09/07/2010

Bis repetitas...

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Tiens, tiens, la presse commence-t-elle à faire son boulot ?

Deux informations importantes cette semaine.

Premièrement les coûts de la santé ont augmenté de 0.8% en un an à Genève et les primes de 4.1 % (en moyenne).

Deuxièmement, « l’Hebdo », de cette semaine, publie un article (httl://

www:hebdo.ch)  parlant enfin du non contrôle par Berne des primes d’assurance maladie.

Cela fait des années que nous disons, tempêtons, râlons, éructons, que les primes sont fixées par les assurances et que la Confédération les acceptent SANS EXAMEN SERIEUX.

Ce scandale ne doit plus durer.

Les citoyens ne peuvent plus accepter de se faire voler chaque année.

Où sont passées nos primes perçues en trop ?

Aurons-nous, un jour, le courage de demander un audit externe des caisses maladies ?

Ou a-t-on peur d’un scandale plus important que Swissair et l’UBS réunis ?

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Commentaires

bonjour. je ne peux m'empêcher de partager avec vous cette "perle" tirée du journal "Login" juin 2010 de la MUTUEL.

"lES ASSUREURS MALADIE DU GROUPE MUTUEL ONT DEGAGE DES RESULTATS SUPERIEURS AUX ATTENTES EN 2009. L'EXERCICE BOUCLE AVEC UN RESULTAT GLOBAL POSITIF DE 89,8 MILLIONS DE FRANCS POUR LE SECTEUR SANTE (c'est quoi les autres secteurs d'activité d'une caisse-mamladie?, ndlr). CETTE EXCELLENTE SITUATION AURA UNE INFLUENCE POSITIVE SUR LES PRIMES 2011 QUI CONNAÎTRONT UNE HAUSSE RAISONNABLE."

C'est comme demander à un trader d'accepter des malus au lieu de bonus quand il a réalisé des affaires mirobolantes...

Bonne vacances à tous!

Écrit par : pachakmac | 09/07/2010

Cool ... enfin ça commence à bouger, c'est le moment. Quand on repense à votre exemple d'une famille avec 4 enfants, il y a déjà la moitié d'un salaire qui y passe allégro ... ma tropo lol !!!

Bonne fin de journée
Karin

Écrit par : gabor karin | 09/07/2010

Sur le fond, rien de neuf. Il y a belle lurette que l'on savait les contôles de l'OFSP inefficaces, centrés sur la seule solvabilité des assureurs dans leur ensemble. Cet office en était réduit à servir de chambre d'enregistrement pour des primes fixées selon des estimations qu'il lui était impossible de vérifier ou de contester. L'occasion faisant le larron, on constate que certains assureurs ont longtemps produit des prédicitions réflétant davantage leurs orientations stratégiques qu'une évaluation actuarielle sérieuse. Les assurés genevois ont ainsi subventionné des années durant des cantons alémaniques que l'on faisait ainsi passer pour de bons élèves.
Ce rapport nous apprend en revanche que l'ère Couchepin est révolue à l'OFSP. Avec elle devraient s'achever l'octroi des passe-droit et la complaisance des fonctionnaires recompensée par des sièges dans l'assurance maladie. Les caisses maladie qui se décrivaient non sans humour comme "les acteurs les plus surveillés du secteur de la santé" vont devoir rendre des comptes à l'instar des autres partenaires du système. Les placards de l'OFSP n'ayant pas fini de rendre leur squelettes, on est en droit de s'attendre à d'autres surprises.

Écrit par : F. Salina | 09/07/2010

Kleptocratie légalisée: appauvrissement des moyens pour répondre dignement aux besoins de santé, pour lesquels chaque citoyen est obligé de financer.

Oligarchie: concentration et sur-présentation des assurances dans les chambres fédérales et dans les commissions de santé. Depuis 15 ans, Mr David Eugen était le Président d'Helsana, siège dans la petite chambre de berne et aussi dans la commission de santé.

Ploutocratie: l'argent accumulé par la Lamal est dispensé à corrompre les conseillers fédéraux via la participation aux conseils de direction et autres.

Despostisme: les assurances font fis des lois.

Nous avons perdu la démocratie depuis 15 ans.

