29/08/2009

Girouette

Je suis, semble-t-il aussi libre, que le vent. Je tourne la tête à droite et à gauche et même je peux faire un tour complet sur moi-même.

Génial.

La liberté la plus complète.

girouette.jpg

Il n’y a rien de plus beau qu’un souffle, qu’une brise ou qu’une bise.

Peut-être un arbre qui lui aussi ploie sous l’effet d’Eole.

J’aime la tempête, le vent du large et mon regard tend vers le faîte des églises pour regarder ma copine, ma sœur, la girouette.

Est-elle  inconstante, pas fiable, toujours à dire le contraire. Où simplement elle-même, se moquant de la critique facile, acceptant ses contradictions, les assumant.

Je suis cette girouette et tant pis si j’énerve mes frères en politique.

Je ne suis pas à gauche, je ne suis pas à droite, je suis un entre-deux. Je ne suis pas un ni oui ni non. Je ne suis pas un copieur. J’ai plutôt l’impression d’être plagié. Mes idées sont reprises et deviennent géniales dans la bouche d’autres. Je ne veux pas plaire ni me fondre dans le rôle du faire-valoir.

Tous me veulent avec eux, tous m’agonisent lorsque je ne cède pas.

J’ai mes principes et j’aime mieux perdre et disparaître que de les renier.

Je suis un vieux schnok, je ne suis pas tendance, je suis PDC et je vous énerve.

J’assume.

Je suis votre épine irritative, votre mauvaise conscience.

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28/08/2009

Et le C... dans tout cela.

 

Tiens le docteur se met à faire dans les blogs graveleux.

Probablement un retour d’âge, la crise de la cinquantaine.

Je vous rassure, mais peut-être vous n’avez pas besoin d’être rassuré et vous allez sûrement être déçu. Promesse non tenue, titre accrocheur, tromperie sur la marchandise.

Lettre_C.jpg

Je veux simplement par parler de la lettre tabou, le C de Chrétien dans l’intitulé de mon parti.

Cela fait grenouille de bénitier, cela rappelle les grandes années du Kulturkampf ou celles de la crise entre Radicaux et Monseigneur Mermillod.

C’est suspect et ringard. (En aparté Carouge est une ville de Cardinaux car nous avons 2 cardinaux et demi sur les 5 que la Suisse a eu : Mermillod, Journet (1/2 pardon à Meyrin) et actuellement Cottier).

Chut cela pourrait faire capoter la campagne.

Pourtant, pourquoi cette honte.

Etre chrétien ne veux pas dire papiste borné.

Etre chrétien ne veut pas dire être le suppôt d’une quelconque obédience.

Etre chrétien c’est une philosophie, une ouverture sur les autres, une école de la vie.

Un parti qui met en avant ses convictions, non pas religieuses, mais de vie, a de l’importance.

Je ne peux pas imaginer faire mon travail de médecin sans cette pensée, cette ouverture chrétienne.

Car être chrétien c’est accepter l’autre, c’est ouvrir et non exclure.

Vous me direz c’est des mots.

Oui, mais vous conviendrez que tout est des mots, peut-être que celui ci est un des plus beau.

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27/08/2009

Faut-il un centre fort ?

 

Question essentielle des prochaines élections.

La population devra répondre à la question de la nécessité d’avoir un centre fort ou de sa préférence d’une bipolarité.

Le seul parti qui est au centre et qui peut se référer à un vrai centrisme est le PDC.

C’est comme cela.

Le parti Radical par sa fusion avec le parti Libéral se trouve automatique tiré vers sa droite et le parti écologiste se situe souvent plus à gauche que le parti socialiste.

Le PDC doit donc assumer ce rôle et il le fera sans aucune difficulté.

Notre système politique ne peut pas se passer d’un centre fort.

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Nous n’avons pas l’habitude des majorités uniques et des alternances comme chez nos voisins.

Notre philosophie de concordance ne peut pas fonctionner dans un tel système.

Il est vrai que souvent à Genève nous rêvons d’une droite ou d’un gauche forte écrasant son adversaire.

Mais nous le savons, nous l’avons constatés à plusieurs reprises, ce genre d’attitude aboutit à des blocages très dommageables pour le canton de Genève.

Il faut donc un parti passerelle qui puisse redonner un équilibre en trouvant les convergences.

Garder cette question à l’esprit lorsque vous irrez voter le 12 octobre.

