30/06/2009

Vieille peau...

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Comment faire pour préserver sa peau.

Eviter de se faire traiter de vieille peau.

Avoir l’aspect d’un beau bébé joufflu, sans craquelures et autres rides.

Sans chute des bajoues et de tout ce qui est irrémédiablement attiré vers le sol par notre bonne force de gravité.

Ne vous en faites pas, la science pense à vous et secondairement les grandes firmes de cosmétiques aussi.

Ils ne vont pas vous laisser sur le bord de la route.

Il y a des pépettes à engranger.

Le « Journal of Drugs in Dermatology » de juillet en parle.

Ne vous en faites pas, vos magazines favoris vont en faire une version grand public.

Il semble qu’il faille travailler sur le système immunitaire. Les gènes associés à l’inflammation sont hyper exprimés dans une peau âgée. Avec le risque de lésions dues aux substances inflammatoires.

Pour éviter ce problème, il faut renforcer le rôle de barrière protectrice de la peau. Facile à dire difficile à trouver. La crème miracle n’est pas encore à disposition. Actuellement, les chercheurs travaillent sur une substance appelée niacinamide.

Une peau jeune se répare en 6 heures, une peau âgée en 30 heures. Pendant ce temps des tas de truc et de machin ont pu passer à travers la barrière cutanée entraînant une importante réaction de notre système immunitaire.

Et voilà le travail.

Vous verrez dans quelques dizaines d’années nous allons devenir immortel.

Nos caisses maladies aussi.

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29/06/2009

Quelles coquines !

 

Allez, il fait chaud, les pieds dans l’eau, la tête dans les cumulo-nimbus, il n’y a plus rien à dire, ni à faire, pendant 2 mois, même Décaillet a les orteils en éventail.

Le feuilleton de l’été va s’appeler « Course tragique au Conseil Fédéral » ou « Tu veux ou tu veux pas ».

Bref, nous pouvons zapper.

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C’est ce que je croyais, mais mes copines, les assurances maladies, sont toujours sur la brèche.

La semaine dernière, le pompon…

Elles ont organisés une table ronde avec tous les grands acteurs de la santé.

Tous ont proposé une solution, un effort, une baisse. La bonne volonté existait.

Sauf SantéSuisse.

Pas de proposition, rien le néant, même en soulevant le tapis.

Les assurances sont tellement exceptionnelles, excellentes, parfaites qu’elles n’ont pas besoin de faire un petit effort.

Bon l’augmentation de 15 % en 2010, une broutille, une vétille et de toute façon elles n’en sont pas responsables.

Extraordinaire. Quand est-ce que ce buzz va s’arrêter.

Que faut-il faire…

Au secours, je deviens parano.

Cela doit être le pastis et le soleil.

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27/06/2009

les promos, c'est trop beau ...

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A chaque fois c’est un bonheur.

Il y a des moments de la vie qui sont tous doux, tous ronds, bon comme un carambar.

Ils rappellent, ils remémorent, ils nous renvoient dans un passé proche et lointains. Les couleurs sont peut-être fanées, mais l’étonnement est toujours le même.

Les yeux sont gros comme billes. Les mains se tiennent avec force. La trouille ou l’angoisse de perdre sa maman ou son papa est compensée par les sugus ou les glaces.

Les maitresses sont toujours aussi belles, comme dans nos souvenirs. Les maîtres aussi barbus, gardiens sévères de nos valeurs républicaines.

Les parents sont là, émus, excités stressés.

Je ne sais pas s’il faut les regarder et se disant que nous étions comme cela quand notre progéniture défilait ou se concentrer sur les bambins.

Les élus ouvrent le défilé. La fanfare est prête.

La vie est, des fois, un long fleuve magnifique et  tranquille.

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26/06/2009

CEVA, quand tu nous tiens !

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J’ai déjà écrit plusieurs petits bouts d’écriture sur ce sujet.

J’annonçais, il y a une année, que la facture finale serait de 2 milliards de francs.

