21/10/2009

On ferme...

hôpital.jpg

 

 

 

Monsieur Couchepin s’en va. Il éteint les lumières et ferme la porte avec fracas.

Après moi le déluge et le suivant devra bien se tenir.

« Je lui savonne un petit peu la pente parce que c’est moi qui est le super big chef et boss. »

Allez 200 hôpitaux de moins, méthode miracle pour faire baiser les coûts de l’assurance et rendre les boni encore plus confortables pour nos assurances.  Par contre les régions et cantons apprécieront.

J’aime bien ces méthodes à l’emporte pièce. Nettoyage de printemps, aucune subtilité, la santé n’étant qu’une entreprise économique comme une autre.

On restructure, on licencie, on maximalise les profits, par contre on ne parle toujours pas de mettre de l’ordre dans la gestion des caisses maladies.

Les règles d’une économie de marché, c’est pour les autres.

Bon sur le fond, a-t-on besoin de tant d’hôpitaux ? Dans la configuration actuelle non.

Le besoin en lit diminue car nous hospitalisons de moins en moins.

Un regroupement des compétences est nécessaire. Un centre de transplantation hépatique serait suffisant pour la Suisse. Un seul hôpital universitaire serait tout à fait envisageable à l’échelle de la Suisse Romande. Des collaborations intercantonales sont indispensables.

Mais faut-il sabrer dans le tissu économique d’une région.

Imaginons une autre façon de faire vivre un hôpital, intégrons les médecins de la région, centralisons les équipements, réfléchissons à d’autres façons de faire les gardes et de traiter les urgences. Les petites structures marchent mieux que les grosses.

N’oublions pas que la médecine n’est pas une structure économique classique.

La santé nous appartient, réinventons notre avenir.  

07:03 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Vous avez fait un délicieux lapsus : "baiser les coûts de l'assurance".

:-))

Écrit par : Louise | 21/10/2009

Les manœuvres désespérées par un homme esseulé dans sa tour, qui est trahi par ses amis les assurances. Devenant citoyen habituel, il prends la réalité de face, et constate l'humiliation infligée par les politiques et l'administration des assurances, qui ne sont que des loups s'abreuvant sur le système social! A lire : La Liberté 16.10.2009 :"L'heure du testament politique". Autant d'année de politique pour terminer en détritus de la société à l'image de cette dernière: belle sortie, non !?

Écrit par : la voix | 22/10/2009

Les commentaires sont fermés.