25/02/2010

Supercherie !

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L’Assurance Invalidité coûte trop chère. Il faut faire des économies.

Dans sa « grande sagesse » le Conseil Fédéral propose de supprimer 12’500 rentes d’ici 2018.

Cette proposition a le mérite d’une certaine brutale simplicité.

Donc je résume, il y a dans ce beau pays 12'500 personnes qui touchent indument une rente.

Donc sus aux simulateurs, aux menteurs, aux voleurs.

Nous savons que les fonctionnaires fédéraux ont décidé que certaines affections n’existaient plus (les Fibromyalgies et les Troubles Somatoformes Douloureux) et que d’un trait de plume, nous pouvions guérir nos patients.

« Bonjour ma bonne dame, vous avez une superbe chance, je vous déclare guérie par décision fédérale, votre maladie vient de disparaître de la nomenclature médicale »

Cela va être chaud et cela sera ma pomme que devra causer pour expliquer les subtilités de la Berne Fédérale.

Le problème, c’est que les Tribunaux n’acceptent pas ce genre de décision.

Pour supprimer une rente, il faut prouver que le patient est guéri.

C’est pourquoi seulement 1% des rentes sont supprimées, actuellement, lors d’une révision.

Alors je récapitule, on supprime, l’assuré fait opposition, le Tribunal demande une expertise. Le temps passe, les frais augmentent.

Le nombre de médecins salariés par l’AI va exploser (actuellement 70 pour les cantons de Genève et Vaud).

Autre couillonnade, l’AI doit être une passerelle vers la réinsertion.

Le hic, c’est que les malades sans formation professionnel ne sont pas réinsérés et ne seront jamais réinsérés.

Actuellement, la plupart des refus sont libellés de la façon suivante : « Dans votre métier vous ne pouvez plus travailler, mais dans une profession adaptée votre capacité de travail est entière ». Circulez, il n’y a rien à voir, débrouillez-vous. Quel métier ?

Aucune réflexion, sur la place de l’handicapé dans son entreprise, sur les causes de l’augmentation des demandes de rente.

La Confédération devrait montrer l’exemple dans les grandes régies (poste, téléphone, CFF). Elle préfère diminuer les postes de travail et augmenter les cadences.

Nous vivons dans une monde magnifique et solidaire…

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Commentaires

Mais oui, on vit une époque formidable. Sans hypocrisie aucune.

D'un côté on en demande de plus en plus aux employés en matière de charge de travail et de résistance au stress, de l'autre on coupe dans les indemnisations des employés qui n'ont pas pu supporter ces nouveaux modes de travail.

Que du bonheur.

Écrit par : Fufus | 25/02/2010

Bonjour;

Il va devenir difficile de continuer dans cette voie maintenant que l'Europe et l'oms ont reconnus cette maladie à part entière....

Écrit par : MaBruetOrka | 25/02/2010

Il me semblait avoir lu il n'y a pas si longtemps que le nombre de fraudeurs à l'AI était ridiculement bas. J'ai retrouvé ces quelques chiffres:"...dans un laps de temps de 6 mois, l'AI a passé 1'400 dossiers au peigne fin. A ce jour, 380 cas ont été élucidés. Les soupçons contre 300 bénéficiaires ne se sont pas vérifiés alors que dans 80 cas, la fraude à l'assurance sociale a été confirmée" (Swissinfo, 22 avril 2009). 6 % sur les 1400 dossiers, ce n'est pas bien méchant et il existera toujours une marge incompressible que certains placent vers les 8-10 %. Disons-le tout net, supprimer 12 500 rentes entre 2012 et 2018 ne va donc pas relever de la détection des abus, mais comme vous le dites, de la suppression d'affections reconnues jusqu'ici comme invalidantes..L'AI devra-t-elle devenir rentable comme la Coop ou la Migros ?

Écrit par : snups | 25/02/2010

Ces fonctionnaires comme vous dites sont aussi des médecins ou du moins décident-ils sur la base d'un avis médical. De deux choses l'une. Soit ils ont raison et vous avez tort, et cela laisse planer un sérieux doute sur vos diagnostics médicaux soit ils ont tort et vous avez raison. Par bonté d'âme je chosirai la seconde hypothèse. Mais cela pose quand même la question de la fiablité d l'establishment médical en Suisse. Mes amis praticiens m'ont toujours expliqué que les Fibromyalgies étaient d'origine psycho somatique et plus généralement un grand fourre-tout pseudo scientifique, un peu comme la notion de stress. Alors qui croire? A quel saint se vouer? Faut-il saigner? renifler les humeurs? Sonder les bubons? Purger?