Pour le savoir, il suffisait de laisser trainer ses oreilles.

Nous sommes en plein dans une campagne électorale et il est difficile pour certains de reconnaître l’importance du surcoût.

Alors on vote de petits crédits supplémentaires en espérant que le gentil citoyen n’y voit que du feu.

Ce genre de combine ne marche plus.

Et dire que les travaux n’ont quasi pas commencé et que déjà de multiples voix discordantes s’élèvent.

Cet automne, quel sera la composition du Grand Conseil et du Conseil d’Etat.

Est-ce que monsieur Muller sera réélu ?

J’ai l’impression que le projet a du plomb dans l’aile.

Il s’installe une certaine lassitude, je dirais même une dépression réactionnelle chez les hommes et femmes politiques.

Nous sommes dans l’attente, dans le doute dans l’incertitude.

Pourtant sur une idée que personne ne critique. Il faut un nouveau moyen de transport à Genève. Il faut repenser la mobilité. Mais là nous parlons des genevois et non des frontaliers. Faire un CEVA pour permettre à d’hypothétiques résidents de Haute Savoie de venir travailler à Genève est un leurre et une mystification.

Si vous voulez mon soutien, vous devez me démontrer à moi citoyen lambda l’utilité de ce projet.

Sur un sujet de cette importance, l’avis du peuple est essentiel.

Si une majorité se dégage pour ce projet, alors il n’y aura plus rien à dire et on pourra foncer « à toute vapeur ».

Faire voter en urgences des crédits supplémentaires, en sachant que si référendum il y a, la récolte des signatures sera difficile durant l’été, n’est pas très gentleman.

Je doute, tu doutes, il doute, nous doutons, vous doutez…ils doutent…

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25/06/2009

Quelques petits nuages noirs...

 

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La presse va mal, je ne vous apprends rien.

Mais les nuages s’accumulent et les mauvaises nouvelles deviennent quotidiennes.

La Télévision Suisse n’a plus d’argent, alors il va falloir licencier, fermer, restructurer, bref les émissions de service public vont disparaître.

Pour attirer la publicité, nous allons être mis au biberon de l’inintéressant, du débile. La diversité ne va plus exister. Toutes les chaînes de télévision vont finir par n’en faire qu’une. La pensée unique est en marche.

La presse écrite ne va pas mieux, même peut-être pire.

Les titres fusionnent, la qualité baisse, les gratuits vampirisent le marché.

La une doit être accrocheuse, « sexy » même dans l’approximation.

La parole devient incertaine et les « plumes » disparaissent.

Je suis convaincu que la qualité peut sauver la presse.

Elle doit déranger. Elle doit faire preuve d’indépendance d’esprit, elle doit investiguer. Vulgairement : arrêtez de « servir la soupe ».

Je suis d’accord de payer plus pour attendre ce but.

Je suis d’accord de mouiller ma chemise.

Les blogs vous rappellent tous les jours que nous sommes prêts à relever ce défi.

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24/06/2009

Sacré inconscient...

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Vous connaissez ce principe : la première impression est la bonne.

Vous avez tous fait l’expérience de revenir sur une décision, après une profonde réflexion et vous rendre compte que vous êtes fourvoyés.

Par exemple, j’essaie depuis des lustres de gagner à ce jeu crétin de la Coop.

Vous savez ce jeu de carte où il faut deviner si la carte suivante est plus haute ou plus basse que la précédente.

Et bien à chaque fois, ma première impression est juste et mon esprit cartésien se trompe.

La même chose avec les queues dans les aéroports. Mon inconscient me dit la troisième à droite et mon esprit pratique qui a passé en revue l’âge, la quantité de bagage, la couleur des cheveux de l’hôtesse et la vitesse du vent me fait prendre le deuxième à gauche. Et là vous vous rendez compte que l’ordinateur est tombé en panne, que le billet de la dame, en début de file, n’est plus valable et qu’elle ne parle aucune langue connue.

