29/01/2010

Qui manipule qui ?

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Bon, on fait le bilan.

Une pandémie sans grand risque, une grippette, un grand raffut médiatique et comme d’habitude un grand doute.

Avons-nous été manipulés ?

La toile, les médias bruissent d’informations, d’allégations, d’accusations.

Des commissions d’enquête se mettent en place.

La théorie du complot est toujours très intéressante, car inventive.

L’industrie pharmaceutique a sûrement un grand pouvoir, l’OMS est probablement un grand « foutoir », sa directrice possiblement incompétente, mais encore…

Un fait est réel.

Lorsque vous faites vivre une population pauvre, sans accès à une bonne hygiène, à proximité d’un élevage d’animaux en masse, vous prenez un grand risque de transmission virale entre l’animal et l’homme.

Nous savons qu’un jour le virus transmis sera très hautement pathogène, Quand ?

Nous sommes dans le même cas de figure que pour un tremblement de terre.

Nous connaissons les zones à risque, nous savons quelles précautions il faut prendre et pourtant…

Il faut que nos gouvernements interdissent tous les élevages de masse, qu’une hygiène rigoureuse soit imposée et surtout que ces décisions soient prises à l’échelle planétaire.

Il est également important de se demander si les Etats ne devraient avoir la main mise sur la production des vaccins, une nationalisation de la fabrication en quelque sorte.

Les déclarations, du président de Novartis, font froid dans le dos.

Menacer un état, la France, de ne plus lui vendre de vaccins ou de le servir en dernier en cas de nouvelle pandémie, rend mon interrogation légitime.

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28/01/2010

Architecture

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Difficulté pour construire, prix des terrains, égoïsme des voisins, mauvaise gestion des projets, exiguïté du territoire, problème de transports, engorgement de la circulation…

Oui, mais encore, pourquoi ce manque d’enthousiasme, lors de la présentation de projets.

Un grand bof, une impression de déjà vu.

J’ai le sentiment que nous n’avons pas beaucoup d’imagination.

Et pourtant les idées novatrices existent, il suffit de pianoter sur l’ordi pour trouver de multiples réalisations drôles, intelligentes, surprenantes et pas plus chères.

Une barre d’immeuble là et une barre ici, un peu de verdure comme cache-misère, peu ou pas de commerce, pas de mixité, peut-être un arrêt de bus et c’est tout.

Je suis convaincu que nous pourrions construire plus vite avec l’accord de tous si nous commencions à bâtir autre chose.

Simplement donner envie de vivre, d’habiter, de penser son avenir à un endroit, de se dire que ici il faut la peine de foncer une famille, de passer ses vieux jours, de partager son handicap.

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27/01/2010

Le principe d'incertitude...

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On parle toujours en encore du principe de précaution. Certain voudrait l’inscrire dans la constitution. Rien en doit être laissé au hasard, tout doit être prévu. Mis en équation, calibré, calculé.

Et l’incertitude, ce petit rien, cette poussière dans le système.

Un reste de liberté.

Un peu de libre arbitre.

L’Etat de Genève veut savoir qu’elles sont nos personnes âgées, qui peuvent bénéficier de soins à domicile ou doivent être placées dans un EMS. Commission, palabres, questionnaire, verdict, équation.

Nombre de points, pression, placement.

A quoi cela peut-il bien servir, à part de payer des postes parfaitement inutiles.

De nouveau, un citoyen parce qu’il est vieux et qu’il coûte cher à la société se retrouve au centre de pressions inacceptables.

Perte d’autonomie rime souvent avec perte de certains droits fondamentaux.

La liberté de choisir son lieu de vie, diable c’est essentiel.

L’Etat doit accepter ce choix et le défendre, même si nous devons mettre en œuvre des aides et un encadrement à domicile.

Il m’arrive quelquefois de penser qu’un de mes patients doit accepter d’entrer dans un EMS. C’est mon avis. Je l’explique, je le défends, mais je respecte la décision de mon interlocuteur.

Nous travaillons tous les jours dans l’incertitude. Demain que va-t-il se passer ?

Tout et rien, la vie est comme cela.

Inscrivons plutôt le principe d’incertitude dans la constitution.

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26/01/2010

Un Etat sans coeur ?

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Des enfants arrachés à leurs parents, placés dans des institutions, donnés à des familles d’accueil.

