16/12/2009

Tu ne voleras pas, mon fils !

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Quel monde de brigand, de cachotier, de faux idéaliste aux mains pleines, de contre-vérité.

On vole et on devient un héros national.

On contrevient aux règles et lois d’un pays « ami » et on s’en félicite.

Magnifique, édifiant.

Que dire à nos enfants.

Volez, ne vous en privez pas, c’est permis et même célébré.

La France me déçoit de plus en plus.

Son hyperprésident n’a qu’une ligne de conduite, la combine.

Les traités internationaux, les règles diplomatiques, les usages, on s’en fout.

Et pourquoi ; piquer quelques fraudeurs du fisc (sport national en France) pour détourner l’attention du bon gros public d’une dette abyssale.

Pitoyable.

Tiens, cela me fait penser qu’il ne m’est jamais venu à l’idée de mettre mon argent en France.

Bizarre…

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Commentaires

Et "Tu ne commettras pas le recel d'argent volé aux fiscs étrangers, que tu n'entreposeras point dans tes coffres, mon fils", cela ne fait pas partie de vos dix commandements, cher Doc ?

Écrit par : Séraphin Lampion | 16/12/2009

Posez-vous simplement la question : pourquoi les français mettent leur argent en Suisse ?
Nos lois existent et doivent être respectées.
Elles peuvent être discutées par le peuple suisse et modifiées.
Mais tant qu'elles existent on doit les respecter.
Le problème du secret bancaire n'est pas avec la france, l'Italie ou les USA, mais avec les pays du tiers-monde.
Là je vous rejoins.
Mais personne n'en parle...

Écrit par : Bertrand BUCHS | 16/12/2009

Confondre "en toute innocence ou complaisance" la protection de la sphère privée avec la bienveillance intéressée à l’égard des tricheurs fiscaux de toutes provenances relève de la plus mauvaise foi.
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Il est de plus en plus difficile de défendre le secret bancaire, qui n'est rien d'autre qu'une invitation ouverte au crime. Même si les Suisses, dont les radicaux nostalgiques de 1291 et l’UDC empêtrée dans son réduit national, ne considèrent pas l’évasion fiscale comme un crime, le reste du monde le pense: favoriser celle-ci représente une attaque à la souveraineté nationale des pays.
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Les paradis fiscaux combinent en effet souvent une "juridiction du secret" à une "régulation laxiste", ce qui rend le développement de ces instruments financiers plus facile et plus avantageux, mais en même temps de moins en moins compréhensibles pour les banquiers eux-mêmes (voir les très récentes réflexions du Financial Stability Board). Les paradis fiscaux, dont la Suisse, ont ainsi indirectement contribué à la crise financière actuelle, en dressant l'un des principaux obstacles à la transparence des marchés financiers et à l’équité fiscale, à savoir le secret bancaire.
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Au vu de la complexité de certains montages, la Suisse est aussi perçue comme un pays qui dissimule de l’argent criminel grâce à ses pratiques bancaires. Mais cela ne semble pas la gêner beaucoup...
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Pour Angus Sibley, auteur des pêchés des paradis fiscaux, "Hormis leur utilité aux victimes d'oppression, il paraît que les paradis fiscaux ne servent guère, en général, au bien commun. Ils bénéficient notamment à ceux qui veulent s'enrichir au détriment de la communauté, soit en s'abstenant de payer leur part équitable des dépenses publiques, soit en se livrant aux pratiques financières rapaces, soit en évadant leurs obligations personnelles. L'évasion fiscale pratiquée par les plus riches impose une fiscalité plus lourde sur la majorité des moins aisés. Comment qualifier cela de juste ou de raisonnable?"
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Plus que jamais, il faut lutter contre les paradis fiscaux et judiciaires!

Écrit par : Clean | 16/12/2009

Les Français riches mettent leur argent en Suisse pour la même raison que les Suisses riches le mettent à Monaco, à Londres, dans le Delaware ou aux ìles Caïman: pour payer moins d'impôt. Ce qui fait que du coup, vous, vous en payez un peu plus. A moins d'avoir un compte en France, ce qui se pratique aussi, sachez-le.
Les lois françaises, italiennes, allemandes et autres disent qu'il faut payer des impôts et combien. Elles existent, peuvent être discutées par les parlements élus et doivent être respectées. Comme les nôtres. Mais pas moins.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/12/2009

Mon message n'est pas une prise de position sur le secret bancaire.
Il y des lois et des règles et on doit les respecter, même si on est contre.
Vous pouvez démocratiquement changer le système.
Mais actuellement, voler un listing bancaire reste un délit et qu'un gouvernement en profite sans rien trouver à en redire est au minimum une faute.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 16/12/2009

Il est effectivement essentiel de faire la différence entre la nécessaire protection de la sphère privée - notamment dans certains pays où la connaissance de vos états de fortune peut vous valoir enlèvements, racket ou autres - et le recel de dissimulation fiscale.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/12/2009

Et le retours de la loi de Lynch, vous en pensez quoi, Docteur ? Sans compter que si ça se trouve le gars est juste un homonyme ?

Écrit par : Séraphin Lampion | 16/12/2009

Phil je n'aime pas du tout ce genre de dénonciation.
A éviter SVP

Écrit par : Bertrand BUCHS | 16/12/2009

Phil j'ai supprimé votre commentaire.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 16/12/2009

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