05/05/2010

Réseaux de médecins !

Réseau.jpg

 

 

Ils arrivent.

La présidente de la commission de la santé du Conseil national l’a annoncé.

Génial, mais j’ai rien compris à son intervention.

Mais chut, pas de critique, tout le monde est d’accord.

La Fédération des Médecins Suisses est enthousiaste.

Les partis politiques pensent avoir bien travaillé et le Conseil Fédéral… (pardon, j’ai oublié qu’il ne servait plus à rien).

Bien, petit résumé pour les nuls.

Vous entrez dans un réseau et vous choisissez un médecin de famille.

A partir de là, vous ne pourrez plus butiner à droite et à gauche.

Votre médecin décidera si un avis spécialisé est nécessaire.

Qu’allez-vous y gagner.

Alors là ce n’est pas du tout clair.

Baisse des primes, de la participation, de la franchise, je n’ai toujours pas saisi la substantifique moelle de la réforme.

Et les réseaux. Comment vont-ils fonctionner ?

Une enveloppe budgétaire ?

Une participation aux bénéfices ?

Aucune contrainte ?

Le flou complet.

Maintenant à quoi cela sert, à part être à la mode ?

Diminuer les coûts de la santé ? Sûrement pas.

Rationaliser ou rationner l’accès aux soins ? Probablement.

Je suis un ronchon, je vous le concède.

Mais j’essaye d’être convaincu, mais je n’y arrive pas.

Bon, je vous laisse parce que je dois me grouiller, j’ai un réseau à créer.

J’arrête la médecine et je deviens homme d’affaire.

Mon cabinet va devenir enfin une entreprise rentable.

La médecine dans tout cela. On s’en fout…

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Commentaires

Et oui mon cher Bertrand. il y a effectivement de quoi s'inquiéter, le fromage rétrécit mais le nombre de gourmands n'a pas vraiment diminué. La réforme en cours n'est certainment pas la panacée mais elle a le mérite de mettre un peu d'ordre dans cet innomable foutoir plus dédié à la tonte et à l'étrillage qu'à l'administration des simples. Reste que la médecine n'est qu'un petit maillon de la chaîne de la santé. La dispartion de quelques entrepreneurs Médicaux n'aura aucun effet sur l'état de santé général de la population. Ils libèreront quelques luxueux appartements à Genève et qui s'en plaindra?

Écrit par : Anastase | 05/05/2010

Ah mon brave Anastase ! Ou alors préfères-tu être appelé André Langaney alias Dédé la science ? Devant ce désordre de la personnalité, difficile de s'y retrouver. Il est fort probable que la transformation d'André Langaney (professeur au rencart) en Anastase (aigri cacochyme) s'effectue à la faveur du pastis-kirsch matinal.
On reste confondu devant la perspicacité et la pondération de tes déchaînements séniles. Comparé à elles, on se dit que finalement tes récits africains à mi-chemin entre Tintin au Congo et le ciné-journal de Gaumont n'étaient pas si ineptes.
Mais là où tu excelles vraiment, c'est dans la fréquentation du petit, de l'insignifiant, dans la description d'un objet désormais inatteignable mais pourtant si désirable, comme la sexualité des animaux que tu décris dans tes livres avec une gourmandise impuissante. Cette frustration serait-elle à l'origine de tes trémulations hystériques ? Seul ton psychogériatre pourrait y répondre. On attend sa sentence avec impatience.

Écrit par : F. Salina | 05/05/2010

Pourriez-vous calmer, Anastase et Salina et restez dans les limites de la bienséance.
On peut faire beaucoup de choses avec de l'humour.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 05/05/2010

A en juger par la pression politique exercée sur les acteurs du système de santé, la généralisation des réseaux de soins ambulatoires paraît désormais inéluctable. Les assurés souhaitant préserver le libre choix du médecin devront donc s'acquitter d'une participation de 20% alors que ceux qui accepteront de passer par un réseau de soins en resteront à 10%. On peut d'ailleurs se demander pourquoi n'a-t-on pas choisi d'inciter les assurés à rejoindre les réseaux (par une baisse de la quote part à 5% p.ex.) plutôt que de pénaliser ceux qui préfèrent rester au-dehors ?

Comme vous le soulignez, on est frappé par l'écart entre le volontarisme affiché par nos élus et l'absence de dispositions concrètes quant à la mise en place. Qui pilotera ces réseaux ? selon quelles modalités ? comment seront-ils gérés ? Des questions essentielles auxquelles personne ne semble pour l'instant pouvoir (ou vouloir) apporter une réponse. Sans doute une façon d'éviter les sujets qui fâchent.
Correctement implémentés, c'est-à-dire centrés sur le patient et la promotion de la qualité des soins, les réseaux pourraient apporter une réelle plus-value dans la prise en charge des maladies chroniques.
Mais le risque existe de les voir détournés à d'autres fins pour devenir un outil de rationnement au profit d'intérêts financiers, ou simplement de voir les économies qu'ils génèrent englouties dans un appareil administratif envahissant.
Il conviendrait donc de clarifier d'emblée les règles du jeu afin de ne pas signer un chèque en blanc dont les conséquences chaotiques n'allègeront certainement pas les coûts de la santé.

Écrit par : F. Salina | 05/05/2010

"Il conviendrait donc de clarifier d'emblée les règles du jeu afin de ne pas signer un chèque en blanc dont les conséquences chaotiques n'allègeront certainement pas les coûts de la santé".

Et inversément serais-je tenté de dire, car si l'eau du vase déborde, ce sera l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. Adressons les problèmes et implémentons des solutions à la fois concrètes et spécifiques où l'acte médical sera le mât qui guidera le vaisseau de la santé au delà de son immédiat horizon. faions des médecins des navigateurs aguerris prêts à se jucher dans las haubans pour mieux apercevoir les sinistres écueils de la LAMAL et rapporter dans leurs cales les fruits amers de leurs curieux commerce.

Écrit par : Anastase | 05/05/2010

La vérité est déjà devant vous, voir article: http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Cout_du_systeme_de_sante.pdf

Tant que la boite noire de la comptabilité des assurances n'est pas ouverte toute solution sera vaine, et sera vantée pour masquer l'épuisement des fonds privés (la population) et publics pour engranger les bénéfices privatisés des assurances.

lire la conclusion à la page 12 de Planète Santé: http://www.medhyg.ch/mh/content/download/151976/1188939/file/PlaneteSante6.pdf

Écrit par : lehcatte | 07/05/2010

Les commentaires sont fermés.