31/03/2009

Les faits sont têtus...

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La santé coûte. La santé à un coût.

Vouloir imaginer que nous puissions diminuer l’augmentation des dépenses n’a pas de sens.

La population est de plus en plus âgée.

Les personnes âgées ont droit à une prise en charge à domicile efficace.

Avec les années, les pathologies deviennent multiples et les traitements onéreux.

La technologie médicale a fait un bon en avant.

Les patients deviennent exigeants et à juste titre. Ils ne se contentent plus de vaines promesses et veulent le meilleur. Ils ont accès aux dernières informations médicales.

Imaginer que nous allons faire des économies sur le dos des malades est impensable.

Imaginer que vous n’allez pas avoir un traitement pour des raisons économiques n’a pas de sens.

La question est de savoir si nous voulons continuer dans cette voie.

10,8 % du PIB est-ce trop ?

La santé est-elle une priorité ?

Voulons-nous que l’Etat s’engage à maintenir l’accès aux meilleurs des soins pour tout le monde ?

Franchement y a-t-il un problème ?

Lorsqu’il faut sauver Swissair ou l’UBS l’argent existe. Lorsqu’il faut percer un tunnel, personne ne discute.

La seule question qui demande une réponse rapide est de savoir ; qui paye quoi ?

Le citoyen assume une part très importante des coûts (probablement une trop grande part), par ses primes, sa franchise, sa participation et ses impôts.

La confédération s’est énormément désengagée et a reporté sur les cantons et les habitants une grande partie des frais.

Il faut maintenant ouvrir un grand débat, et discuter de la répartition de l’effort.

Les enfants doivent-ils payer une prime d’assurance maladie ?

La vieillesse est-elle une maladie ?

Faut-il tout rembourser ? Le débat est ouvert avec la votation du 17 mai sur les médecines complémentaires.

Faut-il une prime unique pour toute la Suisse ? Il semble que certains cantons payent des primes trop basses et d’autres des primes trop hautes.

Faut-il revoir la gestion des caisses maladies ?

Faut-il rediscuter d’une assurance maladie-accident unique ?

Monsieur Couchepin pense noyer le poisson en prenant des décisions ponctuelles et en désignant des « boucs émissaires ».

A quand un grand débat sur la Santé …

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Commentaires

C'est évident qu'il faut un débat général sur la santé. Les décisions ponctuelles ne font que déplacer les coûts d'un compte à un autre.
Vous évoquez comme cause de l'augmentation des coûts des soins le poids des années mais le poids des erreurs d'hygiène, de diététique, de gestion de ses sentiments et de l'activité de son esprit pèsent aussi lourd dans la genèse ou la chronicité des maladies.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/03/2009

C'est évident qu'il faut un débat général sur la santé. Les décisions ponctuelles ne font que déplacer les coûts d'un compte à un autre.
Vous évoquez comme cause de l'augmentation des coûts des soins le poids des années mais le poids des erreurs d'hygiène, de diététique, de gestion de ses sentiments et de l'activité de son esprit pèsent aussi lourd dans la genèse ou la chronicité des maladies.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/03/2009

Mme de Meuron vous avez sûrement raison mais en même temps votre point de vue est culpabilisant, mettant trop de responsabilité sur l'individu. Je suis certaine que le monde empoisonné dans lequel nous vivons (pollution, rythme de travail stressant, OGM, effets nocifs des médicaments, etc. etc.) est tout aussi responsable de nos maladies chroniques ou non.

Écrit par : K, | 31/03/2009

D'accord avec vous, K! Le point de vue de Mme de Meuron charge l'individu, paradoxolament, malgré une vision intégrative et holistique apprarente.
Il y a bel et bien un système médical d'où l'individu n'échappe que très difficilement; celui-ci est très peu libre au final. Il peut certes s'amuser à chercher tel ou tel médecin, si possible pas dans sa rue pour des raisons de proximité facile... mais quoi, que faire, sans faire chauffer inutilement sa caisse-maladie? En nous adressant à un médecin, on ne cherche pas un père tout-puissant, juste quelqu'un qui sache poser un diagnostic le plus complet possible et sans faire appel à telle ou telle "idéologie". En plus du diagnostic, le médecin devrait savoir prescrire les médicaments qu'il faut seulement s'il y a besoin et en expliquer la teneur. Que voulez-vous qu'un patient fasse dans cette gabegie? Perso, je me dis heureuse de ne souffrir d'aucune maladie chronique même si je peine à savoir où aller quand j'ai besoin ponctuellement; mais d'expérience, je suis très déçue de la légèreté de certains profesionnels de la santé qui ne vous écoutent pas, empochent leur consultation, n'assurant aucun suivi (également en cas de médicaments créant ne forme de dépendance physiologique, dangereuse et inconfortable).