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26/08/2009

Je me présente aux élections

 

Diantre quelle complication.

Pire qu’à l’Euro million.

Il faut quasiment avoir un master en mathématique pour pouvoir calculer les probabilités d’être élu.

D’abord la place sur la liste multipliée par le nombre de sortants qui se représentent (quasiment tous) moins votre tour de taille (qui a tendance à enflé, un peu moins vite que la tête, je vous le concède) divisé par tous vos pseudo amis politiques qui vont faire des vilains traits sur le bulletin de vote plus la plasticité de votre sourire.

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Vous me direz qu’il faut en plus un programme et quelques idées chocs.

Zut, c’est déjà quoi une idée.

La fatigue électorale entraîne de gros problème de mémoire.

Après, il est absolument nécessaire d’être moderne.

La lettre ronéotypée envoyée à vos connaissances c’est « has been ».

Soyez sur Internet, en dehors aucun mais alors aucun espoir d’être connu.

Alors en tremblant on s’inscrit sur Face je ne sais quoi ou un autre machin à compter vos amis de vos amis de votre concierge et 150 fois par jour on consulte le site pour comptabiliser son score (qui reste désespérément plat).

Le pompon c’est les réunions de parti. Il y a toujours les premiers de classe qui savent et font toujours justes et qui vous susurrent qu’ils ont déjà 2000 fans.

MAIS COMMENT FONT-ILS ???

C’est point juste.

Allez, j’ai une chance sur 1000, mais je m’accroche.

elections_simon.jpg
C'est pas moi , mais il est nettement plus beau

Votez pour moi et je vous promets une choucroute garnie méga géante ou si vous préférez des chocolats. « C’est tellement bon ».

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25/08/2009

La droite de la droite est-elle vraiment nationaliste ?

 

Je suis très étonné, mais l’UDC, ne ratant jamais une occasion pour célébrer la Suisse, son particularisme, la liberté de vivre seul dans son réduit national, a soutenu fermement la position du président de la Confédération face au régime Libyen.

J’imaginais une attaque en règle contre le manque de courage de monsieur Merz, un rappel de nos valeurs démocratiques et du respect strict de la séparation des pouvoirs.

Que nenni.

Pourtant c’est bien un des leurs, monsieur Valente, qui a courageusement, dès le début, défendu nos otages.

Sa prise de position m’a toujours paru juste et importante.

D’où mon interrogation.

Est-ce que l’UDC aime les dictateurs ?

Pense-elle secrètement que la démocratie est une grosse bêtise et qu’un régime un peu sévère et coercitif est meilleur.

Préfère-t-elle l’ordre à nos institutions.

J’avais eu un petit doute avec monsieur Blocher.

Et puis cet été j’ai lu le livre de Daniel CORDIER sur la résistance française.

Cet homme, qui a été le secrétaire de Moulin, était un jeune monarchiste, fervent adepte de Maurras.

Il a refusé d’accepter la mort de la France et il est parti seul à Londres. Il pensait que la droite de la droite française sous la houlette de Maurras défendrait l’honneur de son pays. Il s’avait que son idole était à Londres et qu’avec De Gaulle le renouveau de son pays était en marche.

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Et bien, Maurras est retourné en France et la suite vous la connaissez. La droite de la droite a soutenu Vichy et les allemands.

Peut-être que j’enfonce des portes ouvertes !

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24/08/2009

Il est temps...

 

Tout repart, la douce pause des vacances est terminée.

Les soucis, mis entre parenthèse, sont de nouveau ravivés.

Le doute face à l’avenir réapparaît.

Une légère angoisse tout doucement resurgit.

La grippe se cache, mais attention…

La crise semble terminée, et moi je n’ai toujours rien compris à ces sacrés mécanismes économiques.

En fin de compte, y-a-t’il quelque chose à comprendre ?

La grippe se cache, faites gaffe.

C’est la rentrée de classes. Les petits nouveaux ont le ventre noué et les parents sont terriblement émus de les amener en classe.

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Cette année, ils auront à coup sûr les mains propres.

Attention H1N1 se terre, alors 4 fois par jour vous irez faire la queue devant le lavabo. Cela risque ne plus laisser beaucoup de temps à l’instit pour faire autre chose.

Et au premier éternuement, le port du masque est inévitable. Pauvres gamins de 4 ans, paniqués, arrachant cette protection, énervant le corps enseignant.

