26/01/2010

Un Etat sans coeur ?

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Des enfants arrachés à leurs parents, placés dans des institutions, donnés à des familles d’accueil.

Mauvais souvenirs.

Des enfants vivant dans des conditions saines, respectant leurs droits, permettant d’apprendre.

Intéressant débat, suite la décision du Conseil d’Etat genevois de retirer aux parents Roms, les enfants contraints de mendier dans la rue.

Je trouve essentiel que l’Etat rappelle, par la voix de son ministre de l’éducation, qu’il existe des règles.

Le travail des enfants est interdit.

Leur place est sur les bancs d’une école.

Genève a fait figure de pionnier en intégrant les enfants, dont les parents sont en situation irrégulière, dans le système scolaire.

Si je me permettais, d’envoyer mes enfants mendier, je pense que je serais convoqué rapidement devant la protection de la jeunesse.

Dans ce cas, l’enfant est utilisé. Il a une valeur marchande. Il doit provoquer un sentiment de pitié et par là permettre de recevoir de l’argent.

Je n’arrive pas à avoir de sentiments d’empathie pour ce système.

Je peux me tromper par méconnaissance des traditions, des relations, des structures familiales des Roms.

Je le reconnais.

Mais la loi est la même pour toutes et tous et les enfants doivent être protégés.

L’Etat a raison.

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Commentaires

encore une fois tout juste....

Écrit par : fred | 26/01/2010

Tout à fait d'accord avec vous! L'éducation est un bien précieux qu'on peut et on doit offrir aussi aux enfants des Roms. Peut-être cela les aidera à s'en sortir dans leur futur!

Écrit par : Inside | 26/01/2010

La décision avait été prise d'interdire la mendicité. Si elle avait été appliquée avec la confiscation des produits de la mendicité, le problème serait réglé en ce qui concerne Genève.

"On" a fait du sentiment. Les Roms se sentent encouragés d'autant et je suis prêt à parier que, dans un an, le problème des enfants en sera très exactement au même point qu'actuellement.

Lorsqu'on applique des demi-mesures, c'est toujours la moitié inopérante qui déploie tous ses effets.

Écrit par : Scipion | 26/01/2010

C'est exactement la bonne réaction quil fallait avoir, en me rendant à votre cabinet le mois dernier j'en ai croisé plusieurs et ça me révolte.

Encore faudra-t-il que cette décision soit appliquée, je l'espère bien pour le bien de ces enfants.

Écrit par : gabor karin | 03/02/2010

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