04/03/2009

Le Roi est nu...

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Dagobert avait mis sa culotte à l’envers, le Roi Couchepin n’a même plus le luxe d’en avoir une.

Sa décision régalienne de diminuer les tarifs des analyses médicales n’est soutenu par plus personne à part peut-être ses propres fonctionnaires.

Même SantéSuisse réagit. Son président, monsieur Ruey, doute de la pertinence de la mesure et son porte-parole avoue ne plus rien y comprendre.

La commission de gestion du Conseil national en rajoute une couche et l’association suisse des laboratoires médicaux projette une augmentation des coûts de 1 milliard.

Une belle cacade.

La décision de trop.

Le Roi va devoir s’en aller, déposer sa couronne.

L’erreur de monsieur Couchepin est politique. A force de se croire investi de la Seule Vérité, il s’est éloigné de la base.

Et il a réussi à réveiller les médecins qui n’avaient jamais su ou voulu utiliser leur force politique.

Cette affaire doit déboucher sur un large débat de tous les utilisateurs de la santé, patients en tête. Que voulons-nous comme système de santé ? Comment le financer ?

A partir du cas du laboratoire du médecin, nous devons parler des soins de proximités, des réseaux, du parcours de soins des patients, de la collaboration état-privé, des primes de l’assurance maladie.

Il faudra partir de la base et d’abord discuter dans les cantons. Le système suisse ne peut pas fonctionner si la Confédération impose ses solutions.

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Commentaires

C'est la fin d'une ère et d'un mauvais rêve. L'ère Couchepin qui n'en finit pas de s'achever dans un climat de déliquescence et de caudillisme larvé. Comme vous le relevez, cet ultime dérapage s'inscrit dans l'absence d'horizons qui caractérise l'action du DFI en matière de santé depuis que M. Couchepin en a repris les rênes.
Il n'y a d'autre chose à attendre de ce règne qu'une fin qui ne laissera qu'un champ de ruines livré à la concussion et aux appétits des voisins de chalet.
Alors viendra le temps de remiser les défiances et de s'asseoir autour de la table pour enfin trouver et mettre en oeuvre les solutions négociées et acceptées de tous, seules capables de nous sortir de l'impasse.

Écrit par : François Salina | 04/03/2009

On a pu voir dans le cadre de la semaine consacrée au cerveau, un Couchepin en admiration devant un cerveau: ébahi, estomaqué, bouche bée, il n'en avait jamais vu auparavant. Lorsqu'on a peu si de cervelle, il est si dur de croiser des cerveaux, voire même on ne les reconnaît pas. D'où sans aucun doute de désespoir des médecins. Cerveaux cherchent cervelle !

Écrit par : duda | 14/03/2009

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