07/06/2010

Grève de la faim.

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L’affaire Bernard Rappaz est dans tous les journaux et chaque jour la même question se pose : avons-nous le droit de le laisser mourir ?

La conseillère d’Etat, en charge du dossier, a déclaré qu’elle n’interviendra plus et qu’elle le laissera s’en aller.

Monsieur Rappaz pense le contraire et qu’il obtiendra, par cet acte, une modification de sa peine de prison.

Chacun semble camper sur ses positions.

 

D’un point de vue médical existe-t-il d’autres pistes ?

Si Monsieur Rappaz désire mourir et qu’il signe ce que nous appelons les directives anticipées, il faudra respecter son choix.

Si Monsieur Rappaz désire faire pression et que la mort n’est pas un objectif pour lui, alors il met sa santé en danger et les médecins auront l’obligation d’intervenir.

Si nous prenons connaissance des déclarations de monsieur Rappaz, il est clair qu’il opte pour la deuxième solution.

Madame la Conseillère d’Etat n’a pas le choix. Elle devra intervenir.

06:39 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

J'apprécie beaucoup votre réflexion très sensée et que vous souleviez le sujet qui est crucial.
On peut se demander comment une Conseillère d'Etat est en droit de déclamer qu'elle n'interviendra plus. On voit là qu'il n'est pas normal que la vie d'un homme dépende d'une seule personne et que s'il y avait un véritable collège autour de ce cas et avec l'intéressé lui-même, une solution adéquate en sortirait.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/06/2010

Oui, il faudra intervenir et le nourrir de force.

Cet individu, qui a trafiqué des tonnes de drogue, n'est pas un détenu politique animé par un idéal.

Écrit par : Philippe Marton | 07/06/2010

Je crois que la vie d'un homme dépend de bien plus que d'un rapport de forces.
B.R. a sans doute trafiqué une bonne quantité de drogues mais il n'y a pas à le stigmatiser dans la mesure où actuellement bien du monde vit de drogues, quelles soient subtiles ou non, matérielles, émotionnelles ou mentales.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/06/2010

http://www.legeforeningen.no/id/147135

Evitez de réinventer la roue mon cher Bertrand

Écrit par : Anastase | 07/06/2010

Se préoccuper d'un homme en train de mourir dans une prison suisse n'est pas réinventer la roue. C'est vouloir faire évoluer une situation qui est lamentable. C'est s'engager dans la pratique de l'art médical.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/06/2010

Très facile, avec ce chantage à la non alimentation, les prisons vont se vider.
La seule solution est en lui.

Écrit par : Diogenes | 07/06/2010

"La seule solution est en lui". C'est trop facile de déclamer une telle sentence. C'est oublier que nous sommes tous interconnectés et que le cas de B.R. représente un jeu de forces qui se joue parmi nous.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/06/2010

Alors là c'est de n'importe quoi. C'est un chantage et c'est tout. Il ne faut pas chercher des phrases savantes vides de contenu.

Écrit par : Diogenes | 08/06/2010

@Marie-France de Meuron

Voilà qui ne va pas faire plaisir à toutes celles et ceux qui professent l'humanisme aveugle. Pour moi, il faut laisser mourir Rappaz puisque c'est son voeu. Et s'il venait à l'idée à d'autres de l'imiter, qu'il en soit de même ! Un véritable collège autour de ce crétin ? Un geôlier suffit ! Dites une fois pour toutes non à tous ces saloppards qui vendent de la misère au jeunes en leur faisant croire au bonheur ! Et vous, soeur Marie-France de mûres, utilisez votre coeur pour celles et ceux qui le méritent vraiment.

Écrit par : lappal | 08/06/2010

Toutes les drogues doivent être légalisées. Le reste n'est qu'hypocrisie. Mais les profits de ces trafics illégaux sont faramineux. Les retours sur investissements les plus importants qui se puissent imaginer. Les législateurs se font les complices de ces trafics. Le tabac est bien plus dangereux que le shit (qui de toute façon mérite bien ce nom).

Écrit par : Johann | 08/06/2010

@Johann
Pour vous le tabac est bien plus dangereux que le shit(?) et les profits des trafics illégaux sont si faramineux qu'ils devraient suffir à la légalisation de toutes les drogues(?). Sachez que tous les drogués sont comme vous, c'est-à-dire comme une horloge qui indique une heure et en sonne une autre. On appelle aussi cela la duplicité des hommes drogués qui ne se montrent rarement sous leur vrai jour, bref des hypocrites comme le sont également les faux dévots qui simulent la dévotion pour détruire les enfants dans leur vice. Peut-être êtes-vous jeunes, peut-être êtes-vous vieux, mais dans tous les cas vous êtes un sacré prédateur des esprits fragilisés.

Écrit par : lappal | 08/06/2010

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