Et bien monsieur Ap DIJKSTERHUIS, de l’université d’Amsterdam, a démontré que notre première impression était la bonne.

Se dire, allez, je vais passer une bonne nuit avant de me décider, ne sert à rien.

Génial pour faire les courses.

Vous pouvez avec votre chariot foncer comme un bolide, se servir à toute vitesse et vous ruer à la caisse. Et vous aurez tout juste.

Vous voulez acheter une voiture, je sais c’est ringard par les temps qui cours, même chose. Vous entrez, vous n’écoutez surtout pas le vendeur et vous dites, c’est celle là.

Bon si cela ne marche pas, vous irez vous plaindre à Amsterdam.

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23/06/2009

Vous partez en vacances ?

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Et oui c’est les promos.

Et qui dit promos, dit vacances.

La marmaille, elle, n’a pas envie de traîner dans les rue, pas très propre, de Genève.

Allez une petite pique de la part d’un carougeois ; venez chez nous, notre service de voirie travaille même le dimanche.

Un de mes patients français s’est permis de me faire remarquer que Genève était plus schmutzig que Lyon. La vexée, je ne vous dit pas. S’il vous plaît, monsieur Maudet, si vous voulez aller remplacer Couchepin, alors rendez à Genève sa propreté. Ce matin avec la bise, c’était franchement dégueu…

Bref je m’éloigne du sujet.

Les vacances, génial, bleu ciel, mais le problème je n’ai encore rien préparé.

Je n’ai pas vu passer le temps. Et je suis du genre peu prévoyant.

Caramba, je vais me faire tuer par ma douce progéniture.

Je n’aime pas la plage, je n’aime pas la foule, j’évite le soleil, je suis un incorrigible râleur, je pense que je suis un peu misanthrope.

Prendre la voiture pour faire des centaines de kilomètres et se retrouver à écouter les 12542 différentes sonneries du portable de ma voisine de chaise longue (véridique)… STOOOP

 

« Bon tu n’as pas honte de te plaindre le doc. Parce que toi, tu as la chance de pouvoir partir en vacances … »

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22/06/2009

Qui désire faire des heures supplémentaires ?

 

Moi, je m’inscris.

Surtout si c’est pour les faire sans les faire.

Génial le système de la police genevoise.

Tellement génial que je ne comprends rien à leur système de rémunération.

Enfin, je ne suis probablement pas le seul.

Vous avez moins d’heures supplémentaires que prévu et vous gagnez plus.

Ils ont du engager un génie des mathématiques. Ou alors le Conseil d’Etat laisse faire.

Tiens, je me réjouis de la réaction du MCG. Vont-ils se mettre à dos une partie de leur électorat ?

En fin de compte cet Euro 2008, c’était vraiment un piège à c…

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40 millions pour le contribuable, je suis fier de payer mes impôts.

Je me demande si après les élections de cet automne, il y aura un ou une volontaire pour reprendre le département de justice et police.

C’est peut-être le moins bien élu qui va être désigné d’office.

Ils ont les chocottes nos candidats.

J’ai l’impression que c’est mission impossible pour espérer mettre de l’ordre dans cette pétaudière.

Et en plus, ils ont reçu une prime.

Je vais m’arrêter car je sens que je vais devenir grossier…

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21/06/2009

Qui désire une baisse d'impôts ?

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Et bien personne.

Vous savez ce doute lorsque quelqu’un que vous ne connaissez pas désire vous faire un petit cadeau.

Vous vous dites tiens pourquoi il pense à moi.

C’est suspect.

Pas confiance…

Et la crise n’aide pas.

Que va-t-il se passer si les caisses sont vides.

Alors le Suisse est le seul être dans le monde qui est capable de refuser en votation une baisse des impôts.

On doit nous regarder comme des extra-terrestres.

Carouge vient de refuser ce jour cette proposition.

