27/05/2009

Vive les communes ...

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La suppression des communes, quelle bizarre idée.

Pourquoi cette volonté centralisatrice, castratrice.

Plus d’efficience, moins de dépenses, à voir.

Moi je reste un indécrottable savoyard piémontais catho carougeois et en plus, quelle tare, PDC. Tous les clichés.

Il est indispensable d’être de quelque part. De faire partie de l’histoire de son petit bout de terre. D’être à côté, d’être avec, de voir, d’entendre, de partager.

Un pouvoir centralisé, quel qu’il soit, ne peut pas remplacer la proximité.

Comme élu de carouge, je suis tous les jours déçu et énervé du peu de pouvoir que nous avons.

Nous sommes là pour payer et accepter les décisions cantonales.

La circulation, pas de notre ressort, l’ordre public, pas de notre ressort, le développement urbanistique, les plans de quartier, pas de notre ressort. La planification, pas de notre ressort.

Il nous reste à payer les écoles et les magnifiques bureaux des directeurs ou directrices. A boucher les trous financiers de notre stade national. A avoir honte de soutenir la culture (3 théâtres à Carouge, quelle hérésie), A s’excuser d’avoir piqué Pictet à la ville de Genève. Bref à se taire, le petit doigt sur la couture du pantalon.

Si nous voulons que la démocratie survive, que la confiance dans nos institutions soit conservée et surtout que nos concitoyens s’engage en politique, alors il faut augmenter le pouvoir des communes.

Toutes les grandes villes du monde mettent en place des structures au niveau des quartiers. On a redécouvert que la politis c’est le débat sur l’agora, la place publique. Pas dans des bureaux rue de l’Hôtel de Ville.

Je suis certain qu’il existe un potentiel énorme d’économie si nous respectons ce processus.

De toute façon, les communes n’ont pas attendu pour s’associer lors de projet d’envergure. Carouge, Troinex et Veyrier sont en train, par exemple, de construire un EMS.

Je ne pense pas que la Constituante fera l’erreur de proposer de supprimer les communes ou d’en diminuer le nombre. Dans ce cas nous aurons perdu 4 ans et de l’argent. Un NON sortira à coup sûr des urnes.

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Commentaires

Salut Bertrand,

J'épouse pleinement tes propos. Les Communes n'ont pas assez de prérogatives. Pour beaucoup de faits elles sont laissées pour compte, Genève décidant. Cela dit, la secrétaire du PDC pense le contraire. Je te l'a fait brève : elle donne un canif dans l'autonomie des Communes. Je suis surpris de ses propos d'autant plus qu'elle est Conseillère municipale à Bellevue. Elle devrait donc soutenir les 45 Communes et éviter d'en diminuer les prérogatives. Je suis Carougeois, fier de l'être. Pour rien au monde je voudrais qu'elle soit rattachée à la grande soeur Genève.
Amitiés Bertrand.
François

Écrit par : Velen | 27/05/2009

De surcroît, pourquoi dédoubler le pouvoir central, puisqu'il existe déjà l'Etat de Genève? La volonté d'efficacité pratique sacrifie souvent les libertés locales. La France en est un exemple criant, et le dédoublement Ville-Canton ressemble à celui qui a cours à Paris: Ville-Département. On voit trop grand. Il est clair qu'une commune sert aussi à défendre la culture locale, et le fait est que Carouge et Genève ont une histoire très différente. Lorsqu'on veut unifier tout, au moins, il faut montrer, à mon avis, une volonté de synthèse culturelle, et ne pas se contenter de parler de l'efficacité matérielle. Est-ce que Carouge fête l'acquisition du titre de Duc (en 1416) par les princes de Savoie qui l'ont construite, comme Genève fête Calvin, je ne sais pas. Mais la Ville unifiée pourrait-elle s'y intéresser, je le sais encore moins, pour ainsi dire. (Je dis cela parce qu'en Savoie, certains commémorent cette date de 1416.)

Écrit par : Rémi Mogenet | 27/05/2009

Non, mais on fête la création de la ville. Dans 2 ans le 225ème. Nous venons de nous rendre aux archives royales de Turin. Passionnant et émouvant.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 27/05/2009

Oui, très intéressant. Carouge s'est faite dans l'esprit du XVIIIe siècle, même si au départ on pensait par elle détourner la route commerciale qui passait par Genève. En quelque sorte, le comte de La Fléchère a voulu faire concurrence à Genève y compris dans la libre conscience. Cela dit, si Genève s'associe activement à cette commémoration de la fondation de Carouge, peut-être que la volonté de synthèse sera suffisamment affichée pour convaincre beaucoup de Carougeois de l'intérêt d'unir les communes. Car mettre des moyens au profit de tous, c'est toujours bien. Cela dit, pourquoi dédoubler? C'est quand même étonnant. La Ville de Genève peut aussi décider de renforcer l'Etat, afin d'améliorer l'efficacité, au lieu de proposer une commune unique.

Écrit par : Rémi Mogenet | 27/05/2009

(Emouvant, vous avez raison, c'était un monde étrange et qui avait sa beauté, que celui de la monarchie de Turin.)

Écrit par : Rémi Mogenet | 27/05/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Docteur,

comme je vous rejoins... par moment, on se demande encore ce qu'on peut faire au niveau communal pour améliorer le quotidien de nos concitoyens.

Mais... j'attire votre attention sur le point que dans les rangs, je fais partie de l'école qui voulait que le majeur soit sur la couture du pantalon :o)

Et ce n'est pas un joke de mauvais goût.

Donc, à vos côtés, le majeur sur la couture.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 27/05/2009

Supprimons les communes, on pourrait commencer par rayer la commune-Ville de Genève. Adoptons une seule gouvernance, celle du Canton.

Écrit par : demain | 27/05/2009

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