20/11/2009

Sémantique...

police_serment_treil_gd.jpg

 

 

 

Il y a des mots qui font peur dans notre belle République.

Il ne faut plus dire ou prononcer Police.

Bref chut, silence.

Sinon… vous allez vous retrouver Conseiller d’Etat chargé de ce dicastère.

C’est fou le nombre de sangliers sur le feu, de rendez-vous imprévus, de spécialisation impérative, de réponses à côté de la question.

Un vrai jeu du Pierre Noir.

Bon alors que fait-on les mecs ?

Parce que c’est un job pour les balèzes. Vous n’allez pas nous la jouer féministe.

On peut faire un tour de chaises musicales, ou tirer la courte paille.

On peut décider que la police n’existe plus, qu’elle est supprimée, bing d’un trait de plume.

Ou alors changer de nom.

Département de gendarmes et des voleurs.

Département du bonheur et de la tranquillité.

Département de la protection.

Département de la promotion de la gentillesse.

Département de la candeur et de la bonté.

Département de la boîte de Pandore.

Mon favori ; département de l’audiovisuel, comme ça on case les caméras de surveillance dans les beaux-arts.

Ou bien comme au bon vieux temps du communisme, on décrète une loi qui interdit la prononciation de ce mot et on parle du département de justice et …

Oui j’ai trouvé, le département des organes et on le couple à la santé.

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Commentaires

C'est drôle de voir qu'il y a des mots récurrents et des mots qui ne se prononcent pas. Sécurité et santé pourraient s'accoupler pour donner ainsi l'impression que nous vivons dans une société où la maladie et le malaise n'existent pas ...

À tout hasard, si vous connaissez un bon médecin, merci de me transmettre ses coordonnées. Un bon médecin, j'entends "quelqu'un qui ne s'occupe pas seulement de sa carrière, qui ne se la raconte pas mais est au service de ses patients, les écoute et répond à leurs besoins." Bref, pas un charlatan, ni un faux dévot, ni un qui se fout de ses patients.

Écrit par : Maxx | 20/11/2009

Maxx, le bon médecin dont vous parlez, le partenaire qui veut chercher avec vous les origines de votre problème, les solutions et soins adéquats, je crois bien que ça n'existe pas. Je suis résignée à cela depuis quelques années.

Écrit par : K, | 20/11/2009

Je suis sûr que cela existe, il faut chercher. Nous ne sommes pas parfaits, mais on essaie tous les jours de s'améliorer et de travailler, non pas pour notre porte-monnaie (attention à la réponse d'Anastase)mais pour nos patients.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 20/11/2009

Probablement l'origine du problème est l'enseignement de la médecine, trop influencé par le lobby médico-pharmaceutique, pas assez de formation dans l'écoute... je ne doute pas que la plupart des médecins veulent le bien de leurs patients... Je crois que souvent c'est en écoutant le patient que la solution apparaît.

Écrit par : K, | 20/11/2009

Vous avez tout juste. L'ecoute c'est le diagnostic assure.

Écrit par : Bertrand Buchs | 20/11/2009

je suis très ému par votre humanisme dégoulinant. Très touchant en effet. Je rappellerai néanmoins que l'écoute comme vous dite est dûment tarifée par le TARMED. Ainsi que lorsque vous épanchez auprès de votre praticien favoris, le compteur tourne... eh oui tout à un prix y compris ce qui devrait être gratuit.

C'est ça la médecine du XXIème siècle, n'allez pas y chercher du pathos là où il n'y en a pas. La relation médecin-malade c'est un peu comme la lumière d'une étoile qui nous parviendrait après sa mort. Une illusion d'optique. Allez Buchs, du nerf, une petite Suze à la Bourse et vous vous sentirez mieux.

