05/06/2009

Et la générosité...

 

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Il semble que cette vertu se perde en politique. En fin de compte a-t-elle vraiment existée ? J’ai l’impression qu’on s’en méfie comme de la peste.

Le synonyme « politique de l’arrosoir » est à chaque fois utilisé. Ce terme est barbare et en plus peu poétique.

Par exemple, hier le Conseil des Etats décidait de ne pas rendre gratuite les primes d’assurances maladies des enfants et des jeunes en formation.

Monsieur Couchepin, à part l’image des gouttes d’eau vivifiantes, a su convaincre avec un argument choc. Les jeunes ne doivent pas s’habituer à une médecine gratuite. C’est bien vrai, mon cher Monsieur, car une fois adultes, ils pourraient avoir des idées bizarres.

Pourtant face à l’explosion des primes, il faudra bien que notre bon Conseil Fédéral se prononce sur le financement de la santé et décide de passer à la caisse.

J’entends toujours le mot famille et pourtant rien ne se fait.

Pour les routes nationales, pour les tunnels, pour l’UBS, pour Swissair oui.

Pour les familles rien.

Que fait mon bon parti, le PDC…

Il faut rendre gratuite les primes des enfants. Les parents ne doivent pas payer deux fois leur solidarité. Nous ne pouvons pas défendre une politique nataliste, se faire du souci pour l’AVS et ne rien faire pour soulager financièrement les parents.

Puisque la Confédération n’en veut pas, alors faisons le à Genève.

Tiens, puisque nous parlons politique, lisez l’interview du philosophe Jean-Luc NANCY, dans « Libération » du 4 juin (www.liberation,fr). Il déclare que « le sens de l’histoire a été suspendu » et il explique pourquoi : « …c’était vivre dans le sentiment de participer à une histoire qui progressait, bon an mal an, vers la possibilité d’une plus grande justice sociale, d’une société plus juste, plus heureuse, plus pacifique. On était dans une bulle démocratique, humaniste… »

Et pour terminer et finir par plomber votre fin de semaine : « Tout passe par la politique, mais rien ne peut s’y accomplir. La politique est toujours pour demain »

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Commentaires

Mon cher Bertrand,
Je rebondis sur tes propos. Je profite de cette occation où tu parles du PDC pour te dire que tu n'as jamais dit merci à Alain Tagini pour t'avoir laisser la place de Président du Conseil municipal. En échange, il aurait, moi aussi, dû obtenir une mission dans une fondation. Bref, tu as eu le tapis rouge et je m'en réjouis car commencer la politique à 51 ans c'est merveilleux. Quant on veut dobnner des leçons d'éthiques aux autres, on devrait se l'appliquer à soi même.
Amitiés.
François

Écrit par : velen | 05/06/2009

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