Écrit par : lehcatte | 09/07/2010

Oh mais j'ai failli oublier: nous attendons toujours l'avis éclairé d'Anastase, notre génie des Carpates.
Il va brillamment nous démontrer pourquoi la misère du monde est à mettre au compte du Vatican, des footballeurs, de Tarmed et des médecins qui garent leur Porsche sous sont lit.
Il devrait arriver sitôt la buvette fermée...

Écrit par : F. Salina | 09/07/2010

"Plus de 900'000 assurés individuels sont affiliés aux caisses maladie, membres du Groupe Mutuel et 14'000 entreprises de tous les secteurs d’activité lui font confiance, pour leurs contrats d’assurance d’indemnités journalières, d’assurance-accidents et de prévoyance professionnelle. Le chiffre d'affaires de l'ensemble des sociétés membres de l'association dépasse les 3,4 milliards de francs dont plus de 3,1 milliards pour le secteur santé. Dans ce domaine, les assureurs du Groupe Mutuel offrent une gamme complète de prestations d'assurance obligatoire des soins, mais également d’assurances complémentaires privées."

Ainsi le bénéfice ne couvre pas nécessairement, comme allégué par notre cher (si, si, le l'aime bien) bon docteur, l'assurance maladie obligatoire.

Au demeurant, il faut ramener ces chiffres aux nombres d'assurés : le groupe mutuel s'est trompé de moins de 100 francs par assuré sur 5000 francs (2 %). Il ne s'agit pas de bénéfice au sens commercial mais d'une augmentation de la trésorerie qui est reportée sur l'année suivante. En cas de coût stationnaire baisse des primes. En cas d'augmentation diminution de la hausse.

N'oublions pas que l'assurance maladie sociale ne compte pas nos sous en millions mais en milliards, quelque chose comme 20 milliards de dépenses et de primes par année.

Le système doit être unifié. Non par une caisse unique mais en s'inspirant des caisses de compensations AVS :

- centralisation des trafics financiers;

- autorité surveillance dotée de pouvoirs fort (elle les a mais ne s'en sert pas).

Écrit par : CEDH | 09/07/2010

@CEDH: Les excédents dégagés pas l'assurance de base iront grossir les réserves que l'assureur pourra -à bien plaire- affecter à la modération des hausses de primes. Une récente jurisprudence du TFA (OFSP c. Assura) confirme que le Conseil fédéral ne bénéficie d'aucune base légale lui permettant de contraindre un assureur à puiser dans ses réserves pour baisser ses primes.
Le Groupe Mutuel dispose de réserves s'élevant à 18% soit presque le double du seuil légal situé à 10%. On est en droit de s'interroger pourquoi un tel niveau est maintenu au détriment des assurés alors que ces réserves ont pour vocation de parer aux fluctuations de coûts extraordinaires et non de financer des acquisitions immobilières ou alimenter des tours de passe-passe comptables.
L'absence de contrôle efficace a favorisé une dérive dans l'utilisation des réserves qui, d'un rôle technique de sauvegarde, se sont muées en instrument stratégique voire patrimonial.

Écrit par : F. Salina | 09/07/2010

J'avais oublié un petit détail qui fait toute la différence.
Les réserves appartiennent aux caisses maladies.
En cas de changement de statégie (caisse unique par exemple)elles pourront les conserver.
Hold up légal.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 09/07/2010

Les caisses exerçant l'assurance de base Lamal ne peuvent se constituer sous forme de SA, et adoptent par conséquent un statut d'association ou de fondation. Bien que désignées comme "fonds propres", les réserves ne devraient donc pas être transférables à une société tierce en cas de changement de régime.
Dans un livre commandité à un économiste et publié à compte d'auteur, Santésuisse avait en effet agité le spectre d'une spoliation massive des réserves par ses affiliées si la Caisse unique était votée par le peuple.

Écrit par : F. Salina | 09/07/2010

@ A la Buchs Band

Les caisses exerçants l'assurance de bade Lamal peuvent parfaitement de constituer sous la forme d'une société anonyme dès lors que celles-ci peuvent avoir un but lucratif. Tel est me semble-t'il le cas d'Helsana SA.