Que va-t-il se passer lorsque nous irons dans l’isoloir pour accepter ou refuser l’offre du canton.

411 millions de remise.

Que veut-on ?

Alléger la charge des familles ?

Diminuer le ménage des communes ou de l’état ?

Ou bien continuer à dépenser à tout va, même si l’argent manque.

Mais en temps de crise, l’Etat devient pourvoyeur de la Providence.

Il est là pour nous défendre.

Le problème est qu’une grande majorité de la population ne paye pas ou peu d’impôts et que la classe moyenne est en train de devoir assumer une charge qui devient trop lourde.

Alors faisons gaffe.

Les Genevois payent trop d’impôts. La preuve, ceux qui le peuvent partent s’établir dans le canton de Vaud ou en France voisine.

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19/06/2009

Après la 5ème, la 6ème...

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Les révisions de l’Assurance Invalidité se suivent et se ressemblent.

On ne parle plus de l’invalide, de la personne, mais la façon de faire des économies.

On ne se pose pas la question du pourquoi des demandes.

On de parle pas d’intégration, mais d’exclusion.

On ne parle pas d’égalité face à l’handicap, mais de bonnes ou mauvaises maladies.

On mélange les rôles et les responsabilités.

Je suis sidéré en tant que médecin d’entendre des fonctionnaires déclarer que les troubles somatoformes douloureux ne sont pas une maladie et que par conséquent, les personnes qui en souffrent se verront priver de rentes.

Je me pose même la question de la constitutionalité de ce projet de révision.

Je pensais que nous étions tous égaux face à la loi.

Si les dés sont pipés au départ, je me demande si nous ne devons pas, nous les médecins experts, refuser en cas d’acceptation de cette 6 ème révision de faire des expertises.

Lorsque je vois un patient, je fais un diagnostic que je dois étayer par des découvertes cliniques et surtout je dois définir les restrictions d’emploi.

Les juges du Tribunal Fédéral ont toujours clairement dit que le diagnostic est une affaire médicale et que le juge ne peut pas se permettre de le discuter.

Aux médecins la médecine et aux juges le droit.

Mais, il y a encore plus pervers. Aujourd’hui vous avez intérêt d’avoir une formation professionnelle pour que l’AI s’intéresse à vous.

Sans formation, la réponse est toujours la même. « Dans votre profession votre capacité de travail est nulle, mais dans une profession adaptée, vous pouvez travailler à 100 % » Quand à savoir qu’elle est cette profession, j’attends toujours qu’on me l’explique.

Le suggère une 7ème  révision qui décidera de la suppression de l’Assurance Invalidité.

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18/06/2009

11 contre 1

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Les problèmes de l’assurance maladie ne nous laissent pas le temps de souffler.

Monsieur Couchepin sur la touche, 11 parlementaires fédéraux prennent la main.

Ils ont, semble-t-il, trouvé la quadrature du cercle.

3 semaines de réflexion, bigre, et en plus pendant une session parlementaire. Ils ont frisé le « burn out ».

Ben mon colon, je suis déjà à regretter mon bon monsieur « Du Mollet ».

Il faut faire des économies, comprenez permettre aux caisses maladies de continuer à faire des bénéfices, alors nous allons comme d’habitude passer à la caisse.

20 % de participation si vous allez directement chez le spécialistes.

Génial. Moi, je ne vois pas l’économie.

Je l’ai déjà écrit et je le répète, il ne faut pas prendre les patients pour des crétins. Si vous avez la tocante qui fait des ratés, la vue en berne, le dos en capilotade et la rate qui se dilate, vous avez le droit d’aller directement chez le spécialiste pour essayer de trouver une solution.

Je fais mes comptes. Consultation chez le médecin de premier recours, traitements prescrits, examens demandés, nouvelles consultations, échec, grattage de crâne et demande de consultation au spécialiste, voilà la « nouvelle source d’économie ».

