ce dernier qu'une incitation à améliorer son hygiène de vie ne pourrait que lui être profitable.
La question de toute manière se posera tôt ou tard, car la société n'aura bientôt plus les moyens de suivre et arrivera un moment où il faudra faire des choix

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2009

Philippe, merci de votre réponse, qui ne me satisfait pas vraiment. Je crains cependant que vous n'ayez raison dans votre dernière phrase; j'espère seulement que l'on trouvera de meilleurs remèdes, s'il y en a, que celui que vous préconisez.

Écrit par : Mère | 24/02/2009

Mère, Doc, François Pascale et Duda, deux remarques encore. Comme déjà dit, je ne vois pas ce qui devrait m'obliger à être davantage solidaire d'un polytoxicomane qui se trouve être mon voisin que d'un être humain lointain souffrant le martyr du fait d'une maladie qu'il n'a en rien provoquée.
Et je crois qu'il y aurait beaucoup à dire sur l'alcoolisme populaire qui contribue à anesthésier les gens pour les maintenir dans un moule répétitif et sans grand espoir, genre "consomme et bosse dans la journée et défoule toi en râlant le soir chez toi, devant ta télé, après avoir bu quelques bières de trop". Et surtout sans faire trop de scandale à l'extérieur, hormis peut-être dans quelques blogs lus par 1% de la population... Quitte à cogner sur femme et enfants de temps à autre.
Même constat déprimant pour le rebelle sans cause qui sombre dans la poudre.
D'une certaine manière le monde de la santé participe et cautionne cet espèce d'abrutissement généralisé, y compris en délivrant force anti-dépresseurs.
Nous avons cru pouvoir nous abstraire de ces choix barbares et draconiens qu'imposait jadis la rigueur des temps.
Je me souviens de cette grand-mère eskimaude, dans un film d'Yves Ciampi, qui s'éloigne dans le blizzard lorsqu'elle sent son heure venue, tandis que dans l'igloo sa fille, interprétée par Yoko Tani, réchauffe les pieds gelés de son chasseur de mari sur son ventre nu.
Ou cette tribu des Iks, en Afrique de l'Est, qui suite à l'ouverture d'une réserve naturelle les privant de leurs ressources habituelles (eh oui, rien n'est simple), s'était retrouvée confinée dans une zone aride à flancs de montagne. Ils avaient souffert de la faim au point que les mères privaient leurs enfants de nourriture pour se sauver elles, les reproductrices.
Nous en sommes heureusement encore très très loin. Mais il n'y a aucune raison pour que baissent les coûts de la santé à l'avenir. En dehors des limites que l'on voudra bien leur donner.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2009

@philippe. ou comme certaines tribus de Polynésie, une fois par année on fait grimper les vieux aux cocotiers pour voir si ils sont encore assez forts pour tenir, les autres tombent et meurent. Pour qu'ils ne deviennent pas une charge pour la communauté. Heureusement que la santé a permis d'éviter cette barbarie, de là à savoir jusqu'où on doit aller avec l'acharnement thérapeutique. Respectons la nature, lorsque l'heure de partir a sonné, partons le coeur en bandoulière.......

Écrit par : duda | 25/02/2009

@Philippe Souaille

Vous n'êtes hélas pas le seul à tomber dans les travers simplificateurs qui caractérisent vos prises de position sur ce sujet. Simplificateurs, et même erronés dans la mesure où ils ne tiennent pas compte de faits scientifiques établis. Différencier l'obésité héréditaire ou acquise, et déterminer la cause de cette dernière chez un malade ne se fait pas en 2 tests 3 mouvements comme vous semblez le penser, et est encore l'objet de nombreuses recherches.
Quant à pratiquer des tests de dépistage systématiques, cela nous mènerait vers une société orwellienne où la sphère privée disparaîtrait au profit d'une scrutation permanante de nos comportements.
Mais par-delà l'obsession de la stigmatisation et du châtiment, c'est la réduction de l'être humain à ses seuls comportements qui mine les fondements votre raisonnement. Une vision qui réduit un être forcément complexe à la simple dimension d'un bon ou d'un mauvais comportement, voire seulement un consommateur ne peut que mener aux errements dont vous vous faites l'avocat malgré vous.
La médecine moderne a appris à considérer l'être humain dans son ensemble, seul moyen de comprendre la maladie au sein du système interdépendant qu'est notre corps.

Pour finir et pour vous rassurer, je ne m'exprime au nom d'aucun groupe de pression autre que celui des assurés. Il se trouve que je me tiens informé du dossier de la santé sur lequel, faisant oeuvre de civisme, je m'exprime occasionnellement en connaissance de cause dans le présent blog ainsi que dans celui, voisin, de M. Poggia. La vie m'offrant par ailleurs de grandes satisfactions, je n'ai ni le temps ni le besoin de me répendre en diatribes bileuses dans les blogs romands.

Écrit par : François Salina | 25/02/2009

Mais cher Monsieur salina, vous ne répondez pas à mes questions.

