31/05/2009

Calvin, mon frère

 

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Ce matin, à la messe, le bon curé de Carouge, Alex Niering, a parlé dans son sermon de Luther et de Calvin.

Non pas pour critiquer, faire peur au bon peuple assemblé, exclure, mais pour dire simplement de Calvin et Luther sont des gens importants, essentiels.

Ils font partie de nous. Il faut les écouter et les comprendre.

Je me dis que ce genre de prêche on ne pouvait pas l’entendre ni l’imaginer il y a quelques années. Les tranchées étaient creusées des deux côtés de l’Arve.

Aujourd’hui le protestantisme fait partie de ma vie, comme le catholicisme. Je dis souvent en riant que je suis le plus protestant des catholiques. Et je ne suis probablement pas le seul.

Alors peut-être profitons de cet anniversaire. Profitons que nous parlons de Calvin, que nous le fêtons, pour que Catholiques et Protestants se réconcilient.

Rêvons que la compagnie des pasteurs puisse célébrer un culte à Saint-Pierre de Rome et que la Pape une messe à Saint-Pierre de Genève.

Gardons nos différences dans la foi et le respect. Nous sommes frères.

Calvin est mon frère.

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Commentaires

M. Buchs, je ne vais pas souvent au temple, mais dans les milieux protestants genevois, on aime autant François de Sales que vous aimez Calvin, vous pensez? Cela ne dépend-il pas aussi d'un rapport de force favorable à Genève-Ville? Car pour ne rien vous cacher, en Haute-Savoie, on s'en fiche un peu, en général, de Luther et Calvin. Et peut-être qu'on n'a pas raison. Et d'ailleurs, certains Savoyards acceptent volontiers de s'intéresser à leur compatriote Castellion. Et puis une minorité s'intéresse aussi aux figures religieuses propres à Genève, qu'ils regardent avec les yeux doux. Mais je n'ai pas constaté que François de Sales intéressait forcément beaucoup les protestants genevois. Il est cité par les pasteurs, fréquemment? Cela dit, l'autre jour, je discutais avec le pasteur Blaise Menu, qui a en charge la Fusterie, et il n'excluait pas une présentation de la pensée mystique du pieux évêque dans le lieu dont il avait la responsabilité spirituelle; mais a priori, cela ne lui serait pas venu à l'esprit, je crois. Cela dit, Guy de Pourtalès a réellement fait l'éloge de François de Sales, et lui aussi prônait le réconciliation, et il le faisait depuis son protestantisme traditionnel. Mais mon impression est que ses paroles n'ont pas eu un écho très profond, et à vrai dire, c'est une des choses qui m'ont frappé, en rencontrant des gens cultivés à Genève: on a gardé de François de Sales une image plutôt négative.

Écrit par : Rémi Mogenet | 31/05/2009

D'un point de vue historique et sociale tout ça est très intéressant mais pour moi la "religion organisée" est une contradiction. Si l'on prend la racine du mot religion "relier" l'être à son âme, sa source et son créateur, c'est quelque chose que l'on ne peut pas "organiser" et surtout on doit avoir du mal à faire ça entouré d'une congrégation.

Écrit par : K. | 02/06/2009

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