Un conseil chers patients, demander au moins trois avis, comparez les offres, poussez ces scientifiques à démontrer leurs raisonnments. Car comme pour les garagistes, faut quand même se méfier.

Écrit par : Anastase | 25/02/2010

Contrairement à ce que semble croire notre brave Anastase il ne s'agit pas d'une divergence d'appréciation médicale dont il est question, mais de la suppression administrative de la fibromyalgie en tant que diagnostic donnant droit à une rente AI.
Comme le relève justement Anastase, la fibromyalgie demeure un syndrome peu connu regroupant probablement plusieurs entités pathologiques non encore individualisées à ce jour. On pourrait presque le considérer comme un diagnostic par défaut. La médecine, à l'image de la génétique ou de l'anthropologie est une science évolutive et l'avenir nous en apprendra davantage à ce sujet. A moins que les amis praticiens à grosses voitures d'Anastase puissent nous en dire davantage...

Écrit par : F. Salina | 25/02/2010

Merci professeur Salina. Si l'arrogance était une discipline olympique vous porteriez haut les couleurs de la Suisse. Mais contrairement à vous, je ne crois rien du tout. Si la Fibromyalgie était reconnue comme maladie invalidante, elle donnerait le droit à une rente Ai. Soit ce n'est pas une maladie, auquel cas je ne vois pas de quoi l'on parle, soit elle n'est pas jugée invalidante et donc je vois pas très bien pourquoi elle donnerait droit à une prestation sociale.CQFD docteur Salina. Vous nous épargnerez à l'avenir les entités pathologiques non encore individualisées qui est sans doute une prouesse sémantique de votre part mais n'a malheureusement aucune valeur scientifique (évolutive ou non). Non mais je rêve !

Écrit par : Anastase | 25/02/2010

Ah mon brave Anastase ! Malgré mes charitables efforts pour me mettre à portée de votre esprit fatigué au moyen d'un langage accessible, je dois me rendre à l'évidence: votre régression mentale est bien plus avancée que ne le laissent augurer vos baveuses interventions.
Je vous suggère donc de prendre une loupe en faisant bien attention de ne pas renverser le verre contenant votre précieux dentier, et de relire mot à mot le billet du Dr Buchs. Si après cela vous n'y voyez toujours pas clair, demandez-donc à vos arrière petits-neveux de vous prêter leur livres à colorier. Il va falloir recommencer depuis le début, mais vos bons amis praticiens en Porsche Cayenne sauront certainement à coeur de vous maintenir en vie assez longtemps afin que vous puissiez réapprendre à lire.

Écrit par : F. Salina | 25/02/2010

Quel drôle de monde. D'un côté on invente des maladies (DSM), de l'autre on les supprime. Il y a une certaine logique: tout est question rentabilité. Mais là où ça devient de la folie c'est que l'augmentation des rentiers AI est en grande partie la conséquence d'un rythme insoutenable au travail et l'ambiance pourrie par la suppression d'emplois. On supprime les emplois des gens sains et on veut mettre des malades à leur place?

Écrit par : K. | 26/02/2010

SVP Salina et Anastase, arrêtez de vous chamailler, cela devient fatiguant.
Allez boire un verre au stamm du parti communiste et laissez nous en paix.
Amen

Écrit par : Bertrand BUCHS | 26/02/2010

Ah mon cher Salina, vous avez enfin découvert que la science était évolutive, quelle découverte majeure! Est-ce que vous rendez compte avoir effectué une percée épistémologique fondamentale? je vous remverrais bien à Popper, Kuhn ou Feyerabend mais vous iriez les confondre avec des joueurs du FC Sion. Eh oui une maladie a des causes, des effets et des symptomes et si vous n'arrivez pas à les cerner la science vous dit que l'on ne pas l'isoler et encore moins la nommer, d'où la décision des autorités fédérales qui se fondent sur des avis médicaux et non comme vous le croyez sur des procédures bureaucratiques pour décider de la réalité d'une pathologie.Maintenant que les médecins couinent parce que les désordres chroniques sont des poires pour la soif, c'est un autre problème. Vous êtes décidémment un second génie des Carpathes et je m'y connais en penseurs infaillibles.

Écrit par : Anastase | 26/02/2010

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