Mauvais souvenirs.

Des enfants vivant dans des conditions saines, respectant leurs droits, permettant d’apprendre.

Intéressant débat, suite la décision du Conseil d’Etat genevois de retirer aux parents Roms, les enfants contraints de mendier dans la rue.

Je trouve essentiel que l’Etat rappelle, par la voix de son ministre de l’éducation, qu’il existe des règles.

Le travail des enfants est interdit.

Leur place est sur les bancs d’une école.

Genève a fait figure de pionnier en intégrant les enfants, dont les parents sont en situation irrégulière, dans le système scolaire.

Si je me permettais, d’envoyer mes enfants mendier, je pense que je serais convoqué rapidement devant la protection de la jeunesse.

Dans ce cas, l’enfant est utilisé. Il a une valeur marchande. Il doit provoquer un sentiment de pitié et par là permettre de recevoir de l’argent.

Je n’arrive pas à avoir de sentiments d’empathie pour ce système.

Je peux me tromper par méconnaissance des traditions, des relations, des structures familiales des Roms.

Je le reconnais.

Mais la loi est la même pour toutes et tous et les enfants doivent être protégés.

L’Etat a raison.

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25/01/2010

Une porte qui se ferme...

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Difficile d’entrer en faculté de médecine.

Trop d’inscrits, pas assez de place de formation, alors un numerus clausus, qui ne dit pas son nom, en fin de 1ère année.

Et pourtant, il va nous manquer de médecins.

Et pourtant les services hospitaliers recrutent à l’étranger.

Et pourtant les hôpitaux périphériques ne trouvent plus de médecins suisses à engager.

Genève a franchi un palier supplémentaire en faisant passer un test d’aptitude.

Le futur étudiant pourra savoir s’il a les compétences nécessaires pour devenir un médecin.

Terrible, un QCM, un nombre de points et vous voilà catalogué.

Pas bon, pas terrible, excellent.

J’ai connu beaucoup d’étudiants brillants, qui une fois le diplôme obtenu n’ont pas fait de bien terribles toubibs.

La composante relation avec autrui, empathie, écoute, ne peut pas se juger dans un choix de questions multiples.

La médecine n’est pas seulement une accumulation de connaissances, c’est aussi un art. Il faut pouvoir s’adapter à chaque situation, connaître ses limites, savoir passer la main, être humble.

La médecine ne s’acquière jamais. Toute notre vie nous continuerons à apprendre.

Que voulons-nous à l’avenir ? De rares médecins, spécialisés à l’extrême, déléguant à d’autres soignants la totalité de leurs tâches, n’ayant qu’un devoir de surveillance et de décision, n’examinant plus les patients, peut-être ne les voyant plus.

La médecine se déshumanise et continuera à se déshumaniser.

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22/01/2010

Après le G8, peut-être le G20...

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Quelle chance pour les menuisiers, les charpentiers et les vitriers.

2011 sera une année bénie pour eux si Evian organise cet événement.

Rappelez-vous 2003, un sacré traumatisme.

Le bruit des hélicoptères, des sirènes, des balles en caoutchouc.

La douce odeur des gaz lacrymogènes.

La laideur des magasins barricadés, la peur, la perte de confiance.

Pour quoi.

Pour rien.

La France avait décidé, la Suisse avait disposé.

Nous avons été les dindons de la farce.

Il ne faut pas que cela recommence.

Alors immédiatement, de suite, dans la foulée, notre Conseil d’Etat doit avertir Berne que c’est nada, niet, nein, no, pas question.

Que ces messieurs, dames aillent se « petitfouriser » ailleurs.

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21/01/2010

Parti unique ?

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La Suisse fonctionne drôlement. J’ai l’impression qu’un petit cercle d’initié se partage tous les postes ayant une importance stratégique pour le fonctionnement de la Confédération.

Si vous êtes admis dans ce cercle d’initié alors toutes les portes s’ouvrent et vous pouvez cumuler les sièges de conseil d’administration ou les présidences d’importants groupes de pression.

Lorsque j’avais 25 ans (époque bénie), j’avais refusé d’être officier. Je m’étais alors rendu compte que je m’étais exclu de ce cercle. Un avocat genevois connu m’avait gentiment convoqué pour me dire ce que j’allais manquer en refusant cet honneur. Je ne connaissais pas ce monsieur et je me suis toujours, naïvement, demandé pourquoi l’armée lui avait proposé de me rencontrer.