Bref H1N1 est là, alors on ne rigole plus.

Et puis l’année des hannetons va bientôt se terminer. Dernière ligne droite, qui va gagner, qui va disparaître.

Tous aux urnes en octobre, sans charrier, c’est important.

La preuve, je me présente.

Je pars à la quête des voix, à votre bon cœur… sinon j’arrête de vous raconter des histoires…

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21/08/2009

Notre triste clown

 

A quoi peut-il bien servir, notre bon président de la Confédération.

Il n’a toujours pas compris qu’il n’est plus un chef de bureau mais notre représentant symbolique. Il est, à ce poste, plus que lui-même, il est la Suisse.

Il doit représenter notre objet de transition, notre totem.

Merz4.jpg

Il doit avoir de la grandeur et du panache.

Pourtant, il est né pas loin de la source de nos mythes fondateurs. Il devrait le savoir, il devrait le sentir.

Et bien… rien de rien.

Vite fait bien fait.

Sauvons dans l’infamie quelques millions.

Et nos otages ? Et bien qu’il reste en Lybie pour la gloriole d’un psychopathe.

La Suisse a-t-elle une politique étrangère ?

Ne faut-il pas tout bêtement supprimer ce département inutile ?

J’ai honte…

Oui j’ai honte…

Du vent, nos traditions, notre combat pour le respect de certains principes. La liberté de l’Homme, le respect des conventions de Genève.

De la poudre aux yeux ou encore une Genevoiserie ?

A force de détruire ce qui semblait nous réunir, nous sommes peut-être en train de voir notre communauté disparaître.

La Suisse n’a plus aucune utilité pour nos voisins et amis.

Nous avons cru que de rester en dehors de l’Europe allez nous permettre de nous renforcer.

Depuis un funeste vote, nous ne sommes plus rien.

A force de se croire unique, nous nous attirons que mépris ou simplement condescendance.

L’avenir de la Suisse est dans l’Europe.

Delamuraz revient, nous avons besoin de toi.

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20/08/2009

Et alors, ce vaccin...

 

C’est la panique à bord. Les gouvernements commandent à tour de bras, les usines n’arrivent pas à suivre, les plus offrant raflent la mise. Les pauvres attendront.

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Et moi et moi et moi, ben toujours pas de malades.

Et puis voilà que les confrères s’en mêlent et qu’ils nous foutent les chocottes.

Editorial de la Revue Médical Suisse du 19 août (www.revmed.ch), prise de position du journal « Lancet » du 1er août (www.thelancet.com), qui nous avertissent gaiement qu’il faudra faire gaffe avec ce drôle de coco de vaccin.

D’abord l’urgence fait que les contrôles n’ont probablement pas toute l’efficience voulue. Les études cliniques ont été brèves et les possibles effets secondaires mal répertoriés.

Il existe également un floue sur les doses ; une ou deux. Ce qui est terriblement important pour les commandes et diaboliquement compliqué si une vaccination de masse est décidée.

De plus, les Américains n’ont pas suivi la recommandation de l’OMS sur les adjuvants à utiliser dans le vaccin. Probablement trop compliqué et trop cher.

Un bon adjuvant est important car il augmente l’effet de l’injection et aussi mieux nous protéger contre les variations de la souche du virus.

N’oublions pas que ce bon H1N1 (à chaque fois je pense à la « guerre des étoiles ») est déjà l’origine d’une épidémie aux USA, en 1976. Une vaccination de masse avait été décidée et stoppée en catastrophe à cause des effets secondaires du vaccin.

Il est tout à fait acceptable d’agir de la sorte en cas de risque majeur pour la société. Les avantages l’emportant sur les risques.

Par contre, la question doit être posée dans le cas présent. Jusqu’à maintenant cette grippe est sans danger et même moins sévère que celle que nous avons l’habitude de côtoyer. L’expérience de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande le prouve.

Alors ne cédons pas à la peur …

Je reste dans ma tour de guet et je vous promets de vous avertir si je vois passer cette andouille de H1N1.

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19/08/2009

Vouloir faire des réformes est difficile...

 

Je suis impressionné par l’agressivité des citoyens américains au sujet de la réforme de l’assurance maladie.

48 millions d’américains n’ont pas d’assurance et dans cette catégorie de population l’espérance de vie est de 50 ans.

