10/06/2009

La propharmacie...

 

C’est quoi ce truc.

La vente des médicaments par le médecin. Une pratique presque essentiellement suisse-allemande remontant au temps bien lointain où il fallait faire des kilomètres pour trouver une pharmacie.

Limite comme commerce.

Pas trop éthique.

Depuis des années, nous demandons que le médecin soit payé pour son travail intellectuel et non pour des actes annexes.

La vente de médicaments n’a aucune importance dans la relation médecin-patients. Elle ne change rien à la qualité du travail. Elle n’amène aucune plus-value médicale.

Il est étonnant que nous allons perdre le laboratoire au cabinet, qui lui apporte un plus dans la démarche diagnostic et que nous conservons la propharmacie.

Probablement, il y a derrière tout cela un rapport de force que nous appréhendons difficilement en Suisse-Romande.

Il est temps de faire une révolution intellectuelle. De mettre à la poubelle tout de tarif de bazar et, pourquoi pas, de récompenser le sens clinique du praticien.

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Vous savez ce petit détail qui avec les années permet à votre médecin de savoir rapidement s’il faut investiguer ou négliger.

Combien d’examens inutiles évités ?

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Cette compétence et bien, excusez moi, on s’en fout. Elle n’est plus enseignée dans les facultés. Les professeurs sont des chercheurs et rarement des cliniciens. Les examens se font avec l’aide de comédiens et plus de vrais malades.

Une mauvaise formation engendre une médecine défensive. La peur de l’erreur, le course à l’examen.

Un de mes maîtres me disait : « Buchs tu peux demander tous les examens du monde, mais si tu ne sais pas à l’avance ce que tu cherches, tu ne trouveras rien. »

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