12/02/2010

Que se passe-t-il au TCAS ?

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L’Office cantonal AI demande la récusation d’une juge du Tribunal Cantonal des Assurances Sociales.

Le parti socialiste dépose une interpellation urgente.

Tempête dans un verre d’eau ?

Ou campagne d’intimidation de la part de l’Assurance Invalidité ?

J’ai le privilège de côtoyer régulièrement cette cours. Si je dis privilège, c’est que j’ai toujours été bien accueilli et surtout écouté avec patience et intérêt. J’ai toujours pu défendre, en toute liberté, le dossier de mes patients.

Je n’ai jamais eu l’impression que les juges étaient partiaux.

Le problème, c’est que l’AI n’a pas compris le fonctionnement de ce Tribunal. En fin de compte, je pense que je ne suis pas tout à fait exact, l’AI a toujours snobé cette instance, étant sûr de gagner devant le Tribunal Fédéral.

Pour gagner une cause, il faut du temps, une certaine disponibilité et surtout défendre ces convictions avec des arguments objectifs.

L’AI délègue la plupart du temps des juristes stagiaires qui ne connaissent rien aux dossiers.

Leurs remarques sont souvent inexactes ou carrément fausses.

Résultat : l’AI perd régulièrement.

Sa réaction n’est pas compréhensible et sent une peu la cours de récréation.

« T’es méchant avec moi, alors je me venge, na… »

Les juges ne sont pas des crétins et surtout ne sont pas à la botte de quiconque.

Séparation des pouvoirs.

Le gros problème de ce tribunal c’est que pour pouvoir rendre justice avec justesse et objectivité, il faut avoir des connaissances médicales précises et étendues.

Différence entre une Polyarthrite Rhumatoïde, une Fibromyalgie et une maladie de Bechterew.

Une hernie discale est-elle invalidante ?

Et malheureusement, il n’y a pas de juges assesseurs médecins.

Je propose de modifier la loi pour permettre d’intégrer des médecins.

Le TCAS en profitera pleinement.

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Commentaires

Votre expérience est positive par rapport à l'AI. C'est le jeu de la patate chaude, que chaque office essaye de passer à l'autre. D'une assurance sociale, nous avons des services privés, et nous réclamons! Alors faisont de même avec les assurances LAmal, qui font d'une loi sociale un service privé.

Que dire quand un juge suppléant du TCAS est aussi l'avocat représentant Santé Suisse!

L'augmentation des primes n'a favorisé que les intermédiaire du système de santé, c'est tout. Ni les patients, ni les acteurs de santé ne peuvent travailler en sérénité à la santé globale, ce qui maintiendraient des personnes saines et pouvant s'opposer à l'oligarchie des assurances.

Écrit par : lehcatte | 12/02/2010

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