Si vous voulez vraiment trouver une petite diminution des coûts alors vous exigez une formation au top des docteurs (un mauvais médecin coûte toujours trop cher). Vous instituez la notion de médecin de référence, qui peut être n’importe quels spécialistes (je rappelle que le médecin généraliste est en Suisse considéré comme un spécialiste). Et surtout vous trouvez une combine pour que le patient soit en possession de son dossier. Ce qui permettra d’éviter de refaire des examens et de pouvoir demander un deuxième avis sans tout recommencer à zéro.

Mais le problème n’est pas là. De nouveau faire porter le fardeau des coûts aux assurés est scandaleux. Il n’y a pas de problème de système de santé en Suisse, il y a un problème de financement. Nos parlementaires feraient mieux de trouver des solutions ingénieuses pour éviter cette augmentation faramineuse de nos primes.

Comme dirait mon confrère Kiefer, il faudrait avoir le courage politique d’ouvrir les boîtes noires (caisse maladies) et faire le ménage. Mais peut-être le système politique suisse ne s’en remettrait pas ?

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17/06/2009

Faut-il baisser les impôts ?

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La gabelle

 

La question qui fait mouche. L’interrogation légitime du vulgaire citoyen devant sa feuille de taxation. Vous savez cette magnifique journée où après un dur labeur vous recevez ce petit « poulet » contenu dans une magnifique enveloppe grise. Vous avez intérêt à avoir fait votre contrôle cardiologique avant ce moment fatidique. Et là vous mesurez la fragilité de la vie. Vous pensiez à avoir mis quelques petits picaillons de côté. Que nenni. C’est comme dans la pub de certain magasin : « tout doit disparaître ».

Bon alors quand je peux lire dans mon journal favori que les impôts vont baisser en 2011, je suis diablement content.

J’ai lu consulté hier tous les tableaux disponibles, je n’ai rien compris, mais je fais confiance. Enfin un petit peu, parce que j’ai souvent l’impression que les baisses c’est jamais pour moi.

Mais cette fois, je suis sûr, c’est la bonne.

Mais puisqu’il faudra voter, j’ai un doute.

La Suisse est un étrange pays où les citoyens réussissent à refuser une baisse de leur « gabelle ».

C’est arrivé, je vous le jure.

Et cela va peut-être se produire à Carouge, cette fin de semaine.

Un boni de 21 millions sur un budget de 70, le Pérou. La gauche ne veut pas de baisse sur le fallacieux prétexte que la diminution sera trop faible pour les petits revenus. Elle n’a toujours pas compris que la santé fiscale d’une commune repose dans la mixité des revenus et la présence d’emplois. Que les « riches » sont diablement utiles et que sans eux, fini les investissements publics.

Vous voulez des crèches, des écoles, des terrains de sport, alors faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que des personnes aisées viennent s’établir chez vous. Et de temps en temps proposez une petite participation aux bénéfices, ce n’est que justice.

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16/06/2009

La chaise musicale

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Merci monsieur Couchepin, grâce à votre démission, les journaux vont pouvoir, sans problème, tenir le coup pendant la trêve estivale, ce désert de l’information et du papier percutant.

Nous allons pouvoir jouer au jeu de la chaise musicale.

Je ne vais pas vous faire l’injure de vous en expliquer les règles.

Depuis qu’un certain Blocher a mis le petchi dans la composition immuable de notre bon Conseil Fédéral, il existe un siège où deux augustes fessiers peuvent s’asseoir.

Le 16 septembre, lorsque la musique s’arrêtera qui va rater son atterrissage popotesque ?

Attention aux coups de coudes, aux croche-pattes, aux alliances improbables, aux manœuvres florentines, au « je t’aime, moi non plus », au régionalisme, au particularisme.

Alors deux mois de chaleur pour décrypter l’improbable, ce n’est pas grand chose.

Tout cela pour de toute façon retomber sur les deux mêmes, soit à ma gauche Darbellay et à ma droite Pelli.