A cette époque, l’Armée était le parti unique de la Suisse ou plutôt la caste des officiers.

Rien n’a changé depuis.

Tout est noyauté et le pauvre monsieur Béglé en a fait l’expérience.

Prenez l’exemple de l’Office Fédéral de la Santé Publique. C’est une valse perpétuelle entre le privé et le public. Je suis directeur dans une assurance, je suis nommé à l’OFSP et je retourne dans une assurance maladie.

Je suis du sérail et je le reste. Comment voulez-vous que des réformes puissent se faire ?

L’intérêt de ces personnes c’est que rien ne change.

Un farfelu qui vient de l’extérieur doit être immédiatement rejeté.

C’est une réaction logique et normale du système immunitaire fédéral.

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20/01/2010

C'est parti...

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Hier à 18h00, nous annoncions sur la RSR que l’Association Des Médecins de Genève lançait une initiative populaire pour la transparence de l’assurance-maladie.

Nous désirons ajouter à l’article 117 de notre constitution fédérale un 3ème alinéa qui dit : « Les assureurs qui sont autorisés à pratiquer l’assurance-maladie sociale ne peuvent pas pratiquer l’assurance-maladie complémentaire ».

Le moment est opportun. Le départ de monsieur Couchepin semble avoir donné plus de liberté de parole et de proposition. Les partis de droite semblent se réveiller

Le débat sur une caisse unique cantonale est bien engagé.

Notre constat. Il faut une réforme de l’assurance maladie sociale (assurance de base). La charge financière représentée par les primes est de plus en plus insupportable pour une grande majorité de citoyens de ce pays.

Mais pour pouvoir travailler sereinement il faut pouvoir savoir exactement ce que coûte l’assurance maladie obligatoire.

Le fait qu’une même assurance puisse servir des prestations de base et privées empêche de connaître avec précision les vrais résultats comptables.

Il existe une porosité entre les deux systèmes avec des transferts d’une assurance à l’autre.

SantéSuisse ne s’y est pas trompé, puisque que sa réaction a été de dire que l’assurance complémentaire privée finançait l’assurance de base.

En quoi l’assurance privée doit financer l’assurance de base.

L’assurance de base ne finance-t-elle pas l’assurance privée ?

Comment sont réparties les charges administratives ?

Le doute existe et nous ne pouvons pas bâtir une politique cohérente sur du sable.

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19/01/2010

35 frs 60

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Il s’en passe des belles le jour de Noël. Certains disciples de Machiavel choisissent ce jour béni pour annoncer leurs mauvaises résolutions.

En plein réveillon, entre un toast et un petit bout de foie gras, la bouche en cœur ils vous susurrent les pires incongruités.

SantéSuisse est habitué à ce genre de lâcheté.

Fini la taxe de 35.60frs pour le déplacement à domicile.

Pourquoi l’avoir donnée ?

Pourquoi chanter sur la scène publique le grand air de l’importance des médecins de famille, pour en coulisse faire le contraire.

Depuis ce jour où le petit papa noël est descendu du ciel, je n’ai rien entendu. Nos politiques sont aphones.

Toutes ces belles promesses !

Fini la radiologie au cabinet.

Fini le laboratoire au cabinet.

Fini les visites à domicile ?

Nous en avons marre de nous faire …

Nous en avons assez d’entendre que le médecin de famille doit être la clé du système de santé, alors que chaque fois qu’une décision d’économie est prise, c’est Bibi qui s’y colle.

Le Conseil de l’Association de Médecins de Genève a décidé hier au soir, à l’unanimité, de continuer à facturer cette prestation.

Nous négocierons qu’avec nos élus, notre chef de département et le conseiller fédéral en charge du dossier.

Nous refusons de parler à SantéSuisse, d’autant plus qu’elle nous a proposé d’entrer en négociation sur le prix du point TARMED en nous proposant une baisse de 9 centimes. Ils ont de l’humour à Soleure…

Une petite anecdote pour la route. J’ai reçu un courrier d’Helsana, qui, pour un certificat médical de perte de gain, me proposait de me donner 110 frs, à la place de 60 frs, si je le renvoyais dans les 21 jours. Deux poids, deux mesures, deux systèmes.

