27/04/2009

Circulez, il n'y a rien à voir !

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Monsieur Couchepin est très habile. Il vient de mettre le président de la Fédération des Médecins Suisses sur la touche.

Et malheureusement monsieur De Haller s’est fort mal défendu dans la presse et à la radio.

Depuis le début, la tactique de notre bon conseiller fédéral est de diviser pour régner.

Mais ce qu’il n’a pas compris c’est que le problème dépasse le tarif de laboratoires, dépasse le revenu des médecins, dépasse la formation du médecin de famille. Le débat a été lancé dans la population. On peut désavouer quelqu’un, le rendre moins crédible, cela ne va rien changé. Le citoyen suisse attend des réponses claires.

« Comment je vais faire pour payer mes primes d’assurances »

« Pourquoi payer toujours plus cher pour moins de qualité »

« Pourquoi une médecine à deux vitesses »

« Pourquoi ne parle-t-on pas du financement de la santé »

« Pourquoi c’est toujours les mêmes qui payent l’addition »

« Combien les caisses maladies ont perdu en bourse »

« Peut-on faire confiance aux statistiques des caisses maladies »

Les médecins ont lancé le débat. La population a réagi. Cela ne va pas s’arrêter.

Vous pensez, monsieur le Président, que la base va laisser tomber le combat. Que nenni.

Tant que nous n’aurons pas obtenu de réponses claires à nos questions, nous allons continuer.

Le plus difficile c’est d’oser protester le reste est facile. Nous n’avons strictement rien à perdre.

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Commentaires

Tout comme ses amis assureurs, M. Couchepin voit d'un fort mauvais oeil la présence d'autres partenaires à la table de négociation. Voir arriver sur cette même table des propositions autres que les siennes devient même pour lui un affront insupportable.
La mésaventure de M. De Haller ne fait qu'illustrer un peu plus la conception indigente du débat politique de notre ministre. Prenant toute contradiction politique sur le ton d'une offense personnelle il préfère se dissiper en chicanes et chausse-trappes plutôt que d'agir en rassembleur et catalyseur de solutions comme le commanderait sa fonction.
En dépit d'une stature et d'un profil qu'il voudrait auguste, on réalise avec dépit qu'à soixante ans passés, M. Couchepin n'a jamais vraiment quitté les habits étroits du petit caïd de la cour de récréation du Collège de St-Maurice.
La politique de santé est une affaire trop importante pour être menée sac de billes en poche.

Écrit par : François Salina | 27/04/2009

Le 5 % des coûts va aux ASSUREURS.

Le 95% concerne les malades, les médecins, les hôpitaux.

J'aimerai bien trouver le petit génie qui a la solution!

Écrit par : oceane | 27/04/2009

Un peu de bon sens suffit. Les 6-7% (et non 5%) retenus par les assureurs comme "frais administrstifs" représentent 800 millions de francs par année. Or le produit qu'ils vendent à savoir l'assurance de base et son catalogue de prestations Lamal est identique pour tous. Il s'agit donc d'un produit d'assurance unique et relativement simple dont il est admis que 3 à 4% représentent une marge raisonnable et parfaitement suffisante pour assurer sa gestion.
Nous payons donc environ 3% de trop par année pour assurer le confort des assureurs. Cela représente un potentiel d'économies de 200 à 300 millions de francs par année sans porter atteinte à la qualité ou à l'accessibilité des soins.
Les frais de fonctionnement des caisses maladies relèvent des coûts de la santé et il serait logique qu'elles se joignent aux efforts d'économies alors que les autres secteurs de la santé se voient pressurés et soumis à une scrutation tâtillonne dans le but d'obtenir des réductions de coûts mettant en péril les soins.

Écrit par : François Salina | 27/04/2009

Sans parler de l'explosion du coût à charge des patients hospitalisés qui a augmenté de plus de 41% (supplément honoraires et matériel)augmentations de salaires etc.. Cela en fait des millions.

Écrit par : oceane | 27/04/2009

Je ne sais pas d'où vous tirez vos chiffres, mais ils semblent pour le moins farfelus... L'estimation pour VD p.ex. se situe aux alentours de 4% l'année passée.