Le principe d'autonomie du patient (un des 3 piliers de l'éthique médicale)est décidément appliqué selon le bon vouloir de celui qui tient le couteau par le manche.

Enfin, comme le dit Kouchner, c'est une illusion que de croire ou faire croire qu'on puisse fair des économie sur la Santé. Absurde! Quand on voit le train de vie de l'Etat, on se demande vraiment où sont les priorités ainsi que la hiérarchie des valeurs en vigueur. Dr.Buchs, je vous soutiens dans votre démarche quant à l'urgence d'un grand débat, à condition que les conditions soient remplies...

Bien à vous!

Écrit par : Micheline | 31/03/2009

Je veux y revenir sur votre blog plus tard, car je suis en plein la prép de la conférence sur le BEMER, le bio-électromagnétisme pulsé à basse fréquence. Ceci EST l'alternative à la cherté des médicaments (voir mon blog "étoledeneige") de ce jour.
J'ai comme un présentiment que les médecins sont trop portés et intéressés en qu'actionnaires à l'industrie pharmaceutique et chimique. Les médicaments sont déjà trop chers en Suisse, et les génériques (amputés des frais de recherches et tests cliniques) également. P. Couchepin a eu le courage de s'attaquer au maillon faible, mais au maillon fort il n'a pas les tripes !!! Moi, je dis, il faut revenir à des thérapies alternatives et non aux "petits poisons" avec touts ses effets secondaires négatifs. Vous avez bien prêté serment à Hippocrate, alors agissez non selon le portemonnaie, mais selon votre conviction. CP a peut-être eu raison de stopper la cherté des analyses, car il me semble qu'il y a eu exagération, bienque j'aime aussi connaître de suite le résultat et non attendre la nuit des temps pour être fixé. Par ailleurs, une certaine catégorie de médecin gagnent trop par rapport aux autres. C'est comme avec les financiers, resp. banquiers. Qu'en pensez-vous de tout cela ?
Bien à vous
Bruno Mathis d'Unterwald

Écrit par : Etoile de Neige | 31/03/2009

MMe K.
Si nous voulons devenir plus libres de nos politiciens, de nos assureurs, et de certains responsables de la santé publique, il s'agit effectivement de prendre nos responsabilités en main. Elles peuvent vous paraître trop lourdes car c'est une fonction que nous avons peu utilisée. Toute notre formation nous a inculqué à bien nous développer intellectuellement (être bon élève en classe), à apprendre un bon métier ou une bonne profession et à réussir une vie de couple.
Tout ce programme nous a occupés le temps et l'esprit et il ne reste pas grande disponibilité pour nous découvrir nous-mêmes, dans notre intimité profonde qui correspond aussi au fonctionnement complexe de notre corps.
Ainsi "répondre de soi" plutôt que "prendre ses responsabilités" nous permet de développer et d'affirmer une liberté intérieure bien plus active. Evidemment, il s'agit d'un travail franchement plus laborieux qu'un apprentissage car nos dimensions intérieures sont multiples. C'est un travail d'adulte, exigeant, sans complaisance. Il en vaut la peine puisqu'il permet le gain d'une liberté
qui nous permet de gérer notre vie sans nous faire assister ou brimer à tous les carrefours.
En modifiant nos concepts, en soignant les traumatismes enfouis, en améliorant le tonus de notre corps, nous gagnons bien plus de moyens pour nous dresser dans l'existence.
Vous avez le regard tourné vers les toxiques de notre monde, ils existent bel et bien mais nous avons des potentialités bien plus riches qu'il n'en paraît. En apprenant à utiliser ces potentialités, vous serez étonnée de la confiance et de l'immunité que vous pouvez gagner tout en étant bien plus maîtresse de vous-même.
Bien des médecines complémentaires vous y aident, tant par le type de diagnostics globaux qu'elles posent que par les produits ou méthodes qui peuvent vous soutenir dans votre démarche intérieure.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/03/2009