Il y a donc urgence.

Des organisations humanitaires sont même obligées d’organiser des consultations gratuites.

Et bien le bon citoyen lambda panique et imagine que son beau pays va devenir communiste.

Etonnant et compréhensible si l’on considère que les pères fondateurs des USA se sont toujours méfié d’un pouvoir centralisateur et dictatorial.

Stupéfiant comment on peut manipuler l’opinion publique avec des arguments chocs et malhonnêtes.

Terrible cette pression du lobby des caisses maladies qui arrivent même à faire plier un Président pouvant s’appuyer sur une nette majorité parlementaire.

Bizarre ces distributions de photomontage montrant le Président des Etats-Unis transformé en Hitler, sans d’aucune plainte pénale ne soit déposée.

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Mais n’est-ce pas le rôle de l’Etat de prendre en charge les plus pauvres ?

ObamaHitler.jpg

Chez nous, la situation est nettement meilleure du point de vue prise en charge et soins. Mais attention, de plus en plus de personnes ne paient plus leur prime d’assurance maladie ou ne peuvent plus avancer la somme de leur franchise.

L’augmentation prévue des primes oblige ou obligera une réforme en profondeur du financement de la maladie.

La pression du lobby des caisses maladies sera aussi forte qu’aux USA.

 

Sur le front de la grippe, rien, dormez tranquille. Pas un téléphone depuis 3 semaines. Mais où est ce terrible virus ?

Que va-t-on faire de nos 130 millions de dose de vaccins ?

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18/08/2009

Enfin...

 

Pourquoi vote-on toujours trop tard sur des sujets d’importance ?

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La Constituante aura bien à faire pour mettre un peu d’ordre dans tous ces référendum, initiatives, obligatoires, facultatifs, avec ou sans moustache, nombres de signatures, temps pour les récolter, invalidation.

Bref que la démocratie est parfois compliquée.

Enfin le débat sur le CEVA va être dans la rue et non confisqué par certains.

Que vous soyez pour ou contre, la réaction est la même : il est juste et important de voter sur ce sujet.

Il est essentiel de combler le déficit d’information et d’engager le débat.

J’ai peur que, sur ce sujet, la votation arrive trop tard.

Elle aurait du être programmée tout au début.

Nous aurions pu choisir en différentes possibilités, ouvrir les cartes de géographie, partir de ce qui existe et ne pas nous laisser emprisonner par un projet datant de 1912, tétanisé par la peur de ne pas avoir un financement de la Confédération.

Un CEVA, un S-Bahn, un métro enfin ce que vous voulez, est nécessaire, obligatoire.

Notre avis en novembre, ou l’année prochaine, ne pourra pas être donné avec finesse et intelligence.

Si nous mettons un non dans l’urne et bien adieu à l’idée.

Une traversée ratée de la rade bis. Une nouvelle « Genevoiserie ».

Il faut aller de l’avant, mais surtout tout faire pour éviter le non.

Les anti-CEVA veulent la même chose que l’Etat mais d’une autre façon.

Alors soyons responsable et adulte.

Mesdames Messieurs négociez, trouvez un terrain d’entente, il est encore temps, pour que ce référendum puisse être retiré.

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17/08/2009

Cela va mal finir...

 

Samedi je sors du parking de la vieille ville et je trébuche sur un mendiant qui dormait le long des portes des ascenseurs.

Jeudi dernier, en sortant de faire mes courses à « Manor », j’entends des cris et je vois une dame âgée brandissant sa canne et traitant une série de quêteurs de tous les noms d’oiseaux du ciel et de l’enfer et d’autres lieux peu recommandables.

Je vous ai censuré les épithètes racistes.

mendiant.jpg

Il a fallu intervenir pour qu’elle ne finisse pas par casser son bâton sur leurs têtes.

Il y deux semaines, un de mes fils, abordé par un pseudo-muet ouvre son porte-monnaie pour lui donner 2 francs et se fait roustir 50 balles. Comme il est grand et musclé, il arrive à se faire rendre son biffeton.

Vendredi à 18h30, à l’arrêt du tram à James-Fazy, deux solliciteurs vendent tranquillement de la drogue à deux autochtones.

Bref cela devient n’importe quoi.

L’intervention de l’état est urgente et nécessaire avant que les citoyens commencent à agir de leurs propres chefs.

Avec toutes les dérives qui sont à craindre.