Stabiliser les coûts est une nécessité, mais cela doit se faire prioritairement là où la qualité en souffrira le moins. Et le mammouth de l'assurance maladie a encore bien de la graisse à perdre avant de crier famine, ce d'autant plus qu'il s'est dérobé à tout mesure d'économie jusqu'à maintenant.

Écrit par : François Salina | 27/04/2009

Le coût de la chambre d'hôpital est de l'ordre de 1'000.--fr. aujourdhui, alors qu'elle était de Fr. 100.--, il y a environ 30 ans!

Si vous voulez stabiliser les coûts, divisez par moitié les prestations des caisses maladies et que tous les prestataires en fassent autant.

Écrit par : oceane | 27/04/2009

Noubliez pas que les assurances mandantent des sociétés téléphoniques pour démarcher les clients vers d'autres assurances, en argumentant une économie pour les primes. Le jeu est consiste à faire disparaître de l'assurance la réserve liée au contrat, en deux mots elles s'approprient des fonds, puisque les réserves ne suivent pas le patient, comme l'AVS ou le 2ème pilier. L'année suivante le patient recotise, grâce aux primes moins "chères" à de nouvelle réserve, auprès de la nouvelle assurance qui est en fait le voisin de palier du l'assurance précédente. Donc il n'y a pas de concurrence, si la concurrence peut s'opérer sur la santé, c'est le jeu de l'avion à la "MAdoff". EN conclusion, il suffit d'éliminer les réserves, et les assurances délaisseront le marché de la LAmal. Mr Couchepin n'a pas toujours mis aux pas les assurances concernant les réserves: pourquoi un ministre n'est il pas aussi impartial? pourquoi en nomme l'ancien Président des Libéraux à la direction de Santé Suisse? Des réponses, SVP!

Écrit par : la voix | 27/04/2009

En mettant de l'ordre dans la gestion des réserves, M. Couchepin scierait la branche sur laquelle il est assis. En tant qu'ancien administrateur du Groupe Mutuel, il connaît fort bien les mécanismes qui permettent le détournement des fonds issus des réserves et la répartition opaque des frais administratifs mis en place par cet assureur et d'autres. Cela explique qu'en dépit de demandes répétées, il refuse d'augmenter les moyens de l'OFSP pour assurer des contrôles efficaces. A ce jour, 6 fonctionnaires ont pour mission le contrôle des 90 caisses maladies qui se partagent le marché, ce qui siginifie qu'elles subissent un contrôle en moyenne tous les 15 ans...

La gauche étant traditionellement engagée dans la défense des assurés, il est hors de question pour santésuisse de se doter d'un président qui en soit issu. La nomination de M. Ruey est l'aboutissement d'un long et pénible processus qui a vu plusieurs personnalités approchées refuser ce poste exposé. Il fallait aux assureurs un élu de droite bien en vue qui accepte d'endosser leurs positions sans poser trop de questions. Le choix s'est finalement porté sur M. Ruey qui se démarque toutefois de son prédécesseur par une personnalité plus saillante, ce qui n'a pas manqué d'occasionner des fricitions au sein de santésuisse. Notons que M. Ruey est censé bien connaître l'assurance maladie puisqu'il a participé des années durant aux réunions pluriannuelles du "Groupe de réflexion santé" créé par le Groupe Mutuel pour fidéliser des parlementaires à raison d'un peu moins de 10'000 francs la séance.

Écrit par : François Salina | 28/04/2009

Les socialistes, en tête de liste, Pierre-Yves Maillard qui gagnent 120'000.-fr et beaucoup plus... ont décidé de réparer une injustice flagrante.

Ils verseront un 10% de leur salaire à leurs électeurs en difficulté financière, pour couvrir leurs frais.

Ne dit-on pas:"Charité bien ordonnée commence par soi-même"!

Écrit par : oceane | 28/04/2009

@ Oceane

M. Manser patron d'Helsana a un salaire de 800'000 francs par année, le tout provenant des primes. Cela ne semble pas vous gêner outre-mesure... Suis-je bête, il n'est pas socialiste !
Je vous propose d'élever le débat et d'avancer des arguments un peu plus sérieux.

Écrit par : François Salina | 28/04/2009

Il est bien difficile d'avoir un débat objectif avec la position dogmatique et des arguments absolutistes des soi-disant défenseurs de la Santé.

Bonne journée

Écrit par : oceane | 28/04/2009

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