13/06/2009

Un non événement...

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Bon monsieur Couchepin s’en va. Et alors…

Etre cynique ne fait pas un bon politicien. Se croire au-dessus de la plèbe ne fait pas un homme d’état.

Etrange, est-ce le soulagement de le savoir sur le départ,  toutes ces louanges ?

Les médecins ne vont pas le regretter. Bon voyage monsieur « Du Mollet ».

Ce refus du dialogue est étrange pour un démocrate suisse.

Cette façon d’écouter qu’un son de cloche, les assurances, est suspect.

Monsieur Couchepin, vous partez sur un échec.

Avoir le culot d’afficher le nombre d’élections gagnées est hors de propos.

Il peut-être sain de prendre, une fois dans sa vie, une petite veste. Histoire simplement de savoir que nous ne sommes pas grand choses.

Vous ne facilitez pas le travail de votre successeur.

Il faudra avoir un grand courage pour prendre des décisions audacieuses. Il ne faudra pas avoir peur de faire un grand ménage dans le fonctionnement des caisses maladies et exiger des comptes précis.

Il faudra repenser le financement de la santé. Qui paye quoi ? Faut-il tout rembourser ? Faut-il que les enfants payent des primes d’assurances maladies ? La vieillesse est-elle une maladie ? Combien d’hôpitaux ?

Imaginons un « new deal » de la santé.

Etre en bonne santé n’a pas de prix. Avoir un bon système de soins avec des gens compétant n’a pas de prix. Créer des emplois à haute valeur ajoutée n’a pas de prix. Se profiler comme le pays de l’innovation et de la compétence n’a pas de prix.

La santé rapporte plus qu’elle ne coûte. Ayons  le courage de faire notre révolution. Nous avons les écoles, les universités, les écoles polytechniques. Nous avons les jeunes. Alors … Il faut foncer. La Suisse peut être, doit être le numéro 1 dans le domaine du vivant.

Nous sommes un pays riche, très riche  et nous préférons investir dans des projets sans avenir. Nous préférons soutenir une industrie qui ne produit rien, les banques. Et nous continuons à renvoyer dans leur pays des jeunes universitaires étrangers formés chez nous. Nous préférons nous payer des tunnels luxueux et nous perdons chaque année des universitaires suisses qui préfèrent faire carrière à l’étranger, car les fonds manquent. Les milliards de l’UBS, une fois récupérés, il faudra les investir dans la recherche sur le vivant. Il faudra les investir pour permettre de diminuer les primes d’assurances maladies.

Détruire le système actuel pour espérer une quelconque économie est débile.

Alors on fonce ?

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Commentaires

La classe politique suisse est médiocre et elle produit des "dirigeants" incompétents. Rien de nouveau sous le soleil. En tout cas bon débarras pour celui-là. Il est cependant à craindre que le remplaçant ne vaille pas mieux.

Écrit par : Johann | 13/06/2009

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