L’Italie en est un bon exemple.

On ne peut plus permettre une telle situation.

J’ai honte pour Genève, j’ai honte pour la République.

Il doit quand même exister une solution qui respecte le droit de chacun.

Un peu de sévérité et de courage politique.

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16/08/2009

Monsieur Schwaller, vous venez de faire une bourde...

Ce matin je me lève tout rose et guilleret. Je me prépare ma tartine avec une super de chez super confi aux abricots  et je m’étrangle en lisant le « Matin Dimanche ».

Monsieur SCHWALLER  parle de la Romandie, de son amour pour nous autres minoritaires et non dit de ne pas nous faire de mourons. C’est décidé autour de lui il y aura que du 100 % pur sucre romand, estampillé nourri au lait maternel de la Venoge, du Rhône, de la Fée verte et de la Damassine.

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Bien excellent, et puis au détour d’une ligne ; bing l’erreur de goût, le détail qui tue, il déclare qu’il  va parler en allemand lors des séances du Conseil Fédéral.

Monsieur SCHWALLER vous allez nous représenter.  Nous sommes quelques à parler le Français, oui là dans un petit coin de la Suisse.

Et bien vous avez l’obligation de parler notre langue lors des séances officielles. C’est comme cela, un point c’est tout.

Dans ma vie de médecin, j’ai participé à de multiples séances à Berne, Zürich ou Bâle. J’ai connu des professeurs de la faculté de médecine de Genève qui étaient suisse-alémaniques et bien ils s’exprimaient toujours en français. Par respect.

Je vous l’avoue, vous m’avez vexé.

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14/08/2009

Il faut débattre...

 

Voilà les jeux sont faits, le match Schwaller-Pelli peut débuter.

Oups, j’ai omis Broulis, je crois que mes amis Vaudois vont me peindre en vert.

Première chose, nous, citoyens et citoyennes de seconde zone, nous voulons un débat publique pourquoi pas à la télévision comme en France ou aux States.

Pas de règlement à OK Corral dans les arrières boutiques des partis politiques.

Pas de petits jeux du genre je te donne, tu me donnes et je te renvois l’ascenseur la prochaine fois.

Pas d’histoire d’origine ou de langue maternelle.

Cette élection doit permettre de définir une nouvelle majorité.

Ce pays a besoin d’être gouverné au centre.

Le seul parti qui représente ce centre est le PDC. C’est une réalité, C’est comme cela. Les Radicaux ont oublié leurs racines en voulant s’allier avec les Libéraux.

Notre système social doit être repensé, transformé.

Vous ne pourrez pas aboutir sans une alliance de circonstance avec les socialistes et les écologistes.

Le nouveau conseiller fédéral devra être porteur de ce nouveau message.

Une nouvelle lecture de la politique suisse.

Je plains les députés radicaux qui vont avoir de la peine à se décider, surtout si Broulis décide de rester candidat malgré l’avis du groupe parlementaire.

Une lecture centriste oblige et rend logique la candidature du Président Vaudois.

Alors match Broulis-Schwaller ?

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13/08/2009

Carré blanc...

poils.jpg

 

 

 

Grave question : pourquoi avons-nous des poils au niveau du pubis ?

Cette interrogation peut aussi être exprimée différemment : Pourquoi avons-nous perdu tous nos poils, sauf à ce niveau et sous les bras.

Enfin cela dépend parce qu’il en reste de sacrément poilu, suivez mon regard…

D’abord il nous faut une date. Les scientifiques ont décidé que la chute de l’empire pileux a commencé il y a 3.3 millions d’années.

Et maintenant, la grande énigme, à quoi cela peut-il bien servir ?

Je vous la pose, comme cela vous serez déjà préparés pour répondre à votre progéniture.

Et bien, je vous le donne en mille, nous ne le savons pas.

Juste quelques hypothèses.

Possiblement une question d’odeur signalant la maturité sexuelle et attirant le mâle comme la femelle.

Ou alors une histoire de protection, les poils gardant au chaud une région sensible aux différences thermiques.

Ou encore une protection des infections durant les rapports sexuels.

Le docteur Robert WEISS de l’University College of London a suggéré que c’était, peut-être, non pas un problème d’évolution de l’espèce humaine, mais une solution pour éviter la mort des poux.

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Un juste compromis helvétique, permettre à ces charmantes bestioles de conserver un havre de paix et de reproduction.