Écrit par : Anastase | 21/11/2009

Mon bon, mon brave camarade Anastase ! Avec la régularité d'une huître perlière vous gratifiez l'humanité reconnaissante d'interventions attendues comme pouvaient l'être les si brillants communiqués du Soviet suprême d'URSS. Même finesse rhétorique, même esprit d'à-propos, même humour dirais-je même, tant l'humour bolchévique fut le grand incompris de l'histoire. Votre existence en ces lieux atteste de la persistance de l'idéal du Grand Soir, de cette attente fiévreuse du bond en arrière, de ces mousquets rouillés entreposés sous un plancher grinçant, de la presse clandestine prête à cracher ses tracts pour mettre fin à la domination de cette caste de profiteurs en blouse blanche.
Mon brave camarade Anastase, si je le pouvais, je serrerais votre carcasse parcheminée dans mes bras virils à la façon d'un cosaque, les larmes coulant sur mes joues mangées par une barbe épaisse. Grâce à vous le paradis du Peuple va enfin voir ses lourdes portes s'ouvrir. On rasera et on mourra gratis. Une souscription populaire sera lancée afin que soit érigée à Plainpalais une votre statue en Grand Timonier coulée dans le fer des stéthoscopes pris à l'ennemi, le bras tendu vers l'orient porteur de tous les espoirs, vos légendaires charentaises de feutre aux pieds.
Oui, c'est ainsi qu'un peuple reconnaissant célébrera Anastase, son libérateur. On fera apprendre aux enfants dès l'école primaire vos textes parus ici. Votre petit livre marron ne quittera jamais leur petits cartables en peau de cardiologue. Vous serez vénéré par-delà votre trépas par des générations d'enfants souffreteux qui chanteront vos courageux exploits blogosphériques d'une voix éraillée par les privations.
Mon cher, mon bon camarade Anastase, l'éternité s'offre à vous ici-même. Ne la faites pas languir !

Écrit par : F. Salina | 21/11/2009

Mon bon, mon brave camarade Anastase ! Avec la régularité d'une huître perlière vous gratifiez l'humanité reconnaissante d'interventions attendues comme pouvaient l'être les si brillants communiqués du Soviet suprême d'URSS. Même finesse rhétorique, même esprit d'à-propos, même humour dirais-je même, tant l'humour bolchévique fut le grand incompris de l'histoire. Votre existence en ces lieux atteste de la persistance de l'idéal du Grand Soir, de cette attente fiévreuse du bond en arrière, de ces mousquets rouillés entreposés sous un plancher grinçant, de la presse clandestine prête à cracher ses tracts pour mettre fin à la domination de cette caste de profiteurs en blouse blanche.
Mon brave camarade Anastase, si je le pouvais, je serrerais votre carcasse parcheminée dans mes bras virils à la façon d'un cosaque, les larmes coulant sur mes joues mangées par une barbe épaisse. Grâce à vous le paradis du Peuple va enfin voir ses lourdes portes s'ouvrir. On rasera et on mourra gratis. Une souscription populaire sera lancée afin que soit érigée à Plainpalais votre statue en Grand Timonier coulée dans le fer des stéthoscopes pris à l'ennemi, le bras tendu vers l'orient porteur de tous les espoirs, vos légendaires charentaises de feutre aux pieds.
Oui, c'est ainsi qu'un peuple reconnaissant célébrera Anastase, son libérateur. On fera apprendre aux enfants dès l'école primaire vos textes parus ici. Votre petit livre marron ne quittera jamais leur petits cartables en peau de cardiologue. Vous serez vénéré par-delà votre trépas par des générations d'enfants souffreteux qui chanteront vos courageux exploits blogosphériques d'une voix éraillée par les privations.
Mon cher, mon bon camarade Anastase, l'éternité s'offre à vous ici-même. Ne la faites pas languir !

