18/11/2009

Complainte ...

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Sur la route de Bernex, Osiris m’a donné rendez-vous.

Le stress de devoir rencontrer un dieu.

Comment dois-je m’habiller ? Mettre une cravate ?

Que me veut-il ? Simplement me remettre une boîte de masque de protection.

Quel cadeau. Quelle magnanimité.

Je m’imagine avancer par devant lui, regardant humblement le sol de peur de rencontrer son regard plein de super pouvoirs.

Je tends les mains et miracle il me remet le précieux viatique.

Sur la route de Bernex, je dois cheminer aujourd’hui entre 0800 et 1700 car mon tour est venu.

Dommage que le tram n’est pas encore en fonction. Tant pis, je ferais sans.

Sur la porte de mon cabinet, j’ai mis une petite affichette : « Je suis sur la route poudreuse de Bernex, veuillez avoir la gentillesse de patienter ».

Dame l‘affaire est d’importance et la pandémie présente.

Je pense que l’entier du personnel de cette divinité est sur pied de guerre. Je vois que les petits nains du Père Noël ont été appelés en renfort.

Sur La Liste, mon nom va être tracé.

Félicité, bonheur…

Sur la route de Bernex, je reviens en chantant, muni de ma précieuse boîte.

 

C’était la version poétique.

Maintenant la version non politiquement correcte.

Quel est l’emplumé qui a eu l’idée de génie de demander aux médecins de venir chercher une boîte de masques de protection à Bernex.

Quel est le raboté du cerveau qui a imaginé que j’ai que cela à faire durant ma journée de travail.

Franchement à quoi sert l’armée et la protection civile ?

J’espère qu’Osiris déversera son ire sur la tête de cet ectoplasme et le transformera en petit goret avec une faveur rose.

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Commentaires

Vous êtes un libéral mais MAMAN ETAT doit toout faire pour vous et comme les enfants gâtés à qui l'on refuse une friandise, vous trépignez, vous couiner car MAMAN ETAT vous demande un petit effort. Et puis Bernex c'est loin, Bernex ce n'est pas sur ma route, Bernex je n'y vais jamais. L'épisode ferait hurler de rire un médecin filandais ou chinois mais bien entendu le médecin genevois s'attend à trouver un distributeur au pied de son immeuble, à voir un livreur DHL débouler en sueur dans son cabinet avec son précieux chargement (à la charge de MAMAN ETAT bien entendu). Et puis Carouge-Bernex ça fait au moins 10 kilomètres, peut-être 12, vous vous rendez compte ? C'est un scandaaaaaale ! Continuez à pleurnicher de cette manière et vous allez encore améliorer votre crédibilité Non je ne suis pas né à Epinal mais j'ai un peu voyagé et vécu à l'étranger, cela donne d'autres perspectives et surtout cela permet de contempler les angoisses ccompulsives du praticien genevois avec un énorme éclat de rire. Continuez à vous plaindre, c'est ce que vous faites le mieux.

Écrit par : Anastase | 18/11/2009

Mais dans le fond, il a raison, notre camarade Anastase. Pourquoi former à grand frais des médecins si on peut confier la vaccination à des carossiers ou des électriciens ?
Cette caste d'individus surformés et surpayés est parfaitement inutile. Avec la surpopulation mondiale qui menace, laissons la sélection naturelle suivre son cours. Peste, grippe, tuberculose, sida, cancer, décès en couches... tous ces fléaux divins doivent accomplir leur oeuvre purificatrice afin qu'advienne une nouvelle humanité. L'humanité d'Anastase, une humanité où l'on vivrait moins longtemps, mais heureux de sentir dans sa chair la mortifiante morsure de la maladie, une humanité qui aurait tout loisir de profiter du grand air en marchant des kilomètres pour trouver quelques litres d'eau souillée portés à bout de bras, une humanité où l'on aura la joie de devoir engendrer 5 enfants pour avoir la certitude d'en voir un atteindre l'âge adulte, une humanité où l'on vivra moins longtemps, mais plus intensément, la mort aux trousses.

C'est pour tout cela que je vote Anastase, qui a sans doute voyagé mais bien peu appris. Ce brave, ce bon Anastase qui vomit sa petite rancoeur à l'abri d'un anonymat douillet.
Oui, votons Anastase et tous les problèmes seront réglés puisque leur objet aura disparu dans convulsions d'un nouveau moyen-âge.

Écrit par : F. Salina | 18/11/2009

Mon cher Salina, je ne comprends pas très bien par quel étrange détour de l'esprit vous arrivez à me prêter ces propos à la seule lecture de mon précédent billet. Cela dit j'aime énormément votre sens du poncif et l'outrance de vos propos. On sent l'homme posé, raisonnable et mesuré. Dommage que les propos qui manquent de sérieux ne soient pas toujours drôles.

Écrit par : Anastase | 18/11/2009

Voyez-vous mon cher, mon bon Anastase, l'excès de vos propos et la vacuité qui les sous-tend m'ont immédiatement fait penser qu'il ne pouvait s'agir là que d'un exercice de style auquel j'ai vainement tenté de me mesurer. Malgré tous mes efforts je n'ai pu m'élever aux sommets d'inanité dont l'absence d'oxygène et la brume épaisse ne semblent guère vous incommoder. Mieux, ils suscitent en vous l'abondante sécretion d'une bile noire et poisseuse dans laquelle vous vous complaisez à tremper une plume acrimonieuse.
Las et vaincu je dois me contenter de rester à mi-ascension, me contentant de quelque propos goguenards et observant de loin vos figures de style vindicatives.

Mon cher, mon bon Anastase, si un jour vous vous lancez en politique, n'hésitez pas à me le faire savoir. Mon soutien vous sera acquis. On si peu l'occasion d'y rigoler ces temps-ci...

Écrit par : F. Salina | 18/11/2009

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