04/05/2009

La LAMAL a vécu !

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Franchement cela devient tout et n’importe quoi.

Santé Suisse perd complètement les pédales.

J’ai pris connaissance de la lettre des assureurs adressée aux sociétés cantonales de médecine. Plus de négociations, la porte est fermée à double tour.

Puis nous pouvons lire que monsieur Maillard prévoit une augmentation de 30 % pour les caisses bon-marchées.

Monsieur Couchepin propose sa taxe de 30 francs.

La cacophonie absolue…

De qui se moque-t-on ?

Y a-t-il un pilote dans l’avion.

Les assurés en ont assez de constater l’incurie politique sur ce dossier.

Après les banques, les assurances maladies.

Et toujours la même andouille qui doit payer pour renflouer les caisses.

Le système LAMAL ne fonctionne plus.

Il est urgent d’en changer.

L’assuré ne peut plus supporter de payer plus de 75% du coût total de la santé.

La Confédération se doit de remettre de l’argent dans le système pour contenir la hausse des primes. Depuis des années, Berne s’est désengagée financièrement et a laissé aux caisses maladies le contrôle politique et financier de la santé. Une immense erreur.

A la décharge des caisses maladies, il faut comprendre qu’elles ont du prendre en charge une forte augmentation des coûts liés à l’ambulatoire. Pourquoi ? Simplement parce que les progrès de la médecine font que nous hospitalisons de moins en moins et que la plupart des pathologies peuvent être traitée à domicile.

Il faut donc revoir le catalogue des prestations et décider ce qui est du ressort de l’Etat et ce qui est du ressort des assurances.

Il faut un plus grand contrôle des caisses maladies et une stricte séparation entre la base et le privé.

Il faut exiger un audit pour chiffrer les pertes en bourse des caisses et leurs réelles répercussions sur la hausse annoncée.

Je propose comme première décision de Berne, et cela pourrait entrer dans le catalogue des mesures urgentes pour lutter contre la crise, de rendre gratuite la prise en charge des enfants, dès 2010. Ce qui permettra de soulager immédiatement les familles.

La situation est explosive.

Mesdames et messieurs les politiciens vous vous devez de réagir.

Si rien ne change alors les médecins n’auront plus que le choix de quitter le système en se déconventionant.

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Commentaires

Comme vous le dites si bien, ceci n'est que le dernier avatar d'une saga cahotique. Santésuisse nous avait déjà habitués à ce genre d'annonces lancées à la cantonnade sur la base de chiffres obscurs voire carrément farfelus.
Mais en l'espèce, on croit avoir affaire à une balgue de potache, à moins que la réunion du conseil d'administration de santésuisse ait abusé du fendant avant de se fendre de cette lettre.
Celle-ci peut se résumer à: "Nous n'accorderons aucun ajustement tarifaire en 2010 aux médecins et hôpitaux en vertu de l'art.55 Lamal".
Or l'article en question n'accorde cette prérogative au Conseil féréral (et lui seul !), uniquement si l'augmentation des primes est au moins deux fois supérieure au renchérissement de la vie. Bien qu'ils ne soient qu'un agent auxiliaire du système de santé, mais forts d'une influence achetée à coups de millions (les nôtres) à Berne, les assureur maladie tentent maladroitement de revêtir les habits bien trop larges de décideurs en matière de santé. De plus, il est loin d'être certain que toutes les primes augmenteront d'autant.
Si l'on considère le problème de façon globale, il faut remonter à sa source, c'est-à-dire à l'augmentation des primes qui se prépare. Vouloir ainsi bloquer les tarifs et augmenter les primes revient à vouloir faire payer aux assurés et prestataires de soins les trous dans les réserves des assureurs. D'où viennent donc ces trous ? Comme nous l'avons vu l'automne passé, les caisses maladies préfèrent d'ordinaire nous faire payer trop que pas assez, quitte à accumuler des réserves allant jusqu'à 50% pour ensuite les rentabiliser. Or les primes 2007 et 2008 ont été volontairement fixées en-dessous des coûts afin de faire échec à la caisse unique. Ce qui n'aurait dû être qu'un petit rattrapage de primes se trouve aujourd'hui considérablement aggravé par la crise dans laquelle les assureurs ont englouti un part importante de nos réserves par le jeu d'une gestion opaque et hasardeuse.
En résumé, l'augmentation massive des primes que l'on nous annonce et le gel des tarifs que tente d'imposer santésuisse ne reflète pas les variations des coûts de la santé, mais résulte uniquement d'une tentative des assureurs de reporter sur les assurés et prestataires le poids de leurs promesses non tenues et les errements de leur gestion comptable.
Cela interpelle d'autant plus que l'on ne parle jamais de faire contribuer les assureurs à l'effort général d'économie alors même que l'on sait que les 800 millions qu'ils nous coûtent chaque année font aussi partie des coûts de la santé...

La solution que vous évoquez, à savoir séparer totalement l'assurance de base et les complémentaires me paraît aller dans le bon sens dans la mesure où l'essentiel des blocages politiques résultent de l'activisme d'assureurs qui se servent de l'assurance de base comme vivier de bons risques pour l'assurance complémentaire. Privé de l'un des deux secteurs, un assureur n'aura plus aucun intérêt à vouloir limiter la péréquation ou restriendre l'accès aux soins.

Écrit par : François Salina | 04/05/2009

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