17/03/2009

Une sacrée perte de confiance...

confiance.jpg

 

 

 

Nous sommes tous un peu déboussolés.

Nos repères ont brusquement disparu.

La crise bancaire, mais surtout le débat sur la gestion des fonds étrangers nous déstabilise.

A de multiples reprises mes patients m’ont fait part de leur révolte. Je ne ressens pas de peur, mais comme une sourde colère.

Contre les banques qui ont menti, qui ont caché des pratiques peu scrupuleuses.

Contre le gouvernement fédéral qui ne semble pas savoir défendre l’honneur d’un pays et qui capitule en rase campagne avant d’avoir combattu.

Pourquoi avoir honte du secret bancaire, alors que la majorité des états qui nous attaquent le pratique.

Pourquoi toujours se comporter ainsi.

Capituler sans avoir négocié.

Ce sentiment d’infériorité, ce manque de panache.

Lorsque l’on érige le consensus en dogme, il est impossible de savoir ou d’oser réagir.

Le Conseil Fédéral est une structure idéale pour des temps calmes, mais lors d’une tempête, il manque cruellement un vrai homme ou une vraie femme d’Etat.

tempete.jpg

 

 

06:59 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

alors là, vous avez résumé en quelques lignes ce que beaucoup pensent tout bas, sans plus oser le dire tout haut.

Nous avons bel et bien baisser le pantalon pour mieux recevoir la fessée.

Le pire c'est que certains inconscients sont heureux de cette situation. Pourtant les conséquences de cet applaventrisme seront lourdes en terme humains, économiques et pour la souveraineté de notre petit pays.

Bien à vous Doc !

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 17/03/2009

Le Roi est nu. Comme le dit très justement Stéphane, nous sommes un petit pays. Donc fondamentalement destiné à s'entendre au mieux avec ses grands voisins. Parce que si l'on commence à parler en termes guerriers, il n'y a que dans la Bible que le petit peut abattre le gros, à fortiori lorsque les gros sont plusieurs et que le petit ne dispose d'aucune fronde...
Fort heureusement, s'arranger avec les voisins nous a, jusqu'à présent, plutôt bien réussi. Grâce notamment aux banques, à leurs mensonges et à leurs pratiques peu scrupuleuses. Y compris l'UBS, dont un très grand nombre de petits épargnants ont perçu des dividendes depuis fort longtemps. Mais aussi grâce aux rentrées fiscales faramineuses et surtout grâce au fait que nos entreprises se finançaient ici aux meilleures conditions du monde. Parce que nos coffres étaient bourrés de devises étrangères et le sont toujours. Au point que cela nous pose aujourd'hui des problèmes parce qu'avec la crise, le Franc Suisse tend à s'apprécier immodérément pour nos exportations, contraignant la BNS a une dévaluation qui ne dit pas son nom...
Il y a une vraie hypocrisie à incriminer les banques dont les jeux parfois troubles assuraient la prospérité du pays tout en permettant au citoyen de base de se voiler la face et de croire en la légende du "Y'en a point comme nous". Combien de fois, depuis 30 années, et mon père avant moi, je me suis accroché avec d'excellents amis, intelligents, qui refusaient de regarder notre réalité en face et d'appeler un chat un chat.
Cette catharsis brutale aujourd'hui a de quoi déstabiliser effectivement. Le pays se réveille brusquement d'une longue séance d'hypnose, qui remonte au moins aux fables de la seconde guerre mondiale, genre Hitler a eu peur d'attaquer la Suisse... L'étape est néanmoins nécessaire pour affronter l'avenir sur des bases correctes et un socle solide.
Doc, si vos patients dépriment trop, il suffit de leur expliquer que c'est bien pire ailleurs. L'Allemagne et la France, nos grands voisins protecteurs, dont nous gardons les fortunes dans nos coffres, vont plutôt bien en dépit de leurs soubresauts. En tout cas beaucoup moins mal que les pays anglo-saxons (Grande-Gretagne, Irlande Etats-Unis et j'ajoute l'Islande), que les pays du Sud de l'Europe (Grèce, Espagne, Portugal) et que les pays de l'Est comme la Hongrie ou la Pologne qui sont tous, sans exception au bord de l'implosion économique et d'explosions sociales d'ampleur inégalée depuis les révolutions.
Avec des aberrations comme l'immobilier hongrois dont je lisais hier dans l'excellent et fort peu rupestre blog de David Lauper (in 24Heures) que les crédits étaient tous en Franc Suisse. Celui-ci s'étant apprécié de plus de 50% face au forint en 6 mois, on imagine les dégâts, une grosse partie de la classe moyenne risquant de se retrouver à la rue...
Alors nos angoisses existentielles font peut-être peine à voir, mais les vrais problèmes sont ailleurs, notamment devant nous, et il serait opportun de commencer à s'en apercevoir.

Écrit par : Philippe Souaille | 17/03/2009

moi j'aime bien ta facon de voir lesbchoses , et c'est tourt ! :D biz

Écrit par : Wiki | 07/04/2009

where there is a will,there is a way

Écrit par : cheap ghd straighteners | 01/03/2011

Les commentaires sont fermés.