25/03/2009

Et la suite !

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C’est super bien de descendre dans la rue.

Il faisait froid mais les cœurs étaient chauds bouillants.

Je ne veux pas revenir sur nos interrogations, nos demandes, notre combat.

Il faut maintenant réfléchir à après.

Surtout ne pas s’arrêter, ne pas se dire : voilà on a râlé, le boulot est fait à d’autres de conclure.

Rien n’est réglé. Notre ministre n’a pas bougé. Il changera de position que lorsqu’il sentira que la classe politique et la presse le lâchent.

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Alors la suite…

Des actions de plus en plus ciblées, des grains de sable dans le système par exemple une grève des crayons, l’utilisation des outils démocratiques à notre disposition comme l’initiative ou le référendum, un travail avec nos responsables politiques cantonaux pour commencer à faire et à construire une véritable politique de la santé axée sur le patient et non sur la compensation des pertes boursières des assurances maladies.

Il ne pas faut se fixer sur la réaction d’un homme qui est de toute façon en fin de carrière politique.

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Commentaires

Bravo pour l'organisation de la grève, mais je suis un peu déçu par la communication de nos organisations médicales.

On fait grève pour la sauvegarde d'un outil de diagnostique dans nos cabinets et je constate depuis une semaine, une attaque organisée sur nos revenus !!

je suis médecin et mes revenus ne sont pas un secret d'état mais je ne comprends pas pourquoi le débat glisse magiquement vers la question des revenus durant cette période de crise ! j'espère naivement que les services de Mr Couchepin et santé suisse ne sont pas impliqués dans cette attaque organisée sur les médias.

je souhaite que nos organisations médicales engagent des pro de la communication comme santé suisse et qu'on crée un groupe ou une cellule médias et internet.


Une reflexion sur notre engagement dans la politique est souhaitable pour défendre notre vision d'un système de santé efficace et accessible pour tous.

Il ne faut pas avoir peur de discuter de tout et de répondre aux polémiques.
mais surtout, il ne faut plus laisser le terrain de la communication à ceux qui ne cherchent qu'a détruire le système actuel pour construire un système de santé à plusieurs vitesses comme aux USA.

Mr Couchepin a une démarche qui ressemble à celle d'un certain Richard NIXON, cad, je détruit le système de solidarité pour le remplacer par celui des assurances privés et complémentaires ! et notre devoir c'est d'informer le public des choix d'avenir pour leur santé .

Bref, c'est fini le temps des organisations muettes, il faut se faire entendre dans les médias et en politique. et le combat ne fait que commencer !

Écrit par : sam | 25/03/2009

L'ampleur de la mobilisation aura certainement surpris M. Couchepin. Le mouvemement doit maintenant se poursuivre et emprunter d'autres voies pour contraindre au dialogue un ministre dont l'agilité d'esprit n'est pas la première des qualités. Préoccupé avant tout par sa grandeur (toute relative) et la trace qu'il laissera dans l'histoire, il ne tient pas à ce que l'on se souvienne de lui comme celui qui aura reculé devant une grève. Qu'à cela ne tienne. Les enjeux dépassent de loin l'égo d'un notable octodurien et font des médecins les porteurs de valeurs autrement plus essentielles.
Cette épreuve se gagnera dans la durée, par une diversité et une mobilité de l'action qui suivra le coup de projecteur de la grève. Cette action ne doit pas constamment se faire à renfort de médias afin de ne pas lasser l'opinion publique. Une piqûre de rappel à intervalles régulier là où on l'attend le moins suffira à entretenir l'attention. Grève des rapports, des statistiques, orientation active des patients vers les caisses maladies les moins chères, les moyens ne manquent pas pour exercer une pression sur le système sans que les soins aux patients n'aient à en souffrir. L'administration constitue un gigantesque talon d'Achille où planter les banderilles avant de porter l'estocade finale.
Roué mais peu subtil, Pascal Couchepin compte bien distiller des allusions au revenu des médecins afin de discréditer leur action, mais cette stratégie fait long feu. C'est aussi aux médecins de communiquer sur les dangers bien réels que représente une telle mesure pour la santé des assurés, et sur le fait qu'elle entraînera plus de surcoûts que d'économies réelles.

Écrit par : François Salina | 26/03/2009

Bravo! continuez votre combat. Merci aux médecins de famille qui soignent et qui offrent des prestations de qualités alors qu'il devient de plus en plus difficile d'excercer leur métier. Quand à vos revenus que certains décrient comme "trop élevé", laissez dire c'est des "jaloux" ou des gens qui n'ont pas d'autres arguments percutants pour vous attaquer, c'est des "petits esprits". Merci au personnel soignant, laborantine, secrétaire médicale, à tout le corps médical dans son ensemble d'être présent et d'offrir votre humanité.
Puis quand on gagne le pognon que l'on gagne Sieur Couchepin (avec l'argent du contribuable en plus, car somme toute c'est encore avec nos impôts que ces chers, très chers, conseillers nationaux touchent un salaire) et bien on se fait tout petit et on prend des leçons d'humilité et d'humanité. Sieur Couchepin en Suisse, y a pas que des riches contribuables qui peuvent se payer des cliniques privées, y a aussi des "pauvres" qui ont droit à une médecine de qualité et qui méritent aussi bien que les nantis d'avoir des médecins pratiquant leur art avec encore beaucoup de professionnalisme.
Faisons tous attention et soyons vigilants car quand la société commence "à tirer sur l'ambulance" c'est très mauvais signe.
Médecins continuez à manifester, courage

Écrit par : vétérante | 26/03/2009

Bonjour a tous,

Le probleme est le suivant le medecin prescripteur d'examen medicaux - le medecin biologiste fournisseur de service.

L'interet de cette mesure est je le pense un moyen d'eviter qu'un medecin puisse prescrire des examens a ses propres patients pour ensuite faire tourner son laboratoire.

Toujours le meme soucis L'argent et la confiance dans le praticien. la mesure est bonne pour peu qu'on dedommage et estime la perte du medecin a sa juste valeur.

Je soutiens habituellement mes collegues de la santé, mais la....

On ne peut pas a la fois Prescrire et executer sinon il y a conflit d'interet.

Thomas Bläsi

Écrit par : Thomas Bläsi | 02/04/2009

Le problème c'est que nous avons besoin de cet instrument de travail.
Hier j'ai eu une urgence. grâce à deux analyses faites en une minute j'ai pu décidé d'une hospitalisation.
Je vous rejoint lorsque le médecin vend lui-même les médicaments. Pratique courante en Suisse-Alemande et interdite à Genève.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 03/04/2009

Bonjour Mr Buchs,

Nos positions sont differentes, mais je pense qu'opposer nos arguments ici seraient contre-productif a votre cause.

Je visite souvent votre blog et je vous felicite pour son contenu.

Si l'envie vous en prenait je serais heureux de se rencontrer pour continuer ce passionant echange d'idées.

Thomas Bläsi

Écrit par : Thomas Bläsi | 03/04/2009

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