Ah ces anglais…

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12/08/2009

Le doute...

 

Alors comme cela, nous venons de nous faire remonter les brettelles par monsieur le Consul d’Arabie Saoudite.

Genève est devenue un lieu de perdition et de violence.

Résultat des courses, ce genre de remarque nous a tous vexés et je redoute les commentaires qui doivent fleurir dans les bons bistrots genevois.

Mais sur le fond, n’a-t-il pas raison ?

Je remarque, et je l’ai écrit à plusieurs reprises, une augmentation de la saleté.

Genève ville propre, nous pouvons oublier. Allez voir Berlin, Stockholm, pas un papier par terre, des poubelles ramassées plusieurs fois par jour et non pas une fois le matin.

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Le laisser-aller engendre l’insécurité.

Ce sentiment, absolument pas objectif, mais qui existe et que je ressens tous les matins lorsque je prends mon tram à 5 heures.

Jeunes qui traînent dans la rue le plus souvent ivres.

Trafiquants de drogue opérant rue Rousseau ou rue de Coutance.

J’ai arrêté de prendre le tram 12, parce que les rues Basses à cette heure et bien c’est vide de chez vide et ça craint.

Je préfère prendre le 14 ou le 16 en compagnie des humbles travailleurs du petit matin.

Et je vous parle pas des mendiants qui la journée égaient nos rues et nos places.

L’autre jour, j’en ai compté 7 autour du magasin Manor.

Je vous l’avoue, cela me gêne et m’énerve.

En fin de compte toute vérité est bonne à dire.

Merci Monsieur le Consul d’avoir, helvétiquement, remis les pendules à l’heure.

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11/08/2009

Nous pouvons tourner la page.

 

Tiens la politique suisse c’est comme la grippe.

Faut surtout pas en attraper le virus.

Alors on se protège.

Dire qu’on est candidat, qu’on désire briller, qu’on aime cela…verboten.

Ce mettre en avant, strictement interdit.

Même suspect.

Alors on se comporte comme quand on désire acheter un petit pain au chocolat ou peut-être un pain à la vanille, ou aux raisins, on fait semblant d’hésiter.

petits pains.jpg

Vous êtes sûr que mon tour est venu. Non c’est à vous Madame, mais non vous étiez avant moi…

A la longue cela devient un tantinet lassant.

Hier est apparu une petite nouveauté, le sacrifice sur l’autel de la nation.

Un brin ridicule.

Bref rien de nouveau.

Le bon peuple regarde et honnêtement s’en fout.

Tout est joué depuis longtemps.

Le Tessin doit avoir un Conseiller Fédéral.

Monsieur PELLI est incontournable.

CQFT.

Le PDC n’a aucune chance, car les députés alémaniques sont très sensibles au respect des minorités.

Et voilà le travail, pourquoi se fatiguer…

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10/08/2009

Le dopage des potirons.

 

Là franchement on aura tout vu.

Déjà que le tour de France nous a paru trop propre pour être honnête.

Que chaque fois que nous regardons une compétition sportive, nous supputons sur le type de produits ingérés, avant de saluer l’exploit.

Tous dopés à part ma mère et Federer.

Mais voilà que nous apprenons que les paysans de l’Uttar Pradesh, en Inde, dopent leurs potirons et leurs concombres à l’ocytocine.

Le résultat : des formes rebondies et pulpeuses à faire damner une miss.

Pour le goût aucune idée.

Dingue non.

L’ocytocine est une hormone qui est produite pour faciliter l’accouchement et le production du lait.

Mais qui est le zigoto qui a eu cette idée ?

Les scientifiques s’arrachent les poils de la barbe. Mais comment cela est-il possible ?

Les producteurs s’en moque. Le résultat est là.

Bon, mais manger du concombre « boosté » cela n’est-il pas un brin dangereux pour notre santé ?

Il semble que cela peu changer notre comportement.

Nous allons peut-être tous devenir des producteurs laitiers.

Parlez-en à votre vache, avec cette hormone, elle deviendra la championne du litre de lait.

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07/08/2009

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Je suis prêt.

Pandémie2.jpg

Les sacs de sable sont posés, les chicanes savamment disposées, les vivres entreposés à la cave, les bières au frigo, les masques dans tous les tiroirs du cabinet.

Je suis prêt.

