18/02/2010

La bible...

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Tous les médecins psychiatres attendaient avec impatience la nouvelle édition de leur bible.

Leur texte fondateur, le DSM (Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders) version V.

Elle a été préparée dans le plus grand secret.

Les querelles de chapelle ont été nombreuses.

Les coups bas distribués.

Difficile travail que d’établir une classification des maladies psychiatriques.

Peut-on mettre les patients dans des casses, des moules ?

Exclure, admettre, formater.

Tout le débat sur la déviance, la marge, la limite.

En dehors ou en dedans.

Derrière ces définitions, tout le poids de la société qui n’accepte pas une peu d’incertitude.

Nous avons connu le même débat en médecine interne.

Il n’y a pas longtemps il fallait comptabiliser un certain nombre de points pour pouvoir établir un diagnostic.

Mais que faire des patients qui n’entraient pas dans la définition ?

Le rejeter, ne pas les soigner. Leur dire « vous n’avez rien ».

Et puis la clinique a repris le dessus et les critères ont été de plus en plus souples.

La psychiatrie a besoin d’une certaine rigueur dans ces diagnostics, mais attention de ne pas aller trop loin.

La maladie n’est jamais comme dans les livres.

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Commentaires

J'ai ouvert cet ouvrage au demeurant passionant. a la lettre S, on y trouve une pathologie assez curieuse, la Salinase Dysfonctionnelle. Les symptomes en seraient l'incapacité de discerner le vrai du faux, de percevoir le monde au travers d'une réalité onirique répétitive qui confine au TOC. Les patients qui en sont affectés sont en général dans l'incapacité de mener une vie affective normale. Dans sa forme aigüe la SD peut provoquer des crises d'onanisme forcené ou des hallucinations sur sa toute-puissance. Il n'existe pas de traitement véritablement efficace, une étude japonaise effectuée sur d'anciens candidats kamikazes a néanmoins démontré que la musique d'Alain Morisod et les haikus de Lolita Morena pouvaient dans certains cas apaiser le malade en crise et temporairement détourner le patient de ses manies obsessionnelles.

Écrit par : Anastase | 18/02/2010

Et sous A, il y a l'anastasie galopante, qui fait que le patient veut à tout prix avoir raison, au point qu'il ne peut plus rien faire d'autre que d'argumenter, ce qui l'amène à une sorte de paralysie spasmodique aiguë, suivie de besoin compulsif d'écrire ou lancer des arguments contestant systématiquement et radicalement ceux d'autrui.
Cette maladie s'accompagne d'un sentiment de persécution profond, particulièrement ressenti à l'égard de l'ensemble du corps médical, perçu comme un ennemi ratiocinant.

Écrit par : Anne-Marie | 18/02/2010

Ah mon brave Anastase ! Je ne doutais pas un instant le vieillard scrofuleux que tu es devenu allait rebondir sur un tel sujet. Le DSM-V a dû être pour toi une lecture à la fois fascinante et effrayante, le miroir d'une déchéance mentale qui ne cesse de s'aggraver au fil des jours. Pour le sentiment de toute-puissance, je ne suis qu'un dilettante à côté de toi qui passes tes journées à baver courageusement sur la blogosphère, bien au chaud dans tes éternelles charentaises. A ce propos, les camarades du Cercle libertaire de Carouge vont se cotiser pour t'en faire venir une nouvelle paire de Roumanie afin de célébrer ton élection triomphale par 99,9% des voix comme secrétaire général à vie. Il paraît que Ceaucescu ne jurait que par elles. Remarque que vu l'avancement de ta démence sénile, on n'a pas pris de gros risques. On devra bientôt te déplacer avec un diable pour que tu viennes agiter la main au défilé du 1er mai, coiffé de ta belle chapka en peau de chinchilla synthétique. Grâce à toi, peut-être que la prochaine version du DSM répertoriera l'imposture et la couardise
Il faut dire que ton délabrement physique n'est pas en reste. Entre ta prostate grosse comme une balle de tennis, les couches confiance que Maman doit te changer 4 fois par jours (une sainte femme, ta mère ...) et ton dentier mal ajusté, il y aurait de quoi remplir un livre de gériatrie.
Au Parti, on s'est dit que tu ferais bien d'ouvrir ici ton propre blog. Tu pourrais y déposer tes billets d'humeur et -ô miracle- même bloquer les commentaires pour préserver leur précieuse vacuité de toute profanation. En créant ainsi une sorte de fosse septique virtuelle pour y déverser tes humeurs viciées, tu ferais acte de salubrité publique à défaut d'accéder à l'immortalité.

Écrit par : F. Salina | 18/02/2010

Ne vous inquiétez pas. Les psychiatres ne se prennent pas la tête pour écrire le DSM. Ils s'amusent à inventer de nouvelles maladies (accablant même les enfants avec d'étiquettes comme "ODD") pour que Big Pharma puisse s'enrichir de manière obscène en empoisonnant les cerveaux des patients.

Écrit par : K. | 18/02/2010

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