Etoile de Neige
Votre message lance plusieurs pistes. J'aimerais reprendre l'idée que vous donnez des médecins.
Tout d'abord, il n'est pas adéquat d'en faire un amalgame. Effectivement, leurs mentalités varient beaucoup d'un individu à un autre.
Par exemple, on peut distinguer 3 groupes très distincts: les généralistes et médecins de premier recours, les spécialistes et les chercheurs
en milieu académique. Leurs intérêts sont bien distincts.
Un autre facteur dont il est important de tenir compte est le bagage qu'ils reçoivent pendant leurs études. Ils ne pourront ainsi pratiquer que selon les instruments reçus. C'est donc déjà au niveau de la faculté qu'il y aurait à modifier leurs formations, C'est du reste ce que revendique l'initiative "pour la prise en compte des médecines complémentaires" : que les médecins aient une plus large panoplie de remèdes et de méthodes à disposition, pas forcément pour les pratiquer eux-mêmes mais pour être en mesure de les confier aux praticiens capables.
Bien cordialement
MF de Meuron
PS Je garde un excellent souvenir du stand BEMER de Sannat 2008!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/03/2009

Micheline, Il y a bel et bien un système médical à disposition du grand public, de même qu'il existe une école publique à la disposition de tous les enfants. Ces deux systèmes dépendent de la société actuelle. Ils ont l'avantage d'être à la disposition de chacun, avec le désavantage qu'ils sont organisés et structurés pour une large communauté.
Si vous désirez autre chose, c'est possible mais cela devient une démarche personnelle qui est exigeante tout en ayant les avantages d'être plus adéquate à votre individualité. Apparemment, elle contient aussi plus de risques mais les systèmes officiels comportent aussi des risques!
Parfois, on peut composer avec deux systèmes, parfois il faut avoir l'audace de choisir!
Avec mes meilleures pensées

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/03/2009

Mme de Meuron, j'étais comme vous avant. J'ai plein d'excellents livres sur le sujet et j'ai fait énormément de travail sur moi en croyant fermement à la capacité de mon corps de se guérir grâce à mon esprit et à une nouvelle hygiène de vie. Je ne faisais pas confiance aux médecins, seulement à moi-même. Ca fait dix ans que j'ai une maladie chronique. Malheureusement, je dois me rendre à l'évidence que j'ai une maladie handicapante probablement due aux neurotoxines et malgré tous mes efforts je ne vais pas vraiment mieux et même pire pour certains de mes symptômes. J'en suis très malheureuse croyez-moi. Ceci dit, je continue à croire à la médecine corps-esprit, la psychoneuroimmunologie, les médecines alternatives car je constate que la médecine classique n'apporte mais alors RIEN, même pas un peu de compassion! C'est tout juste si les médecins me croient, puisqu'ils n'ont pas vu mes symptômes dans leurs études de médecine.

Écrit par : K. | 01/04/2009

Mme K. je suis très touchée par votre témoignage et surtout par tout ce que vous traversez.
Vous avez déjà appris beaucoup de choses. Toutefois, sur le chemin de la découverte de soi, celui qui chemine doit constamment développer de nouveaux instruments personnels, affronter des épreuves toujours plus profondes et passer par des mutations où tout est à recommencer.
Vous me donnez l'impression que vous butez contre une étape qui est encore plus coriace que toutes celles que vous avez déjà traversées.
Vous parlez de votre travail en esprit et en hygiène. Or, où je constate qu'un énorme travail est à faire chez bien des personnes, surtout dans notre société, c'est d'affronter les sentiments enfouis, afin de libérer les forces du coeur.
Nous portons en nous de vieilles blessures affectives, mises dans nos oubliettes les plus intimes parce que insupportables à l'époque. Ce sont ces douleurs qui nous minent en profondeur et dont l'énergie vient s'exprimer dans notre corps. Même si les faits relèvent du passé, la souffrance contenue sévit encore en nous. Certains thérapeutes peuvent vous permettre de les recontacter afin de vous en libérer.
J'espère que je me suis assez bien expliquée pour que vous sentiez quelle pourrait être la suite de votre cheminement, vers plus de confort et de paix.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01/04/2009

"La population est de plus en plus âgée."
Qu'est-ce que vous attendez, le niveau de vie augmente, la santé s'améliore d'ici, cette tendance.

Écrit par : Brice as internet medicines | 30/09/2009

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