Écrit par : F. Salina | 21/11/2009

Mon cher Salina,

je sens en vous un grand humaniste, un aventurier spirituel qui va tous les dimanches expier ses fautes à l'église en jetant quelques pièces sur son chemin à des gueux édentés mais reconnaissants que leur bon maître daigne leur faire l'aumône.Le paradis n'est pas de ce monde mes bons amis mais le premiers seront les derniers, ne désespérez pas, Dieu vous aime lui !Une description moyenâgeuse ? Non ce monde plein de justice arrive chez nous, ne désespérez pas. Dans 10 ans une fraction de la population seulement pourra s'offrir des soins de qualité, des travailleurs pauvres hanteront les rues à la recherche d'un bon coup. Dans votre jolie Porsche Cayenne électrique vous roulerez les fenêtres fermées avec un guidage automatique pour ne pas vous tromper de quartier. Vos gardes protectas vous attendront au pied de votre immeuble cossu pour vous accompagner dans votre appartement sécurisé. Vous aurez signé un livre confession avec Bertrand Buchs intitulé "Dieu m'en veut" où vous décrirez commment en 2012 le professeur Morel vous aura débarqué du PDC pour faiblesse idéologique.

Écrit par : Anastase | 21/11/2009

Cher Anastase, mais vous croyez quand même au BIG MEDECIN car vous citez le professeur Morel.
Oû se situe le cliché.
Chez vous ou chez moi.
Bref ce qui vous embêtes c'est que tant que le monde vivra il existera des médecins.
C'est comme cela.
Je n'y peux rien.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 21/11/2009

Anastase, mon camarade, mon frère ! En te lisant (entre camarades de parti, on se tutoie...) je reconnais en toi le révolutionnaire en pantoufles, l'insurgé du clavier, le Kropotkine de boudoir qu'au fond de moi j'ai toujours désiré être, sans avoir la force de trouver au fond de moi-même le courage pour y parvenir. Comme toi je me méfie des religions, ce cannabis des bobos, cet onguent des âmes à gourmettes dorées. Comme toi je maudis ces berlines surpuissantes qui, me dépassant, ont plus d'une fois manqué de précipiter mon vélomoteur et moi-même contre un obstacle. Comme toi, le délitement et la concussion généralisée me procurent des haut-le-coeur au fond de mon petit studio frigorifié. Comme toi, je passe mes hivers revêtu de t-shirts du Ché en quadruple couche à relire Cioran à la lumière d'une chandelle volée dans une église consacrée à la Vierge Marie.

Ne vois surtout pas dans mes propos la marque de quelque condescendance. A ton endroit, force m'est de reconnaître que ce serait un luxe exorbitant. Mais comme toi, ma mauvaise foi se laisse parfois appâter par la perspective de placer un bon mot. Les quelques articulets que tu déposes ça et là sur ce site dénotent un véritable talent de polémiste. Pris au 3ème degré, ils se révèlent même d'une lecture fort divertissante. S'il m'arrive de partager tes aversions, je dois aussi parfois déplorer que tu te trouves parfois frappé de myopie. Ne m'en veux de te le dire aussi directement, la franchise n'est pas le moindre de mes défauts.
Mais je ne m'étendrai pas là-dessus ici. Nous aurons l'occasion d'en reparler autour d'un schublig arrosé de vin chaud lors de la prochaine assemblée de l'Amicale Trotskyste de Vandoeuvres.

Je compte désormais cesser d'interférer dans ton Oeuvre. Qu'elle suive son cours et s'accomplisse. Le hasard aidant, tes libelles croiseront parfois l'itinéraire de mes lectures pour me rappeler que la Révolution est peut-être pour demain...