Les fiches d’identification sont sur le bureau avec le marker indélébile qui me permettra de numéroter les malades.

Je suis prêt.

Bon sang, puisque je vous dis, que je suis prêt qu’attendez-vous pour venir ?

Rien que la route qui poudroie.

Personne.

Portant la radio, la télé, des gens sérieux me prédisent la catastrophe. Même Marie-Thérèse me la confié : « la paaaaandémie est là ».

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Je me lave les mains, je crache élégamment ans un mouchoir et j’ai arrêté de chiquer.

J’ai vérifié ma connexion internet, mon téléphone, la porte.

Le soleil brille, la route est vide, l’ennemi doit bien être tapi quelque part !

« Puisque » cette grippe se transmet si rapidement, « puisque » c’est l’été, « puisque » c’est les fêtes de Genève, que le bon peuple sort, badaude, rigole, s’en tape une bonne tranche, se mélange.

Bon sang ils sont où ces sacrés malades.

Je sers à quoi.

Si la semaine prochaine, après le mélange de milliers d’être humains qui vont venir voir les feux d’artifices, je n’ai pas une bonne petite grippe à me mettre sous la main… Alors là, je vais commencer à douter…

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06/08/2009

Un évident manque de clarté.

PAV.jpg

 

 

 

Au secours…J’en perds mon latin. Ma vision est floue, mon enthousiasme en berne et ma rate qui se dilate.

Bref le projet PAV (Praille-Acacias-Vernet) est mal parti et ce n’est pas l’opinion de monsieur le Conseiller d’Etat Müller qui va me rassurer.

Je siège ans au législatif d’une des communes les plus concernées par ce projet, Carouge.

Et bien je n’y comprends rien.

Pas de vison d’ensemble.

Une impression de puzzle, aucune cohérence urbanistique.

6000 logements, puis 14 000. Un coup à gauche un coup à droite, Attention au mal de mer.

Un master plan (résultat d’un concours) mis à la poubelle car ne servant à rien.

Une directrice qui s’en va.

Et un raton laveur.

Ce n’est pas la promesse d’éco-quartiers qui sauve un projet.

Il faut une vision globale.

Il faut de l’enthousiasme.

Il faut rassembler et non diviser.

Une cohérence est nécessaire.

Nous allons créer une nouvelle ville. Nous allons pouvoir changer le concept d’urbanisme. Réintégrer l’humain dans le centre des agglomérations. Imaginer une nouvelle façon de se déplacer. Réfléchir sur la mixité sociale. Changer notre relation avec les sources d’énergie.

Du panache, du courage, de l’inventivité…

Ce nouveau quartier devra être un laboratoire du possible et de l’impossible.

Pour arriver à ce résultat, il faut de la grandeur et de l’imagination.

Ayons le courage de nommer un grand urbaniste à la tête de ce projet. Et surtout n’ayons pas peur de bien le payer (plus que 200 000 francs monsieur Müller. C’est vrai qu’à ce prix, vous n’aurez personne).

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05/08/2009

Encore une déception...

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Messieurs, êtes-vous de bons danseurs ?

Vous avez intérêt à assurer et à ne pas vous mélanger les gambettes.

Deux jambes gauches et vous êtes foutus.

Aucune chance, votre attractivité pour la gente féminine avoisine le zéro absolu.

Et oui, vous ne savez pas faire la parade nuptiale.

Madame Nadine HUGILL et monsieur Bernhard FINK, de l’université de Göttingen, ont étudié, avec grand sérieux, l’effet de la danse dans le choix de nos charmantes moitiés (publié dans « Personality and Individual Différences », 10.1016, 4 avril 2009).

Leur conclusion est sans appel. Le reproducteur idéal est un bon danseur.

Allez, rien n’est perdu. L’espoir fait vivre. Allez vous inscrire dans un club et entraînez-vous sérieusement.

Dans le cas contraire, vous n’aurez pas d’excuse.

Parce que les études « scientifiques » de ce genre, c’est du sérieux. Ne l’oubliez pas.

Tout doit être fait avec concentration et méthode.

Bigre, vous imaginez le contraire.

Bon, je prêche pour les autres. La danse et moi, c’est deux mondes qui s’ignorent.

Je n’ai pas deux pieds gauches, j’en ai trois.

Alors pour plaire aux dames, c’est cuit et recuit.

Il ne reste plus qu’à attraper la grippe du cochon…

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