Pour le savoir, facile, vous demandez à un élu s’il est candidat. Celui qui répond oui ou peut-être, alors vous le biffez. Par contre celui qui mordicus, sur la tombe de sa grand-mère, déclare son désintérêt le plus grand, alors vous le retenez.

Donc Darbellay contre Pelli avec à la fin la victoire de Darbellay parce que c’est le plus beau, le plus jeune et le plus « beau-fils idéal ». Et le plus sportif, parce que pour gagner au jeu de la chaise musical, il faut de grandes jambes et une condition physique irréprochable.

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15/06/2009

Petites nouvelles pour une journée orageuse...

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Des petits riens trouvés au hasard des lectures.

Commençons par l’espérance de vie. Il ne suffit pas de signer des traités qui demandent une amélioration des accès aux soins, il faut impérativement accélérer le développement économique. Pour nous cela semble évident, peut-être moins pour une grande majorité des pays de notre belle planète.

Poursuivons par le tabac. Que faire pour diminuer le nombre de fumeur ? Question récurrente. Aux USA, deux chiffres : en 1960, 50% de la population fumait, en 2008 : 20 %.

L’agence américaine FDA (Food and Drug Administration) doit décider, ce mois, si elle permet la vente de cigarettes avec l’inscription « healthier cigarettes ».

Difficile… Existe-t-il des produits moins nocifs ? Nous savons déjà que toutes ces marques « plus légères, ultra légères » ne diminuent pas le nombre de cancer, mais change seulement le type de tumeur.

D’un autre côté, les études évaluent que 10 à 13 % des fumeurs ne pourront pas arrêter leur dépendance.

Alors s’il existe des produits un tout petit peu moins dangereux, pourquoi ne pas les accepter ?

Le prix du paquet, l’interdiction de fumer dans les lieux publics sont déjà des décisions qui semblent essentielles dans ce combat.

Les interdictions pures et dures n’ont jamais donné de solutions à moyen terme

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13/06/2009

Un non événement...

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Bon monsieur Couchepin s’en va. Et alors…

Etre cynique ne fait pas un bon politicien. Se croire au-dessus de la plèbe ne fait pas un homme d’état.

Etrange, est-ce le soulagement de le savoir sur le départ,  toutes ces louanges ?

Les médecins ne vont pas le regretter. Bon voyage monsieur « Du Mollet ».

Ce refus du dialogue est étrange pour un démocrate suisse.

Cette façon d’écouter qu’un son de cloche, les assurances, est suspect.

Monsieur Couchepin, vous partez sur un échec.

Avoir le culot d’afficher le nombre d’élections gagnées est hors de propos.

Il peut-être sain de prendre, une fois dans sa vie, une petite veste. Histoire simplement de savoir que nous ne sommes pas grand choses.

Vous ne facilitez pas le travail de votre successeur.

Il faudra avoir un grand courage pour prendre des décisions audacieuses. Il ne faudra pas avoir peur de faire un grand ménage dans le fonctionnement des caisses maladies et exiger des comptes précis.

Il faudra repenser le financement de la santé. Qui paye quoi ? Faut-il tout rembourser ? Faut-il que les enfants payent des primes d’assurances maladies ? La vieillesse est-elle une maladie ? Combien d’hôpitaux ?

Imaginons un « new deal » de la santé.

Etre en bonne santé n’a pas de prix. Avoir un bon système de soins avec des gens compétant n’a pas de prix. Créer des emplois à haute valeur ajoutée n’a pas de prix. Se profiler comme le pays de l’innovation et de la compétence n’a pas de prix.

La santé rapporte plus qu’elle ne coûte. Ayons  le courage de faire notre révolution. Nous avons les écoles, les universités, les écoles polytechniques. Nous avons les jeunes. Alors … Il faut foncer. La Suisse peut être, doit être le numéro 1 dans le domaine du vivant.