Pourquoi la médecine ou la santé seraient-elles les seuls domaines dans lesquelles l'être humain - d'un point de vue social et économique et non médical - ne pourrait être réduit à ses comportements comme le font tous les jours la morale et la loi, et pas seulement sur la Circulation routière ?
Etes-vous certains que l'approche médicale soit la plus adéquate dans le traitement de comportements tels que l'alcoolisme ou l'addiction aux drogues ? Personnellement, pour avoir suivi le cas de plusieurs personnes dans différentes situations, je peux cous assurer que je ne le pense pas.
Pourquoi devrais-je être plus solidaire d'un junkie romand que d'un père de famille africain qui bosse dix heures par jour pour nourrir sa famille ? Et si je ne le dois pas, qui est-ce qui paie et où arrête-t-on la solidarité ?
Il me semble que ces questions màritent d'être posées, même si mon attitude peut-être provocatrice. Tôt ou tard, il faudra les poser.
Enfin, permettez-moi de vous dire que votre position dans le cas prsent est peut-être favorable à certains types de malades, mais en aucun cas aux assurés pris globalement, qui dans votre système, sont juste des "cochons de payants". Ou des cochons Dindes...

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2009

"Le système de santé proprement dit est excellent", dixit F. Salina.
Tout dépend des critères sur lesquels on s'appuie pour l'affirmer.
Si le système conduit à gommer les symtômes avec des médicaments, la définition de la santé s'arrête à l'absence de maladie ou à la capacité de production des individus. Toutefois, ce système conduit à la chronicité et à la dégénérescence.
Tel est, par exemple, le cas des sidéens à qui la médecine conventionnelle a peut-être éviter la mort à court terme mais qui sont devenus des malades chroniques. Il vaudrait la peine de tenir compte d'autres systèmes qui peuvent conduire à une guérison ou à une chronicité plus confortable à vivre.
En outre, le constat éclatant du bénéfice augmentant des pharmas et du montant des primes s'aggravant, nous incite aussi à désirer et chercher un autre système.
Un système qui permettra toujours de progresser est celui qui permet à chacun de devenir conscient de lui-même sur les différents plans de son être. Un thérapeute sera d'autant plus efficace si, tout en allégeant les maux, il couduit son patient à une meilleure conscience de lui qui va au-delà du simple "savoir ce que j'ai"

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25/02/2009

Les réponses que vous sollicitez se trouvent dans mes interventions précédentes.
Il a été choisi de constituer un système de santé solidaire (terme dont on peut se méfier) afin déviter une précarisation accrue et une mise à l'écart des individus appartenant aux couches défavorisées qui sont les plus exposés aux comportements risqués. C'est un choix sociétal, une condition minimale destinée à éviter la désintégration du tissu social et les désordres qui s'en suivraient immanquablement.
Vous avez entièremement raison sur le point que tôt ou tard nous serons confrontés à des choix en matière de santé. Mais la voie de l'égoïsme s'apparente à une fuite en avant avec les conséquences désastreuses qui s'en suivraient, et ne peuvent se justifer sous prétexte qu'elles sont dans l'air du temps ou simplement conforme à l'intérêt de certains. D'autres solutions plus pondérées et allant dans le sens de l'intérêt général existent.
La prise en charge des dépendances s'effectue en général dans le cadre d'une approche comportementale multi-disciplinaire incluant une surveillance médicale, mais doit avant tout se baser sur la collaboration de celui qui en souffre. J'ignore quelles sont vos expériences dans ce domaine, mais je ne puis que vous encourager à vous informer de façon plus détaillée.

Écrit par : François Salina | 25/02/2009

Quel débat passionnant.
Merci à vous tous.
Je rêve comme vous tous d'une société idéale où les Hommes se responsabiliseraient.
Mais cela reste un idéal.
François Salina a raison.
Attention à la dérive.
Savez-vous quel était le pays qui avait développé une médecine préventive de haut niveau ?
L'Allemagne hitlérienne.
Les dérives sont connues.
La pureté n'existe pas.
Tout le monde a un comportement à risque.
Nous devons soigner sans restriction et sans porter de jugement.
Difficile

Écrit par : Bertrand BUCHS | 25/02/2009

Voilà les compétences de Mr Couchepin:
http://www.tdg.ch/actu/suisse/couchepin-tance-choix-prestations-maladie-2009-02-06

Voilà son travail réel:
"Depuis cinq ans que je suis en fonction au DFI, je crois que les dirigeants des caisses d'assurance-maladie ont eu la vie trop facile - bien trop facile! Ils sont d'ailleurs pour la plupart compétents - certains sont devenus des amis mais ils ont eu la vie trop faciler" à voir sur http://www.parlament.ch/ab/frameset/d/s/4805/283371/d_s_4805_283371_283381.htm

Voilà comment notre gouvernement est infiltré par SantéSuisse, entité financée par les cotisations Lamal:
http://poggia.blog.tdg.ch/archive/2008/09/15/corruption-made-in-switzerland.html

Aucune réaction de Mr Couchepin.

Et si vous n'êtes toujours pas convaincu des dérives actuelles de l'OFSP et de santésuisse, je vous propose "Sicko" de Michael Moore. Bonne séance.

Écrit par : La voix | 28/02/2009

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