23/09/2009

Reste calme, Bébert ...

 

Chaque année le même refrain.

Les coûts de la santé augmentent, préparez votre porte-monnaie. Mauvais malades, médecins, physio, honte à vous, vous consommez.

Les caisses maladies sont de pures demoiselles. Des rosières ayant appris à gérer au plus prêt leurs frais.

Et chaque année, nous payons. Certains râlent, certains portent plaintes, mais nous payons et la Confédération qui nous materne, nous dit que tout va bien dans le meilleur des mondes possibles.

Depuis 8 ans, cher concitoyen tu paies 1 mois de prime en trop.

Calcule, ce que tu as perdu !

Maintenant cela suffit.

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Nous devons nous rebeller, refuser l’augmentation prévue.

Genève paie pour le reste de la Suisse.

Genève paie pour que les primes soient meilleures marchées en Suisse centrale.

Exigeons de savoir où notre argent a passé.

Exigeons de connaître exactement les pertes en bourse des caisses maladies.

Exigeons un contrôle fiduciaire des comptes des caisses maladies.

L’assurance maladie est obligatoire et la confédération en a remis la gestion à des privés. Absurde.

Notre défense nationale n’a pas été donnée en gage à « Sécuritas ».

L’AVS, l’AI l’assurance accident obligatoire sont gérées et contrôlées par l’Etat. Nos représentants en votent les comptes, en discutent le financement. Vous êtes appelés à donner votre avis.

Sur l’assurance maladie, rien.

Stop à ce scandale.

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Commentaires

Cher Bertrand, la santé coûte trop cher. Faut dire qu'en Suisse nous voulons une médecine de pointe. Comment expliquer des mastodontes médicales, de surcroît tous deux universitaires à 60 km.Cela dit, notre ministre de la santé Pierre-François Unger se bat pour lutter contre la hausse des primes d'assurances, malheureusement, il fonce dans le mur. Dans le canton de vaud c'est M. Maillard Les caisses maladies devraient passer sous le contrôle d'une cour des comptes. Elles exagèrent, les coût de la santé sont trop élevés, sa Majesté Couspinesque préfère se ranger du côté des assurances plus tôt que celui du peuple. C'est vrai ça devient un scandale. La santé part à la dérive, notre porte monnaie rame comme il peut. Organise avec tes collègues et et les associations une manifestation de mécontentement. Amitiés, François

Écrit par : velen | 23/09/2009

Le canton de Genève déjà effectué un pas dans la bonne direction en se dotant d'une base de données autonome pour l'assurance maladie. Ainsi sera réduite la dépendence des autorités face aux statistques de Santésuisse dont la fiabilité laisse à désirer, et qui n'est guère plus qu'un instrument politique aux mains des assureurs.
L'exercice genevois a permis de lever un coin de voile sur les pratiques comptables de l'assurance maladie: réserves gargantuesques, primes surévaluées, subventionnement transcantonal des primes, frais administratifs exagérés.
Bien qu'elle soit combattue avec la dernière énergie par les caisses, cette transparence est bénéfique à l'assurance maladie. Elle permet de constater que les moutons noirs ne se trouvent pas uniquement chez les assurés ou les soignants. Elle permet aussi de tordre le cou aux idées reçues activement colportées par le lobby de l'assurance maladie. Souhaitons que tous les cantons se dotent d'un instrument semblable.
Oui, hélas, les primes croissent davantage que les coûts. La faute en revient à la manipulation politique de celles-ci dans la perspective de la votation sur la caisse unique, et à laquelle les caisses ont été bien plus que des victimes consentantes. Elles s'en sont faites les complices en sous-évaluant sciement leur prévisions, unies avec M Couchepin dans une communauté d'intérêts politico-financiers.
Oui, hélas, les assureurs maladie ont perdu de l'argent dans cette crise boursière. Et beaucoup plus que les 300 millions concédés du bout des lèvres par M. Ruey, Helsana ayant a elle seule annoncé 229 millions de pertes en bourse pour 2008. Difficile de bâtir un climat de confiance sur un tel mensonge. Le président de Santésuisse a beau jeu de déclarer que ce pertes ne sont que virtuelles puisque les actifs n'ont pas été vendus. Il n'empêche que réelles ou non, elles vont nous être facturées en totalité l'année prochaine par le biais d'une augmentation massive des primes.

Les prévisions catastrophistes de Santésuisse n'ont pour but que de justifer à priori ces hausses et lever un rideau de fumée pour en dissimuler les causes réelles. Les Cantons, ces éternels empêcheurs de thésauriser en rond, sont donc désignés comme les coupables idéaux.

Écrit par : F. Salina | 23/09/2009

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