Écrit par : F. Salina | 22/11/2009

je découvre à l'instant la verve pateline et pâteuse du ci-devant Salina. Cher monsieur je ne sais si chez vous c'est la bêtise ou l'arrogance qui l'emporte mais votre condescendance et votre auto satisfaction me mettent en joie. je vous laisse à vos stamms des Vieux Grenadiers et aux soirées divertissantes de la Compagnie 1602, vous devez au moins en être le secrétaire perpétuel si ce n'est l'échanson titulaire. Vous devriez échanger vos anti-antidépresseurs avec Buchs contre quelques gouttes de fleurs du bon docteur Bach aux vertus apaisantes. Quant au tutoiement, eh bien vous semblez l'avoir facile un peu comme la maréchaussée dont j'imagine que vous cultivez l'assidue fréquentation ou est-ce des relents de la "mob" dont la merveilleuse odeur de pieds a soudé une génération de valeureux troupiers comme vous. je vous souhaite une très bonne soirée ainsi qu'au docteur Buchs qui doit doit se lever tôt demain pour s'occuper de ses clients, pardon de ses patients (je sais, je sais, je n'y arrive pas.) allez salina, ne désespérez pas, vous savez la médecine fait des progrès tous les jours, et qui sait ? Peut-être trouvera-t-on un traitement pour soigner vos angoisses.

Écrit par : Anastase | 22/11/2009

Ah mon brave Anastase ! Toi aussi tu me mets en joie ! La joie de retrouver ta si fine éloquence, ton verbe si haut en couleur et si pauvre en substance, celui qui te fit surnommer "Le Caton d'Irkoutsk" lors du 16ème congrès de l'Internationale communiste (ou était-ce le 17ème ?). Je te revois encore menant la délégation genevoise en bon ordre, marchant en tête et maniant la grosse caisse avec une virtuosité consommée. Ton brillant discours portant sur l'équarissage public des curés et l'abolition de la médecine au profit de la thérapie par les travaux forcés fit une telle impression que tu fus porté en triomphe par une foule extatique qui, oubliant la légendaire hospitalité soviétique, t'enferma dans un sac lesté de boulons et te précipita dans les eaux saumâtres d'un étang.
Tu ne dus ta survie qu'au courage de quelques pêcheurs qui croyaient que l'on se débarrassait ainsi d'une vieille essoreuse en état de marche. Constatant leur méprise, et de guerre lasse, ils renoncèrent à t'immerger de nouveau, craignant pour la pérennité de leur loisir.
Oui, mon brave camarade Anastase, que de souvenirs nous lient. Que de beuveries au Rivella (rouge, bien entendu), que de chants révolutionnaires entonnés au parc des Bastions, que de tracts distribués à la sortie du Grand Théâtre ! Ton courage militant, ton héroïsme insurrectionnel nous te l'envions tous. Les dangers insensés que tu braves en tant que pourfendeur des blogs font notre fierté et notre admiration.
Tu es le petit père du peuple de Vandoeuvres, notre Lénine à nous.
Loué sois-tu jusqu'au prochain congrès...

Écrit par : F. Salina | 23/11/2009

@ K : vous confirmez mes dires concernant le bon médecin qu'on peut chercher toute sa vie. Personnellement, je ne cours pas après les médecins mais force est de constater qu'à chaque fois, j'ai été déçue. Il est difficile de trouver un médecin non pas qui trouve les origines de mon problème ni les soins adéquats car effectivement ça n'existe pas. Je cherche simplement un docteur qui ne se foute pas de ses patients en faisant semblant et en disant n'importe quoi, traitant ses patients de cobayes genre "j'essaie seulement de vous aider en vous prescrivant tel ou tel médic' dont les résultats ne sont pas prévisibles, etc". Malgré la demi-heure de consultation, il n'y a pas forcément d'écoute. Une connaissance a demandé à son médecin de faire une demande à l'AI et celui-ci lui a rétorqué ... que c'était à elle de le faire au service de sa commune. Ce cas montre à quel point les gens sont seuls et livrés à eux-mêmes dans un système où le patient - soit la personne concernée au premier plan - est la dernière de la chaîne à compter!

Écrit par : Maxx | 23/11/2009

Anastase, Salina: deux aspirines et allez vous coucher.

Écrit par : K. | 23/11/2009

... et un temesta ...

Écrit par : C. | 23/11/2009

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