Si cela continue, nous allons sortir du système. Notre patience a des limites.

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18/01/2010

Pourquoi pas ...

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Impression d’impuissance et de gabegie en Haïti.

Une aide venant de toute part, de gros moyens mais une coordination difficile voire impossible.

Urgence médicale, mais aussi urgence de faire quelque chose, de montrer notre solidarité, de vouloir démontrer son utilité.

Toutes les organisations se sentent indispensables.

La solution ne passe-t-elle pas par la création d’un corps de l’ONU d’aide en cas de catastrophe ?

Une seule organisation.

Un seul organigramme.

Du personnel et du matériel utilisables immédiatement.

La Suisse pourrait en faire la proposition.

Elle pourrait le mettre sur pied.

Nous avons les compétences pour le faire.

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15/01/2010

Transports...

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Aujourd’hui pas de transports amoureux, mais du concret, du terre à terre.

Nos billets de train vont augmenter.

Etrange message, alors que nos oreilles ont crus entendre qu’il fallait promouvoir les transports en commun et oublier notre tas de ferraille.

Mais je crois qu’avec les années, je deviens sélectivement sourd. J’ai du mal comprendre.

Il manque cruellement, dans ce pays, une vrai politique des déplacements.

Il est normal que les CFF veuillent faire du profit et présenter des comptes dégageant un bénéfice. Mais l’Etat que veut-t-il ?

Il est plus cher d’aller en train au Tessin que d’aller en avion à Londres, Paris, Lisbonne ou Rome et peut-être même Lugano.

Dingue.

Il est meilleur marché de prendre son bolide pour rallier Zürich ou Saint-Gall que de monter dans son wagon favori.

Et je ne parle pas du manque de place, des lignes surchargées, d’une baisse constante de la qualité.

Et cerise sur le gâteau (je déteste les cerises sur les gâteaux, cela doit être une invention anglaise) nos trains ne sont mêmes plus à l’heure.

Tout fout le camp, ma bonne dame.

Que décidons-nous.

Des idées SVP.

Je vous en propose une. Tous les citoyens, ayant participé à toutes les votations de l’année, reçoivent un abonnement demi-tarif gratuit.

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14/01/2010

Et Dieu dans tout cela !

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Dès qu’une catastrophe se produit, Dieu réapparaît dans notre vie de païen et d’incroyant.

Nous avons beau penser avoir réglé le problème, tué le Père éternel, Il se rappelle à notre bon souvenir.

Nous, revoilà, avec nos mêmes fausses bonnes questions.

Pourquoi les plus pauvres ? Qu’ont-ils fait pour mériter cela ?

La Faute, la mauvaise conduite, la perte de jardin d’Eden, Adam et Eve, bref la trousse de secours de parfait théologien du dimanche.

Alors nous ouvrons notre porte-monnaie et nous oublions.

Jusqu’à…

Les gouvernements voleurs, les ingénieurs marrons, les constructions sans normes de sécurité, l’absence d’aides ciblées, l’incurie de l’ONU.

Notre incurie.

Notre inconscience.

Que voulons-nous dire que pouvons-nous dire à tous nos amis haïtiens ?

La faute à pas de chance, la méchanceté de dame nature, le hasard !

Dieu n’a rien à voir.

Nous sommes responsables.

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13/01/2010

Qui veut des prisonniers de Guantanamo ?

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Oncle Sam fait le ménage et il a tout plein de gentils garçons à recommander.

Il les a trouvés dans des régions un peu sauvages et dangereuses et par gentillesse, il vient de leurs offrir quelques années de villégiature dans les caraïbes.

Bon juré promis ce ne sont pas des terroristes.

Ils sont sans risques.

A se demander pourquoi ils ont atterri là-bas.

Peut-être parce qu’ils portaient une barbe !

Bien la décision est prise, on ferme, pas intéressant comme job.

Mais que fait-on de ces non coupables.

Bon Oncle Sam n’est pas chaud de les prendre à la maison.

Aurait-il quelque chose à se reprocher ?

La Suisse était d’accord, puis pas trop, puis pas du tout, parce que les Chinois font les gros yeux.

