25/04/2009

Faut-il appliquer ou interpréter la loi ?

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Cette question se pose très souvent lors des décisions de renvoi de famille dans leur pays d’origine.

Faut-il être légaliste pur et dur ou peut-on quelques fois laisser parler son âme et son cœur.

Il y a quelques mois, le Conseil Municipal et le Conseil Administratif de la ville de Carouge, unanime, avait demandé que la famille Salimi puisse rester en Suisse.

20 ans de présence, des enfants nés à Genève, parfaitement intégrés travaillant à 100%, ayant payé leur impôt, ne devant rien à personne et ne dépendant pas des services sociaux.

Leur pays c’est la Suisse, leur patrie d’origine c’est l’étranger.

Comment tout laisser et repartir de zéro dans un lieu que l’on ne connait pas ou mal.

Simplement parce qu’ils ne sont pas originaires d’un bon pays et que leur installation en Suisse ne s’est pas faite, il y a 20 ans, correctement.

Des fois je trouve la loi, sèche comme la justice de Berne.

Et que dire de la lettre reçue de la part d’un conseiller d’Etat de gauche !

Aussi froide que la glace arctique, impersonnelle, allez dégagez vous n’êtes pas les bienvenus.

J’ai un sentiment de profonde injustice. J’espère qu’il ne devront pas encore une fois entrer dans l’illégalité.

Allez un petit effort, je vous le demande…

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Commentaires

Bonjour,
Je comprends votre sentiment de révolte pour quelques cas inadmissibles.
Certes il est difficile d'appliquer la loi pour certains étrangers ici depuis longtemps parce que dites-vous l'installation n'a pas été faite correctemnt il y a un certain nombre d'années. En effet dans ces cas des mesures d'expulsions peuvent paraitre dures, presque inhumaine. D'un autre point de vue, ces installations "incorrectes" le sont souvent au su des intéressés qui plutôt que d'éclaircir la situation ont préférés laisser les choses s'enliser pour pouvoir ensuite s'en servir comme prétexte pour leur longue présence. Cette attitude n'est pas plus admissible. Les lois sont faites pour être respectées, par interprétées. L'interprétation n'amène que des injustices puisque forcément différentes d'un cas à l'autre. Par ailleurs comment convaincre à la longue des citoyens et citoyennes de voter des lois si elles ne sont pas respectées?

Écrit par : salegueule | 26/04/2009

Bonjour,
Je note que dans votre billet, vous précisez que les personnes prises en exemple ont déjà été dans l'illégalité. C'est don délibérément qu'ils ont voulus faire trainer les choses afin de pouvoir rester. A quelque part, ils "volent" la place de réfugiés honnêtes qui ont fait leurs démarches correctement. Ils ne méritent donc pas de rester.

Écrit par : salegueule | 26/04/2009

Bonjour,
Je ne connais pas la situation particulière de cette famille mais selon la description que vous en faites je suis parfaitement d'accord avec vous. Soyons pragmatique. 20 ans dans un pays et intégré. Quelque soit la manière dont on est arrivé là donne le droit de rester en Suisse.
N'en déplaisse à Monsieur Salegueule, la loi se doit d'être interpréter car elle ne peut tout prévoir. Et je doute de la sincérité de l'argument qu'"ils volent la place de réfugiés honnêtes": le vole ne peut avoir lieu que s'il y a exclusivité de propriété, hors jusqu'à preuve du contraire nous n'avons pas de contingent fixe de "place de réfugiés".

Écrit par : wallen-ch | 27/04/2009

Respecter les lois, faire les choses légalement... cela devrait être ainsi, en effet.
Mais comment respecter des lois faites pour rejeter, pour exclure des êtres humains, comme la Letr et la LASI ? ces lois prolifèrent en Suisse et dans beaucoup d'autres pays européens, alors que des pays pauvres en Afrique et en Asie accueillent la majorité des réfugiés.
Comment faire les choses correctement face à des réglements extrêmement complexes faits pour décourager les demandes et comment recourir contre des jugements arbitraires...?
Merci à Bertrand Buchs de réagir !
Et notez que renvoyer cette famille, c'est renvoyer un contribuable réglo ! Nous avons besoin aussi de ses impôts.

Écrit par : L'amie | 27/04/2009

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