29/03/2010

Les maladies délaissées...

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Leishmaniose viscérale (deuxième parasitose mortelle après le paludisme), maladie du sommeil, maladie de Chagas (8 millions de personnes infectées en Amérique latine par ce parasite),.ulcère de Buruli…

Sur 1556 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1975 et 2004, seuls 21 (1.3 %) ont été mis au point pour des maladies tropicales et la tuberculose, alors qu’elles représentent 11.4 % des maladies dans le monde.

Chiffres qui font peur, qui donnent à réfléchir. Chiffres qui ont été rappelés dans un article du Monde (www.lemonde.fr) d’Agathe Duparc, daté du 27 mars 2010.

Le problème, c’est que l’OMS ne fait pas grand chose.

Il semble les grands laboratoires pharmaceutiques font le maximum pour retarder la publication d’un rapport consacré à ces maladies.

Que voulez-vous, cela ne rapporte rien ce genre d’affection. Aucun profit en perspective, aucune rentabilisation possible de la recherche.

Les pauvres, ben ils sont pauvres, donc pas intéressant.

La communauté internationale devait donc faire des propositions pour que des médicaments puissent être mis sur le marché.

L ‘OMS a réuni un groupe d’experts, qui a proposé la création d’une taxe sur les bénéfices des industries pharmaceutiques et des propositions de modification de la notion de propriété intellectuelle (par exemple « une communauté de brevets »).

Et au final, le rapport, remis au Conseil exécutif de l’OMS, ne contient plus ces recommandations.

Et oui, il avait été soumis en priorité à l’industrie pharmaceutique, qui a proposé de « petites modifications ».

Depuis cela grogne sec dans les bureaux des OMG et de certaines délégations gouvernementales.

Après les critiques sur la gestion de l’épidémie de grippe par l’OMS, ce nouveau problème tombe mal pour l’ONU Les pathologies délaissées…

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Commentaires

Il y a la population qui a accès aux médicaments et il y a la population qui a accès à des remèdes de médecines traditionnelles. Les zones blanches sur votre schéma ne sont pas forcément à plaindre.
Vous montrez bien la relation entre l'OMS et les laboratoires pharmaceutiques.
Toute cette politique montre bien que les laboratoires ne couvrent pas un empire mondial et qu'il reste des espaces pour d'autres thérapies dont les effets sont surprenants si on se met à les étudier en toute humilité et sans chercher à tout prix un "principe actif".

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29/03/2010

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