Diable avec tous ces peuples un peu bizarres, pas trop chinois, musulmans, vivant aux confins des confins, nationalistes, faut faire gaffe.

Ils ne sont pas comme nous.

Et puis en fin de compte, s’ils n’étaient pas quand même un chouia terroriste !

Il n’y a pas de fumée sans feu, madame Michu...

Cela panique sec à Berne.

Il faut prendre une décision et là c’est la cata, parce que ce n’est pas dans leurs gênes de devoir trancher. Nos 7 sages ne sont pas formés pour cela.

Bon on résume pace que j’ai de la peine à suivre mon esprit tortueux.

Ils ne sont pas coupables, ils n’ont rien à se reprocher, ils doivent rendre le plus rapidement possible leur studio cubain, mais ils sont indésirables parce que…

Je reprends, ils sont non coupables, mais …

Alors quel pays d’accueil ?

Les Iles Malouines, Sainte-Hélène, les Orcades du Sud.

En fin de compte, peut-être que Fidel serait d’accord, parce que là ils n’ont qu’à traverser la route.

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12/01/2010

Une grippette...Fable moderne

 

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Il était une fois, il y a bien longtemps, une grande directrice de l’OMS qui avait envie de se faire un peu de pub. Il est vrai que son organisation n’avait pas brillé et s’était, un peu, mélangée les pinceaux dans la gestion de quelques catastrophes sanitaires.

Il lui fallait montrer son utilité et sa compétence.

La guerre fut déclarée contre le méchant H1N1.

Maximum de moyens, maximum de pub, maximum d’effets d’annonce.

Et puis plus rien.

L’OMS disparut.

Les gouvernements se trouvèrent bien embêtés lorsque l’hiver fut venu.

Banaliser au risque de se prendre une immense claque.

En faire trop au risque de se ridiculiser.

La catastrophe étant annoncée, le jugement dernier imminent, la mobilisation générale décrétée.

Et puis…l’attente, rien ou si peu.

Des vaccins pas adaptés, le doute quant à leurs innocuités, ordres et contre-ordres.

Fin de l’alerte, nous avons eu chaud.

Le problème, c’est le déficit de confiance dans le public. Lors d’une prochaine pandémie, il faudra ramer sec pour être crédible.

Le problème de la grippe, c’est tous les ans qu’il se pose.

C’est tous les ans qu’il faut convaincre une majorité de citoyens de se faire vacciner.

C’est tous les ans que la catastrophe peut arriver.

Il faut un système souple en réseau qui doit réagir rapidement.

Les médecins de famille sont au cœur de ce réseau.

C’est sur eux que doit reposer les campagnes de vaccination et d’explication. La France a eu un gros problème parce que le gouvernement a écarté d’emblée des médecins de premier recours. La Suisse a failli faire la même erreur, mais a heureusement réagi à temps.

Deux questions persistent :

Premièrement : A-t-on pris des dispositions pour fermer les élevages intensifs de cochons au Mexique ?

Deuxièmement : Pourquoi notre bonne directrice de l’OMS ne s’est pas fait vacciner ?

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11/01/2010

Me revoilà...

 

Pas de chance, vous avez pensé que j’avais enfin fermé mon clapet.

C’est vrai, j’ai eu l’intention de faire autre chose, mais les événements vous obligent à réagir.

Tiens quand j’ai appris que notre super Couchepin allait causer dans le poste, je me suis dit : « Bertrand, ce n’est pas le moment de prendre ta retraite. »

Bon, je commence.

Vous êtes tous au courant, notre super suisse de l’année, c’est un médecin jurassien, chirurgien cardiovasculaire à Zürich, René Prêtre.

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Vous me direz tiens bizarre, les Suisses-Allemand engagent des Romands. Eh oui, et il n’est pas le seul.

Il semble qu’il suffit d’être refusé à Genève pour avoir une grosse chance outre-Sarine.

Le scoop : Prêtre aurait du être Professeur à Genève et pour des raisons toutes sauf claires (ou très claires pour certains), il n’a pas été choisi.

Et voilà le travail.

C’est encore les autres qui se récoltent les lauriers.

Il serait quand même juste de se poser une fois ou l’autre la question de savoir pourquoi la faculté de Médecine n’est pas capable de garder les bons éléments qu’elle a formés.

Mais on n’est jamais prophète dans son pays…

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