Nous sommes un pays riche, très riche  et nous préférons investir dans des projets sans avenir. Nous préférons soutenir une industrie qui ne produit rien, les banques. Et nous continuons à renvoyer dans leur pays des jeunes universitaires étrangers formés chez nous. Nous préférons nous payer des tunnels luxueux et nous perdons chaque année des universitaires suisses qui préfèrent faire carrière à l’étranger, car les fonds manquent. Les milliards de l’UBS, une fois récupérés, il faudra les investir dans la recherche sur le vivant. Il faudra les investir pour permettre de diminuer les primes d’assurances maladies.

Détruire le système actuel pour espérer une quelconque économie est débile.

Alors on fonce ?

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12/06/2009

Gardasil®

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C’est quoi ce truc. Encore une substance bizarre et illicite.

Non tout bêtement le vaccin contre le Papillomavirus, vous savez ce qui peut provoquer les cancers du col de l’utérus.

Bref pour le faite courte, l’Etat a décidé, et c’est louable, de lancer une campagne de vaccination. Et comme ce vaccin coûte un peu cher, il a pensé qu’il serait utile de le rendre gratuit.

Excellent.

Toute une procédure a été établie. Les médecins se faisaient livrer la substance par SOS-médecins et envoyait la facture à l’Etat.

Bien.

Alors pourquoi s’en faire.

Simplement une lettre qui dit que la première phase est terminée, la seconde débutant en automne, et que les vaccins qui n’ont pas été utilisés ne seront pas rembourser par notre beau canton.

Et paf, j’espère que mes collègues ont bien calculé leur commande. Vu les premières réactions cela grince pas mal.

Au département de la santé, une drôle de pandémie s’est déclaré. Non pas la grippe cochonne, mais la maladie du « ce n’est pas moi ». Pas de responsable, le jeu de la patate chaude.

Tiens pour terminer un petit concours : devinez le nombre de médecins qui vont participer à la deuxième phase ? Facile …

 

PS : Il semble que Couchepin va démissionner ce matin. Suspense…

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11/06/2009

Histoires à dormir debout

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Vous dormez comment ?

Bien, à peu près, par à-coup, comme une marmotte ou un loir ?

Sur le dos, sur le ventre ou en chien de fusil ?

La fenêtre grande ouverte, sous 12 édredons, comme « la princesse au petit pois », en pyjama, sans pyjama ?

Je veux tout savoir sur vous.

J’en ai le droit, me levant aux aurores pour vous écrire mes histoires à dormir debout.

Le sommeil c’est super important.

Le cerveau durant la nuit travaille plus que la journée, mais il bosse pour lui. Il faut donc le laisser en paix et dormir du sommeil du juste.

Un mauvais dodo et c’est la porte ouvertes aux dérèglements de toutes sortes : douleurs, chute de tension, intestins capricieux, perte de la concentration, mémoire mitée.

Tiens j’ai mauvaise conscience depuis que j’ai appris que monsieur Couchepin s’en allait à la couette dès l’angélus.

Punaise, il doit être en sacré forme. En plus, il marche et il boit. Un petit coup de valaisan et c’est parti mon coco.

Il raconte que sa grand-mère lui a enseigné que les heures avant minuit comptaient doubles. Là il s’approprie une marque de fabrique purement genevoise. Il s’arroge un patrimoine national. Albert COHEN en parle dans « Belle du Seigneur ». Donc c’est chez nous et cela ne marche pas du côté de Martigny. En aparté avez-vous assisté, une fois de votre vie, à la sortie du Grand-Théâtre lors d’un opéra de Wagner. C’est la cohue, la ruée vers le « sweet home ». Comme Cendrillon. Minuit va sonner, vite au lit sinon nous sommes foutus. Moi, je vous dis ce Wagner, cela se voit, il n’était pas genevois.

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10/06/2009

La propharmacie...

 

C’est quoi ce truc.

La vente des médicaments par le médecin. Une pratique presque essentiellement suisse-allemande remontant au temps bien lointain où il fallait faire des kilomètres pour trouver une pharmacie.

