19/08/2010

L'oeuf de Colomb.

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J’admire la foi de charbonnier des politiciens.

Ils ont toujours la SOLUTION aux problèmes.

Ils nous rappellent que ce qui est simple est compliqué, et ce qui est compliqué est simple.

Bref tout va super bien dans le meilleur monde possible.

Et n’essayez pas de n’être pas d’accord ou convaincu, vous risquez de vous faire admonester, toujours gentiment, mais avec fermeté.

Le doute n’est pas permis.

Le problème du financement de l’assurance maladie a trouvé son happy-end .

Les réseaux de soins intégrés sont nés.

Magnifique, génial, il fallait y penser.

Article du Temps (www:letemps.ch)  du 17 août, émission de radio (le Grand Huit du 18 juin. www:rsr.ch) et réunion de quelques médecins avec le conseiller national Cassis, peut-être futur Conseiller Fédéral, à l’initiative de Pierre Weiss.

Le problème, c’est que les réseaux existent depuis 18 ans à Genève, que nous n’avons pas attendu la parole divine pour les mettre en place. Ils permettent une économie de 10 à 14 %, ce n’est pas rien, mais ils concernent, principalement, des patients en bonne santé.

L’expérience montre que dès qu’une personne tombe gravement malade, elle quitte le réseau.

Actuellement 1 million de suisses sont dans des réseaux, surtout en Suisse Alémanique.

Si cette solution est la solution, nous aurions du voir une stabilisation des primes et non une forte augmentation.

Arrêtons de mentir.

Le problème actuel n’est pas un problème de coût de la santé, mais un problème de financement.

Comment faire pour que les primes soient supportables pour la classe moyenne.

Comment expliquer que les coûts de la santé augmentent de 2 à 3 % annuellement et que les primes augmentent de 8 à 10 %.

Il faudrait d’abord une réforme  du fonctionnement des caisses maladies.

En septembre, les médecins lancent leur initiative pour une séparation complète entre l’assurance de base et l’assurance privée. Une assurance ne pourra plus faire les deux, elle devra choisir.

Alors…

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Commentaires

En parlant des coûts de la santé, il convient de distinguer le système de financement et les prestations de soins proprement dites. Le premier se caractérise par des dysfonctionnements innés que l'on peut attribuer à la contiguïté des activités relevant de l'assurance de base et des complémentaires ainsi qu'à une compensation des risques défaillante. Le second volet connaît une croissance moyenne des coûts de 3-4% par année pour en renchérissement du prix à la consommation d'environ 2% auquel il faut ajouter le vieillissement de la population et les progrès de la technologie médicale. Difficile, donc, de parler d'explosion des coûts de la santé. Les efforts de rationalisation entrepris dans le domaine stationnaire comme dans l'ambulatoire avec l'introduction des soins intégrés pourront sans doute constituer un facteur d'amortissement avec des économies de l'ordre de 15-18% sur le long terme, mais la tendance à la hausse résulte de facteurs socio-démographiques communs à tous les pays développés et hors de portée de nos chers politiciens.
Dans ce contexte, les réseaux de soins ne constituent pas la panacée mais sont un instrument parmi d'autres permettant de modérer les coûts.

Écrit par : F. Salina | 19/08/2010

Bravo Salina... Vous êtes mûr pour l'IDEHAP, et toujours sur les réseaux de santé, ça doit être sympa chez vous les conversations...

Écrit par : Anastase | 19/08/2010

Que veux-tu mon petit Dédé, la révolution prolétarienne appartient au passé...

Écrit par : F. Salina | 20/08/2010

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