Contrairement à ce que vous alléguez je ne crois pas que 18 % de réserve soit excessif. Cela représente à peine plus de 2 mois de dépenses ordinaires. A la moindre (vrai) épidémie ces 2 mois seront insuffisants. Alors 10 %....

Les exigences légales de réserves diminuent selon la taille de la caisse, en se fondant sur une distribution gaussienne des dépenses. L'hypothèse gaussienne est parfaitement ridicule. Et le ridicule gaussien peut tuer : cf. par exemple UBS SA et consorts. Les risques extraordinaires sont à prendre au sérieux. 10 % c'est ridicule et 18 % insuffisant.

Sur la question de la gestion des réserves, je vous suis. On se croirait chez les Bettencourt. Cette gestion doit être mieux contrôlée et centralisée. Cela étant, que les réserve importante d'une caisse de plus de 1 million d'assuré soit en partie investi dans l'immobilier ne me choque pas dans son principe. Faut-il les déposer à vue chez UBS SA ou les prêter à un Etat ?

Écrit par : CEDH | 09/07/2010

Qu'elles s'élèvent à 10, 18 ou 40% les réserves sous leur forme actuelle ne suffiraient pas à faire face à une pandémie grave dont le coût incomberait de toute manière à la Confédération. Pour que ces réserves pèsent le moins possible sur les primes, elles devraient soit être versées et gérées dans un fonds national (ce qui permettrait de baisser leur seuil et favoriserait une gestion plus saine), soit remplacées par une réassurance. Deux solutions que les assureurs refusent catégoriquement d'envisager.

L'investissement immobilier (et boursier) est certes autorisé dans cette gestion, mais donne lieu à de trop nombreuses dérives: Une fois un bâtiment acquis, on préfère augmenter les primes plutôt que revendre, même avec un gain. On voit des réserves servant à financer un prêt contracté à des conditions ridicules au sein du même groupe d'assureurs pour financer la construction d'un palais administratif en marbre. Reventes d'actifs à l'interne ou à des sociétés proches dans des conditions douteuses. Financement de prises de participations au sein du même groupe dont le prix est fixé de façon non transparente.
Effectivement, Liliane Bettencourt fait un peu figure de Soeur Emmanuelle à côté de ce souk.
Et je ne parle pas d'une performance de gestion misérable même en tenant compte des contraintes légales. A choisir, la gestion par l'UBS serait un moindre mal.

Écrit par : F. Salina | 09/07/2010

L'utilisation des réserves en cas d'épidémies graves est un argument qui ne tient pas la route.
Imaginer une épidémie de peste (cela reste encore possible), les médecins seraient réquisitionnés par la Confédération et devraient travailler pro deos gracias.
Normal, même chose en cas de catastrophe naturelle ou de guerre.
Cela fait partie de notre travail. Un point c'est tout.
Tiens autre chose dans le même registre.
Nous avons vacciner contre la pandémie H1N1. la facture a été adressée à l'état et nous attendons toujours.
Pour mes impôts, l'Etat n'a pas ma patience d'ange.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 10/07/2010

Et bien voilà, ce sont les assurances qui sont coupables à la bonne heure! Voilà la Bastille à prendre, attention Stalina va faire dresser les bois de justice, allumer les fagots...On croirait presque qu'il a mené l'enquête lui-même, fouillé les poubelles à la recherche des indices, s'être déguisé en femme de ménage pur mieux espionner le Conseil d'Administration des assurances. Ainsi les riches étrillent les pauvres médecins pour se construire des Palais en marbre. Vous devriez faire les édito de la Voix du Peuple, mon vieux c'est un véritable coming out que nous faites. Bertrand est tellement tétanisé d'avoir un gauchistes sur son blog qu'il vient de sortir les crucifix et les gousse d'ail de la trousse d'urgence. En tout cas en matière d'analyse, on ne peut pas dire que ayez beaucoup de réserve. c'est le moins que l'on puisse dire. On voit que la canicule fait des ravages chez les campeurs...

Écrit par : Anastase | 11/07/2010

Quand on a que des conneries à dire, il faut savoir se taire !!

Écrit par : Gipi | 12/07/2010

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