Limite comme commerce.

Pas trop éthique.

Depuis des années, nous demandons que le médecin soit payé pour son travail intellectuel et non pour des actes annexes.

La vente de médicaments n’a aucune importance dans la relation médecin-patients. Elle ne change rien à la qualité du travail. Elle n’amène aucune plus-value médicale.

Il est étonnant que nous allons perdre le laboratoire au cabinet, qui lui apporte un plus dans la démarche diagnostic et que nous conservons la propharmacie.

Probablement, il y a derrière tout cela un rapport de force que nous appréhendons difficilement en Suisse-Romande.

Il est temps de faire une révolution intellectuelle. De mettre à la poubelle tout de tarif de bazar et, pourquoi pas, de récompenser le sens clinique du praticien.

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Vous savez ce petit détail qui avec les années permet à votre médecin de savoir rapidement s’il faut investiguer ou négliger.

Combien d’examens inutiles évités ?

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Cette compétence et bien, excusez moi, on s’en fout. Elle n’est plus enseignée dans les facultés. Les professeurs sont des chercheurs et rarement des cliniciens. Les examens se font avec l’aide de comédiens et plus de vrais malades.

Une mauvaise formation engendre une médecine défensive. La peur de l’erreur, le course à l’examen.

Un de mes maîtres me disait : « Buchs tu peux demander tous les examens du monde, mais si tu ne sais pas à l’avance ce que tu cherches, tu ne trouveras rien. »

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09/06/2009

Sacrebleu...

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Voilà t-il pas que les femmes ont une prostate.

On ne peut vraiment plus se fier à rien.

Mon côté machiste en prend un méchant coup.

Bienvenue au club.

Monsieur Sharon MOALEM biologiste et neurogénéticien à la « Mont Sinai School of Medecine » de New York l’affirme dans un article du journal « NewScientist » (n° 2710, www.NewScientist.com).

Elle se situe au même endroit que chez l’homme et elle fonctionne.

Il semble, au miracle, que sa localisation corresponde au fameux point G du docteur Ernst GRÄFENBERG.

La découverte c’est faite en étudiant des femmes qui éjaculent durant un rapport sexuel. Et la composition de l’éjaculat est la même que chez l’homme (« The Journal of Sexual Medecine », vol 4, p 1388).

Mais alors à quoi cela sert, Docteur ?

Vous n’allez pas me dire qu’Hippocrate avait raison ? Lui qui avait imaginé que la conception était le fruit du mélange de la semence féminine avec la semence masculine.

Allez, pas de mouron. Il semble que le liquide séminal protège contre les infections en empêchant les bactéries de remonter dans la vessie.

En fin de compte, cette nouvelle est logique. Nous sommes faits la même chose au départ, puis nos organes évoluent différemment. Les hommes ont bien des seins…

Bigre, la frontière des sexes n’est pas si claire.

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08/06/2009

Cocorico...

Federer3.jpg

 

 

 

On est les "best".

Vous avez vu nos coups droits, nos revers slicés, nos amortis.

Sans parler de nos services.

La positive attitude.

Un mental d’airain.

Comme dans la pub : « c’est qui les meilleurs sur le court » et bien les suisses.

Oubliées les méchancetés sur notre mentalité de voleur.

Disparues les paroles mesquines de certains présidents ou ministres voisins et amis.

Mauvaise fin de semaine pour le Président français.

Déjà qu’il n’a pas pu régater contre le Président Obama. Là pas de match nul. Il a été relégué dans l’ombre. C’était un « américain à Paris » ou « le jour le plus long ».

Paris.jpg

Vous savez ces films où pour faire plus vrai, on permettait à certains acteurs français de tenir les seconds rôles.

Et en plus le peuple de l’hexagone qui ovationne notre Federer et qui pleure avec lui pendant l’hymne Suisse.

A se dégoûter de faire de la Politique.

Aucun respect.

Le Peuple est versatil.

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